Hors Se<0301>rie 51 Final

T OURISME

médina ? En quelques secondes, vous accédez à son histoire, à ses anecdotes et à son contexte. Notre ambition est de faire en sorte que chaque promenade puisse deve- nir une expérience de découverte pour les touristes comme pour les Marocains eux-mêmes. F. N. H. : À l’approche de grands rendez-vous comme la Coupe du monde 2030, comment les outils numériques peuvent-ils contribuer à améliorer l’orientation des visiteurs et à enrichir leur expérience de découverte du Maroc ? M. N. B. : Les grands événements posent toujours le même défi : comment accompagner des mil- lions de visiteurs dans des villes qu’ils découvrent pour la première fois ? Le digital permet d’appor- ter une réponse à grande échelle. Mais son rôle va bien au-delà de la simple orientation ou de l’infor- mation pratique. Un visiteur qui arrive à Casablanca, Marrakech ou Tanger ne cherche pas seule- ment son chemin vers le stade ou l’hôtel. Il veut savoir où manger, quoi visiter, comment se déplacer et comment organiser son temps. Il veut surtout profiter au maxi- mum du temps qu’il passe dans le pays, qu’il s’agisse de quelques heures ou de quelques semaines. Son téléphone devient alors un véritable compagnon de voyage. En quelques clics, il peut découvrir l’histoire du quartier où il se trouve, trouver des itinéraires de décou- vertes personnalisées ou identifier les lieux et commerces incontour- nables à proximité. C’est autant de retombées économiques pour le territoire. Le numérique permet aussi de prolonger la relation avec le visiteur. Aujourd’hui, une expé- rience ne s’arrête pas lorsqu’on quitte un lieu. Elle se partage, se recommande et se prolonge en ligne. Chaque visiteur satisfait devient potentiellement un ambas- sadeur du Maroc auprès de son entourage. La Coupe du monde 2030 représente une opportunité unique. Des millions de personnes vont découvrir le Maroc, le pays s’est fixé l’objectif d’accueillir 26 millions de visiteurs. La question est : vont-ils seulement assister à un match ou vont-ils repartir avec

CitizOn

«Le smartphone peut devenir un véritable guide culturel de poche» Valoriser le patrimoine marocain et enrichir l’expérience des visiteurs grâce au numérique, telle est l’ambition portée par CitizOn. Cette plateforme entend accompagner aussi bien les touristes que les habitants dans la découverte des villes marocaines, tout en contribuant à la préparation des grands rendez-vous internationaux, notamment le Mondial 2030. Entretien avec Mahja Nait Barka, fondatrice-CEO de CitizOn et secrétaire générale de Casamémoire.

Finances News Hebdo : Quel constat a été à l’origine de la création de CitizOn, ce concept où le smartphone devient un guide urbain de poche ? Mahja Nait Barka : Tout est parti d’une frustration assez simple. Lorsque nous avons la chance de voyager à l’étranger, nous sommes curieux de tout : l’histoire d’une rue, l’ori- gine d’un monument, les anec- dotes locales… Pourtant, au Maroc,

nous passons souvent devant des lieux extraordinaires sans même savoir ce qu’ils racontent. Le pro- blème n’est pas que le Maroc manque d’histoires, c’est l’inverse. Nous disposons d’une richesse patrimoniale immense, mais elle reste souvent dispersée, dif- ficile d’accès, mal renseignée ou réservée à ceux qui savent déjà où chercher. Nous avons donc ima- giné CitizOn comme un compa- gnon de découverte. L’idée est de transformer le smartphone, que chacun a déjà dans sa poche, en guide culturel personnel. Vous êtes devant une place, un bâtiment, une

L’objectif est de constituer progressivement le plus grand réseau de contenus culturels et de circuits de découverte dans les villes marocaines.

FINANCES NEWS HEBDO / HORS-SÉRIE N°51 86

Made with FlippingBook flipbook maker