Argenteuil 2026 05 15

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FRANCIS LEGAULT Initiative de journalisme local (IJL) Argenteuil francis.legault@eap.on.ca L’IMPORTANCE DU BÉNÉVOLAT SELON LISETTE GAUTHIER va, plus le nombre d’aînés dans Argen- teuil augmente. Il y a beaucoup de gens qui prennent leur retraite et qui décident de venir s’établir dans un patelin comme Lachute, ce qui fait grossir le pourcentage d’aînés dans la région. »

Le mois dernier, pas moins de 19 personnes ont été honorées par le gouvernement provincial en raison de leur grande implication bénévole dans la communauté. Or, parmi tous ces récipiendaires du prix Hommage bénévolat-Québec 2026, deux d’entre eux provenaient d’Argenteuil. Cette semaine, nous vous présentons Lisette Gauthier, une Lachutoise qui s’implique dans sa communauté depuis qu’elle est enfant. C’est dans son Abitibi natale que Lisette Gauthier a fait ses premières armes dans le bénévolat. « J’ai commencé vers l’âge de 8 ans et mon bénévolat a vieilli en même temps que moi, raconte la Lachutoise. Quand j’ai habité Mont-Laurier, j’étais présidente régionale pour les comités de parents et quand je suis arrivée à Lachute, j’ai continué dans d’autres choses. » En effet, madame Gauthier s’est impli- quée notamment dans la Chambre de com- merce et d’industrie d’Argenteuil, où elle a d’ailleurs agi comme présidente, avant de se tourner vers les organismes de défense des droits des aînés. « Quand tu vieillis, ton bénévolat vieillit en même temps, illustre-t-elle. À un moment donné, on en arrive à œuvrer pour et avec les aînés. C’est quand même une catégorie de personnes très importante car plus ça

Actuellement, Lisette Gauthier agit comme présidente de Prévoyance envers les aînés des Laurentides, un organisme qui vise l’amélioration de la qualité de vie des aînés par des activités de prévention, de sensibilisation, d’information et de sécurisa- tion des aînés vivant des situations de vul- nérabilité. Elle siège également à la Table de concertation Parole aux aînés d’Argenteuil, s’occupant notamment de l’organisation des dîners-conférences mensuels. Elle est également impliquée dans l’Association des personnes handicapées visuelles et aveugles des Laurentides. « Le bénévolat, c’est la meilleure uni- versité qui soit, lance-t-elle. Tu apprends énormément et c’est très valorisant. Des fois, c’est plus difficile lorsqu’on rencontre des situations où on réalise la misère qui peut exister dans notre coin ou ailleurs. Mais j’apprends encore et tant et aussi longtemps que je vais faire du bénévolat, je vais continuer à en apprendre sur l’être humain et sur moi-même. » Madame Gauthier avoue que si elle s’implique dans la communauté, ce n’est pas nécessairement pour recueillir des lauriers, même si cela lui est agréable que l’on reconnaisse le travail qui est fait comme ce fut le cas avec ce prix Hommage bénévolat-Québec.

Lisette Gauthier (à droite) s’implique bénévolement depuis son enfance. Elle a été honorée par le gouvernement provincial qui lui a décerné le Prix Hommage-Bénévolat Québec en avril dernier. Madame Gauthier pose en compagnie de la députée d’Argenteuil, Agnès Grondin. (Photo gracieuseté)

« C’est agréable de voir que ce que l’on fait, ce n’est pas pour rien, dit-elle. Le principe du bénévolat, c’est qu’on ne fait jamais ça pour avoir une tape dans le dos. Mais quand on voit que l’on fait une différence et que les gens le remarquent, c’est toujours agréable. » Elle tient à préciser qu’elle apprécie que la personne qui a monté le dossier de candidature qui lui a permis d’obtenir ce prix (une collègue de Prévoyance envers les

aînés) l’ait fait. Elle ajoute qu’elle n’est pas prête à prendre sa retraite du bénévolat! « Tant que la vie va me permettre d’être en forme comme maintenant, je vais conti- nuer, confirme-t-elle. Le bénévolat, c’est valorisant et ça nous permet de maintenir notre cerveau en alerte. Je ne suis pas du genre à m’asseoir devant la télé douze heures par jour. Tant que je vais être capable et que les gens voudront de moi, je vais continuer à m’impliquer! »

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RÉDACTION EAP nouvelles@eap.on.ca LES FACES CACHÉES DE LA SANTÉ DES FEMMES exprimés et de tenir compte du point de vue des personnes ainsi que de réalités de vie parfois complexes. Par exemple, les personnes de la diversité sexuelle et de genre se heurtent à des obstacles persis- tants qui affectent leur santé physique et mentale, notamment dans la manière dont elles sont accueillies. Au quotidien, elles peuvent aussi être exposées à de multiples formes de violence.

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Une cinquantaine de personnes se sont réunies afin de réfléchir et de se former sur les besoins des femmes marginalisées en matière de santé sexuelle et reproductive. Organisée par le Réseau des femmes des Laurentides (RFL) et soutenue finan- cièrement par le CISSS des Laurentides, cette journée, dont le thème a suscité un grand intérêt, a permis de rassembler des organisations de milieux communautaires et institutionnels. Voici quelques constats issus des échanges: -Des personnes marginalisées se voient exclues de certains services faute de carte d’identité ou de couverture d’assurance maladie, une réalité particulièrement mar- quée à Saint-Jérôme, pôle d’immigration important. -Pour certaines femmes en situation d’iti- nérance, les obstacles à l’accès aux soins s’additionnent à la précarité économique, aux enjeux de consommation ainsi qu’aux barrières liées à la langue ou à la littératie. -L’accès aux soins n’est pas toujours garanti, notamment pour les personnes sans voiture qui doivent parcourir de lon- gues distances entre les points de service, entre autres pour un accouchement ou une interruption de grossesse. Plusieurs ont rappelé l’importance d’écouter les besoins tels qu’ils sont

Par ailleurs, une intervenante de l’organisme ÉquiLibre a mis en lumière les discriminations quotidiennes vécues par les personnes grosses. Sophie Gilbert, responsable du développement au RFL sou- ligne : « Je retiens de la présentation que la grossophobie est banalisée et généralisée et que les effets de cette discrimination affectent davantage la santé que le fait de vivre avec un surplus de poids. » Pour conclure la journée, un panel de ressources alternatives et inspirantes a permis de faire connaître des organismes indépendants et ancrés dans leur milieu. Les échanges entre le Centre de santé des femmes de Montréal, Sphère, santé sexuelle globale (Laval), Le Dispensaire et la Maison de naissance des Laurentides ont laissé les participantes sur une note d’espoir et de possibilités pour la région. Une boîte à outils regroupant les diffé- rents thèmes abordés durant la journée est disponible sur le site Web du RFL : https://www.femmeslaurentides.org/ journee-sante-des-femmes-2026/

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