L'UNIVERS DES TPME
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FINANCES NEWS HEBDO MERCREDI 30 SEPTEMBRE 2026
à leurs clients que chaque paiement est traité dans un cadre sécurisé et conforme à la réglementation. Le deuxième cercle de partenariats concerne les acteurs qui touchent déjà nos commerçants au quo- tidien, notamment, les banques, associations professionnelles, sociétés de livraison, éditeurs de logiciels de caisse ou de gestion. Ces alliances nous permettent d'al- ler plus vite et de nous intégrer dans les outils que le commerçant utilise déjà, plutôt que de lui ajouter une application de plus. L'écosystème d'accompagnement, qu'il s'agisse de programmes d'accélération ou de mentors, joue un rôle important sur des sujets comme la structuration, la gou- vernance ou la préparation à la croissance. Nous en avons beau- coup bénéficié et nous comptons continuer à nous appuyer dessus. F.N.H. : Quelle place l'IA et l'automatisation occupent- elles dans votre stratégie et dans l'évolution de votre solution ? I. M. : Une place fondamentale, mais toujours au service d'un objectif concret, celui de faire gagner du temps au commerçant et l'aider à vendre plus. Un com- merçant qui vend sur WhatsApp passe une grande partie de sa jour- née à répondre aux mêmes ques- tions, à confirmer des commandes, à envoyer des prix, à relancer des clients qui n'ont pas finalisé leur achat. Ce sont des heures qu'il ne consacre ni à son produit ni à ses clients. L'automatisation nous permet déjà de prendre en charge une partie de ces tâches, à savoir l'envoi du lien de paiement, les confirmations, les relances ou encore les campagnes ciblées vers les clients fidèles. L'IA nous permet d'aller plus loin, avec des réponses automatiques aux questions courantes, une prise de commande assistée dans la
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conversation ou des recomman- dations de promotions fondées sur l'historique d'achat de chaque client. Nous restons pragmatiques. L'IA ne doit pas être un argument mar- keting, elle doit être invisible pour le commerçant. Ce qui compte, c'est le résultat, plus de ventes, moins de temps perdu et une relation client qui reste humaine. F.N.H. : Quelles sont vos ambitions pour Dashy et quelles seront vos prochaines priorités de développement ? I. M. : Nous voulons que Dashy soit l'outil de référence des com- merçants marocains qui vendent par messagerie. Celui qu'ils ouvrent le matin pour suivre leurs com- mandes, leurs paiements et leurs clients. À court terme, nos priorités sont évidentes. La première est d'ac- compagner davantage de com- merçants au Maroc, dans le retail comme dans l'hospitalité, en gar- dant un haut niveau de service. La deuxième est de continuer à simplifier l'expérience de paiement pour le client final, en élargissant les moyens de paiement acceptés. La troisième est d'enrichir la solu- tion avec des outils qui aident le commerçant à mieux connaître ses clients et à leur vendre davantage. Tout cela passe aussi par l'équipe, à savoir recruter des profils enga- gés, qui comprennent le terrain et partagent notre exigence de qua- lité, est pour nous une priorité aussi importante que le produit. L'horizon 2030 est aussi une oppor- tunité. L'afflux de visiteurs attendu va accroître la demande de paie- ments simples et sécurisés. Offrir à ces voyageurs une expérience de réservation et de paiement entiè- rement conversationnelle, c'est ce qui nous anime. À plus long terme, la région MENA partage les mêmes usages et les mêmes défis. Le Maroc est notre point de départ. L'objectif est d'y bâtir un modèle capable de s'ex- porter dans la région. ◆
Dashy opère en tant que prestataire de services de paiement, en partenariat avec Al Barid Cash, qui assure l'acquisition et l'autorisation des transactions.
digitaliser ceux qui existent déjà. C'est exactement notre approche : nous ne demandons pas au com- merçant de changer sa façon de vendre, nous équipons la façon dont il vend déjà. Les TPE et PME, qui forment l'essentiel du tissu économique, restent largement sous-équipées en outils simples et abordables. Beaucoup de solutions existantes ont été pensées pour de grandes enseignes ou importées sans adaptation. Il y a une vraie place pour des outils conçus pour le commerçant marocain, dans sa langue, avec ses réflexes et à son échelle. Les grands rendez-vous qui attendent le Royaume, dont la Coupe du monde 2030, vont par ail- leurs accélérer l'exigence de paie- ments simples et fiables, y compris chez les petits commerces. F.N.H. : Quel rôle le finance- ment joue-t-il dans le déve- loppement de Dashy et dans son passage à l'échelle ? Quels leviers de financement privilégiez-vous pour accom- pagner cette croissance ? I. M. : Le financement est un accélérateur, pas une fin en soi. Jusqu'ici, nous avons construit Dashy de manière frugale. Nos ressources proviennent en grande partie de nos fonds propres. Cette contrainte a été une chance, elle nous a obligés à vérifier très tôt que des commerçants étaient prêts à payer pour notre service, et à ne
dépenser que là où cela crée de la valeur. Aujourd'hui, nous arrivons à une étape où la demande dépasse notre capacité à accompagner les com- merçants. Nous préparons donc une levée de fonds. Elle doit nous permettre de renforcer l'équipe, notamment sur les volets commer- cial, accompagnement client et produit, et d'accélérer l'acquisition de commerçants au Maroc. Nous sommes attentifs au choix de nos partenaires financiers. Nous privilégions des investisseurs qui apportent plus que du capital, à savoir une connaissance du mar- ché, un réseau, une exigence de gouvernance et une vision de long terme. Les programmes publics de soutien à l'innovation et les dispo- sitifs d'accompagnement des star- tups font également partie de nos leviers. Ils jouent un rôle précieux à ce stade, en complément des fonds privés. F.N.H. : Quels partenariats sont nécessaires pour accé- lérer le développement d'une fintech comme Dashy et ren- forcer son accès au marché ? I. M. : Dans le paiement, on ne construit rien seul. Dashy opère en tant que prestataire de services de paiement, en partenariat avec Al Barid Cash, établissement de paiement, qui assure l'acquisition et l'autorisation des transactions. Ce partenariat est fondamental. Il garantit aux commerçants comme
Le marché marocain présente un paradoxe intéressant. Le cash reste dominant, mais les usages digitaux sont déjà là.
AVEC LA PARTICIPATION DE TAMWILCOM
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