Découvrez le numéro 981 de Finances News Hebdo, premier hebdomadaire de l'information financière au Maroc
Du 30 avril 2026 - 8 DH - N° 1233
PREMIER HEBDOMADAIRE DE L'INFORMATION FINANCIÈRE AU MAROC
Directeur de la publication : Fatima Ouriaghli
Fête du travail
Marché actions
Consolidation, taux et fondamentaux au test
Le rituel des frustrations sociales
P. 2
P.8/9
P. 28 à 31
Recherche scientifique Le mur de l’impact et du transfert technologique
Croissance - Emploi
Guerre au Moyen-Orient
Les limites du modèle actuel
Le Maroc face à un risque systémique sous-estimé
Entretien avec Dr. Abdelaali Kossir, Senior expert R & D/ Technology transfer
P.42/43
P.36 à 38
P. 34/35
Dépôt légal : 157/98 ISSN : 1114-047 - Dossier de presse : 24/98 - Adresse : 83, Bd El Massira El Khadra, Casablanca - Tél. : (0522) 98.41.64/66 - Fax : (0522) 98.40.22 - Adresse web : www.fnh.ma
SOMMAIRE
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 30 AVRIL 2026
3 4 ACTUALITÉ
45 46 HIGH-TECH
Editorial
Cloud gaming : La révolution qui prend son temps IPTV pirates : Un phénomène mondial qui conti- nue de séduire
Voyons voir : Sahel : Spirale d’insécurité Ça se passe au Maroc BOURSE & FINANCES
Point Bourse Hebdo : Le marché revient de loin, le pétrole garde la main Fiscalité locale : La loi 14/25 redessine les équilibres au profit des territoires ACAPS : Dix ans de régulation et de nouveaux défis pour l’assurance ENTRETIEN AVEC Tarik Amiar & Jérôme Boumengel : Marché actions, Consolidation, taux et fondamen- taux au test
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Fatima Ouriaghli Directeur général, Responsable de la publication
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Fête du travail
l y a des rituels qui sont immuables. Le 1 er mai, fête du travail, en fait partie. Les banderoles sortent des placards, les slogans reprennent du service, les cortèges retrouvent leurs parcours habituels et les discours, eux, semblent parfois recyclés d’une année sur l’autre. Cette année ne va pas déroger à la règle. Nous avons déjà eu un avant-goût des revendications syndicales lors du round de dialogue social tenu à la mi-avril. Chacun est venu avec ses I Le rituel des frustrations sociales doléances, ses chiffres et ses certitudes. Les syndicats ont martelé l’urgence sociale, avec la nécessité d’augmenter les salaires et de protéger un pouvoir d’achat malmené par le niveau élevé des prix et les hausses en cascade. Ils sont dans leur rôle. Dans un contexte où leur représentativité est régulièrement questionnée, ils n’ont d’autre choix que de durcir le ton, de hausser la voix et de montrer qu’ils existent encore dans le jeu social. Mais à force de revendications maximalistes, ils se heurtent à un mur budgétaire qu’ils savent pourtant infranchissable. Le gouvernement, lui, répond avec son bilan, ses multiples mesures et ses efforts financiers, avec au total pratiquement 50 Mds de DH à débourser d’ici fin 2026 – début 2027. Il avance également avec des contraintes réelles : équilibre des finances publiques, engagements sociaux déjà coûteux et incertitudes internationales. Pour dire qu’il ne peut pas, à chaque pression syndicale, ouvrir les vannes sans compter. Pour sa part, le patronat, fidèle à son rôle, veut des réformes structurelles du marché du travail. Il dit oui à l’amélioration des conditions sociales, mais pas au prix d’une perte de compétitivité. Une position rationnelle, mais qui, dans un climat de tension sociale, peut apparaître déconnectée des réalités quotidiennes des salariés. Tout cela donne pour l’instant un dialogue poli, mais sans étincelle. Pour l’instant seulement, car l’un des dossiers les plus brûlants n’a pas encore été traité dans le fond. Il s’agit de la réforme des retraites, maniée avec parci- monie et beaucoup de prudence par le gouvernement, et qui risque de faire basculer le dialogue social en un dialogue de sourd tellement les positions des uns et des autres semblent peu conciliables. Mais bon, tant qu’il y a un cadre de discussion, un compromis reste toujours possible. Et sur ce point, le Maroc a quand même réalisé d’énormes progrès. En effet, le dialogue social, qui relevait autrefois du rapport de force pur, s’inscrit désormais dans un cadre institutionnalisé. Est-ce pour autant une garantie d’efficacité ? Car la véritable portée du dialogue social n’est ni sa régularité ni son formalisme. C’est son impact. Et sur ce point, le citoyen reste sur sa faim. Alors, ce 1 er mai 2026 devrait servir de marqueur. Si la mobilisation est forte et que les cortèges se remplissent, ce ne sera pas seulement par tradition, mais ce sera aussi le reflet du ressenti actuel de la collectivité. D’une collec- tivité qui, au quotidien, perçoit un décalage important entre les discours et la réalité. Entre les chiffres brandis fièrement par l’Exécutif et leur vécu. u
48 L'UNIVERS DES TPME
Entretien avec Leyt Seffar : LYFE, «Nous transfor- mons une action individuelle en une expérience connectée et évolutive»
ECONOMIE
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Commerce extérieur : Le déficit s’enracine malgré la montée des exportations Pouvoir d’achat : L’urgence sociale face à la rigueur budgétaire Pouvoir d’achat : Les limites d’une reprise en trompe-l’œil Entretien avec Youssef Guerraoui Filali : Prix ali- mentaires, «Distribuer les subventions ne sert à rien si le vécu du citoyen ne s’améliore pas» Croissance – Emploi : Les limites du modèle maro- cain Guerre au Moyen-Orient : Le Maroc face à un risque systémique sous-estimé Agroalimentaire : Les défis de la croissance à l’export Entretien avec Amine Sami : Transformation digi- tale, «La maturité numérique de l’action publique reste perfectible» Entretien avec Dr. Abdelaali Kossir : Recherche scientifique, Le Maroc bute encore sur le mur de l’impact et du transfert technologique Secteur du transport : Le système de subvention est-il juste et équitable ?
