«Plus forts ensemble, parce que nous sommes aimés.» Cette devise est bien plus qu’un simple slogan. C'est une invitation, un rappel et une source de force.
SAM ALL NS
Édition 01 Février 2026
AIMÉ
Pasteur et sauveteur La lutte contre l'excision en Guinée
L'amour ne laisse jamais tomber Encouragement pour les personnes déplacées au Burkina Faso
CONTENU
04 Actuel
Rapports de projet
05 Personnel Rahel Strahm,
Responsable ProCONNECT
10 Vécu
Rapport de Cornelia F. depuis la Guinée
11 De la Suisse romande Christophe Reifsteck, Responsable du secteur Europe francophone
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Pasteur et sauveteur La lutte contre l'excision en Guinée
12 SAM family
Actualités concernant nos collaborateurs à travers le monde
14 Un bout de vie Chronique de Michi
Dufner, responsable de la communication
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15 Pouls financier Peter Röthlisberger,
L'amour ne laisse jamais tomber Encouragement pour les personnes déplacées au Burkina Faso
Co-responsable finances
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LA PREMIÈRE
Aimés – et par consé quent «plus forts ensemble »
Chères lectrices, chers lecteurs,
En 2025, notre devise était «Plus forts ensemble». En 2026, nous allons encore plus loin: «Plus forts ensemble, parce que nous sommes aimés.» Cette devise est bien plus qu’un simple slogan. C'est une invitation, un rappel et une source de force. En effet, celui qui se sait aimé vit différemment: avec plus de courage, plus de liberté et plus de solidarité. Dans un monde plein d'incertitudes (guerres, exodes, crises éco- nomiques), l'amour de Dieu est notre motivation. Non pas un amour romantique et idéalisé, mais un amour concret, qui sou tient, guérit et offre de l'espoir. Un amour qui se manifeste par l'engagement envers les autres, la protection des plus faibles, la persévérance et la construction commune. Dans ce numéro, tu trouveras précisément ce genre d'histoires réelles : des personnes qui luttent contre l'excision. Des équipes qui viennent en aide aux personnes déplacées. Des jeunes qui acquièrent de nouvelles perspectives grâce aux projets de SAM Global. Je le constate sans cesse: l'amour est le début du changement. Lorsqu'une personne réalise: «Je suis vu, je suis voulu», cela engendre confiance, courage et mouvement. Ma femme ne me dit pas: «Reste comme tu es», mais «Je t'aime tel que tu es». Cela me libère et me permet de grandir. Chez SAM Global, nous vivons cet amour de manière pratique, dans un esprit de partenariat et d'espoir. Je t'invite à pour suivre ta lecture. À te laisser toucher. Et peut-être à te poser une nouvelle question: «Où puis-je rendre l'amour visible?»
Michi Dufner, Membre de la direction,
responsable de la communication, sensibilisation et mobilisation
Cordialement,
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ACTUEL
Les valeurs chrétiennes à l'école primaire En octobre, après une phase de construction intensive, nous avons pu ouvrir notre école primaire. Pour cette année scolaire, nous proposons trois niveaux de mater- nelle et les niveaux 1 et 2 du primaire. À l'avenir, nous souhaitons agrandir notre école d'un niveau supplémen- taire. Nous sommes très heureux de la forte demande dont bénéficie notre école. Certaines classes ont déjà atteint leur capacité maximale et nous devons malheu- reusement refuser des enfants.
Pour mener à bien cette mission, nous avons besoin d'enseignants engagés qui partagent notre vision péda- gogique et prennent plaisir à accompagner les enfants dans leur développement personnel. Cependant, dans une ville où la population est presque entièrement issue d'une autre culture et d'une autre religion, il est difficile de trouver des professionnels qui s'identifient à notre approche éducative.
Sandro M., volontaire en Guinée (ActionVIVRE École primaire Sud)
Nous nous engageons à offrir aux enfants une éducation scolaire holistique et de grande qualité. Les histoires, la transmission de valeurs et la réflexion sur les questions fondamentales de la vie font naturellement partie de notre enseignement. Notre école se veut un lieu où le respect, la solidarité et une attitude positive sont vécus au quotidien.
École secondaire au Tchad – un projet qui nous tient à cœur Notre objectif: compléter l'école primaire existante par une école secondaire axée sur la formation artisanale.
