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« Je pressais mes malades de me communiquer malgré tout ce qui leur venait à l’idée sur le problème précisément traité – ils savaient bel et bien, disais-je, tout ce qui était précisément oublié ; l’idée incidente qui surgissait contenait à coup sûr l’élément cherché ». [1910a, p.26]. En abandonnant l’hypnose et la suggestion, Freud introduit un changement important dans la technique psychanalytique dans le fait qu’il laisse le patient parler. Mais l’influence implicite de l’autorité de l’analyste est toujours perceptible. A noter l’importance du paradoxe inhérent à la règle fondamentale, « la demande de liberté » : « dites tout ce qui vous vient à l’esprit ». D’ici 1912, la « règle fondamentale » de la psychanalyse freudienne s’est mise en place en demandant aux patients de dire tout ce qui leur venait à l’esprit (idées, sentiments, sensations corporelles, rêves) avec le moins de retenue possible, c’est-à-dire sans censure. Entre 1912 et 1915, dans ses écrits techniques, Freud réfléchit sur l’interaction entre le processus associatif de la part du patient, l’écoute correspondante complémentaire et le processus interprétatif de la part de l’analyste – piliers du cadre de la situation analytique et de son processus. Dans « Sur la dynamique de transfert » (1912b), quand Freud évoque le transfert en tant que résistance, il déclare que le patient « néglige la règle fondamentale psychanalytique, selon laquelle on doit communiquer sans critique tout ce qui vous vient à l’esprit, » (1912b, p. 115). Selon Strachey, « …il semble que ce soit la première occurrence de ce qui allait devenir par la suite la formulation habituelle de la règle fondamentale de la technique psychanalytique. » (1912b, p.107, n.2), (NdT, traduit pas nous-même). Dans un autre texte sur la technique, « Conseils au médecin dans le traitement psychanalytique », Freud fait le lien entre la libre association du patient et le pendant complémentaire du côté de l’analyste. Il se réfère une fois de plus à la « règle fondamentale psychanalytique » en ces termes : « …ce qui est exigé de l’analysé : raconter sans critique ni sélection tout ce qui lui vient à l’idée. » [1912a, p.146]. Ou quelques pages plus loin : « …l’analysé doit communiquer tout ce qu’il attrape au vol dans son auto-observation, en réfrénant toutes les objections logiques et affectives qui veulent l’inciter à faire une sélection » (1912a, p.115). Eu égard à la règle complémentaire pour l’analyste, Freud affirme : [l’analyste doit] à tout ce qu’il nous est donné d’entendre la même « attention en égal suspens », faisant état que : [l’analyste] « récuse tous les moyens auxiliaires, même la prise de notes. ». Et « à ne vouloir porter son attention sur rien de particulier et à accorder à tout ce qu’il nous est donné d’entendre la même « attention en égal suspens » , selon la dénomination que j’ai déjà employée. » (1912a, pp. 145-145 ; ajout des italiques). En vue d’une clarification ultérieure, Freud ajoute :
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