Finances News Hebdo 984 V4

Découvrez le numéro 981 de Finances News Hebdo, premier hebdomadaire de l'information financière au Maroc

Du 27/28/29/30/31 mai 2020 - 8 DH - N° 984

Directeur de la publ ication : Fatima Ouriaghl i

Politique monétaire «Les critiques envers BAM sont injustes et excessives» P. 10 à 13

Larabi Jaïdi, Senior Fellow au Policy Center for the New South

STRUCTURE DE DÉFAISANCE La Banque centrale accélère la cadence ◆ Pensé d'abord poxw< POINT BOURSE HEBDO P. 8/9

Crise sanitaire

Protectionnisme, le grand retour

Evolution de l'indice Masi depuis juin 2019

La Bourse joue la reprise de l'activité économique

P. 48/49

P. 7

Dépôt légal : 157/98 ISSN : 1114-047 - Dossier de presse : 24/98 - Adresse : 83, Bd El Massi ra El Khadra, Casablanca - Tél. : ( 0522) 98.41.64/66 - Fax : ( 0522) 98.40.22 - Adresse web : www.fnh.ma

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OMMAIRE S

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DU 27/28/29/30/31 MAI 2020 FINANCES NEWS HEBDO

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Actualité Voyons voir : Covid-19/ Traçage : Souriez, vous êtes… pistés ! Ça se passe au Maroc 3 4

Bourse & Finances Point Bourse Hebdo : Accalmie ambiante cette semaine Secteur bancaire : BAM accélère son projet de structure de défaisance Entretien avec Larabi Jaïdi : «Les critiques envers BAM sont injustes et excessives» Bourse de Casablanca : Des technos «vaccinées» contre la Covid-19 Trimestriels : Snep finalement rattrapée par la Covid-19 Entretien avec Younes Araqi Houssaini : Banques et assurances, Quelles armes pour la DSI de demain ? Lutte contre Covid-19 : La BAD mobilise 264 millions d’euros pour le Maroc Aradei Capital : Un nouvel actionnaire dans le tour de table Post-Covid-19 : Les sociétés de Bourse font leurs propositions CIH Bank : 65.000 clients ont bénéficié des reports de crédit Facilités de caisse : La certification des comptes nécessaire pour l’accès au financement Dari Couspate : Le confinement dope le chiffre d’affaires Boursenews

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Editorial Par Fatima Ouriaghli

LE MAROC DES CHAMPIONS COVID-19

L’ après-Covid, tout le monde y pense. Particulièrement au Maroc où le confine- ment est de rigueur au moins jusqu’au 10 juin prochain. Les autorités marocaines s’y préparent sur le volet sanitaire, particulièrement délicat, avec le souci de limiter la circula- tion du coronavirus au lende- main du déconfinement. Elles s’y préparent également sur le volet économique, éminemment important, eu égard à l’immense choc subi par le Royaume dans ce domaine. Le défi majeur pour le gouver- nement n’est pas seulement de faire redémarrer une machine économique moribonde à tra- vers le plan de relance qui sera concocté à cet effet, mais éga- lement d’inscrire les perspec- tives économiques du pays dans une vision plus globale et à long terme qui doit lui permettre de mieux absorber les crises futures. L’Etat n’a pas hésité à servir volontairement de pare-balles aux entreprises marocaines durement touchées par cette crise sanitaire sans précédent, quitte à fouler du pied les fameux principes de rigueur et d’ortho- doxie budgétaires. Le bouclier financier déployé a ainsi pu per- mettre d’amortir, ne serait-ce que partiellement, le choc et de maintenir en vie le tissu productif. Un tissu productif composé à 95% de TPME, dont la fragilité

a été exacerbée par cette crise. Comment ces entreprises pou- vaient-elles faire preuve de résilience face à un tel choc, quand elles traînaient déjà de nombreuses faiblesses, comme notamment la sous-capitalisa- tion, des problèmes de trésorerie ou encore l’absence d’investis- sement ? Rappelons un chiffre édifiant publié en novembre dernier par le haut-commissa- riat au Plan : au cours des trois dernières années, 39% des entreprises seulement ont réalisé des investissements. Cette pro- portion s’élève à 80% pour les grandes entreprises, 49,5% pour les PME et 29,4% pour les TPE. A l’évidence, le Maroc de demain devra donc se construire avec des entreprises fortes, rési- lientes, mieux structurées, plus ambitieuses… qui ne courront pas se réfugier dans les bras de l’Etat au premier problème. Il faudra multiplier les champions nationaux, à l’image de ce qu’a fait un groupe bancaire de la place, Attijariwafa bank pour ne pas le citer. Car pour la gestion de la pan- démie du Covid-19, l’Etat a joué aux sapeurs-pompiers de façon exceptionnelle. Mais, ses res- sources n’étant pas élastiques, il ne peut faire de «l’exceptionnel» une règle générale, d’autant que des crises, il y en aura d’autres. Peut-être même beaucoup plus virulentes que celle générée par le coronavirus. u

Economie Crise sanitaire : Le protectionnisme de retour au grand galop Crise économique : La relocalisation, ce risque qui se profile Entretien avec Aziz Bouslamti : «Nous craignons que le pire soit à venir» Logistique/Transport : Vers des «process» plus digitalisés Entretien avec Mehdi Cherif Alami : «La crise actuelle a démontré la nécessité d’automatiser certaines opérations» Déconfinement : Quel lien entre densité urbaine et propagation du virus ? Enseignement à distance : Des atouts confirmés, mais aussi des limites Entreprises : Les 8 commandements de McKinsey pour une reprise solide de l’activité

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Focus Agricole Forage de puits : Une activité en plein essor 58 L'univers des TPME Financement des entreprises : Lancement d’un nouveau dispositif 59 Higt Tech Le Coronavirus, nouvelle niche des cybercriminels 60 Société Confinement : Regards croisés de deux adolescents 61 Développement durable Protection de l’environnement : A quand un budget participatif dédié au développement durable ? Forêts du monde : 420 millions d’hectares partis en fumée en 30 ans 62 63

Culture Festival d’Essaouira : Aurons-nous notre dose de transe ? 64

• Directeur Général responsable de la Publication : Fatima OURIAGHLI Contact : redactionfnh@gmail.com