Qui en bénéficie? Jusqu'à 320 élèves du secondaire, dont des enfants issus de familles vivant dans le quartier pauvre. Environ 10% d'entre eux sont orphelins ou demi-orphelins et bénéficient d'une aide financière. Cinq employés à temps plein et une dizaine d'employés à temps partiel, ainsi que deux gardiens et quelques femmes qui peuvent vendre des collations pendant la récréation. Financement: il manque encore environ 30'000 francs suisses pour l'investissement prévu de 85'000 francs suisses. Veux-tu nous aider à offrir un avenir plein d'es- poir aux enfants tchadiens? Une fois la dernière phase du projet terminée, l'école devrait fonctionner de ma- nière autonome.
Situation initiale: le système éducatif au Tchad est dé- sastreux. SAM global s'engage, en collaboration avec l'Église partenaire EET, en faveur de la formation sco- laire et pédagogique. Dans une banlieue de la capitale, SAM global soutient la création de l'école primaire Moustakhbal wa Radja’ (en Arabe tchadien: avenir et espoir). Nous transmettons des valeurs chrétiennes telles que l'honnêteté, le respect ou la résolution paci- fique des conflits. Travaux manuels: les initiateurs du projet ont à cœur que les élèves acquièrent non seulement des connais- sances théoriques, mais découvrent également leurs talents à travers des travaux pratiques. Le projet se divise en plusieurs phases: recrutement et formation d'enseignants du secondaire, achat du terrain, construction de toilettes, d'un mur d'enceinte et de huit salles de classe. L'achèvement du dernier étage permet- tra d'accueillir des ateliers de travaux manuels et d'arts plastiques, une bibliothèque et des bureaux.
Andreas Zurbrügg, responsable pays Sahel
Scanne le code QR, pour soutenir le projet au Tchad. Désignation: école secondaire au Tchad
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PERSONNEL
Un cadeau immérité
«Il a quitté les 99 pour me retrouver»: tels étaient les mots inscrits sur le profil Whats App d'une migrante qui traversait une pé- riode difficile. Elle s'identifie à la brebis per- due et retrouvée (cf. Luc 15). Derrière cela se cache le dévouement du berger pour sa bre- bis bien-aimée. Ces mots me touchent. Ces mots éveillent en moi mon propre désir d'être aimée et d'aimer. C'est pourquoi je re- cherche sans cesse, dans le silence, la ren- contre avec l'amour insondable de Dieu. Il y a dix ans, Stefan et moi avons vécu des changements radicaux. Nous travaillions dans le cadre du projet médical ProESPOIR en Guinée, puis nous sommes venus en Suisse pour faire une pause. Nous étions épuisés. Stefan présentait également d'autres symptômes. Au cours de ces semai nes de repos, marquées par une incertitude croissante quant à la santé de Stefan et à notre avenir, j'ai fait l'expérience suivante presque quotidiennement en lisant la Bible: Dieu est là, il me voit, il m'aime et il me montrera le chemin à suivre. Puis vint fina- lement la terrible nouvelle: mon mari avait une tumeur au cerveau de la taille d'un poing. La veille de l'opération, le chirurgien est venu dans notre chambre. À cette époque, nous avons reçu de nombreux e-mails et lettres de personnes en Guinée et en Suisse qui pensaient à nous et priaient pour nous. C'est pourquoi, ce soir-là, j'ai dit au chirur- gien: «Demain, beaucoup de gens, y compris
Rahel Strahm, Responsable ProCONNECT
Soudain, Stefan se retrouva lui-même dans le rôle du patient.
en Afrique, prieront pour vous et pour l'opé- ration.» Et Dieu a exaucé ces prières. Nous avons été émerveillés par l'évolution mira- culeuse de la santé de Stefan, et par le fait que, trois mois plus tard, alors qu'il suivait une chimiothérapie, nous avons pu faire un beau voyage d'adieu en Guinée. Plusieurs personnes de notre entourage nous ont aidés à avancer pas à pas: à trouver un appartement, à obtenir suffisamment d'ar gent pour vivre, puis, après plusieurs mois, à trouver un emploi. Nous n'avons jamais eu à nous demander pourquoi Dieu permettait cette maladie. Nous nous sentions plutôt pri- vilégiés de pouvoir bénéficier du meilleur système de santé au monde, alors que d'autres personnes atteintes de maladies si- milaires mouraient en Guinée. «Pourquoi cela ne nous serait-il pas arrivé à nous?» Avions-nous droit à la santé et à d'autres avantages plus que nos amis guinéens? Ce que nous avons vécu, en particulier mon mari, Stefan, est un cadeau immérité! «Aimés, entourés, soutenus.» C'est ce que nous avons pu vivre pendant ces semaines et ces mois. Et ces expériences profondes nous motivent dans le travail que nous accomplis- sons aujourd'hui: Stefan en tant que médecin à l'institution Appisberg et moi dans le travail interculturel ProCONNECT de SAM global.
