FNH N° 1233

ÇA SE PASSE AU MAROC

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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 30 AVRIL 2026

Barrages

Le taux de remplissage en hausse de plus de 35% par rapport à l'an dernier

Dialogue social

Le soutien au pouvoir d'achat va coûter près de 50 Mds de DH d’ici fin 2026

L e taux de remplissage des barrages du Royaume s'est nettement amélioré à 75,86% à ce jour, contre 40,18% à la même période un an auparavant, soit un rebond de 35,68 points, a affirmé mardi le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka. Lors d'une réunion de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants sur la situation hydrique, Baraka a précisé que les retenues des barrages se sont élevées, au 23 avril 2026, à environ 13 milliards de m 3 . Les opérations de dévasement des barrages ont permis d'ac- croître les capacités de stockage, générant un gain compris entre 5 et 7% des ressources, alors qu’elles perdaient aupara- vant entre 15 et 20% de leur capacité. Passant en revue l’état d'avancement et les perspectives des projets d’infrastructures hydrauliques, Baraka a fait savoir que 156 grands barrages ont été réalisés pour une capacité totale de 20,8 milliards de m 3 , outre 150 barrages petits et moyens. S’y ajoutent 18 ouvrages de transfert d’eau et 17 stations de dessalement d’eau de mer, d’une capacité de production glo- bale atteignant 410 millions de m 3 , tandis que 4 stations sont en cours de réalisation avec une capacité de 447 millions de m 3 par an, et 11 projets sont programmés, dont 8 nouvelles stations et 3 projets d’extension. En outre, le ministre a fait état de l’achèvement de la phase d’urgence du projet d’interconnexion entre les bassins du Sebou et du Bouregreg, pour un coût de 6 milliards de dirhams, en plus de la finalisation de l’interconnexion entre les barrages Oued El Makhazine et Dar Khrofa. ■

L e soutien au pouvoir d’achat, au cœur du dialogue social engagé par le gouverne- ment, représente un effort financier considérable. D’ici fin 2026 et début 2027, son coût global devrait atteindre près de 49,7 milliards de dirhams. Selon le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, ces mesures visent prioritairement à atténuer les pressions sur les ménages et à réduire les inégalités sociales. Au-delà de sa dimension budgétaire, le dialogue social repose avant tout sur la construc- tion d’un climat de confiance entre l’Etat, les partenaires sociaux et les organisations patronales, y compris celles du secteur agricole. C’est dans ce cadre qu’ont été mises en œuvre plusieurs mesures significatives. Parmi les avancées notables, le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) a été relevé, passant de 14,81 à 17,9 dirhams de l’heure, ce qui correspond à une progression du salaire net mensuel d’environ 2.800 à 3.400 dirhams. De son côté, le salaire minimum agricole (SMAG) a connu une hausse importante, atteignant désormais 2.400 dirhams, contre moins de 1.900 auparavant. Face aux revendications sociales, l’Exécutif a également procédé, dans un contexte économique contraint, à une revalorisation générale des salaires de 1.000 dirhams. Cette mesure s’est accompagnée d’ajustements sectoriels, notamment dans l’éducation, où près de 325.000 fonctionnaires ont bénéficié d’augmentations allant de 1.500 à 5.000 dirhams selon leur ancienneté. Le secteur privé n’est pas en reste. La révision de l’impôt sur le revenu a permis une amélioration moyenne de 400 dirhams des salaires nets. Par ailleurs, des réformes impor- tantes ont été introduites dans le système de retraite, notamment la réduction du nombre de jours de cotisation requis pour accéder à une pension de vieillesse. Enfin, de nouvelles dispositions sont en préparation pour améliorer les conditions de travail des agents de sécurité privée, à travers une révision du Code du travail. ■

Ciment : Les ventes progressent de 2,5% en mars 2026

A près une évolution négative au cours des mois de janvier et de février 2026, sous l’effet conjugué des précipitations exceptionnelles enregistrées au cours de ces deux mois et du déroulement du mois de Ramadan du 19 février au 19 mars 2026, les ventes de ciment, principal baromètre de l’activité de construction, ont renoué avec la

croissance en mars 2026. En effet, elles ont enregistré une augmentation de 2,5%, après un recul de 12,8% un an plus tôt, indique la Direction des études et des prévisions finan- cières (DEPF). Au terme du premier trimestre 2026, les ventes de ciment se sont repliées de 10,9%, après une hausse de 4,5% l’année dernière. ■

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