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Hydrogène vert : Le Maroc peut-il devenir une superpuissance énergétique de demain ? 50 DEVELOPPEMENT DURABLE
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• Directeur des rédactions & Développement : David William • Journalistes : Charaf Jaidani, Leïla Ouriaghli, Youssef Seddik, Khalid Aourmi, Ibtissam Zerrouk • Révision : M. Labdaouat • Directeur technique & maquettiste : Abdelillah Chamseddine • Mise en page : Zakaria Beladal
• Assistantes de direction : Amina Khchai • Département commercial : Samira Lakbiri • Administratif : Fatiha Aït Allah • Édition : JMA CONSEIL
• Impression : Les imprimeries du Matin • Distribution : Sochpress • Tirage 5.000 exemplaires • Dépôt légal : 157/98 • ISSN : 1114-047 • Dossier de presse : 24/98 • N° Commission paritaire : H.F/02-05 • S.A.R.L. au capital de 5.000.000,00 DH - C.N.S.S. 600 50 62 I.F. 1022303 - Patente 35770001 - ICE N° : 001526693000021
• Directeur Général responsable de la Publication : Fatima OURIAGHLI Contact : redactionfnh@gmail.com
VOYONS VOIR
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 30 AVRIL 2026
Sahel
Spirale d’insécurité
ration avec la Russie. Ces choix n’ont cependant pas permis d’enrayer la dynamique des groupes armés. Au contraire, ceux-ci ont gagné en mobi- lité et en coordination. Le risque qui se dessine actuellement est celui d’une fragmentation progressive du territoire. Certaines zones pourraient passer sous influence durable de groupes jihadistes ou rebelles. D’autres resteraient sous contrôle fragile, expo- sées à des attaques régulières. Cette situation affaiblit forcément l’autorité de l’Etat, avec des conséquences qui pourraient largement dépas- ser le cadre malien. En effet, le Niger et le Burkina Faso, aux côtés du Mali dans l’Alliance des Etats du Sahel (AES), sont confrontés à des défis similaires et pour- raient être affectés par cette montée en puis- sance des groupes armés. Face au risque de diffusion de l’instabilité dans la région, les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest observent cette évolution avec beaucoup d’in- quiétude, redoutant un effet de contagion déjà perceptible à travers des incursions sporadiques et des tentatives d’implantation de cellules jiha- distes dans leurs zones frontalières. Aujourd’hui, c’est clairement toute la carte sécu- ritaire du Sahel qui est chahutée. Avec un risque majeur : des groupes jihadistes qui s’im- plantent durablement dans certaines localités pour enfoncer la région dans une spirale de conflictualité permanente dont il sera difficile de se soustraire. ◆ oui , je souhaite m’abonner à cette offre spéciale pour 1 an BULLETIN D’ABONNEMENT Mon abonnement comprend : ❑ 48 numéros Finances News hebdo & 2 numéros du Hors-série. Voici mes coordonnées : ❑ M ❑ Mme ❑ Mlle Nom/Prénom : ................................................................................... Adresse : ............................................................................................ Ville : ............................. Code Postal : ............................................ Tél : ........................................ Fax : ................................................. E-mail : ............................................................................................. Mon règlement ci-joint par : ❑ Chèque bancaire ou virement bancaire à l’ordre de JMA Conseil : Banque Populaire, Agence Abdelmoumen, Compte N° 21211 580 5678 0006-Casablanca - (Maroc)
depuis plusieurs années et vise un contrôle poli- tique fondé sur une logique religieuse. Le FLA regroupe des factions touareg qui revendiquent l’indépendance de l’Azawad. Cette coordination, longtemps évoquée, se matérialise désormais de façon opérationnelle. Les deux groupes frappent ensemble, ciblent les mêmes zones et exploitent les faiblesses de l’armée malienne. Leur rapprochement repose sur un intérêt commun : affaiblir le pouvoir central et ses alliés russes. La revendication de la prise de Kidal confirme cette sratégie. Cette ville du Nord, reprise en 2023 par les forces maliennes avec l’appui de Wagner, constituait un symbole fort du retour de l’Etat. Sa perte éventuelle traduit une fragilité per- sistante des positions militaires dans le Nord et renforce aussi la crédibilité du FLA, qui apparaît de nouveau comme un acteur central du conflit. Une menace d’instabilité régionale durable Cette offensive s’inscrit dans une dégradation progressive de la situation sécuritaire au Mali. Depuis plusieurs mois, les groupes jihadistes mènent une stratégie d’usure. Attaques répétées, contrôle de certains axes et perturbation des cir- cuits économiques, avec pour objectif de réduire la capacité de l’Etat à gouverner. Pourtant, la junte, au pouvoir depuis 2020, avait fait du rétablissement de la sécurité sa priorité. Elle a rompu avec la France, obtenu le départ des forces internationales et renforcé sa coopé-
L e Mali est plongé dans une situation sécuritaire critique après une série d’attaques coordonnées sans précédent. Elles ont été lancées samedi 25 avril par des jihadistes alliés à la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte à Bamako et dans plusieurs grandes villes. Gao, Mopti, Sévaré et, surtout, Kati, centre névralgique du pouvoir militaire situé à quelques kilomètres de la capitale, ont été visés simultanément. Sadio Camara, ministre de la Défense et numéro deux de la junte, a été tué lors de ces attaques. Il était l’un des principaux responsables de l’appareil sécuritaire et l’interlocuteur clé de la Russie dans la coopération militaire. Par D. William