Stefan a consacré toute son énergie à aider les autres, sans se douter qu'il aurait lui-même besoin d'aide.
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GUINÉE
Le pasteur Esaïe et son épouse Esther s’investissent pleinement: souvent en animant des formations, des formations continues et des actions de sensibili- sation, mais aussi parfois en organisant des matchs de football pour les jeunes.
Pasteur et sauveteur
et encouragent les jeunes filles à ne pas cé- der à cette pression et viennent également en aide aux filles ayant besoin de soins mé- dicaux après une excision. Tout le monde doit savoir ce que signi fie réellement l'excision Une partie importante du travail du pasteur Esaïe et de son épouse consiste à sensibiliser et à collaborer avec les responsables religieux et politiques, les enseignants et les parents. Dans le cadre de ce travail avec les familles, il s'agit d'obtenir des parents qu'ils s'engagent par écrit à ne pas faire exciser leurs filles. Des séminaires sont organisés à l'intention des couples mariés afin de les informer des risques pour la santé et des conséquences parfois terribles et permanentes de l'excision. L'excision est répandue dans tout le pays. Mais c'est surtout dans la région forestière animiste du sud-est de la Guinée qu'elle constitue un rite d'initiation, les filles non Excision Les mutilations génitales féminines désignent les pratiques consistant à exciser ou à mutiler, sans raison médicale, tout ou partie des organes génitaux externes. Plus de 230 millions de filles et de femmes sont concernées dans le monde, la plupart âgées de 0 à 15 ans.
Aimer son prochain demande des efforts, mais cela en vaut la peine. Comment le pasteur Esaïe K. et son épouse Esther mènent la lutte contre les mutilations génitales féminines en Guinée.
La loi guinéenne interdit l'excision depuis longtemps. Cette mesure semble positive, mais la lutte contre les mutilations génitales féminines reste difficile à mettre en œuvre, car cette pratique est profondément ancrée dans la société. Au service de la protection des filles Pasteur et sauveteur, Esaïe K. sensibilise de- puis Kissidougou les familles, les pasteurs et les fonctionnaires de tout le pays aux dan- gers de la mutilation génitale féminine. Ses activités visent à renforcer la prise de conscience au sein des communautés, à ré- duire le nombre de filles concernées et à impliquer activement ces dernières dans la protection des filles. La pression sociale exercée sur les filles non excisées est très forte. Le pasteur et son équipe soutiennent
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GUINÉE
excisées devenant rapidement des parias. Il est donc particulièrement important d'infor- mer au préalable les parents et les filles, puis de leur apporter un soutien moral et des en- couragements. Les filles non excisées sont for- mées pour jouer un rôle de multiplicatrices et informer leurs camarades du même âge. Sensibilisation dans les écoles et dans des centres spécialisés Des mesures de sensibilisation sont mises en place dans les écoles publiques et privées. Plusieurs centaines d'écoles ont déjà été tou- chées. Le pasteur Esaïe et ses équipes ont également pu se rendre dans d'innom- brables villages et quartiers afin de sensibi- liser la population et de réduire ainsi l'am- pleur des mutilations génitales. Des centres spécialisés dans la formation et l'éducation des jeunes filles sont mis en place dans les communes. Le pasteur Esaïe a déjà sensibili- sé plusieurs milliers de filles dans les 20 pré- fectures et zones lors de séminaires ou dans des centres. Du matériel audiovisuel est également utili- sé à des fins d'information. Des films ont ain- si pu être produits en langue malinké et dis- tribués sur des cartes mémoire. Le pasteur Esaïe et ses collaborateurs sont donc actifs dans presque tout le pays. Il a mis en place un réseau décentralisé qui fonctionne bien et qui est efficace. Nous sommes très heu- reux que ce travail porte ses fruits, comme en témoignent de nombreux rapports. Mettre fin à cette tradition atroce et oser emprunter de nouvelles voies Mabinty en est un exemple. Enfant, elle ai- mait aller à l'école, mais on lui disait que
«Mais aujourd'hui, une collabora- trice du pasteur Esaïe a ouvert les yeux de sa fille sur la gravité réelle de cette pratique!»