• Directeur des rédactions &Développement : DavidWilliam • Rédacteur en chef : Amine Elkadiri • Journalistes : Charaf Jaidani, Leïla Ouriaghli, Adil Hlimi, Momar Diao, Youssef Seddik, Badr Chaou, Chaimaa Abounaim, Khalid Aourmi • Révision : M. Labdaouat • Directeur technique &maquettiste : Abdelillah Chamseddine •Mise en page : Zakaria Beladal • Assistantes de direction : Amina Khchai • Département commercial : Samira Lakbiri, Salma Benmakhlouf, Rania Benchaib • Administratif : Fatiha Aït Allah, Nahla Sahlal • Édition : JMA CONSEIL • Impression : Maroc Soir • Distribution : Sapress • Tirage entre 15.000 et 18.000 exemplaires • Dépôt légal : 157/98 • ISSN : 1114-047 • Dossier de presse : 24/98 • N° Commission paritaire : H.F/02-05

V OYONS VOIR

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Covid-19/ Traçage Souriez, vous êtes… pistés !

Par D. William

L e déconfinement ! C’est actuellement une phase cruciale que vivent plu- sieurs pays à tra- vers le monde. Un décon- finement précautionneux, mais qui s’avère surtout extrêmement compliqué à mettre en œuvre, avec en toile de fond l’impératif de limiter la circulation du coronavirus. C’est dans ce cadre d’ail- leurs que plusieurs pays ont opté pour une application de traçage. Objectif : pister les malades potentiels et tous ceux avec qui ils sont entrés en contact. Sauf

que, d’un pays à l’autre, les modèles des applica- tions lancées soulèvent parfois de très vives polé- miques. D’autant qu’elles sont jugées pour le moins très intrusives par les uti- lisateurs qui se sentent constamment fliqués et vio- lés dans leur intimité, et qui ont l’amère sensation d’être en liberté conditionnelle. Au Qatar, le débat fait rage autour de l’application de traçage «Ehteraz», dont l’installation est obliga- toire sous peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans. Même si les autorités promettent la stricte confi-

dentialité par rapport aux données recueillies, l’ac- cès aux photos et vidéos des utilisateurs ainsi que l’autorisation d’émettre des appels suscitent un tollé dans l’émirat. Même son de cloche en Inde avec l’application «Aarogya Setu», qualifiée de logiciel de surveillance de masse. Faut-il s’autoriser certaines libertés au nom de la pro- tection des citoyens ? Bien évidemment que non. Et c’est un point sur lequel ont visiblement veillé les autorités marocaines qui, dans le cadre du plan de

déconfinement, ont mis aussi au point l’applica- tion de traçage baptisée Wiqaytna, validée par la Commission nationale de contrôle de protection des données à caractère per- sonnel (CNDP). Mais à la différence d’autres pays, son téléchargement est basé sur le volontariat. Et pour qu’elle produise les effets escomptés, il faut une forte adhésion de la population. Autrement dit, que Wiqaytna soit installée par plus de 60 à 70% de la population, à en croire Mohamed El Youbi, direc- teur de l'épidémiologie

et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé. Cela suppose donc que les Marocains accordent suffi- samment de confiance aux autorités par rapport à l’uti- lisation de leurs données. Confiance qu’ils leur ont accordée jusqu’à présent en tout cas, dans le cadre notamment de la gestion de la pandémie, en souscrivant à toutes les décisions et mesures prises depuis l’an- nonce de l’état d’urgence sanitaire. Vont-ils la renou- veler en adoptant massive- ment Wiqaytna ? Wait and see. ◆

oui , je souhaite m’abonner à cette offre spéciale pour 1 an BULLETIN D’ABONNEMENT Mon abonnement comprend : ❑ 52 numéros Finances News hebdo & 2 numéros du série.

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A SE PASSE AU MAROC Ç

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L e Maroc est le pays africain le plus intégré dans le domaine macroéconomique, se positionnant loin devant le second du classement, selon l’indice de l’intégration régionale en Afrique édition 2019, publié par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA-ONU), la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission de l’Union africaine (CUA). Avec un score de 0,809, le Maroc se positionne loin devant le second du classement, à savoir Maurice, dont le score est de 0,633. Viennent ensuite l’Egypte, le Rwanda et le Mali, avec des scores de 0,632 ; 0,570 et 0,542 respectivement, précise l'Indice dans édition 2019 publiée vendredi. ■ Le Maroc, pays africain le plus intégré dans le domaine macroéconomique

Le Groupe Al Omrane lance un Bureau d’ordre digital

La Douane annonce des recettes record en 2019

L a Holding immobilière publique Al Omrane met en place un Bureau d’ordre digital. Les citoyens, entre- prises, administrations pourront ainsi dépo- ser leurs courriers avec un accusé de récep- tion via le portail du bureau d’ordre digital qui est accessible à partir du lien Internet b.ordre.alomrane.gov.ma. Ce service a pour objectif de faciliter et de fluidifier la communication avec ses diffé- rents partenaires et clients, notamment en cette période de pandémie afin de limiter les échanges physiques de documents et de gérer électroniquement les flux des cour- riers, indique le Groupe.

L a Douane maro- caine a pulvérisé tous ses records de recettes en recou- vrant 103,7 milliards de dirhams (MMDH) durant l'année écou-

lée contre 100,8 MMDH en 2018. « Poursuivant leur trend haussier, les recettes douanières encaissées durant l'exercice 2019 se sont situées à 101,1 MMDH. Les recettes constatées ont, quant à elles, atteint 103,7 MMDH, dépassant la réalisation de 2018 de 3% », indique l'Administration des douanes et impôts indirects (ADII), qui vient de publier son rapport d'activité de 2019, notant que cette performance est due principalement à une évolution remarquable des importations. Pour ce qui des recettes douanières budgétaires encaissées, elles ont affiché une progression de 3,1% à 94,6 MMDH, ajoute la même source. Hormis la redevance gazoduc, tous les droits et taxes recouvrés par l'ADII ont enregis- tré une évolution positive. ■

