Finances News Hebdo 1250

POLITIQUE

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FINANCES NEWS HEBDO VENDREDI 16 OCTOBRE 2026

Coupe du monde 2030. Cette esti- mation repose sur la dynamique économique qui accompagnera l’événement entre 2026 et 2030. Les activités liées à la Coupe du monde commenceront bien avant le lancement de la compétition : préparation des routes, construc- tion et aménagement des stades, développement de villes comme Benslimane, création d’espaces et d’infrastructures touristiques ou de loisirs, entre autres. Les plus de 70% d’emplois res- tants devraient provenir d’autres secteurs, notamment les services à forte valeur ajoutée, l’industrie et l’agriculture, qui connaissent déjà une dynamique de développement au Maroc. La culture et le sport représentent également des pistes de création d’emplois, à travers notamment leur industrialisation, au même titre que le tourisme. S’agissant de la pérennité des emplois liés au Mondial, il serait incorrect d’affirmer que les 360.000 postes auront tous la même durée. Certains seront nécessairement temporaires, puisqu’ils dépen- dront des chantiers ou de l’organi- sation de l’événement. L’objectif sera toutefois de préser- ver le maximum d’emplois créés et de favoriser leur reconversion vers d’autres événements que le Maroc accueillera et organisera. Le pays ne s’arrêtera évidemment pas à la Coupe du monde 2030. F. N. H. : Votre programme prévoit également 500.000 «premiers contrats de tra- vail» pour les jeunes sur cinq ans. Comment ce dispositif s’articulera-t-il avec votre objectif de création d’un mil- lion d’emplois ? A.E.D. : Les 500.000 premiers contrats de travail prévus pour les jeunes sur cinq ans sont inclus dans l’objectif global d’un mil- lion d’emplois nets que le PAM espère créer entre 2026 et 2031. Il ne s’agit donc pas de 500.000 emplois supplémentaires qui viendraient s’ajouter à cet objec- tif. Ce dispositif constitue un levier pour faciliter l’accès des jeunes à l’emploi. Le problème auquel nous souhaitons répondre est bien identifié : de nombreuses

entreprises hésitent à recru- ter des jeunes en raison de leur manque d’expérience profession- nelle. De leur côté, les jeunes ren- contrent des difficultés à accéder à des stages et, même lorsqu’ils en obtiennent un, à bénéficier de véritables missions leur permet- tant d’acquérir une expérience concrète. L’idée est que l’État prenne tem- porairement en charge une partie du coût du premier recrutement, selon un mécanisme dégressif. Ce soutien serait accordé aux entre-

prises qui recrutent des jeunes et serait conditionné au maintien du salarié en emploi pendant une durée suffisamment longue. F. N. H. : Votre programme évoque environ 2,9 millions de jeunes de 15 à 29 ans qui sont en dehors de l’édu- cation, de la formation ou de l’emploi. Vous proposez un parcours d’intégration pouvant concerner jusqu’à 300.000 jeunes par an. Comment allez-vous concrè-

tement identifier, accompa- gner et insérer ces jeunes dans le marché du travail ? A.E.D. : Les NEETs désignent les jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Il s’agit généralement de personnes qui n’ont pas de formation en cours, ne poursuivent pas leurs études et ne recherchent pas activement un emploi. Cette catégorie représente un véritable défi pour le Maroc. Une grande partie de ces jeunes a également participé aux manifes- tations de la Gen Z, ce qui souligne

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