l'école n'était pas faite pour les filles. Elle a donc quitté l'école, a appris le métier des exciseuses auprès de sa marraine et a gagné sa vie ainsi. Plus tard, elle a été aidée par sa fille et une autre assistante. Mais aujourd'hui, une collaboratrice du pasteur Esaïe a ouvert les yeux de sa fille sur la gravité réelle de cette pratique! Après de nombreuses discus- sions, les trois femmes ont décidé d'aban- donner ce métier. Mabinty est très recon- naissante envers Dieu que son mari ait non seulement fait preuve de compréhension, mais qu'il lui ait également donné un peu d'argent pour ouvrir un petit stand de vente. Elle peut ainsi contribuer autrement à sub- venir aux besoins de sa famille, et le travail de SAM Global peut changer deux fois la vie pour le mieux: celle de toutes les filles qui sont désormais préservées de ce crime, et celle des anciennes exciseuses qui ont désor- mais trouvé une nouvelle perspective. Texte: Gitte et Ousmane D. en collaboration avec notre rédaction Le couple D. parraine le pasteur et sauveteur dont il est question dans cet article. Gitte et Ousmane s'engagent également dans de nombreux autres domaines: ils accompagnent et soutiennent des personnes qui, en raison de leur foi, sont confrontées à des problèmes considérables, pouvant aller jusqu'à la persécution.
Esaie utilise tous les moyens à sa dispo- sition, notamment la radio, pour sensibiliser la population à la lutte contre l'excision.
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BURKINA FASO
L'amour ne laisse jamais tomber
Dans certaines régions du Burkina Faso, la population civile est tellement menacée par les djihadistes que beaucoup de gens sont contraints de fuir et de quitter leur lieu de résidence. Parmi eux se trouvent également des collaborateurs interculturels envoyés par notre Église partenaire, l'EE/SIM. Nous ne les abandonnerons pas. C'est précisément dans l'adversité que nous sommes forts ensemble.
un cours de préparation pastorale, j'ai été arrêté sur la route et emmené dans la brousse. Les hommes m'ont demandé quelle était mon activité. J'ai répondu que j'étais pasteur, mais ils ne comprenaient pas ce que cela signifiait. Ils ont pointé leurs fusils sur moi pour me tuer. J'ai prié et remis ma vie entre les mains de Dieu. Un djihadiste m'a demandé à nouveau quel était mon métier. J'ai expliqué que j'étais un serviteur de Dieu, que je rassemblais tous ceux qui suivaient le Christ et que je prêchais le dimanche à l'église. Le djihadiste a alors voulu consulter son chef. Ensemble, ils ont consulté leurs rè- glements et ont découvert qu'ils n'étaient pas autorisés à faire du mal à un serviteur de Dieu ni à lui prendre son argent. ‹Tu as eu de la chance›, m'a dit l'homme à son retour, et ils m'ont laissé partir. «Ils ont pointé leurs fusils sur moi pour me tuer. J'ai prié et remis ma vie entre les mains de Dieu.» Mais après à peine dix kilomètres, j'ai de nouveau été arrêté par un groupe. Là aussi, j'ai failli être tué. Après quelques discussions, ils m'ont relâché. Après ces événements, je n'avais d'autre choix que de quitter mon lieu d'affectation et de mettre ma famille en sécurité à Fada. Il ne fallait plus hésiter.»
L'Église distribue de la nourriture et des produits de première nécessité aux personnes déplacées.
Chance ou plutôt protection Le pasteur Luc Y. est l'une des personnes tou- chées. Il a fait l'expérience impressionnante de la protection de Dieu et encourage désor- mais les autres pasteurs à faire confiance à Dieu et à lui rester fidèles. Il raconte: «Je suis originaire d'un village près de Fada. Mais j'exerçais mon ministère pastoral dans l'une des paroisses de Gourma, située sur la route menant au Niger. Un jour, alors que je rentrais chez moi depuis M., où j'enseignais
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BURKINA FASO
prévoyons d'étendre les formations afin d'ai- der le plus grand nombre possible de per- sonnes sur le plan économique, social et spirituel. Deux personnes témoignent: Déjà 180 précieux poulets «Je m'appelle Déborah O. et j'ai fui Diapaga. En 2024, j'ai suivi une formation en avicul- ture et j'ai reçu 50 poulets de CADI. Trois mois plus tard, j'ai vendu 45 poulets et j'ai pu acheter 75 poussins. Aujourd'hui, j'ai 180 animaux et je gagne suffisamment d'argent pour subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille. Je remercie Dieu et je prie pour que les activités de CADI se poursuivent afin que d'autres puissent également en bénéficier. Que Dieu vous bénisse.»