Il entre dans le cadre de la Road Map Digitale « Mouwakaba », qui intègre des projets inno- vants permettant au Groupe de s’adapter à la nouvelle situation mise en place, compte tenu de l’état d’urgence sanitaire, pour pré- server la santé de ses partenaires, clients et citoyens tout en offrant un service de qua- lité, fait savoir Al Omrane. ■

L'OFPPT adapte ses dispositifs d'évaluation et d'admission

L' Office de formation profession- nelle et de promotion de l'emploi (OFPPT) a annoncé une série de décisions relatives à l'adaptation des dis- positifs d'évaluation et d'admission. Alors que la formation à distance sera mainte- nue jusqu'à la fin de la saison en cours, l'accueil des stagiaires reprendra en sep- tembre prochain, indique l'Office dans un communiqué, qui insiste sur « l’équité et l’égalité des chances » en matière d’éva- luation. Pour les stagiaires en 1 ère année, les examens de passage seront annulés et la réussite sera décidée sur la base des notes des contrôles continus et des évaluations de fin de modules assurés en présentiel, avec la prise en compte de l’appréciation du Conseil de classe. La proclamation des résultats est prévue après l’achèvement des cours à distance, au plus tard fin juillet 2020, précise la même source. Le programme de 2 ème année de cette pro- motion sera renforcé par des rattrapages ciblés portant sur les compétences priori- taires prévues en 1 ère année, mais n’ayant pas pu être prodiguées à cause de la crise sanitaire. S'agissant des stagiaires en fin de for-

mation, les examens ne couvriront que les modules assurés en présentiel avant le confinement. Les examens «Bac Pro» auront lieu en juillet prochain, avec des séances de révision avant fin juin, tandis que les épreuves des niveaux Technicien Spécialisé, Technicien et Qualification son prévues en septembre. Les examens des niveaux Qualification optimisée (une année de formation) et Spécialisation se dérouleront courant novembre 2020, les séances de rattrapage et de révision en présentiel reprenant à partir de sep- tembre. Par ailleurs, l'Office précise que les pré-inscriptions au titre de la pro- chaine rentrée se font exclusivement en ligne jusqu'à la fin du confinement, via son site Web institutionnel, sachant que le démarrage de la campagne 2020-2021 est projeté à partir d'octobre prochain. ■

B OURSE & F INANCES

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Point Bourse Hebdo

La Bourse joue la reprise de l'activité économique ◆ Après une période de consolidation, les actions retrouvent le chemin de la hausse. ◆ Les investisseurs attendent de pied ferme la concré- tisation du plan de relance économique et le PLF rectifi- catif.

Evolution de l'indice Masi depuis juin 2019

compte de l'impact de la crise sur le déficit budgétaire, sur la balance des paiements et sur l'en- dettement. Ces deux derniers éléments déter- mineront les grandes orientations de l'économie pour les mois à venir et la tendance du marché. À mesure que ce plan de relance se concrétise, la Bourse devrait continuer à être drivée par les résultats, et dans une moindre mesure, par les quelques statis- tiques macroéconomiques ou sectoriels. Comportement des secteurs sur la semaine Au cours de cette période, 14

Après un week-end prolongé, une salve de publications trimes- trielles, avec leur lot de surprises, attend les investisseurs. Les copies des secteurs immobilier et bancaire sont particulièrement attendues. Les opérateurs guettent égale- ment le budget rectificatif et le nouveau plan de relance écono- mique qui devraient être bientôt présentés en Conseil de gouver- nement. Les travaux sont déjà entamés à travers notamment la mise à jour des hypothèses adop- tées lors du dernier PLF 2020 et celle des principaux indicateurs économiques. Les nouvelles prévisions tiendront

indices sectoriels ont affiché des variations positives allant de 8,7% pour les «Mines» à 0,52% pour les «Sociétés de placement immobi- lier». En revanche, des variations négatives ont été accusées par d'autres secteurs variant entre 3,62% pour celui des «Boissons» et 0,1% enregistré par le secteur «Électricité». Côté valeurs individuelles, Managem prend la tête du pelo- ton grâce à une hausse de 21,6%, devançant Microdata (+10,88%) et Lafargeholcim Maroc (+9,83%). A l'opposé, le groupe RDS a chuté de 8,64%, alors que SBM et Salafin ont perdu respective- ment 4,55% et 4,16%. ◆

L e stress s'est réduit sur le marché actions pour lais- ser place à une certaine accalmie. Les différents éléments d'inquiétude causés par la crise demeurent plu- tôt digestes pour les investisseurs. Cette semaine (14 au 22 mai), le Masi a quitté (par le haut) sa figure de consolidation pour avancer de 3,04% dans des volumes toujours à niveaux réduits. La cote n’a en fait drainé que 478 MDH sur la période. Dans ce total, Attijariwafa bank (28,55%), Label Vie (14,26%), et Itissalat Al-Maghrib (8,66%) ont été les dossiers les plus actifs. Par Y. Seddik

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Secteur bancaire

◆ Bank Al-Maghrib suit avec les banques les discussions pour la mise en place d'une structure de gestion spécia- lisée dans le recouvrement des créances et l'option de création d'un fonds de reprise des créances en souffrance. ◆ Objectif : alléger les bilans des banques d'une partie des créances en souffrance et résorber une partie de l’en- cours de prêts non performants en vue de leur permettre de consentir de nouveaux crédits. ◆ Une étude a été lancée avec l'appui de la SFI pour examiner les options et les freins aux plans légal, réglemen- taire et opérationnel. BAM accélère son projet de structure de défaisance H abituées aux s t r e s s - t e s t s simulés, les banques sont en train d’en Par A. Elkadiri BAM s'est très tôt mobilisée pour mainte- nir la capacité des banques à financer l'éco- nomie.

