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comme Ifrane, Meknès et Volubilis. À proximité immédiate de Moulay Yaacoub, il y a une nature vierge qui encourage les familles et indi- vidus à venir «se reposer loin des contraintes des grandes villes». Ahmed Akkari rappelle d’ailleurs la tradition de «Nzaha» (balade, ndlr) que les «familles fassies ont l’habi- tude d’organiser à Moulay Yaacoub et Sidi Harazem» . Au mois d’avril, le président du CRT et le gouverneur de la pro- vince de Boulemane, Allal El Baz, ont inauguré la station Moulay Yaacoub Ben Shal à Missour. Une station dotée d’une «eau thermale d’une grande importance», précise Ahmed Sentissi. L’évolution de Moulay Yaacoub ne date pas d’hier. Il faut remonter au tout début des années 1990, quand a été réalisé le 1 er établissement thermal du pays ainsi qu’un hôtel 4 étoiles situé à 2 km sur la route reliant les deux entités. Ahmed Akkari rappelle qu’il y a eu l’élabo- ration de nombreuses opérations «très pointues au niveau technique pour stabiliser et contrôler le débit des eaux thermales afin de desservir aussi bien le nouvel établissement thermal que les thermes tradition- nels». Le travail, main dans la main, avec

le CHU de Fès, par exemple, a per- mis de démontrer «l’intérêt des eaux thermales de Moulay Yaacoub pour certaines pathologies». En 2016, un nouvel établissement traditionnel a été ouvert, dans le but de répondre à des normes de sécu- rité et d’hygiène plus strictes. Deux ans plus tard, les nouveaux thermes ont rouvert leurs portes après une rénovation totale, comme l’acqui- sition de matériel thermal nouvelle génération. D’ailleurs, un nouvel hôtel 4 étoiles a été construit. Il est composé d’une centaine de chambres reliées directement aux installations thermales. Sidi Harazem Concernant Sidi Harazem, la légende raconte que la source s’appelait «Khalouan» , une sorte de havre de paix qui permettait de méditer à la manière des sou- fis. Le nom actuel est celui de Sidi Harazem, philosophe, voyageur et fin linguiste, qui aurait cédé sa fortune aux pauvres. Des années plus tard, le sultan mérinide Abou

Hassan Ali y édifia des thermes dont les vestiges sont encore visibles sur place. La source offre des eaux chaudes à environ 35°C, naturellement riches en magnésium et en bicarbonates. Cette eau est utilisée depuis des siècles pour soulager les affections rhumatismales, les problèmes de peau et les troubles respiratoires. L’eau de Sidi Harazem est particu- lièrement indiquée pour certains troubles rénaux, notamment ceux causés par les calculs rénaux. En 1961, l’architecte Zevaco se voit confier la première commande d’un projet de développement ter- ritorial et touristique du groupe CDG pour créer une station ther- male à Sidi Harazem. En seule- ment un an, il conçoit et livre un complexe au style brutaliste où eau et béton se croisent. La station devient, par la suite, un complexe thermal doté d’un hôtel, de bun- galows, de piscines et d’une cour centrale. Longtemps, Sidi Harazem était devenu un lieu de villégiature qui attirait des visiteurs des quatre coins du Royaume. Actuellement, d’après Ahmed Akkari, le « privé ne peut pas investir dans le domaine du thermalisme». Seul l’État marocain, à travers ses

La station thermale de

Moulay Yaacoub est la plus connue au niveau du Royaume.

La région de Fès-Meknès compte plusieurs stations thermales, notamment Sidi Harazem, Aïn Allah, Aïn Salama, Skhounat et Tibekhbakhine.

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97 HORS-SÉRIE N°51 / FINANCES NEWS HEBDO

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