Les participants sont très motivés pour apprendre quelque chose qui leur permettra de subvenir eux- mêmes à leurs besoins.
L'Église prend en charge les personnes déplacées Les nombreuses personnes déplacées posent des défis importants à notre Église EE/SIM. Nous voulons être le sel de la terre et la lu- mière du monde, rendre visible l'amour de Dieu. C'est pourquoi nous avons fondé une organisation humanitaire: Charité en Action pour un Développement Intégral (CADI). CADI s'est engagée à fournir de la nourriture et des produits de première nécessité aux personnes déplacées à l'intérieur du pays, aux veuves et aux orphelins. CADI organise ensuite des formations à l'issue desquelles les bénéficiaires reçoivent le matériel néces- saire et un petit crédit pour créer eux-mêmes une activité génératrice de revenus (AGR). Chaque personne choisit l'activité qu'elle souhaite exercer et reçoit une formation dans ce domaine. Après avoir reçu le crédit, les bénéficiaires sont accompagnés et conseillés par des collaborateurs sur place. Depuis 2024, nous avons formé plus de 320 pasteurs avec leurs épouses et d'autres per- sonnes. Grâce à ces mesures, la plupart d'entre eux ont pu créer des activités entre- preneuriales, ce qui a changé positivement la vie de plus de 3000 personnes et renforcé leur indépendance. Cela a été possible grâce au financement de SAM global, c'est-à-dire grâce à de nombreux donateurs individuels qui nous aident par amour pour Dieu et pour nous. Ces activités permettent aux familles de générer des revenus afin de subvenir à leurs besoins fondamentaux: nourriture, soins de santé, frais de scolarité, logement, etc. Elles ont la possibilité de se spécialiser dans la culture céréalière, l'élevage, le jardinage ou la fabrication de tissus locaux. Nous
Les poulets se déve- loppent à merveille
La chèvre est une bénédiction «Je m'appelle Dori S. et j'ai été formée par CADI. Fin 2023, j'ai reçu une chèvre. Elle a déjà mis bas trois fois et a donné naissance à deux chevreaux à chaque fois. J'en ai ven- du quatre pour subvenir aux besoins de ma famille et la chèvre vient de donner nais- sance à deux autres petits. C'est une béné- diction pour nous, Dieu soit loué.» Merci beaucoup pour votre soutien et votre charité, qui nous permettent d'offrir une perspective à de nombreux réfugiés.
Texte: Pierre M., coordinateur du travail de développe- ment de l'EE/SIM (Burkina Faso), en collaboration avec notre rédaction.
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VÉCU
Je ne peux aimer que parce que je suis aimé
Imagine un récipient rempli de grosses pierres. Il reste des espaces entre elles, de la place pour des cailloux. Et même alors, il reste encore de la place pour du sable fin. Cette image m'accompagne lorsque je pense à nos tâches. Les grosses pierres sont nos projets, visibles, planifiés, évalués et publiés. Les cailloux sont les personnes avec lesquelles nous traitons quotidienne- ment: collaborateurs, voisins, autorités. Et puis il y a le sable – discret, à peine percep- tible, et pourtant il comble les espaces vides. Ces grains de sable sont des ren- contres qui nous arrivent sans que nous les ayons cherchées. Comme Mariam. Un jour, je l'aperçois de- puis le balcon: enceinte, rampant à quatre pattes, vêtue de haillons. La pelleteuse dé- truit les derniers biens des personnes dé- placées. Mariam échappe de justesse à la pelle. Sa jambe est enflée, elle disparaît derrière un mur. Mais je ne peux pas l'ou- blier. Le soir, nous la retrouvons dans le fossé, entourée de personnes qui n'ont elles-mêmes guère d'espoir. Sa jambe est rouge, une blessure est bandée à la va-vite avec du tissu. Nous lui procurons des anti- biotiques – sans aide, elle ne survivrait pas à la nuit. Quand elle entre dans notre cour, j'en ai le souffle coupé. La blessure est horrible, Ma- riam crie avant même que je la touche. Je sais que toute aide médicale arrive trop tard. Elle va mourir, et avec elle son enfant à naître. Mariam est toxicomane. Et pourtant, un amour profond pour cette femme m'en- vahit. La phrase de Jésus me vient à l'esprit: «Ce que vous avez fait à l'un de ces plus pe- tits, c'est à moi que vous l'avez fait.»
