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T OURISME

Lahcen Zelmat

sont présentes comme Marriott, Hilton Four Saesons, Sofitel… Le gouvernement s’active pour les séduire davantage par la signature de conventions d’investisse- ment qui englobe la réalisation des infras- tructures nécessaires, la mobilisation et la formation des ressources humaines. Les chaînes internationales ont un rôle impor- tant pour attirer plus de touristes, en s’ap- puyant sur les centrales de réservation. Pour fidéliser leurs clients, elles proposent des remises et autres avantages comme les services personnalisés ou les nuitées gratuites. Leurs offres allient parfaitement la standardisation des produits proposés qui répondent aux meilleures normes à travers tout leur réseau. Cela est très ras- surant pour les voyageurs qui redoutent les imprévus. Elles tirent leurs puissances des vastes campagnes de marketing et de communication qu’elles lancent sur les réseaux sociaux en vue de toucher le plus grand nombre de clients. F. N. H. : Pensez-vous que l’objectif de 30 millions de visiteurs à l’horizon 2030 est réaliste et réalisable ? L. Z. : La dynamique actuelle dans le sec- teur du tourisme national laisse présa- ger que cet objectif est à la portée du Royaume, et peut être même dépassé. La destination Maroc est bien disposée pour enregistrer davantage de performances. Certes, la concurrence est féroce avec les autres pays de la Méditerranée, mais le Maroc possède de nombreux atouts pour se distinguer. Il faut travailler durement pour relever ce défi. Le gouvernement, en partenariat avec les professionnels, doit renforcer les partenariats afin d’assurer le décollage du tourisme national. F. N. H. : Néanmoins, l’offre destinée aux nationaux fait l’objet de critiques. Qu’en est-il ? L. Z. : Ce problème est plutôt culturel. Les Marocains ont pris l’habitude de réserver à la dernière minute. Du coup, ils paient le plein tarif contrairement aux Européens et autres nationalités des pays développés qui programment leurs voyages à l’avance et bénéficient de prix réduits. Les réser- vations des hôtels ont le même principe que celui du transport aérien. Les citoyens ont une préférence pour les appart’hôtels, les formules déclinées par les COS ou les centres de vacances de certains orga- nismes publics nationaux comme l’ONEE, la CNSS ou les groupes bancaires. Ces sites d’hébergement proposent des offres très adaptées aux besoins des familles maro- caines, notamment celles nombreuses et à des prix compétitifs.

«Le Maroc est prédestiné à intégrer le top 10 mondial du tourisme» Pour Lahcen Zelmat, président de la Fédération nationale de l’industrie touristique (FNIH), la résilience du secteur, l’intérêt croissant des investisseurs internationaux et la montée en puissance des grandes chaînes hôtelières confortent l’ambition du Royaume d’atteindre, voire de dépasser les 30 millions de visiteurs à l’horizon 2030.

Finances News Hebdo : Le secteur touristique conti- nue de réaliser des performances remarquables. Pensez-vous que cette dynamique va se poursuivre malgré une conjoncture internationale défavorable ? Lahcen Zelmat : Effectivement, il existe une conjoncture internationale défavorable marquée par des tensions géostratégiques partout dans le monde, et particulière- ment au Moyen-Orient. Ces événements ont impacté sérieusement le secteur tou- ristique et ont fait flamber les cours du pétrole, et par ricochet, celui du kéro- sène et du transport aérien. Malgré ces contraintes, la destination Maroc conti- nue de réaliser des performances. Elle a enregistré au terme de la saison 2025 un record en frôlant la barre symbolique de 20 millions de visiteurs. F. N. H. : Quelles sont vos prévisions pour cette année et les années à venir ? L. Z. : Le trend haussier des indicateurs du secteur est visible en ce premier semestre de 2026 et devrait se poursuivre pour le reste de l’année et les prochaines années. Nous attendons la haute saison, lors de

l’été prochain, pour avoir plus de visi- bilité sur l’évolution de l’activité. Mais force est de constater que la destination Maroc a montré sa résilience face aux différents aléas et elle est prédestinée pour figurer dans le top ten mondial. Par le passé, elle a pu surmonter toutes les crises qu’elle a subies. Je cite les deux guerres du Golfe, la pandémie de Covid, les attentats terroristes (celui de l’hôtel Atlas Asni et Argana à Marrakech, de Casablanca), la guerre en Ukraine et également la crise financière internationale. Et chaque fois, la destination est arrivée à se rattraper, rebondir et assurer une belle reprise par la suite. Chaque crise nous permet de tirer les enseignements qui s’imposent, de prendre les dispositions nécessaires pour immuniser le secteur et le rendre encore plus compétitif. F. N. H. : Vous avez assisté dernièrement à une confé- rence sur l’investissement touristique dans le monde à Rabat. Le Maroc séduit-il toujours les porteurs de projets, notamment étrangers ? L. Z. : Le Maroc devient une destination incontournable pour les investisseurs tou- ristiques. Sa proximité avec les marchés émetteurs, la stabilité politique, écono- mique et sociale ainsi que la sécurité, la qualité des services, la diversité de l’offre, la richesse culturelle, géographique et naturelle sont des atouts indéniables à la destination pour améliorer considérable- ment les indicateurs du tourisme national. F. N. H. : Qu’en est-il des chaînes internationales. Comment se présente leur contribution dans le déve- loppement du tourisme national ? L. Z. : Nous avons constaté ces dernières années un fort intérêt des chaînes interna- tionales pour investir au Maroc. Celles qui existent déjà essaient d’agrandir leur acti- vité avec l’ouverture de nouveaux hôtels. Pratiquement toutes les chaînes de renom

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