Argenteuil 2026 05 15

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FRANCIS LEGAULT Initiative de journalisme local (IJL) Argenteuil francis.legault@eap.on.ca UNE RPA DE HUIT ÉTAGES À L’ENTRÉE DE ST-ANDRÉ-D’ARGENTEUIL? à logements seraient situés à l’arrière, avec une route d’accès privée à partir de la route provinciale. Un commerce de proximité, comme une pharmacie, pourrait s’établir au rez-de-chaussée de la RPA. Comme tous les immeubles ne de- vraient pas être situés trop profondément sur le terrain en raison de zones humides, le promoteur voudrait céder une partie de celui-ci à la municipalité pour la créa- tion d’un parc en bordure de la rivière et accessible à tous les citoyens.

Il y avait foule le 5 mai dernier à la salle du conseil municipal de St- André-d’Argenteuil et pour cause : un projet de développement résidentiel, qui comprendrait une résidence pri- vée pour aînés (RPA) de huit étages, a été officiellement présenté aux citoyens par un représentant du développeur. Les résidents du secteur de la terrasse Raymond, en bordure de laquelle ce déve- loppement pourrait voir le jour, ont fait part de leurs inquiétudes. Lors de cette séance, le conseil munici- pal andréen a adopté quelques résolutions pour modifier le zonage d’un terrain de 8,8 hectares situé en bordure de la route 327, entre la terrasse Raymond et le poste de surpression de la municipalité. Le proprié- taire de ce terrain, qui s’étend jusqu’aux rives de la rivière du Nord, est l’homme d’affaires Michel Drouin, impliqué dans de nombreux projets immobiliers notamment du côté de Valleyfield. Et justement, celui-ci veut développer un projet immobilier intégré sur ce grand terrain : neuf immeubles de six logements, trois de 16 logements et trois autres de 21 logements, pour un total de 165 unités dans des bâtiments de trois étages et demi. C’est cependant la RPA de plus ou moins 275 unités qui semblait poser le plus de questionnements de la part des citoyens avec ses huit étages de prévus. Cet immeuble serait situé en bordure de la route 327 alors que les immeubles

Simon Desrochers, directeur de projet pour la firme d’urbanisme Paré+, repré- sentait son client devant les citoyens de St-André pour leur expliquer ce projet et écouter leurs commentaires. « Monsieur Drouin est quelqu’un qui a à cœur de travailler avec la communauté, qui n’arrive pas avec quelque chose de ‘canné’, a-t-il déclaré en ouverture. On est en amont, on veut travailler la main tendue. On veut entendre les préoccu- pations et être prêt à y répondre le plus efficacement possible. » Avant d’aller plus loin, monsieur Desro- chers a prévenu que malgré les esquisses présentées, l’architecture des immeubles n’était pas encore définie ni leur configu- ration et encore moins le nombre total d’unités qui pourraient être offertes. « C’est une intention de développement préliminaire et non pas quelque chose d’arrêté complètement, a-t-il dit . Il y a une séquence règlementaire à respecter et ensuite il y aura l’élaboration des plans et devis : je ne pense pas que l’on verra ça avant un an et demi. » Quant aux travaux, il croit qu’ils ne débuteront pas avant quatre ans, s’il n’y a pas de retard. Eau, égout, hauteur

Le projet immobilier, comprenant une RPA de huit étages, devrait se situer sur ce terrain boisé en bordure de la route 327, à côté du poste de surpression de la municipalité. Francis Legault, EAP)

La hauteur de l’immeuble principal, la RPA de huit étages, a bien sûr fait réagir. Il faut d’abord comprendre qu’une résidence privée pour aînés, ou RPA, est un immeuble locatif destiné à être occupé principalement par des personnes âgées de 65 ans ou plus et où sont offerts diffé- rents services, tels que soins infirmiers, repas, entretien ménager et loisirs. Une RPA doit ainsi être titulaire d’un certificat de conformité délivré par le gouvernement du Québec. Il s’agit donc d’un type d’im- meuble différent des nombreux nouveaux logements qui ont poussé à travers la MRC d’Argenteuil ces dernières années et ciblant une clientèle de 55 ans et plus tout en n’offrant aucun service comme une RPA peut donner. « L’enjeu avec les RPA est l’opération de ces immeubles : il y a des services qui sont offerts aux résidents et il y a un seuil minimum de résidents à avoir, entre 200 et 300 résidents, pour pouvoir opérer, explique Simon Desrochers. On n’aurait pas présenté ce projet s’il était au cœur du village. Il prend son sens parce qu’il est sur un grand terrain où il est distant des autres voisins dans une certaine mesure. » Le maire Stephen Matthews a rap- pelé qu’en cas d’incendie dans un tel immeuble, la municipalité fait toujours appel au camion-échelle du Service de sécurité incendie de Lachute. À la question des égouts, on explique qu’en fait, les immeubles utiliseront des fosses septiques. « Chaque unité des bâtiments aura son élément septique qui aura été pensé en fonction des milieux humides, a expliqué la conseillère

municipale Kassandra Bouchard. En 2026, les technologies sont assez avancées que c’est rendu que ça ne prend presque plus de place sur ton terrain tout en ayant une grande capacité de traitement. » Finalement, la question de l’eau potable a bien sûr été abordée. Avec plus de 400 nouveaux logements au total dans ce développement, les citoyens craignent que le reste de la municipalité manque d’eau. Myriam Gauthier, directrice du service d’urbanisme, a expliqué que la municipalité était déjà à la recherche d’une nouvelle source d’approvisionne- ment supplémentaire. « Il y a eu des études pour savoir où il y aurait une plus grande capacité de prise d’eau, a-t-elle expliqué. On a aussi demandé à la Commission de protection du territoire agricole de reconnaître nos droits acquis concernant le puits 1985 afin de forer un puits d’appoint à côté. » Le maire Matthews a tenu à conclure en précisant que ce projet immobilier allait répondre à différents besoins, notamment en offrant des places adaptées pour les aînés de la région tout en augmentant les revenus de la municipalité, mais que celle-ci allait être à l’écoute des citoyens et de leurs doléances. « Les gens nous disent qu’il manque des commerces ici mais pour en avoir, il faut des gens, a-t-il lancé. Il faut faire ça intelligemment et on veut être le plus transparent avec les gens. On veut savoir ce qu’il faut changer pour que ce soit le plus acceptable pour les résidents. On veut faire un beau projet, emmener du monde à St-André qui vont faire vivre les commerces et générer quelque chose. »

Simon Desrochers, directeur de projet pour la firme d’urbanisme Paré+, a présenté le projet aux citoyens et pris connaissance de certaines de leurs doléances. (Francis Legault, EAP)

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