ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 25 JUIN 2026
souvent en première ligne face aux enjeux de logement, de mobi- lité, d’accès à l’eau, de santé ou encore de transition écologique. La dimension climatique a occu- pé une place importante dans les débats du congrès. Un panel consacré aux pertes et dommages liés au changement climatique a mis en évidence les vulnérabili- tés particulières des pays du Sud global. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’intégrer les risques climatiques au cœur des politiques publiques locales et de renforcer les mécanismes de financement de la résilience territoriale. Les col- lectivités locales apparaissent de plus en plus comme les premiers remparts face aux conséquences du réchauffement climatique. Le cas du Maroc a été présenté comme une illustration de cette stratégie. La politique nationale de l’eau, les investissements dans les infrastructures hydrauliques et le développement du dessalement témoignent d’une volonté d’anti- cipation face aux risques de stress hydrique. Au-delà de son expérience natio- nale, le Maroc entend également promouvoir un modèle de coo- pération décentralisée à l’échelle africaine. Le message royal met en avant le rôle du Fonds africain d’appui à la coopération décentralisée interna- tionale (FACDI), présenté comme un instrument de partage d’exper- tise entre collectivités africaines. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie plus large du Royaume en faveur de la coopération Sud- Sud et de l’intégration africaine. Le Souverain rappelle ainsi que «le Maroc continue de faire de la coo- pération internationale décentrali- sée un levier opérationnel de par- tage d'expériences et d'expertises entre les collectivités territoriales, tout particulièrement avec leurs consœurs africaines». A travers cette orientation, Rabat cherche à renforcer son position- nement comme plateforme de dialogue entre l’Afrique, l’Europe et le monde atlantique, tout en valorisant l’expérience marocaine en matière de développement ter- ritorial. ◆
La 8 ème ᵉédition du Congrès mondial de l'organisation des cités et gouverne- ments locaux unis s’est tenue dans la ville du Détroit pen- dant trois jours.
CGLU de Tanger Le Maroc veut faire des territoires le moteur du développement de demain T Face à des défis mondiaux de plus en plus complexes, les collectivités territoriales s'imposent comme des acteurs incontournables des politiques publiques. C'est le message porté à Tanger lors du 8 ème Congrès mondial des cités et gouvernements locaux unis (CGLU). Par D. W. Une nouvelle étape de la décentralisation
anger a accueilli cette semaine le 8 ème Congrès mondial des cités et gouvernements locaux unis (CGLU), un rendez-vous qui a réuni plus de 3.000 responsables politiques, élus locaux, experts et représentants d’institutions internationales autour d’une question devenue centrale : quel rôle les territoires doivent-ils jouer dans la réponse aux grands défis du développement, du climat et de l’inclusion sociale ? Ce congrès intervient dans un contexte mondial marqué par la multiplication des crises clima- tiques, les tensions sociales, les pressions démographiques et les défis liés à la fourniture de ser- vices publics de qualité. Face à ces mutations, le discours porté par le Royaume est clair : les réponses ne peuvent plus être uniquement élaborées depuis les centres de décision nationaux. Elles doivent émerger également des territoires. Le message adressé par le Roi
Mohammed VI aux participants du Congrès s’inscrit dans cette logique. Le Souverain y rappelle que «la régionalisation avancée, dont nous avons posé les fonde- ments au Maroc représente un choix stratégique à travers lequel l’Etat tend à moderniser ses struc- tures, à consolider la démocratie locale, à libérer les potentiels et les énergies, à consacrer le principe d’équité entre les régions et à arti- culer le développement de chaque territoire avec ses spécificités, ses atouts et les besoins de sa popu- lation». Cette déclaration résume l’un des grands chantiers institutionnels engagés depuis plus d’une décen- nie au Maroc. En effet, la régio- nalisation avancée est présentée comme un levier de transformation économique et sociale destiné à rapprocher la décision publique des citoyens et à réduire les dispa- rités territoriales.
Le congrès de Tanger met éga- lement en lumière une évolution importante de la réflexion interna- tionale sur les collectivités terri- toriales. Longtemps considérées comme des structures chargées principalement de gérer les ser- vices de proximité, les villes et régions sont désormais perçues comme des acteurs de gouver- nance à part entière. Le thème retenu, «Nouvelle géné- ration de services publics locaux universels», traduit cette muta- tion. Dans son message, le Roi Mohammed VI souligne d’ail- leurs que «ces défis confirment, jour après jour, que l’avenir ne se construit pas seulement à tra- vers des décisions centralisées, mais aussi par l’implication des territoires». Une affirmation qui fait sens, particulièrement dans un monde où les collectivités sont
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