L’ampleur et la synchronisation de ces offen- sives marquent un tournant. Elles montrent que les groupes armés sont désormais capables de frapper plusieurs points du territoire au même moment, y compris à proximité immédiate du sommet de l’Etat. Mais le changement majeur réside dans la convergence entre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA). Le GSIM, branche sahélienne d’Al-Qaïda, mène une insurrection structurée
ÇA SE PASSE AU MAROC
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Barrages
Le taux de remplissage en hausse de plus de 35% par rapport à l'an dernier
Dialogue social
Le soutien au pouvoir d'achat va coûter près de 50 Mds de DH d’ici fin 2026
L e taux de remplissage des barrages du Royaume s'est nettement amélioré à 75,86% à ce jour, contre 40,18% à la même période un an auparavant, soit un rebond de 35,68 points, a affirmé mardi le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka. Lors d'une réunion de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants sur la situation hydrique, Baraka a précisé que les retenues des barrages se sont élevées, au 23 avril 2026, à environ 13 milliards de m 3 . Les opérations de dévasement des barrages ont permis d'ac- croître les capacités de stockage, générant un gain compris entre 5 et 7% des ressources, alors qu’elles perdaient aupara- vant entre 15 et 20% de leur capacité. Passant en revue l’état d'avancement et les perspectives des projets d’infrastructures hydrauliques, Baraka a fait savoir que 156 grands barrages ont été réalisés pour une capacité totale de 20,8 milliards de m 3 , outre 150 barrages petits et moyens. S’y ajoutent 18 ouvrages de transfert d’eau et 17 stations de dessalement d’eau de mer, d’une capacité de production glo- bale atteignant 410 millions de m 3 , tandis que 4 stations sont en cours de réalisation avec une capacité de 447 millions de m 3 par an, et 11 projets sont programmés, dont 8 nouvelles stations et 3 projets d’extension. En outre, le ministre a fait état de l’achèvement de la phase d’urgence du projet d’interconnexion entre les bassins du Sebou et du Bouregreg, pour un coût de 6 milliards de dirhams, en plus de la finalisation de l’interconnexion entre les barrages Oued El Makhazine et Dar Khrofa. ■
L e soutien au pouvoir d’achat, au cœur du dialogue social engagé par le gouverne- ment, représente un effort financier considérable. D’ici fin 2026 et début 2027, son coût global devrait atteindre près de 49,7 milliards de dirhams. Selon le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, ces mesures visent prioritairement à atténuer les pressions sur les ménages et à réduire les inégalités sociales. Au-delà de sa dimension budgétaire, le dialogue social repose avant tout sur la construc- tion d’un climat de confiance entre l’Etat, les partenaires sociaux et les organisations patronales, y compris celles du secteur agricole. C’est dans ce cadre qu’ont été mises en œuvre plusieurs mesures significatives. Parmi les avancées notables, le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) a été relevé, passant de 14,81 à 17,9 dirhams de l’heure, ce qui correspond à une progression du salaire net mensuel d’environ 2.800 à 3.400 dirhams. De son côté, le salaire minimum agricole (SMAG) a connu une hausse importante, atteignant désormais 2.400 dirhams, contre moins de 1.900 auparavant. Face aux revendications sociales, l’Exécutif a également procédé, dans un contexte économique contraint, à une revalorisation générale des salaires de 1.000 dirhams. Cette mesure s’est accompagnée d’ajustements sectoriels, notamment dans l’éducation, où près de 325.000 fonctionnaires ont bénéficié d’augmentations allant de 1.500 à 5.000 dirhams selon leur ancienneté. Le secteur privé n’est pas en reste. La révision de l’impôt sur le revenu a permis une amélioration moyenne de 400 dirhams des salaires nets. Par ailleurs, des réformes impor- tantes ont été introduites dans le système de retraite, notamment la réduction du nombre de jours de cotisation requis pour accéder à une pension de vieillesse. Enfin, de nouvelles dispositions sont en préparation pour améliorer les conditions de travail des agents de sécurité privée, à travers une révision du Code du travail. ■
Ciment : Les ventes progressent de 2,5% en mars 2026
A près une évolution négative au cours des mois de janvier et de février 2026, sous l’effet conjugué des précipitations exceptionnelles enregistrées au cours de ces deux mois et du déroulement du mois de Ramadan du 19 février au 19 mars 2026, les ventes de ciment, principal baromètre de l’activité de construction, ont renoué avec la
croissance en mars 2026. En effet, elles ont enregistré une augmentation de 2,5%, après un recul de 12,8% un an plus tôt, indique la Direction des études et des prévisions finan- cières (DEPF). Au terme du premier trimestre 2026, les ventes de ciment se sont repliées de 10,9%, après une hausse de 4,5% l’année dernière. ■
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Point Bourse Hebdo Le marché revient de loin, le pétrole garde la main
Evolution de l'indice Masi depuis début avril 2025