Nous la lavons, pansons sa blessure, lui don- nons une robe et des chaussures. Nous la prenons dans nos bras. Non pas parce que nous sommes meilleurs que les autres, mais parce que nous sommes nous-mêmes aimés par Dieu, qui est amour. Ainsi, nous pouvons puiser à la source et transmettre l'amour. Les grosses pierres sont importantes. Mais sans les graviers et le sable, le récipient reste à moitié vide. Mariam était du sable – et pourtant, elle a enrichi notre vie.
Cornelia F. et son mari Peter s'investissent avec beaucoup d'amour, de dévouement et de passion dans un engagement MAXI en Guinée depuis 2019.
Mariam nous a rappelé que l'amour de Jésus offre un refuge à chaque être humain.
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DE LA SUISSE ROMANDE
L’amour nous presse
1 Co 13 est un des textes le plus lu dans la Bible et bien qu’il nous soit si familier nous devons admettre qu’il nous est bien difficile de le vivre pleinement. Combien de fois but- tons-nous à nos limites et sommes-nous pris en défaut d’aimer dès que nos situations se compliquent, qu’une relation s’envenime ou tout simplement parce que nous n’avons pas le temps et que nous sommes focalisés sur notre programme. Lorsque nous voulons aimer selon Dieu, son chemin nous mène inévitablement vers des personnes que Lui Il aime mais que nous, nous n’aimons pas. Ce fut le cas pour les pre- miers disciples qui furent contraints d’aller vers des personnes qu’ils exécraient. Les Sa- maritains étaient en effet méprisés par les Juifs. Ils les tenaient pour des impurs, voire des démonisés (Je 8.48) méritant certaine- ment que le feu du ciel descende sur eux: le futur apôtre de l’amour en était d’ailleurs un fervent partisan (Lu 9.54). Mais c’est juste- ment parmi ces méprisés et rejetés qu’eut lieu la première grande moisson citée dans l’Evangile de Jean où presque toute une ville crut au Messie (Je 4)
Christophe Reifsteck, Responsable de secteur Europe francophone
Dieu m'avait montré qu'il pouvait nous motiver à faire le bien par son amour.
sans enthousiasme à entrer et à boire un café. Après m’avoir vendu ses savons de Mar- seille, je lui ai demandé s’il avait un besoin particulier pour que je puisse prier pour lui. Il me fit savoir que lui et sa femme ne pou- vaient pas avoir d’enfant malgré des années de tentative. Je priai pour lui et sa femme simplement en proclamant que Dieu était celui qui pouvait faire enfanter (Es 66.9). Trois mois plus tard ce même Tzigane deve- nu moins «Samaritain» me fit signe de sa main en montrant un gros ventre que sa femme était enceinte. C’était l’amour de Dieu, et certainement pas le mien qui permis à ce couple d’avoir un enfant. Il y a un amour qui nous presse dit Paul (2 Co 5.14), que nous puissions le trouver et le cultiver.
Moi aussi j’ai rencontré mon «Samaritain»
Alors que je faisais du télétravail, un impor- tun osa sonner à ma porte. Sur le coup je ne voulus pas ouvrir, après tout c’est comme si je n’étais pas là puisque j’aurais dû être au bureau. Mais l’incongru insistait. Etait-ce un vendeur en porte à porte? Ou peut-être était- ce un voisin qui avait un besoin. A contre cœur je descendis de l’étage pour ouvrir la porte. Désagréable surprise, un Tzigane se tenait devant ma porte et pour être plus pré- cis, ce genre de type était pour moi comme un «Samaritain». J’avais juste envie de lui refermer la porte au nez . . . mais ma conscience me reprenait, je l’ai donc invité
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SAM FAMILY
SAM global
Actualités concernant nos collaborateurs à travers le monde
Népal David Keller: En route vers nos projets
âge et le jeune centre de formation reçoit des commandes supplémen- taires. Les interventions dans les ré- gions reculées étant plus coûteuses, nous soutiendrons cette phase de manière ciblée. À Pokhara, j'ai également assisté à la formation professionnelle de notre deuxième organisation partenaire. Les cours pratiques de courte durée ont un impact considérable. La for- mation d'électricien, en particulier, affiche un taux de réussite de 90%. Des personnes comme Girija, un mi- grant de retour au pays, peuvent ain- si prendre un nouveau départ au Népal. D'autres cours destinés aux populations rurales ainsi que des for- mations commerciales seront orga- nisés en 2026 en collaboration avec COM Nepal et Swiss Create. À Katmandou, j'ai ensuite rencontré les apprentis du projet Solid Founda- tions. Des formations intensives y sont dispensées. Beaucoup d'appren- tis souhaitent retourner plus tard dans leur région montagneuse, où l'on a un besoin urgent de main- d'œuvre qualifiée. Dans le sud du Népal, j'ai ensuite fait la connaissance des Madeshi, un groupe ethnique assez méconnu. Des femmes défavorisées, mais extrê- mement résilientes, s'accordent mu- tuellement des microcrédits dans le cadre de leurs groupes d'entraide et se réunissent régulièrement. C'est un bon point de départ pour répondre à
leurs besoins avec un petit projet pilote Fit2Work: des formations en couture, tressage et commercialisa- tion doivent aider environ 35 femmes à obtenir un revenu et ainsi plus de dignité.
