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« On lui dira donc que ce dont dépend le succès de la psychanalyse, c’est qu’il prenne en considération et communique tout ce qui lui passe par l’esprit , et par exemple qu’il ne laisse pas réprimer telle idée incidente parce qu’elle lui paraît être sans importance ou ne pas relever du thème, telle autre parce qu’elle lui paraît insensée. Qu’il doit se comporter de manière pleinement impartiale envers ses idées incidentes (Einfäll), (1900, p. 136, ajout des italiques). Dans « La méthode psychanalytique de Freud », (Freud [Strachey] 1904), Strachey souligne que durant cette période Freud a gardé certaines habitudes de l’époque où il pratiquait l’hypnose, comme l’obligation du patient à garder les yeux fermés, mais il supprima aussi cette recommandation peu de temps après en 1903. (Ibid, p. 250, n.1). Dans « Sur la psychopathologie de la vie quotidienne », Freud (1901), cite de nombreux exemples qui indiquent que le processus de libre association peut conduire aux thèmes sous- jacents de sexualité et de mort, habituellement refoulés. Essayer d’aider un ami à trouver les raisons pour lesquelles il a oublié un mot (par ce biais, trouver le mot-même), Freud introduisit la méthode de façon informelle. « Je dois seulement vous prier de me communiquer sincèrement et hors de tout esprit critique tout ce qui vous vient à l’idée lorsque sans intention déterminée vous dirigez votre attention sur le mot oublié. » (1901, p.88). Ce sera la même consigne donnée aux patients qui entreprennent une analyse. Par l’exploration d’autres dimensions inconscientes de la « psychopathologie de la vie quotidienne », lapsus, déclarations contradictoires non voulues (consciemment), oubli de noms de personnes, lieux ou objets, etc., Freud explore les raisons motivationnelles derrière ces phénomènes : « On ne saurait méconnaître à quel point la prise en considération des images langagières qui « vagabondent », lesquelles se situent au-dessus du seuil de la conscience et ne sont pas destinées à être parlées, tout comme l’exigence de se renseigner sur tout ce à quoi le locuteur a pensé, se rapprochent des conditions de nos « analyses ». » (1901b, p.140). Deux ans plus tard (1903) Freud écrit, à la troisième personne que « La méthode psychanalytique de Freud » (1904) doit faire partie du livre de Loewenfeld sur les phénomènes obsessionnels. La description que fait Freud de la nouvelle technique élucide l’importance du changement qu’apporte l’adoption de la méthode de la libre association pour la psychanalyse : « Les modifications que Freud apporta au procédé cathartique de Breuer furent tout d’abord des modifications de la technique ; mais celles-ci donnèrent des résultats nouveaux et elles ont par la suite obligé à adopter une conception différente du travail thérapeutique, même si elle ne contredit pas la précédente. » (Freud, 1904, p.12). A ce moment-ci, Freud laisse de côté l’intérêt qu’il porte au symptôme et encourage le patient à parler. Il laisse le patient choisir le sujet de chaque séance et commence alors avec toute surface qui révèle l’inconscient du patient. Dans ses « Leçons d’introduction à la psychanalyse » (Freud (1916-1917) et ses textes ultérieurs, la « conscience » peut signifier « la surface de l’inconscient » (1916-1917 ;1920.). Il élabore alors les avantages que représente l’abandon de l’hypnose ; tous les patients n’y sont pas réceptifs, et tous les thérapeutes ne parviennent pas à l’utiliser. Désormais, la
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