I Après une correction sévère et une semaine encore négative, le MASI a repris assez de terrain pour repasser en territoire positif depuis le début de l’année. Le marché mise désormais sur un apaisement des tensions au Moyen-Orient, mais la trajectoire du pétrole, l’inflation et les politiques monétaires restent les vrais juges de paix des prochaines séances. l y a encore quelques semaines, la Bourse de Casablanca donnait l’impression de perdre pied. Le Masi abandonnait plus de 10% depuis le début de l’année, dans un mar- ché rattrapé par la pression sur les taux, les arbitrages défensifs et, plus récemment, par le choc géopolitique venu du Moyen-Orient. À mardi 28 avril, le décor n’est plus tout à fait le même : l’indice évolue de nouveau en territoire positif depuis le 1er janvier. Autant dire qu’il est revenu de loin. Moyen-Orient pourrait progressive- ment trouver une issue, ou du moins cesser de dicter seul la direction des actifs risqués. Par Y . Seddik
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Depuis janvier, la cote casablan- caise aura presque tout offert aux amateurs de sensations fortes. Un démarrage annuel en trombe, une première secousse liée à la remon- tée des taux, un rebond, puis une nouvelle baisse sur fond de guerre au Moyen-Orient, avant une reprise qui rappelle, par certains réflexes de marché, la séquence du printemps 2025. À l’époque déjà, le Masi avait fini par digérer un épisode de stress externe, dans un mouvement où les investisseurs avaient rapidement arbitré entre le choc immédiat et la capacité du marché à se projeter. Cette fois, le rebond repose sur des fondamentaux solides et sur des anticipations. Les marchés actions ne vivent jamais totalement dans le présent. Ils achètent souvent un scénario avant d’en avoir la confir-
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Ib Maroc Afma Wafa Assurance
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mation. Aujourd’hui, ce scénario est que les tensions pourraient se norma- liser, le choc pétrolier rester contenu, et les fondamentaux domestiques reprendre leur place dans la grille de lecture. L’autre interrogation du moment est beaucoup plus terre à terre : jusqu’où l’économie peut-elle supporter des prix du pétrole durablement élevés ? La question est centrale pour un marché comme le nôtre, où plusieurs secteurs restent sensibles aux coûts de l’énergie, aux intrants importés et aux pressions sur les marges. La mémoire de 2022 n’est pas si lointaine. À l’époque, la guerre en
Ukraine, l’inflation importée et la flambée des coûts avaient fini par peser sur la masse bénéficiaire des sociétés cotées, notamment dans les compartiments les plus cycliques. C’est ce risque que les investisseurs surveillent aujourd’hui, même s’ils ne l’intègrent pas encore pleinement dans les cours. Pour l’instant, le marché préfère jouer l’apaisement plutôt que le scénario d’une nouvelle boucle inflationniste. Il met de côté, au moins provisoirement, le spectre d’une pression durable sur les prix, sur les marges et, par ricochet, sur les politiques monétaires. ◆
La semaine précédente s’était pour- tant soldée par un repli de 2,22%. Mais cette baisse n’a pas suffi à cas- ser le mouvement de reprise engagé après les plus bas récents. Le mar- ché, qui avait violemment décroché dans le sillage des tensions régio- nales, semble désormais reprendre un peu de hauteur. Les investisseurs ont choisi, pour l’instant, de regarder au-delà du bruit géopolitique immé- diat, avec l’idée que le conflit au
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recouvrement et le traitement des réclamations relatives à la taxe d’habitation et la taxe de services communaux». «Le texte n’est pas seulement une modification fiscale, mais une redistribution du pouvoir financier entre les CT. Il permet de lier les décisions fiscales au résultat financier. La réforme de la loi a permis le recadrage des missions de recouvrement qui étaient auparavant sous la supervision de la Trésorerie générale du Royaume et de les rendre conformes aux attributions des CT en matière de définition de l’assiette, du recouvrement et du contrôle», affirme Driss Effina, profes- seur universitaire d’économie et président du Centre atlan- tique des études stratégiques. Et de préciser que «le texte met une délimitation claire entre les compétences des CT et celles de la Trésorerie générale du Royaume» , ajou- tant que la loi stipule que « le Directeur général des impôts se substitue désormais au Trésorier général du Royaume dans toutes les affaires affé- rentes à la taxe d'habitation et à la taxe de services com- munaux en cours devant les tribunaux» . Pour Effina, «cette démarche permet plus d’effi- cacité pour la fiscalité locale et assure un meilleur rendement, avec plus de ressources bud- gétaires et donc un meilleur développement pour les CT» . A noter que la loi-cadre n°69/19 a mis en exergue dans son article 9 un point qui insiste sur la nécessaire adéqua- tion de fonctionnement entre la fiscalité locale et la fisca- lité générale de l’Etat. Ainsi, le percepteur communal devient le seul responsable de l’émis- sion de l’impôt, de son recou- vrement et de son contrôle. Le texte note que «les percep- teurs auront la compétence pour exécuter les actes de recouvrement de ces taxes, y compris le recouvrement forcé et représenteront les CT dans les litiges fiscaux correspon- dants». ◆
La loi 14/25 a permis le recadrage des missions de recouvrement qui étaient auparavant sous la supervision de la Trésorerie générale du Royaume.