vivre un grandeur nature, inédit par son ampleur. Au regard de la position systémique qu’occupent les banques dans notre économie, la Banque cen- trale s’est très tôt mobi- lisée, avec un objectif : maintenir la capacité des banques à financer l’éco- nomie et à distribuer des crédits, malgré le contexte de crise économique aigüe et les tensions sur les liquidités. «Les différentes mesures prises jusqu’ici répondent au souci de renforcer les capacités des acteurs bancaires et leur fournir les incitations nécessaires pour soutenir les ménages et les entreprises dans ces circonstances exception- nelles marquées par de fortes incertitudes, alléger la pression sur la tréso- rerie des emprunteurs et assurer le financement de leurs besoins urgents au cours de l’état d’urgence sanitaire», détaille la Banque centrale contac- tée par Finances News Hebdo. Bank Al-Maghrib (BAM) a ainsi pris une série de mesures spécifiques visant à répondre aux

besoins de liquidités des banques en dirhams et en devises, et ce en triplant leur capacité de recours aux avances de l’insti- tution d’émission. Elle a aussi renforcé le refinan- cement par les banques des crédits aux TPME, en élargissant son pro- gramme aux crédits de trésorerie octroyés à cette catégorie d’entreprises. Ainsi, le volume des injec- tions de Bank Al-Maghrib est passé de 67 milliards de dirhams le 12 mars 2020 à un pic de 105 mil- liards le 23 avril, avant de s’atténuer à 94 milliards le 14 mai 2020, nous rap- pelle la BAM. Sur le plan prudentiel, Bank Al-Maghrib a pris également des mesures d’accompagnement des établissements de crédit, couvrant les exigences en

matière de liquidité, fonds propres et de provisionne- ment des créances. Elle a aussi, rappelons-le, appe- lé les établissements de crédit à suspendre la dis- tribution des dividendes au titre de 2019. Les résultats ne se sont pas fait attendre : à fin avril, près de 440.000 demandes de report ont été approuvées par le sec- teur bancaire pour unmon- tant global d’échéances reportées de 5,6 milliards de dirhams correspondant à un encours de 105,5 mil- liards de dirhams. S’agissant des crédits additionnels Damane Oxygène, ils ont bénéficié à 17.600 entreprises pour un encours de crédits de 9,5 milliards de dirhams au 21 mai. En outre, ces mesures contribuent également à

préserver l’offre des cré- dits en dehors de Damane Oxygène et les condi- tions de financement de l’économie. «Les crédits octroyés par les banques aux entreprises au cours des mois de mars et avril, suite au déclenchement de la crise sanitaire, ont fortement progressé pour répondre aux besoins exprimés et les aider à faire face à la gestion de la crise. Les crédits de tré- sorerie ont connu, sur ces deux mois, une hausse additionnelle par rapport à février, de près de 17 milliards de dirhams, soit +8,8%», nous apprend BAM.

pation majeure pour les établissements bancaires et les autorités monétaires réside dans la montée en flèche des impayés. Déjà avant la crise, le niveau des créances en souf- france était jugé élevé (près de 7,5% de l’encours total des crédits). Avec la crise et la hausse atten- due des défaillances d’en- treprises, ce ratio pourrait encore grimper, limitant par conséquent la capa- cité du secteur bancaire à financer les ménages et les entreprises. A cet effet, la solution pourrait venir de la mise en place d’une structure de défai- sance, déjà dans les petits papiers de la Banque cen- trale, mais dont la crise actuelle pourrait accélérer la mise en œuvre. «S’agissant de la défai- sance et des solu-

Structure de défaisance

Il va sans dire que dans ce contexte de crise éco- nomique, l’autre préoccu-

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ce sens», fait savoir la Banque centrale. En parallèle, Bank Al-Maghrib a lancé une étude avec l'appui de la Société financière internatio- nale (SFI), filiale du groupe de la Banque mondiale, pour examiner les options et les freins aux plans légal, réglementaire et opération- nel. Selon BAM, «cette étude permet-

tions pouvant alléger les bilans des banques d'une partie des créances en souffrance, les sché- mas envisageables peuvent por- ter notamment sur des opérations de titrisation, de cession directe de créances ou de restructura- tions industrielles et financières. La finalité de ces mesures est de résorber une partie de l’encours de prêts non performants en vue de permettre aux banques de consentir de nouveaux crédits », explique BAM. «Bank Al-Maghrib suit avec les banques les discussions pour la mise en place d'une structure de gestion spécialisée dans le recou- En tant que membre du Comité de veille économique (CVE), Bank Al-Maghrib est au cœur de la prise de décision des mesures pour limiter les impacts de la crise pandé- mique de la covid-19 sur les ménages et les entreprises, dont plusieurs concernent le secteur bancaire. Dans ce cadre, la Banque centrale se mobilise pour coordonner les consultations préparatoires avec le secteur bancaire et les différentes parties prenantes, préalablement à la prise des décisions de ce comité, ainsi que dans l’accompagnement du déploiement de ses déci- sions. Le suivi des réalisations fait l’objet de reportings ad hoc et les difficultés détectées à travers les banques ou la clientèle sont examinées pour prendre les mesures complé- mentaires qui s’imposent, sou- ligne BAM. Cette démarche permet de corriger rapidement le tir lorsque des difficultés apparaissent : cela a notam- ment donné lieu au traitement de la problématique des inté- rêts intercalaires (désormais pris en charge par l’Etat) ou encore à un assouplissement du produit de financement Damane Oxygène. Reportings réguliers et ajustements

vrement des créances et l'option de création d'un fonds de reprise des créances en souffrance» , poursuit la même source. Ces discussions explorent les scéna- rii d’intervention, les portefeuilles qui pourraient être ciblés et les modalités de partenariats à envi- sager ainsi que les structures de services nécessaires. «Une étude de diligence a été engagée dans

tra d'identifier les amendements d’ordre législatif ou réglemen- taire à même de faciliter la mise en œuvre de solutions de défai- sance répondant à des critères d'agilité et à moindre coût. Elle identifiera également les mesures nécessaires au plan opérationnel pour améliorer la performance du recouvrement des créances dans le contexte marocain». ◆

المملكة المغربية وزارة إعداد التراب الوطني والتعميــــــــــــــــر والإسكان وسياسة المدينة قطاع إعداد التراب الوطني والتعمير الكتابة العامة مديرية الموارد البشرية والوسائل العامة

Royaume du Maroc Ministère de l’Aménagement du Territoire National, De l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville Département de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme Secrétariat Général Direction des Ressources Humaines et des Moyens Généraux

