HIGH-TECH
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 7 MAI 2026
Applications mobiles Plus d’usage,
plus d’IA, un début 2026 qui accélère
revenir, encore et encore. Les usages confirment cette polarisation. Le divertissement et le streaming concentrent près de 18% du temps d’écran mondial. Les réseaux sociaux, eux, captent près de la moi- tié du temps passé sur mobile. Le commerce mobile continue de monter, avec une hausse de 13% de l’usage des applications de shopping lors des périodes promotionnelles. Et le gaming reste solide, avec des pics d’en- gagement pouvant atteindre 35% dans certaines régions. Mais le vrai point de rupture est ailleurs. Début 2026, l’intel- ligence artificielle s’impose comme le nouveau centre de gravité du marché. Les appli- cations capables d’assister, de créer ou d’automatiser des tâches changent la manière dont les utilisateurs interagissent avec leur smartphone. ChatGPT incarne parfaitement cette tran- sition. Sur le plan technologique, un déséquilibre structurel persiste. Android représente environ 70,6% des appareils actifs dans le monde, contre 28,7% pour iOS. Mais iOS capte à lui seul plus de 64% des revenus des applications. Volume d’un côté, valeur de l’autre. Et au milieu, des éditeurs obligés d’arbitrer. ◆ Le divertissement et le streaming concentrent près de 18% du temps d’écran mondial.
passent 88% de ce temps dans les applications. Le mobile n’est plus un support parmi d’autres, c’est le point d’entrée principal du numérique. Un réflexe quoti- dien. Les apps sont ouvertes en moyenne 35 fois par jour. C’est là que tout se joue : dans la fré- quence, dans l’habitude, dans la dépendance douce. Cette domination se retrouve côté web. Les smartphones représentent 52,27% du trafic Internet mondial début 2026, selon Statista. Un niveau légè- rement en retrait sur un an, mais qui confirme une réalité simple : dans la majorité des marchés, le mobile reste la première porte d’accès au digital. Côté business, le virage est déjà engagé. Les dépenses des utilisateurs devraient dépasser 161 milliards de dollars en 2026. Et ce ne sont plus les achats ponctuels qui dominent, mais les abonnements. Le modèle a basculé. On ne vend plus une app, on vend une relation dans le temps. Dans cette logique, l’expérience utilisateur devient une arme. Les applications qui intègrent des mécaniques de gamification affichent des taux de rétention supérieurs de 23%. Un chiffre qui en dit long : capter un utilisa- teur ne suffit plus, il faut le faire
Au premier trimestre 2026, le marché mondial des applications mobiles continue de progresser, mais avec une logique différente: moins de volume, plus d’usage et des modèles économiques de plus en plus sophistiqués.
Par K. A. L
e marché mondial des appli- cations mobiles ne ralentit pas au premier trimestre 2026. Il change de rythme. Moins tiré par le volume de téléchargements, il avance désormais sous l’effet de l’usage, de l’attention captée et de modèles économiques de plus en plus affûtés. Le décor est posé dès les premiers mois de l’année. L’écosystème continue de s’étoffer à grande vitesse, mais la concurrence se durcit dans le même temps. Selon Statista, le nombre de nouvelles applications et jeux lancés dans le monde a presque doublé par rapport au premier trimestre 2024. Autrement dit, il n’a jamais été aussi facile de lancer une application… ni aussi difficile d’exister. Le volume
reste massif. Le Google Play Store recense environ 1,66 mil- lion d’applications début 2026. Mais derrière cette abondance, le tri s’intensifie. Google indique avoir rejeté plus de 2,36 millions d’applications non conformes et suspendu plus de 158.000 comptes développeurs. Le mes- sage est clair : l’écosystème se nettoie, sous la pression régle- mentaire et sécuritaire. Car le sujet de la cybersécu- rité ne lâche pas le marché. Les menaces restent concen- trées sur les usages sensibles, notamment financiers. D’après Kaspersky, les chevaux de Troie bancaires pèsent encore plus de 27% des attaques mobiles, devant les logiciels espions. Plus les usages montent en valeur, plus les risques suivent. Mais la vraie bascule ne vient pas de l’offre. Elle vient de l’usage. Au premier trimestre 2026, les utilisateurs passent en moyenne 5,1 heures par jour sur leur smartphone. Et surtout, ils
Au T1 2026, les smartphones concentrent 52,27% du trafic web mondial, avec des utilisateurs qui y passent en moyenne 5,1 h/j, principalement dans les applications.
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