Fiscalité locale La loi 14/25 redessine les équilibres au profit des territoires L En transférant certaines prérogatives de l’Etat vers les collectivités territoriales et en confiant à la DGI des missions clés de recouvrement, la loi 14/25 vise à renforcer l’autonomie financière des territoires, améliorer l’efficacité du système fiscal local et accompagner la dynamique de régionalisation avancée. Par C. Jaidani a loi 14/25 est l’une des princi- pales réformes ayant concer- né la fiscalité locale. Elle per- met de transférer certaines compétences qui relevaient du département de l’Intérieur aux collectivités territoriales. Intervenant dernièrement à la Chambre des conseillers, Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Économie et des Finances, a expliqué que «cette réforme permet plus d’autonomie
financière aux collectivités ter- ritoriales (CT) dans la pers- pective de la concrétisation du projet de régionalisation avan- cée, et d’être moins dépen- dante des transferts de fonds de la part du budget de l’Etat». Il faut rappeler que ce texte vise à modifier et compléter la loi 47/06. Il est le fruit d’une collaboration étroite entre les départements de l’Intérieur et des Finances dans le domaine de la fiscalité des CT afin d’as- surer un cadre institutionnel clarifié. En préambule, le texte stipule que «cette loi marque une étape importante dans le processus de modernisation
et de clarification du système fiscal local. La réforme vise à rationaliser et clarifier l’as- siette et les taux des taxes locales, tout en renforçant la gouvernance fiscale au niveau territorial, conformément aux orientations contenues dans la loi-cadre n°69-19 relative à la réforme fiscale, notamment ses articles neuf et dix» . Dans sa première phase, la loi définit les compétences finan- cières au sein du système terri- torial national pour élaborer un modèle clair, précis et direct. Ainsi, le texte prévoit « le trans- fert à la Direction générale des impôts (DGI) l’émission, le
La réforme vise à rationaliser et à clarifier l’assiette et les taux des taxes locales, tout en renforçant la gouvernance fiscale au niveau territorial.
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ACAPS Dix ans de régulation et de nouveaux défis pour l’assurance L Dix ans après la transformation de l’ex-Direction des assurances et de la prévoyance sociale en autorité indépendante, l’ACAPS a profité de son anniversaire pour mettre en avant le chemin parcouru, mais aussi les enjeux qui s’ouvrent pour le secteur. Par Y . Seddik ’
manière de superviser le sec- teur. Le passage d’une direc- tion ministérielle à un régulateur autonome s’est accompagné d’une montée en gamme des outils, de la gouvernance et des exigences prudentielles. L’autre évolution mise en avant concerne le déplacement pro- gressif de la supervision vers une approche davantage fon- dée sur les risques, les vul- nérabilités et l’exploitation de la data. L’ACAPS entend dans ce cadre accompagner l’inno- vation utile, notamment à tra- vers les Insurtech, avec l’idée d’élargir l’accès à l’assurance sans relâcher les exigences de protection. Sur le plan international, l’Au- torité a également mis en avant son intégration au sein de l’Association internationale des contrôleurs d’assurance. Pour ses responsables, cette présence permet au Maroc de participer plus activement aux débats sur l’évolution des standards de supervision, tout en partageant son expérience avec d’autres pays africains. Les défis de la prochaine décen- nie ont, eux aussi, été clairement nommés. Abderrahim Chaffai a cité l’intelligence artificielle et le changement climatique parmi les risques émergents appelés à peser davantage sur la supervision. Il a, dans ce cadre, mis en avant le dispo- sitif national de couverture des événements catastrophiques, présenté comme un exemple de capacité du marché à anti- ciper et absorber des chocs complexes. L’ACAPS veut également ren- forcer sa lecture macropruden- tielle du secteur. Son président a évoqué un cadre analytique élaboré avec Bank Al-Maghrib et l’AMMC pour simuler des scénarios de chocs systé- miques et anticiper d’éven- tuelles mesures correctives. En parallèle, l’Autorité continue d’insister sur la conduite de marché et la protection des assurés. Le service des récla- mations a ainsi traité plus de 6.000 dossiers en 2023. ◆
annonce la plus importante est venue d’Abderrahim Chaffai. Le président de l’ACAPS a confir- mé l’achèvement du cadre pru- dentiel de la Solvabilité basée sur les risques (SBR), appelé à remplacer l’approche clas- sique fondée sur des ratios fixes. Inspiré de Solvabilité II, ce référentiel a été adapté aux spécificités du marché maro- cain et à sa cartographie réelle des risques. Avec ce dispo- sitif, l’évaluation de la solidi- té financière des entreprises d’assurance et de réassu- rance est appelée à devenir plus fine. L’idée est de rappro- cher davantage les exigences prudentielles de la nature des risques effectivement por- tés par les opérateurs. Pour l’Autorité, l’enjeu est de ren- forcer la stabilité financière et la protection des assurés, tout en préservant la capacité du secteur à financer l’économie. Abderrahim Chaffai a souligné que ce chantier, conduit à tra- vers plusieurs études d’impact auprès des opérateurs, place le Maroc parmi les pays avancés de la région sur ce registre. Le bilan des dix dernières années fait aussi ressortir une progression du marché. Nadia
Dix ans après sa création, l’ACAPS met en avant un secteur plus solide, mieux encadré et appelé à prendre davantage de place dans la gestion des risques économiques, sociaux et climatiques.