PROGRAMME PRÉVISIONNEL COMPLÉMENTAIRE DES MARCHÉS Maître d’ouvrage : Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville. Année budgétaire : 2020 Direction de l’Urbanisme (DU)

Type de service

Objet de Service

Lieu d’exécution

Mode de passation

Période prévue pour le lancement

Coordonnées du service concerné

Marchés réservés à la PME

Réalisation des études relatives à l’élaboration des cartes d’aptitude à l’urbanisation des aires urbaines de Guelmim et de Sidi Ifni. Réalisation des études relatives à l’élaboration des cartes d’aptitude à l’urbanisation (2 lots) : - Lot n°1 : Relatif à l’aire urbaine de Khouribga-Oulad Abdoune ; - Lot n°2 : Relatif à l’aire urbaine d’Azilal. Réalisation des études relatives à l’élaboration des cartes d’aptitude à l’urbanisation (3 lots) : - Lot n°1 : relatif à l’aire urbaine de Kelaa des Sraghna ; E-urbanisme relative à la mise en place de plateformes pour la dé- matérialisation des documents d’urbanisme et des services rendus par les Agences Urbaines. Étude relative à la mise en place des Agences Urbaines Numériques 2.0. - Lot n°2 : relatif à l’aire urbaine de Rhamna ; - Lot n°3 : relatif à l’aire urbaine de Youssoufia.

Étude

DU-Rabat

AOO

Juin

M me Lamiae GUEROUANI, chef de Division de la Recherche et de la Prospective Urbaine

Étude

DU-Rabat

AOO

Juin

Étude

DU-Rabat

AOO

Juin

M me Lamya SARHROUCHNI, chef de Division des Prévisions et de l’Aménagement Foncier

Étude

DU-Rabat

AOO

Juin

Étude

DU-Rabat

AOO

Juin

Direction de la Communication, de la Coopération et des Systèmes d’Information (DCCSI)

Type de service

Objet de Service

Lieu d’exécution

Mode de passation

Période prévue pour le lancement

Coordonnées du service concerné

Marchés réservés à la PME

Renouvellement des licences pare-feu et antivirus au profit du Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville-Aménagement du Territoire National et Urbanisme- Acquisition et Mise en place d’une Solution de visioconférence u pro- fit du Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urba- nisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville-Aménagement du Territoire National et Urbanisme

DCCSI- Rabat

Service

AOO

Juin

M. Mohamed ZBAKH, chef de Division des Systèmes d’Infor- mation

DCCSI- Rabat

Service

Juin

AOO

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BOURSE & FINANCES

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pays qui ont programmé des plans massifs. Mais à chaque contexte sa spécificité. Le Plan de relance national sera profilé en fonc- tion de notre situation ex-ante crise, de l’effet du choc causé à nos secteurs d’activité et nos entreprises, de scenaris alternatifs de relance, d’études d’impact des ressources affectées et de l’évaluation des moyens que nous pouvons mobiliser dans un horizon proche. Nos marges de manœuvre ne sont pas insignifiantes, mais elles sont limitées. Il n’y a pas de doute que le Comité de veille économique (CVE) cherche à booster l’économie pour sauver le maximum d’entreprises et d’emplois en agissant sur plusieurs claviers : prêts de garantie d’Etat avec des délais de remboursement appro- priés, reconduction et renforcement du sou-

tien aux entreprises mises en difficulté, aides au chômage partiel, commande publique, fonds dédiés, garanties aux prêts à court et moyen termes.. Le scenario le plus plus ambitieux, et surtout le plus effi- cace, est celui qui parviendra de mat-

Le système bancaire est certainement appelé à revoir ses

techniques de financement.

«Les critiques envers BAM sont injustes et excessives» ◆ Le Plan de relance économique sera calibré à l’aune des ambitions du pays et à la taille de ses moyens. ◆ Larabi Jaïdi, économiste et Senior Fellow au Policy Center for the New South, livre une analyse exhaustive sur la politique monétaire menée par la Banque centrale pendant cette période de crise.

cher les besoins exprimés par les profession- nels avec les prévisions du solde budgétaire de l’Etat, de la dette publique, des recettes des administrations publiques, des invariants des dépenses publiques (masse salariale, continuité des dépenses de fonctionnement essentielles...). C’est moins l’effet volume que l’effet qualitatif qui est important. Certes, cette crise pose la question de comment rebondir, créer des emplois et de la croissance, mais elle sera aussi un révélateur de nos capacités à gérer efficacement des ressources rares en une période inédite, c’est-à-dire à faire le bon dosage, l’arbitrage efficient dans l’affectation des aides. C’est notre défi de demain car, selon les premières évaluations des impacts de la crise découlant des enquêtes du HCP et de la CGEM, l’ardoise sera lourde. La demande en aides et en soutien sera élevée. Il n’y a qu’à consulter le Plan présenté par la CGEM dans sa double dimension transver- sale et sectorielle, à court terme et à moyen terme, pour avoir une idée des besoins en ressources pour une relance soutenue. Un peu partout dans le monde, les Plans de relance ont présenté des points communs : préservation du financement des entreprises par la fourniture de liquidités via les Banques centrales et par des garanties de crédit aux entreprises par les États. Ils ont divergé

économique et sociale. Le fonds de solidarité a mis en place une série de mesures pour financer des mesures d’urgence. Un plan de relance est en préparation. Quel profil et quelle ampleur aura-t-il ? Le Comité de veille économique affûte ses armes en concerta- tion avec les professionnels. Il faut leur faire confiance, ce sont des hommes – ou femmes- de terrain et de la décision, qui disposent des informations nécessaires pour établir l’état des lieux et proposer des scenaris au pouvoir politique. Le Plan sera calibré à l’aune de nos ambitions et à la taille de nos moyens. Nous savons qu’à l’étranger, nombreux sont les

Propos recueillis par M. Diao

Finances News Hebdo : A l’état actuel de l’économie nationale où la plu- part des secteurs sont sinistrés, selon vous, le Plan de relance tant attendu doit-il être forcément massif afin de permettre le prompt redémarrage de la machine économique ? Larabi Jaïdi : Avec l’épidémie de Covid-19 et le nombre d’entreprises en état d’arrêt d’activité partiel ou global que nous comptons malheureusement dans notre pays, le Maroc est entré dans une crise à la fois sanitaire,

