Finances News Hebdo 1245

BOURSE & FINANCES

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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 10 SEPTEMBRE 2026

dépenses du budget général sont désormais supérieures de 7,3% aux projections qui avaient été retenues dans le cadrage 2025-2027. Pour 2026, la révi- sion était de 4,7%. Le minis- tère l’explique par le coût des accords issus du dialogue social, la protection sociale et l’actuali- sation de plusieurs grands pro- grammes d’investissement. «On ne voit pas encore de véri- table ralentissement de l’inves- tissement en 2027. Les crédits restent quasiment au même niveau qu’en 2026. Le repli est surtout prévu en 2028, avec l’achèvement de certains pro- grammes» , relève l’économiste.

de recettes provenant des ces- sions de participations de l’État. Sans ces recettes, il ressortirait à 3,4% du PIB en 2026 et 3,3% en 2027 comme en 2028. «Ramener la dette à 64% du PIB ne dépend pas seulement du déficit. Il faut surtout que la croissance nominale soit au rendez-vous. Si l’un des deux paramètres dévie, la trajectoire de dette peut rapidement être différente», prévient notre inter-

à 40,5 milliards de dirhams et l’investissement commence à refluer. L’État devra pourtant continuer à financer une masse salariale supérieure à 206 mil- liards de dirhams et maintenir son déficit à 3% du PIB. Dans ce schéma, la progression des recettes fiscales condition- nera directement le respect des objectifs budgétaires annon- cés pour les deux prochaines années. ◆

Avec des dépenses qui restent élevées, si le rendement fiscal ralentit, tenir les 3% devient forcément plus compliqué.

locuteur. Le vrai resserrement appa- raît donc plutôt en 2028. Cette année-là, les financements inno- vants ne sont plus prévus, les recettes non fiscales tombent

La masse salariale continuera de peser

Les dépenses de fonctionne- ment ne donnent pas davantage de marge à court terme. Les charges du personnel devraient passer de 195,3 milliards de dirhams en 2026 à 202,4 mil- liards en 2027, puis à 206,2 mil- liards en 2028. Sont notamment pris en compte les avancements, les créations de postes et les effets des mesures convenues dans le cadre du dialogue social. Les crédits consacrés à la compensation devraient, en revanche, continuer à baisser. Ils sont attendus à 12,8 milliards de dirhams en 2027 et à 12,9 milliards en 2028, après 13,9 mil- liards programmés cette année. Cette baisse intervient alors que les dépenses à caractère social restent importantes, notamment avec la poursuite du chantier de généralisation de la protection sociale. Quant à la charge des intérêts de la dette, elle devrait rester relati- vement stable. Elle est estimée à 41,5 milliards de dirhams en 2027 et 42,6 milliards en 2028. Au bout du compte, le gouver- nement conserve la même cible de déficit à 3% du PIB en 2026, 2027 et 2028. Sur cette base, la dette du Trésor passerait de 65,9% du PIB cette année à 64,9% en 2027 et 64% en 2028. Il faut toutefois regarder le solde de plus près. Le déficit de 3% intègre 6 milliards de dirhams

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