Fettah, ministre de l’Economie et des Finances, a rappelé que sa taille a doublé en une décen- nie, mais a toutefois relevé que le taux de pénétration demeure limité, signe que le secteur reste en deçà de son poten- tiel. La question de l’inclusion financière reste donc entière, à mesure que les attentes des ménages et des entreprises évoluent. Parallèlement, Nadia Fettah estime que le rôle du sec- teur dépasse désormais la seule logique de couverture, à un moment où les risques deviennent plus imbriqués et
où les dispositifs de protection sont appelés à gagner en soli- dité. La ministre a également replacé cette évolution dans le cadre du chantier de générali- sation de la protection sociale, avec en toile de fond les enjeux de qualité, de continuité et de soutenabilité financière des régimes. La transformation de l’ex-DAPS en autorité indépendante a éga- lement été remise en perspec- tive. Hassan Boubrik, ancien président de l’ACAPS et actuel Directeur général de la CNSS, a rappelé qu’il s’agissait d’un changement profond dans la
L’ACAPS entend accompagner l’innovation utile, notamment à travers les Insurtech, avec l’idée d’élargir l’accès à l’assurance sans relâcher les exigences de protection.
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Consolidation, taux et fondamentaux au test Marché actions
bable à court terme, car le marché demeure légèrement suracheté. Enfin, le scénario baissier, égale- ment moins probable à ce stade, serait celui d’une rupture du sup- port majeur et de la moyenne mobile 100 jours. Dans ce cas, la correction pourrait s’accentuer. F. N. H. : Les volumes valident- ils le rebond actuel ? T. A. : Il n’y a pas d’analyse tech- nique sans analyse des volumes. Fin janvier, la moyenne mobile 20 jours des volumes sur le marché central était autour de 350 millions de dirhams. Elle est ensuite remon- tée vers 500 millions de dirhams avec la reprise des volumes liée au déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Mais il faut rester attentif. Mis à part le pic journalier observé le 17 avril, les volumes ont tendance à baisser le long du rebond. Une divergence entre les cours et les volumes peut annoncer soit une consolidation, soit un retourne- ment. Ce n’est pas un signal à négliger. Il faut donc continuer à observer cet indicateur de près. F. N. H. : Le contexte inter- national complique-t-il la lecture du marché ? T. A. : Oui, clairement. En plus de l’incertitude autour de la résolu- tion du conflit au Moyen-Orient, plusieurs éléments pèsent sur la visibilité : le ralentissement de la croissance mondiale, les incerti- tudes sur l’inflation et la trajectoire des politiques monétaires, qu’il s’agisse des grandes Banques centrales internationales ou de Bank Al-Maghrib. Ce contexte installe un régime de marché dominé par des chocs exogènes et des changements rapides de narratif. On passe très vite d’un climat d’optimisme à un climat de prudence. Cela rap-
Après avoir effacé une grande partie des pertes liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le MASI revient sur ses niveaux du début d’année. Mais le marché reste loin de la dynamique de 2025. Tendance de fond, volumes, fondamentaux du MASI 20, taux et pétrole…,Tarik Amiar et Jérôme Boumengel, associés-gérants d’African Financial Investment, livrent leur lecture des marchés.
Propos recueillis par Y. Seddik
Finances News Hebdo : En début d’année, vous évoquiez un scénario de consolidation au sein d’un bull market. Quelle lec- ture technique faites-vous aujourd’hui du MASI ? Tarik Amiar : Il est important de remettre les choses en perspec- tive. Nous sommes, pour l’instant, dans un scénario de continuation de l’essoufflement de la perfor- mance de l’indice phare de la Bourse de Casablanca. À vendredi dernier (24 avril), le MASI affichait une performance year-to-date de -0,17%. À la même date l’année dernière, il était déjà à +17,1%. La différence est considérable. Sur le plan technique, lorsque l’on retrace les supports et les résis- tances, on retrouve le triangle que nous avions identifié auparavant. L’indice est sorti par le bas de cette figure, ce qui constitue un signal de faiblesse. Mais ce signal a été partiellement invalidé par le rebond qui a suivi. Ce rebond s’est produit sur une zone tech- nique importante, correspondant à la droite de tendance haus- sière que l’on peut tracer depuis janvier 2023. Il a également pris appui sur la moyenne mobile 100 jours. Cette conjonction de fac- teurs suggère que la tendance de fond reste haussière et que le marché évolue davantage dans une phase de correction-conso- lidation que dans une phase de retournement.
Jérôme Boumengel
Tarik Amiar
F. N. H. : Les moyennes mobiles confirment-elles encore cette tendance de fond ? T. A. : Oui, pour l’instant. Les moyennes mobiles 26 et 52 semaines demeurent au-dessus de la moyenne mobile 100 jours. Cela traduit une structure encore haussière. Il n’y a donc pas, à ce stade, de signal de retourne- ment structurel. Cela dit, il faut aussi noter que le rebond actuel se heurte à la résistance de l’ancien triangle. Tant que cette zone n’est pas franchie, le scénario d’une consolidation autour des 18.000 points reste crédible. Ce niveau correspond au support de l’ancien triangle.
