BOURSE & FINANCES
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 17 SEPTEMBRE 2026
Taux Le moyen-long terme sous pression D La courbe obligataire reste marquée par des évolutions très différenciées selon les maturités. Depuis janvier, les rendements courts ont peu bougé, voire reculé sur le secondaire, tandis que la hausse s’est concentrée à partir du 5 ans. Les deux premières adjudications de septembre confirment par ailleurs de légères pressions haussières, à quelques jours de la réunion de Bank Al-Maghrib. Par Y . Seddik passé de 143 pbs fin 2025 à 175 pbs début septembre. Durant la deuxième semaine de septembre, l’on relève de nouvelles pressions haussières sur le secon- daire, pouvant atteindre 7 pbs sur le segment moyen terme. Sans remettre en cause la lecture géné- rale de la courbe, cette évolution montre que les tensions observées à la rentrée restent présentes.
Trésor a largement privilégié le cœur de la courbe. Depuis janvier, sur les 72,5 Mds de DH adjugés recensés dans les données AGR au début du mois, 29,6 Mds de DH avaient porté sur le 2 ans, 20,9 Mds de DH sur le 5 ans et 16,3 Mds de DH sur le 52 semaines. Ces trois maturités concentraient à elles seules plus de 90% des montants servis, alors que les émissions longues restaient très limitées : 2,1 Mds de DH sur le 10 ans et aucune adjudication sur le 15, le 20 et le 30 ans. La demande, elle, demeure lar- gement supérieure aux montants effectivement retenus. Avant les dernières adjudications, elle attei- gnait déjà 219,7 Mds de DH depuis janvier contre 72,5 Mds de DH adjugés.
epuis le début de l’année, le mar- ché obligataire n’a pas connu de mouvement uniforme. Sur la partie courte, les rendements sont restés globalement contenus. À mesure que l’on avance sur la courbe, en revanche, la hausse devient beau- coup plus visible, particulièrement sur le marché secondaire. La photographie au 1 er septembre est assez parlante. Sur le secon- daire, le 13 semaines ressortait à 2,11% contre 2,25% à fin 2025. Le 52 semaines reculait également de 3 points de base (pbs) à 2,21%, tandis que le 2 ans cédait 5 pbs à 2,40%. À partir du 5 ans, la confi- guration change. Cette maturité affichait alors 2,85%, soit 21 pbs de plus qu’à fin décembre. L’écart atteignait 34 pbs sur le 10 ans, 40 pbs sur le 15 ans, 33 pbs sur le 20 ans et 27 pbs sur le 30 ans, porté à 4,15%. La courbe secondaire s’est donc davantage pentifiée depuis le début de l’année. Entre le 2 ans et le 30 ans, l’écart de rendement est
hausse. La dernière adjudication accentue encore ce mouvement. Lors de la deuxième séance du mois de septembre, le Trésor a en effet levé près de 3,7 Mds de DH, face à une demande de 6,5 Mds de DH. Le taux de satisfaction ressort à 58%. Surtout, l’intégralité de la levée a porté sur la maturité 5 ans, dont le rendement a pro- gressé de 5 pbs supplémentaires pour atteindre 2,95%. Depuis fin décembre, le 5 ans primaire affiche désormais une hausse d’environ 31 pbs, ce qui en fait l’une des maturités ayant le plus bougé sur cette partie du marché. Cette deuxième séance prolonge ainsi le mouvement enregistré une semaine auparavant, lorsque les taux à 52 semaines et 2 ans avaient respectivement gagné 2 et 3 pbs. AGR continue néanmoins de qua- lifier la tendance de modérément haussière. La société de recherche relie notamment ces pressions au resserrement récent de la tréso- rerie du Trésor, visible à travers la baisse de ses placements sur le marché monétaire.
Un mois d’octobre chargé en remboursements
Par ailleurs, le calendrier du Trésor va également peser dans les pro- chaines semaines. Les tombées atteignent 7 Mds de DH en sep- tembre avant de grimper à 14,6 Mds de DH en octobre, leur niveau mensuel le plus élevé de l’année. Novembre restera chargé avec 8,5 Mds de DH supplémentaires. Ces remboursements ont toutefois un double effet. Ils représentent des échéances importantes pour le Trésor, mais remettent en paral- lèle des liquidités entre les mains des investisseurs. Une partie de ces montants peut donc revenir vers les Bons du Trésor au gré des adjudications. La manière dont cette liquidité sera réinvestie, les maturités recher- chées par les investisseurs et les niveaux de rendement acceptés par le Trésor permettront de mieux mesurer l’équilibre du marché au début du quatrième trimestre. D’ici là, le marché aura surtout les yeux tournés vers Bank Al-Maghrib. Le Conseil de la Banque centrale doit tenir sa prochaine réunion de politique monétaire le 22 sep- tembre. BAM maintient son taux directeur à 2,25% depuis mars 2025, après 75 pbs d’assouplisse- ment monétaire cumulés. Lors de sa réunion de juin, elle avait une nouvelle fois opté pour le statu quo. ◆
Le 5 ans monte encore sur le primaire
Sur le marché primaire, les mou- vements avaient jusqu’ici été beaucoup moins homogènes. Au 7 septembre, les rendements à 13 et 26 semaines étaient reve- nus exactement à leurs niveaux de fin décembre, respectivement à 1,67% et 2,15%. Le 52 semaines n’avait gagné qu’un point de base et le 2 ans s’était même détendu de 8 pbs, à 2,42%. Le 5 ans fai- sait déjà figure d’exception, avec un rendement passé de 2,64% fin décembre à 2,90%, soit 26 pbs de
6 Mds de DH levés en septembre
Du côté des volumes, le Trésor a déjà réalisé un peu plus de la moitié de son programme men- suel. Après les deux premières adjudications de septembre, les levées cumulées atteignent près de 6 Mds de DH, pour un besoin annoncé de 10,5 Mds de DH. Le taux de réalisation mensuel ressort ainsi à 58%. Cette configuration intervient après plusieurs mois durant lesquels le
Les taux restent contenus sur le court terme, mais la pression s’accentue sur le moyen-long terme à l’approche du rendez-vous de Bank Al-Maghrib.
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