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à propos des ménages et des salaires. Les Plans de relance qui semblent donner de meilleurs résultats sont ceux qui accordent une importance au soutien à l’emploi, à la compensation des pertes de revenus salariaux et non salariaux, à l’indemnisation du chômage, au renforcement de la cohésion sociale. Un plan qui couvre les dimensions éco- nomique et sociale de la crise. En ce sens, il serait souhaitable de consulter les syndicats sur cette question pour que le Plan de relance soit le plus consensuel possible. C’est une condition de sa réussite. F.N.H. : Selon vous, quels sont les secteurs priori- taires à privilégier dans le cadre du Plan de relance économique ? L. J. : L'épidémie du Covid-19 affecte de manière significative les secteurs et les entreprises du fait de la rupture des chaînes d'ap- provisionnement, d'annulations de commandes et de contrats de la part des clients liés notam- ment aux difficultés à organiser la continuité de la production en rai- son de l'impact de l'épidémie. La flotte aérienne clouée au sol, des usines industrielles à l'arrêt ou encore des hôtels et restaurants fermés jusqu'à nouvel ordre. Tous les secteurs d'activité ont été durement touchés par l'épidémie de coronavirus, faisant vaciller l'économie nationale. L’enquête du HCP a tracé le paysage : 89% des entreprises de l'hébergement et de la restauration en arrêt, 76% dans les industries textiles et du cuir, 73% dans les industries métalliques et mécaniques, 60% dans le secteur de la construc- tion. A la lecture des données révélées par l’enquête du HCP, un certain nombre d’observa- tions s’impose. Il ne faut pas que les mois à venir soient perdus pour l’écosystème dynamique du tourisme national, lequel couvre toute une série d’activités telles que les voyages, les transports, l’hébergement, l’alimentation, les activités de loisirs ainsi que la

est gravement secouée par l’im- mobilisation de la flotte aérienne et les chutes des commandes. L’automobile cherche un rebond, mais les constructeurs (Renault et Peugeot) sont dans des états de santé différents. La relance de la construction et du BTP peut avoir un effet plus immédiat sur l’em- ploi. Les aides financières, les produits mobilisés dans le cadre du programme d’urgence ont été reprofilés pour relancer l'activité des secteurs les plus en difficulté. Le Comité de veille économique met au point un plan de relance intégré et cohérent de l'économie nationale qui s'appuierait sur des plans de relance sectoriels. Je suppose que la répartition des ressources ne se fera pas de manière forfaitaire. Les formats et le contenu des plans sectoriels

La relance de la construc- tion et du BTP peut avoir un effet plus immédiat sur l’em- ploi.

culture. Pour nombre de régions et de villes, le tourisme est un élément essentiel du tissu écono- mique et social d’emplois et de revenus pratiquement indispen- sables, souvent concentrés dans des régions dépourvues d’autres pôles d’emploi et ayant recours à des travailleurs peu qualifiés. Le secteur des transports s’at- tend à être confronté à une crise durable, le secteur aérien, en par- ticulier, traverse une crise inédite dans son histoire, menaçant la survie de la RAM, et pourrait mettre beaucoup de temps à se relever. Au-delà des actions et mesures de court-terme, il faudra bâtir une stratégie de long-terme pour sauver durablement le pavil- lon national. Le secteur du trans- port de voyageurs est paralysé par la crise et il est à craindre que de nombreuses entreprises mettent la clé sous la porte si de nouvelles aides ne sont pas apportées. Face à la perspec- tive d’une crise durable dans les transports, il y a un besoin d’un volet «transport» ambitieux dans le plan de relance. Les branches de l’activité industrielle sont aussi fortement touchées. Plombé par l’effet de la sécheresse et par la chute de la consommation due aux fermetures des cafés et res- taurants, l’agro-industrie réclame des aides pour soutenir diverses activités. La filière de la pêche demande l'activation d'un dis- positif de soutien à l'arrêt tem- poraire des navires pour aider les armements à passer le cap. Le textile doit retrouver les com- mandes perdues ou suspendues

par les donneurs d’ordre, sachant que la saison d’été est déjà com- promise. Dans les métiers mon- diaux, la situation de l’automobile n’est pas celle de l’aéronautique, même si les écosystèmes ont résisté jusqu’à présent au choc de la crise. L’aéronautique mondiale

COMPAGNIE D’ASSURANCES ET DE REASSURANCES ATLANTA Entreprise privée régie par la Loi n° 17-99 portant Code des Assurances Société anonyme au capital de 601.904.360,00 dirhams - Siège social : 181, boulevard d’Anfa, Casablanca R. C. Casa. 16747 – I.F. 01085137 – I.C.E. 001529660000034

Communiqué 1 er trimestre 2020

Au terme du premier trimestre de l’année 2020, la Compagnie Atlanta a réalisé un chiffre d’affaires de 1 015 millions de dirhams, en hausse de +10.6% par rapport à la même période de l’année 2019, soit +97 millions de dirhams.

L’activité Non Vie affiche un chiffre d’affaires de 845 millions de dirhams marquant ainsi une croissance de +11.4%, soit +86 millions de dirhams.

La branche Vie enregistre un chiffre d’affaires de 170 millions de dirhams en progression de +6.9%, soit +11 millions de dirhams.

Le chiffre d’affaires consolidé au 31 mars 2020 s’établit à 1 857 millions de dirhams en progression de +11.3% par rapport à 2019, soit +188 millions de dirhams.

Le chiffre d’affaires Non Vie consolidé s’établit à 1 503 millions de dirhams en progression de +10.1% par rapport à 2019, soit +138 millions de dirhams.

La branche Vie enregistre un chiffre d’affaires consolidé de 354 millions de dirhams en progression de +16.5%, soit +50 millions de dirhams. IMPACTS COVID 19 Compte tenu du nombre de facteurs notamment de la durée et de l’ampleur de la pandémie mais aussi des mesures prises par le régulateur pour faire face à celle -ci, des travaux sont en cours pour évaluer l’ensemble des impacts financiers.

Vu les éléments précités et des informations disponibles à ce jour, la compagnie n’anticipe pas d’impact significatif sur ses prévisions financières de 2020.

