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ECONOMIE

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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 16 JUILLET 2026

pelé. Pour lui, ces investisse- ments ont constitué le socle de l’essor industriel du Royaume et démontrent qu’une vision de long terme peut porter ses fruits. «Ces infrastructures étaient le préalable indispensable au développement d’un appareil productif compétitif. Sans elles, jamais le secteur automobile ne serait devenu le premier secteur exportateur du Royaume. Sans elles, nous n’aurions pas créé plus de 260.000 emplois perma- nents dans cette industrie. En intégrant les emplois indirects et induits, cela représente près d’un million d’emplois, soit envi- ron 8 à 9% de l’ensemble des emplois du pays» , a-t-il souli- gné. À travers ces exemples, le ministre a défendu une vision de l’action publique fondée sur le long terme. Il a toutefois esti-

mé que la possession des res- sources naturelles ne suffisait pas, à elle seule, à garantir le développement. «La véritable question est de savoir si nous avons réellement la capacité de maîtriser ces res- sources et de les transformer au service de notre dévelop- pement. Au Maroc, nous avons réussi à asseoir cette maîtrise. Mais dans d’autres pays, les res- sources deviennent parfois un facteur de rivalités qui empêche toute politique publique effi- cace» , a-t-il expliqué. L’autre levier jugé indispensable par Mezzour est celui de l’amé- lioration du climat des affaires. Le ministre est revenu sur les efforts engagés pour réduire les lourdeurs administratives et créer un environnement plus favorable à l’investissement. « Nous savions que certaines

majeure pour l’Afrique. Cette révolution pourrait permettre au continent de franchir un cap en matière de compétitivité et d’innovation. «Grâce aux agents d’IA, une petite entreprise, voire un entre- preneur individuel, peut désor- mais accéder à des outils qui étaient autrefois réservés aux plus grandes multinationales. C’est une révolution. Si nous savons en tirer parti, chacun pourra bénéficier d’un niveau d’expertise jusqu’ici inacces- sible. L’écart technologique entre les nations est en train de se réduire, et c’est une excel- lente nouvelle» , a-t-il affirmé. Ryad Mezzour a toutefois insis- té sur la nécessité pour les pays africains de développer leurs propres solutions afin de pré- server leur souveraineté tech- nologique. ◆

Premier secteur exportateur du Maroc, l’industrie automobile compte plus de 260.000 emplois permanents, fruit d’une stratégie d’investissement de long terme.

lourdeurs administratives constituaient un frein majeur pour les investisseurs. Nous avons donc créé des zones industrielles intégrées où ils pouvaient développer leurs projets sans subir de frictions administratives. Cette stratégie a porté ses fruits et a permis de faire émerger des écosys- tèmes industriels compétitifs aux standards internationaux», a-t-il indiqué. Il s’est ensuite projeté vers les grandes mutations technolo- giques, en particulier l’intelli- gence artificielle, qu’il consi- dère comme une opportunité

Créer de la richesse pour mieux financer les politiques publiques

Pour Ryad Mezzour, l’éducation et la santé sont des priorités absolues. Mais pour offrir un meilleur système éducatif et un meilleur système de santé, il faut d’abord créer de la richesse. Et pour la créer, il faut rendre notre pays plus attractif, plus compétitif, capable d’attirer les investisse- ments, de retenir les talents et de développer une économie productive, estime le ministre. «Si nous ne réalisons pas ces investissements structurants, nous serons incapables de générer les ressources nécessaires pour financer durable- ment nos politiques publiques», insiste-t-il. Et d’ajouter : «Nous ne pourrons pas augmenter les recettes fiscales qui permettront ensuite d’investir massivement dans l’éducation, la santé, les transports ou encore la protection sociale». Dans le cas contraire, «nous disposerons toujours des mêmes ressources financières, tandis que les attentes de la population continueront de croître», indique Mezzour. Selon lui, un État doit accepter de consacrer une partie de ses ressources à des investissements dont la rentabilité n’est pas immédiate. «Il est vrai que d’autres acteurs recherchent naturellement des profits rapides, parfois même des profits illicites. La mission de l’État, elle, consiste à construire l’avenir», conclut-il.

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