FNH N° 1251

SALON DE L'EPARGNE

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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 22 OCTOBRE 2026

ration généralisée des budgets fami- liaux.

Ce que les moyennes ne disent pas

La ventilation sectorielle du HCP permet de mieux comprendre cette structure. Dans les comptes de 2024 publiés en décembre 2025, les socié- tés financières et non financières contribuaient à hauteur de 60,3% à l’épargne nationale. Les ménages et les institutions sans but lucratif à leur service en représentaient 26,8%, contre 12,9% pour les administrations publiques. Dans cette même publication, l’épargne brute des ménages attei- gnait près de 120 milliards de dirhams en 2024, après 104,1 milliards en 2023. Leur taux d’épargne s’établis- sait à 11,3%, contre 10,5% une année auparavant. Mais la consommation finale absorbait encore 89,2% de leur revenu disponible brut en 2024. La mobilisation de l’épargne reste néanmoins un enjeu de financement. Entre 2023 et 2025, l’investissement brut est passé de 29% à 33,6% du PIB, une progression supérieure à celle du ratio d’épargne. Le besoin de financement de l’économie s’est donc creusé : 0,9% du PIB en 2023, 1,2% en 2024 et 2,5% en 2025. Les comptes du deuxième trimestre 2026 prolongent cette tendance. L’épargne nationale brute atteint 135,6 milliards de dirhams, en hausse de 2,7% sur un an. Elle représente toutefois 30,6% du PIB, contre 31,1% un an auparavant, alors que l’inves- tissement brut monte à 35,6%. Le besoin de financement s’établit ainsi à 5% du PIB, contre 2,4% au même trimestre de 2025. Pour les particuliers, ces enjeux économiques se traduisent par des questions concrètes. Quelle somme garder disponible ? Quelle durée d’engagement accepter ? Quels frais réduisent la rémunération annon- cée? Dans quelles conditions récu- pérer son argent ? En sachant qu’une réserve destinée aux imprévus ne répond pas aux mêmes exigences qu’un placement préparant un projet à long terme. C’est à ces besoins d’explication que peut répondre le Salon de l’Épargne, organisé par Finances News Hebdo du 2 au 5 décembre 2026 à l’église Sacré-Cœur, à Casablanca. ◆

L'Epargne sous toutes ses facettes Des milliards de DH mobilisés, des ménages à l’étroit

our une grande partie des ménages marocains, mettre de l’argent de côté reste difficile. Au troisième trimestre 2026, 58,2% déclarent que leurs reve- nus couvrent leurs dépenses, tandis que 39% doivent s’endetter ou puiser dans leur épargne. Seuls 2,8% affir- ment épargner une partie de leurs revenus, selon la dernière enquête de conjoncture du haut-commissariat au Plan (HCP). Cette marge étroite pèse également P Seuls 2,8% des ménages déclarent épargner au troisième trimestre 2026, alors que l’épargne nationale a atteint 535,6 milliards de dirhams en 2025. Les données du HCP éclairent deux réalités : la progression des ressources de l’économie et les difficultés des familles à dégager un surplus. À l’approche du Salon de l’Épargne, elles rappellent aussi l’importance de distinguer capacité à économiser et choix des placements. Par K. A. sur les perspectives. À peine 7,5% des ménages pensent pouvoir épar- gner au cours des douze prochains mois contre 92,5% qui ne l’envisagent pas. Pour les familles concernées, la priorité est donc de préserver l’équi- libre du budget ou de reconstituer une réserve entamée pour financer les dépenses courantes. À l’échelle nationale, pourtant, les montants progressent. Dans la série actualisée des comptes nationaux provisoires de 2025, l’épargne natio- nale brute passe de 414,8 milliards de dirhams en 2023 à 473,9 milliards en 2024, puis à 535,6 milliards en 2025. Son poids dans le produit intérieur brut augmente parallèlement : 27,9%, 29,4% et 31,1%.

Ces évolutions ne se contredisent pas. L’épargne nationale comprend celle des entreprises et des adminis- trations publiques, en plus de celle des ménages. Sa hausse ne permet donc pas de conclure à une amélio-

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