Le RSI, de son côté, est sorti de sa zone de surachat. C’est plutôt positif, car cela signifie que la pres- sion acheteuse s’est détendue. Le marché dispose donc à nouveau d’une marge de manœuvre pour repartir à la hausse, mais sans signal immédiat pour l’instant. F.N.H.: Quels sont les scé- narios à retenir pour les prochaines semaines ? T. A. : Trois scénarios se dégagent. Le scénario central, le plus pro- bable, est celui d’une consolida- tion latérale entre la résistance de l’ancien triangle et la zone des 18.000 points, avec la moyenne mobile 100 jours qui joue le rôle de support dynamique. Le scénario haussier passerait par un franchissement de la résistance de l’ancien triangle. Cela ouvrirait la voie à un retour vers les plus hauts historiques, voire au-delà. Mais ce scénario reste moins pro-
Ce contexte installe un régime de marché dominé par des chocs exogènes et des changements rapides de narratif.
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BOURSE & FINANCES
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 30 AVRIL 2026
pelle, sous certains aspects, ce qui s’était produit en 2022 avec la guerre en Ukraine, la hausse de l’inflation et la pression sur la masse bénéficiaire des sociétés cotées. À l’époque, la hausse des coûts de l’énergie et des intrants avait comprimé les marges, notam- ment dans les secteurs les plus cycliques de la cote. C’est ce type de risque que les investisseurs surveillent aujourd’hui. F. N. H. : Si l’on met de côté le bruit de marché, que disent les fondamentaux du MASI 20 ? Jérôme Boumengel : J’ai choi- si de parler du MASI 20, car le contrat à terme sur cet indice a été lancé le 6 avril. Cela dit, les grandes tendances sont assez proches de celles du MASI, même si les niveaux peuvent différer. Le premier indicateur que nous regardons est la croissance des prévisions de résultats des valeurs du MASI 20. En moyenne, cette croissance reste solide. Elle est encore supérieure à 20%, même si elle commence à baisser. À la fin du dernier trimestre 2025, elle était au-dessus de 30%. Aujourd’hui, elle se situe autour de 22%. Cela reste un niveau conséquent. Mais la configuration rappelle un peu celle de 2022, lorsque la crois- sance des prévisions de bénéfices avait commencé à se replier. Il faudra donc suivre cet indicateur de près. F. N. H. : Qu’en est-il des valorisations ? J. B. : Le deuxième indicateur important est le PER prospectif, c’est-à-dire le ratio cours/béné- fices calculé sur les résultats anti- cipés des douze prochains mois. Sur ce point, la configuration est plutôt intéressante. Le PER est revenu en un ou deux mois sur la borne basse de son enveloppe de volatilité, autour de 16 fois les bénéfices attendus. En septembre 2025, il était proche de 22 fois. Il y a donc eu une baisse significative de la valorisation de l’indice. C’est plutôt positif, car ce niveau
Pour les équipes d’African Financial Investment, la tendance de fond reste préservée, même si la faiblesse relative des volumes impose encore de la prudence.
politique plus accommodante de Bank Al-Maghrib et une inflation maîtrisée. Depuis fin septembre 2025, la hausse des taux s’ex- plique d’abord par des facteurs domestiques. Le Trésor a accepté de payer des taux plus élevés pour se financer, tandis que les inves- tisseurs ont procédé à des arbi- trages lors des adjudications. Cela a entraîné une remontée graduelle des rendements. Ensuite, le déclenchement du conflit au Moyen-Orient a renfor- cé cette tendance, avec la prise en compte du choc pétrolier et d’un regain d’aversion au risque au niveau global. On observe d’ail- leurs une évolution comparable sur les marchés internationaux. F. N. H. : Le marché maro- cain suit-il donc les courbes internationales ? T. A. : En partie, oui. La détente récente observée sur le marché marocain s’inscrit, toutes pro- portions gardées, dans le même mouvement que celui observé sur les taux souverains internationaux.
peut contribuer à amortir la cor- rection du marché. À moyen et long terme, cette configuration reste constructive, même si à court terme une correction vers les 18.000 points reste possible. F. N. H. : Peut-on parler d’une normalisation des valorisations ? J. B. : Oui. Pour l’instant, les pré- visions de résultats restent solides, avec une croissance moyenne supérieure à 20% pour les valeurs du MASI 20. En parallèle, le PER est revenu autour de 16 fois. Si l’on rapporte la valorisation à la crois- sance attendue, le PEG ressort à un niveau tout à fait correct. Cela donne des signaux plutôt positifs sur le plan fondamental. La correction récente a donc per- mis une certaine normalisation des valorisations. F. N. H. : Un mot sur le marché obligataire. Quels facteurs expliquent les ten- sions observées depuis fin septembre ? T. A. : L’évolution des taux peut être décomposée en deux étapes. D’abord, il y a eu un réajuste- ment technique après une longue période de baisse des rendements, dans un contexte marqué par une
Elle traduit aussi un certain opti- misme sur une possible résolution du conflit au Moyen-Orient, même si celle-ci n’est pas acquise. F. N. H. : Sur le pétrole, comment interprétez-vous la configuration actuelle ? J. B. : Le pétrole a connu une première vague de hausse liée aux tensions entre l’Iran et les États- Unis. Le Brent est passé d’environ 70 dollars à près de 120 dollars en moins d’un mois. Depuis début mars, il consolide dans un petit canal baissier et revient autour de 90 dollars. Ce qui est intéressant, c’est que cette baisse des prix s’est accompagnée d’une baisse des volumes de transactions et des positions ouvertes sur les contrats à terme. Cela traduit sur- tout des liquidations de positions acheteuses ou des rachats de positions vendeuses par des opé- rateurs qui prennent leurs béné- fices. Nous sommes donc, à mon sens, dans une phase de conso- lidation. Le prix rebondit actuelle- ment sur la moyenne mobile 100 jours. Une sortie par le haut du canal baissier pourrait permettre un retour vers 120-125 dollars. Mais la suite dépendra largement de l’évolution géopolitique, ce qui reste difficile à prévoir. ◆
Pour l’instant, les prévisions de résultats restent solides, avec une croissance moyenne supérieure à 20% pour les valeurs du MASI 20.