À la fin de l'automne, je me suis ren- du une nouvelle fois au Népal pour visiter nos projets et j'ai été très heu- reux de constater à quel point la vie de personnes avait changé. J'ai été impressionné par nos chefs de projet locaux des organisations parte- naires, qui dirigent les projets com- muns avec compétence et beaucoup de cœur.
Tchad Andreas Zurbrügg: Voyage du 18 au 29.11.25
Outre divers entretiens à N'Djamena, mon voyage au Tchad m'a cette fois conduit dans le sud du pays. La rencontre avec les représentants de toutes nos organisations par tenaires a sans aucun doute été un moment fort. Avec les chefs de projet et certains membres des conseils d'administration, nous avons échangé sur des thèmes tels que l'abus de pouvoir, le harcèlement
À Pokhara, nous avons célébré la fin de la phase de mise en place de la formation des enseignants. Le centre de formation des éducatrices de maternelle s'est établi en près de cinq ans et devient de plus en plus autonome. Le séminaire doit désor- mais s'étendre aux régions hima- layennes reculées, où les besoins sont particulièrement importants. C'est ainsi que l'espoir se propage. Les enfants de l'Himalaya bénéficient d'un enseignement adapté à leur
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et l'exploitation sexuels et la corrup- tion. J'ai été agréablement surpris de constater que la plupart des organi- sations sont sensibles à ces ques- tions, ont rédigé des documents à ce sujet et ont formé leurs collabora- teurs. J'ai également demandé aux responsables ce qu'ils penseraient de la création par SAM global d'un bureau de coordination local qui pourrait les aider dans la communi- cation, la gestion de projets et, par exemple, les questions financières. Malheureusement, les opinions di- vergeaient tellement que je n'ai pas vraiment avancé sur cette question. Ont suivi des entretiens individuels avec les responsables de tous les par- tenaires, à savoir l'école Moustakbal wa Radja avec le nouveau collège, le centre de formation des enseignants CEFE, le réseau de près de 1000 écoles chrétiennes CNEET, le projet social et pour la jeunesse AJDL, qui propose principalement des forma- tions extrascolaires dans le sud du pays, et le travail dans les prisons et le discipulat à N'Djamena.
Bien sûr, j'étais ravi pour la forma- tion des responsables de l'Église évangélique dans le sud du pays. Cela m'a donné l'occasion de faire une brève visite à Koyom, notre pre- mier village où nous avons eu un projet. Les retrouvailles avec cer- tains de nos fidèles et anciens amis m'ont fait chaud au cœur. Et voir que le travail se poursuit était en- courageant. J'ai également été très encouragé par le grand intérêt que l'Église EET porte à la formation qui rapproche les chrétiens et les musul- mans. En tant que chrétiens, ils veulent améliorer leurs capacités de communication, promouvoir le dia- logue interculturel et renforcer l'ac- ceptation mutuelle. Le fait que les chrétiens traitent leurs «cousins» avec respect et qu'ils cherchent en- semble des réponses honnêtes à leurs questions est un élément im- portant des cours. Je me réjouis que nous puissions déjà commencer en février 2026.
Séjours au pays
Anna B. 12. 4. – 19. 6. 2026
Court terme
Nicolas L. s'est rendu fin janvier pour six mois au Cambodge afin d'apporter son soutien à l'équipe de Lighthouse Pursat en tant que professeur de musique.
Nous te recherchons!
Tu veux écrire l'histoire avec Dieu et avoir un impact concret? Tu veux mettre tes dons à profit et découvrir ta vocation? Alors nous trouverons la bonne place pour ta passion.
Regarde
Tu trouveras toutes les infor- mations sur nos missions sur fr.sam-global.org /einsatz
Notre f lm promotionnel vous donne un aperçu fascinant de notre travail à l'échelle mondiale.
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Le film sur YouTube
UN BOUT DE VIE
Jésus est au centre. Vraiment ?
