ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 30 AVRIL 2026
la classe moyenne et sous-moyenne, il s’agit d’abord de revoir à la baisse les taux d’imposition de l’impôt sur le revenu (IR), que ce soit pour le secteur public ou privé. La baisse du taux de l’IR de 37% à 34% permettra aux sala- riés et fonctionnaires de dégager un supplément de revenu qui va absorber le choc de l’inflation. Pour la classe ouvrière et les travailleurs, la revue du Smig/Smag à la hausse est inéluctable si la pression inflationniste continue les mois à venir.
F. N. H. : Dans un contexte de volatilité internationale persistante, quels sont les principaux canaux de trans- mission de l’inflation importée vers l’économie marocaine, et comment peut-on en atténuer les effets ? Y. G. F. : Les produits pétroliers, les matières premières et articles de première nécessité importés de l’extérieur engendrent une inflation importée qui impacte l’activité éco-
nomique, ce qui aboutit à une infla- tion structurelle dans les circuits de distribution et cycles d’exploitation et de production. Pour cela, il est question d’encourager les produits locaux et de hausser la produc- tion des matières et produits qui constituent nos besoins de première nécessité. L’encouragement de la production locale et l’amélioration de la production de nos entreprises sont essentiels pour atténuer les effets extérieurs. ◆
L’encouragement de la production locale et l’amélioration de la production
de nos entreprises sont essentiels pour atténuer les effets extérieurs.
cile mais nécessaire pour la bonne santé financière du ménage. Par consé- quent, si la situation de hausse des prix perdure, et même en adoptant de bons outils de gestion familiaux (gestion du budget, tableau de bord de dépenses…), les ménages se trou- veront obligés de recourir aux décou- verts. Déjà, l’épargne manque à l’appel dans l’état actuel des choses, contrai- rement au passé où un ménage gérait ses dépenses et parvenait à faire des économies en compte d’épargne. Au-delà de l’éducation financière, le pouvoir exécutif doit sauvegarder l’éco- nomie familiale, à travers la surveillance des marchés et la lutte contre les spé- culations et ententes anti-concurren- tielles. F. N. H. : Observe-t-on aujourd’hui une évolution durable des com- portements de consomma- tion des ménages, notamment dans les arbitrages entre pro- duits essentiels et dépenses non essentielles ? Y. G. F. : Le ménage est livré malheu- reusement à lui-même. Devant cette pression inflationniste continue et qui perdure depuis 2020, avec un enchaî- nement des crises, notamment crise sanitaire 2020, récession post-Covid, inflation importée due à la guerre rus- so-ukrainienne et pression sur les pro- duits pétroliers liée au conflit armé USA-Iran, le ménage priorise ses dépenses essentielles liées à sa survie, à savoir l’alimentation, frais de scolari- sation, traite ou loyer logement… Il se trouve dans l’obligation d’abandonner l’épargne et le loisir, vu qu’il ne dispose pas de marges de manœuvre. F. N. H. : En complément des politiques monétaires et bud- gétaires classiques, quelles politiques structurelles vous semblent aujourd’hui prioritaires pour améliorer durablement le pouvoir d’achat des ménages ? Y. G. F. : Il faut améliorer le revenu des ménages. A titre d’exemple, pour
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