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Communication financière
ETATS FINANCIERS SOCIAUX AU 31 DÉCEMBRE 2025
BILAN ACTIF
BILAN PASSIF
COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES
RAPPORT GENERAL DES COMMISSAIRES AUX COMPTES EXERCICE DU 1ER JANVIER AU 31 DÉCEMBRE 2025
Communication financière
ETATS FINANCIERS CONSOLIDES AU 31 DÉCEMBRE 2025
BILAN ACTIF
BILAN PASSIF
COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES
RAPPORT GENERAL DES COMMISSAIRES AUX COMPTES EXERCICE DU 1ER JANVIER AU 31 DÉCEMBRE 2025
PERIMETRE DE CONSOLIDATION
Société anonyme au capital de 34 880 000 dirhams Siège social : 2, Zankat Tihama – Rabat R.C n° 1971 - Rabat
COMMUNIQUE FINANCIER RELATIF AUX RESULTATS DE L’EXERCICE 2025 Le Conseil d’administration de la Société Immobilière Balima s’est réuni le 27 mars 2026, sous la présidence de Madame Jacqueline MATHIAS, pour examiner l’activité de la Société et a arrêté les comptes sociaux et consolidés au 31 décembre 2025. Les indicateurs de la société affichent un chiffre d’affaires stable par rapport à l’année 2024. La Société Immobilière Balima conserve une structure bilancielle stable et résiliente avec une trésorerie excédentaire.
1. COMPTES CONSOLIDES
Chiffre d’affaires Résultat d’exploitation Résultat courant Résultat non courant Résultat net En KDH
Au 31/12/2025
Au 31/12/2024
Evolution
70 119 19 917 20 028 - 599 13 650
63 153 17 086 17 811 2 966 14 281
11% 17% 12% -120% 4%
Le chiffre d’affaires consolidé à fin décembre 2025 s’établit à 70 119 KDH en augmentation de 11% par rapport à l’année précédente. Le résultat d’exploitation consolidé affiche une augmentation de 17% en passant à 19 917 KDH contre 17 086 KDH au titre de l’exercice précédent. Le résultat courant consolidé présente une augmentation de 12% avec 20 028 KDH en 2025 contre 13 650 KDH en 2024. Le résultat non courant ressort en baisse de -120% par rapport à l’exercice précédent, à -566 KDH en 2025 contre 2 966 KDH en 2024. Le résultat net consolidé au titre de l’exercice 2025 recule de -4% pour s’établir à 13 650 KDH contre 14 281 KDH au titre de l’exercice 2024.
2. COMPTES SOCIAUX DE LA SOCIETE IMMOBILIERE BALIMA
Chiffre d’affaires Résultat d’exploitation Résultat courant Résultat non courant Résultat net En KDH
Au 31/12/2025
Au 31/12/2024
Evolution
50 985 15 604 15 621 - 497 10 856
49 149 15 183 16 128 3 139 13 495
4% 3% -3% -116% -20%
Le chiffre d’affaires à fin décembre 2025 s’établit à 50 985 KDH en augmentation de 4% par rapport à l’année précédente. Le résultat d’exploitation affiche une augmentation de 3%, passant à 15 604 KDH en 2025. Le résultat courant ressort en léger recul à 15 621 KDH, traduisant une baisse du résultat financier. Le résultat net au titre de l’exercice 2025 ressort à 10 856 KDH, contre 13 495 KDH au titre de l’exercice 2024, soit une diminution de -20% due principalement à la baisse du résultat non courant de l’exercice de -116% par rapport à l’exercice 2024. Les travaux de réhabilitation de l’hôtel Balima se poursuivront en 2026. Balima continue d’accroître son offre de location d’appartements meublés à travers sa filiale Société Hôtelière Balima Rabat. La Société Immobilière Balima entretient ses atouts de différenciation sur le marché du locatif à Rabat. • Entretien régulier du parc immobilier, • Rénovation des locaux • Proximité avec ses clients. 3. PERSPECTIVES
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COMPTES SOCIAUX DE L’EXERCICE DU 01/01/2025 AU 31/12/2025 COMMUNICATION FINANCIERE
BILAN ACTIF
BILAN PASSIF
COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES
COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES (SUITE)
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COMPTES CONSOLIDÉS DU 01/01/2025 AU 31/12/2025 COMMUNICATION FINANCIERE
BILAN CONSOLIDÉ
COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES
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ATTESTATION COMPTES SOCIAUX
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ATTESTATION COMPTES CONSOLIDÉS
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