Pendant mes études de théologie, j'ai suivi un cours sur le coaching. Il s'agit d'abord de mieux se comprendre soi-même: «Qu'est-ce qui me motive? Dans quelle équipe puis-je m'épanouir?» J'étais enthousiaste, peut-être un peu trop. Je faisais beaucoup de commen taires, des blagues, dont certaines, sans le vouloir, aux dépens de notre professeur. Celui-ci s'est approché de moi, m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit devant toute la classe: «Michi, pour moi, c'est clair: tu veux toujours être au centre de l'attention.» Cela m'a touché. Déconcerté, j'ai répondu à voix haute: «Non, ce n'est pas vrai. Pour moi, c'est Jésus qui est au centre!» Le professeur s'est retourné et m'a dit en s'éloignant: «Si c'était vraiment le cas, tu aurais réagi différemment.»
Michi Dufner, Membre de la direction,
responsable de la communication, sensibilisation et mobilisation
Silence. Je me suis assis, bouillonnant intérieurement. Sur le chemin du retour, j'ai prié: «Jésus, je veux que TU sois au centre, pas moi. Le professeur a-t-il raison?» Et j'ai eu l'impression inté- rieure que Jésus me souriait et me disait: «Michi, pas de problème. Tout le monde aime être au centre de l'attention. Tout le monde aime être apprécié.»
Dans mon journal de prière, j'ai écrit: «Jésus, je ne veux pas être le plus important – c'est toi qui l'es!» Mais j'ai réalisé comment les choses se passaient réellement et
je lui ai dit : «D'accord, Jésus. Je suis désolé. Tu as raison. J'aime vrai ment être au centre de l'attention. Peux-tu m'aider à changer cela ? » J'ai eu le sentiment que Jésus me montrait à quel point j'étais important pour lui à ce moment-là. Cette expérience m'a changé. Je n'ai plus besoin d'être le pre- mier. Je peux laisser la place aux autres. Je n'ai plus besoin d'utiliser les gens pour satisfaire mes besoins – je peux me don ner sans compter. Non pas parce que j'en tire un avantage, mais parce que mon cœur est comblé. Parce que je sais que je suis vu. De cette plénitude naît mon désir de rencontrer les gens, car je crois que chacun et chacune dans ce monde devrait savoir qu'il ou elle est aimé(e). Chaque être humain mérite qu'on lui dise et qu'on lui montre: «Tu es aimé(e). Tu es préci eux(se). Tu es vu(e).» Cette profonde plénitude me pousse à sortir, non par devoir, mais par joie. Non pas pour ob tenir quelque chose, mais pour donner quelque chose.
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SAM ALLONS 1 | 2026
LA DERNIÈRE
Pouls financier au 31.12.2025
Le mois de décembre a été pour nous une période intense, mais incroyablement encou- rageante. Pour moi, cette phase ressemble chaque année aux derniers mètres d'une ran- donnée en montagne: les forces diminuent, le but est proche, puis survient un regain d'éner- gie inattendu. C'est exactement ainsi que vos dons nous affectent. Chaque jour, nous avons reçu environ 18'000 francs, dont 1'000 dons provenant du catalogue de cadeaux pour 65 projets. Au total, nous avons reçu 3,3 millions de francs de la part de 3'500 donateurs. Cette fidélité et cette générosité me touchent chaque année. Merci du fond du cœur. Notre objectif de dons était ambitieux et sti- mulant. Malgré une perte budgétisée, nous espérions atteindre notre objectif et équili- brer nos comptes. Malheureusement, nous n'y sommes pas parvenus cette année. Les effets exceptionnels de l'année dernière ne se sont pas reproduits. Mais grâce aux ré- serves du fonds, nous pouvons facilement compenser la perte – la situation n'est pas dramatique. Néanmoins, une chose est claire: nous ne pouvons pas compter dessus à long terme. Nous souhaitons renforcer du- rablement nos précieux partenariats et tou- cher de nouveaux cercles de donateurs. C'est pourquoi nous investissons davantage dans
diverses activités de collecte de fonds et re- cherchons de nouvelles façons d'enthousias- mer les gens pour notre travail. Peut-être connaissez-vous des amis qui sou- haiteraient également soutenir nos projets. Chaque recommandation nous aide énor- mément. Merci de nous accompagner dans cette aventure. Nous remercions également notre Père céleste qui, au fil des ans, a toujours pourvu à nos besoins et qui, aujourd'hui en- core, nous ouvre de nouvelles portes.
Peter Röthlisberger, Co-responsable finances
Dons et legs 2025
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