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du recours au financement non conventionnel est limité. Elle s’assure que les mécanismes de transmission fonctionnent. Elle prête une attention particulière aux doléances des PME et TPE. Mais il y a une dimension dans les relations banques-entreprises qui relève des parties prenantes directement concernées. Le sys- tème bancaire est certainement appelé à revoir ses techniques de financement, à diversifier ses produits, à décentraliser ses déci- sions, à prendre plus de risques notamment dans le financement de l’industrie et des PME. F.N.H. : Que pensez-vous de la suggestion de plusieurs économistes qui estiment qu’il serait salvateur pour l’économie nationale d’ar- river à un taux d’inflation oscillant entre 4 et 5% L. J. : Du fait de cette pandémie qui paralyse une partie de l’acti- vité économique, les recettes fis- cales (basées sur les revenus et sur la vente de biens et services) vont plonger. Demander aux États de diminuer leurs dépenses serait absurde, alors que jugu- ler la pandémie et répondre à la crise économique exigent des dépenses publiques accrues. L’accroissement de la ponc- tion fiscale paraît aussi difficile. Pour couvrir l’inévitable déséqui- libre entre recettes et dépenses publiques et refaire démarrer la machine économique, soit les États doivent s’endetter, soit ils doivent d’une façon ou d’une autre activer la planche à billets. C’est-à-dire qu’ils doivent reven- diquer un déficit budgétaire non équilibré par un endettement. On évoque souvent le cas du gouvernement britannique qui a fait tomber un tabou, le mois dernier, en recourant au finan- cement monétaire pour financer les mesures extraordinaires de soutien à l'économie prises dans le contexte de la pandémie du Covid-19. Applaudi par certains, condamné par d’autres, ce méca- nisme limite le recours au marché obligataire et permet d'avoir les ressources, tout en rassurant le

Bank Al-Maghrib comme toutes les Banques centrales a un mandat de stabilité des prix. Elle agit sur la liquidité bancaire, sur le taux de refinancement. Le champ du recours au financement non conventionnel est limité.

seront vraisemblablement modu- lés en fonction des spécificités de chaque secteur, taillés en tenant compte des capacités de démarrage. Les aides financières devraient être conditionnées et indexées à des objectifs pour évi- ter un saupoudrage à l’aveugle. Les ressources affectées aux secteurs dépendront vraisembla- blement de la configuration du tissu des entreprises, de la capa- cité des grandes entreprises à jouer un rôle de locomotive des PME et TPE et de la consolidation de la sous-traitance. F.N.H. : Bank Al-Maghrib a souvent été critiquée sur sa politique monétaire. Cette dernière favoriserait la maîtrise de l’inflation au détriment de la croissance et de l’emploi. Selon vous, la politique monétaire menée actuellement est- elle de nature à permettre au Maroc de sortir rapi- dement de cette crise de l’offre et de la demande ? L. J. : Elle n’est pas la seule insti- tution à être interpellée. D’autres banques et non des moindres, dont la Banque centrale euro- péenne (BCE), ont essuyé des foudres de guerre. Est particuliè- rement visée leur faible efficacité macroéconomique. Les critiques sont injustes et excessives, elles

sont peut-être à la mesure des espoirs placés dans la Banque centrale pour régler, à elle seule, les dommages de la crise. Ces controverses, à l’origine circons- crites à quelques cercles d’ex- perts et d’économistes, sont aujourd’hui relayées par des élus, des responsables politiques. En instillant le doute sur le bien-fon- dé et les finalités de la stratégie de BAM, elles risquent d’affai- blir la crédibilité de la Banque centrale et son indépendance. En fait, aux côtés des pouvoirs publics, Bank Al-Maghrib est pleinement mobilisée dans cette bataille économique. En réaction à la crise sanitaire, elle a pris des décisions fortes et rapides pour soutenir le financement de l’économie. En soutenant la liqui- dité des banques, elle soutient leurs clients, c’est-à-dire tous ceux qui ont besoin d’obtenir des crédits auprès des banques : les ménages et les entreprises, notamment les PME et les TPE, qui peuvent avoir des besoins urgents de trésorerie à combler. Dans le cadre de ses missions, BAM, soutient le bon financement des entreprises et les ménages fragiles. Elle agit d’abord dans le cadre de la médiation du crédit : ce dispositif public vient en aide à toute entreprise qui rencontre des difficultés avec un ou plu- sieurs établissements financiers

(banques, crédit bailleurs, socié- tés d’affacturage, assureurs-cré- dit, etc.). Elle surveille également les délais de paiement interentre- prises, une règle indispensable à la survie de certaines entreprises. BAM en tant que garante de la sta- bilité du système financier, veille à la solidité du secteur bancaire, qui est essentielle au finance- ment de nombreuses entreprises, surtout les plus petites. Dans ce cadre, certaines exigences règle- mentaires pesant sur les banques ont été relâchées, afin que celles- ci optimisent leurs capacités à financer les entreprises. En tant que gardienne de la monnaie, elle assure le bon fonctionne- ment des paiements en période de crise. Des dispositions ont été prises pour qu’il ne résulte aucune conséquence de cette situation inédite pour les Marocains dans l’accès aux espèces, en veillant à l’alimentation des points de distribution d’espèces sur tout le territoire. Aujourd’hui, toutes les Banques centrales essaient de faire la même chose : maîtri- ser l'inflation, soutenir l'activité et assurer la stabilité financière, même s'il y a des contraintes institutionnelles différentes. Bank Al-Maghrib, comme toutes les Banques centrales, a un mandat de stabilité des prix. Elle agit sur la liquidité bancaire, sur le taux de refinancement. Le champ

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contribuable sur le fait qu'il n'aura pas trop à supporter le fardeau du remboursement à l'avenir. Cette disposition de création monétaire n'est pas inédite. Elle avait été utilisée pendant la crise financière de 2008. Elle va souvent de pair avec une augmentation incontrô- lée des dépenses publiques et de l'hyperinflation. Il faut néan- moins rappeler que le gouverneur de la Banque d’Angleterre l'avait formellement écartée, expliquant que le recours au financement monétaire porterait atteinte à la crédibilité de la lutte contre l'in- flation. L’institution a finalement décidé d'augmenter son bilan à travers des rachats d'actifs, sans quoi l'économie britannique ris- quait de s'affaiblir davantage, et qu’elle ne pouvait pas atteindre son objectif d'inflation de 2%. En ce sens, le banquier central craignait plus la déflation que l'hyperinflation. Il convient aussi de mettre en perspective la taille de cette ligne de crédit au gou- vernement par rapport à la taille totale de l'économie ou du bilan. Elle est minuscule et l'argent mis à disposition est un prêt dont le gouvernement a promis qu'il sera remboursé aussi vite que pos- sible avant la fin de l'année. Un objectif de stabilité des prix peut donner lieu à divers types de spécifications. De même, le calibrage de la cible d’inflation à 2% est aujourd’hui discuté par certains (Blanchard) préco- nisant de la relever, d’autres de l’abaisser (Larosière), d’autres encore de la maintenir. Au-delà de ces débats académiques, ici comme ailleurs, les stratégies des Banques centrales font l’objet de vives controverses. Il faut lire ces controverses en tenant compte des situations spécifiques. Bank Al-Maghrib est en particulier cri- tiquée pour avoir, en conformité avec sa cible de 2% d’inflation, conduit depuis quelques années une politique ultra-accommo- dante qu’elle s’emploie à justifier. En instillant le doute sur le bien- fondé et les finalités de la straté- gie de BAM, ces critiques risquent d’affaiblir sa crédibilité et son indépendance. Une voie proba-

blement plus utile pour désamor- cer la polémique serait de clarifier la politique d’objectifs et ses inci- dences économiques et finan- cières à court et à long terme. BAM devrait pouvoir dialoguer en toute transparence avec un large éventail de parties prenantes. De toute manière, qu’on le veuille ou non, il serait difficile d’échapper

aujourd’hui à des pressions infla- tionnistes dues aux déséquilibres de marché pour certaines pro- ductions mises à l’arrêt pendant le confinement. Une inflation peut être bénéfique si elle demeure modérée. Le risque est d’être dans une situation de déflation, c’est-à-dire une diminution dras- tique des revenus due à un chô-

mage de masse et une réduction des activités des indépendants, avec des conséquences sociales inimaginables. Entre déflation et inflation, s’il faut choisir le juste milieu et intégrer dans toute pré- vision ou objectif, l’effet de l’infla- tion sur le pouvoir d’achat, le taux de change, les équilibres extérieurs.... ◆

COMMUNICATION FINANCIÈRE - INDICATEURS DU 1 ER TRIMESTRE 2020 COMMENTAIRES SUR L’ACTIVITÉ ET FAITS MARQUANTS A la fin du 1er trimestre 2020 Nexans Maroc affiche une croissance de chiffre d’affaires social de 8% par rapport à la même période de l’exercice 2019 Cette performance est due a une meilleure activité sur le marché du bâtiment marocain, à une forte croissance à l’exportation export (part de 33% des ventes globales) et sur des réalisations en hausse de 9% sur le marché de l’aéronautique. Cet excellent résultat est atteint malgré la baisse sensible des ventes a compter du début du mois de Mars avec les premiers cas de COVID 19 identifiés au Maroc. La quantité de Métal vendue a augmenté durant le premier trimestre pour s’établir de 21% avec un mix produit cuivre et aluminium sensiblement différent par rapport à 2019. Le chiffre d’affaires consolidé à la fin du 1er trimestre 2020 a atteint 499 Millions DH , en baisse de 1.0% par rapport à la même période 2019, les activités de distribution des filiales étant bien plus impactées par la pandémie depuis le mois de Mars. En effet, en consolidé, l’impact COVID 19 sur le 1ier trimestre est estimé à une baisse de chiffre d‘affaires de 29 Millions DH, cependant, il est prématuré de mesurer l’impact de cette pandémie sur l’activité de l’année 2020, des travaux d’estimation sont toujours en cours. Les dépenses d’investissement ont atteint 13.1 millions DH à la fin du 1er trimestre 2020 dont 12.2 millions DH concernent l’activité aéronautique. L’endettement net consolidé passe de 122,7 Millions DH à 137,6 Millions DH entre la 31 Mars 2019 et la même date de 2020. La hausse de l’endettement est liée au financement de la croissance de la filiale ivoirienne. VARIATION DU PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION Le périmètre de consolidation de Nexans Maroc n’a pas changé et est composé des cinq sociétés suivantes : • Nexans Maroc, société consolidante ;

• Sirmel, société de droit Marocain, filiale à 84,83 % de Nexans Maroc : intégration globale. • Sirmel Sénégal, société de droit sénégalais, filiale de Sirmel à 51,00 % : intégration globale. • Tourets et Emballages du Maroc (T.E.M.), filiale à 100 % de Nexans Maroc : intégration globale. • COPREMA SARL, société immobilière et filiale à 99,90% de Nexans Maroc : intégration globale. • Nexans Côte d’Ivoire, société de droit ivoirien, filiale à 41% de Nexans Maroc : Intégration proportionnelle.

INDICATEURS FINANCIERS :

Comptes Consolidés (Millions DH)

Cumul au 31/03/2020

Cumul au 31/03/2019

Cumul au 31/12/2019

1 ER T 2020

1 ER T 2019 Variation du Trimestre

Chiffre d’affaires

498,8

504,0

-1%

498,8

504,0

1 831,3

Investissements (1)

13,1

7,8

67%

13,1

7,8

38,1

Désinvestissements (1)

0,0

0,0

0%

0,0

0,0

-44,3

Endettement financier (2)

-18,1

-12,1

50%

137,6

122,7

155,8

Comptes sociaux Nexans Maroc (Millions DH)

Variation du Trimestre

Cumul au 31/03/2020

Cumul au 31/03/2019

Cumul au 31/12/2019

1 ER T 2020 1 ER T 2019

Chiffre d’affaires

416,2

386,5

8%

416,2

386,5

1 402,4

Investissements (1)

12,8

6,8

87%

12,8

6,8

32,8

Désinvestissements (1)

0,0

0,0

0%

0,0

0,0

-44,3

Endettement financier (2)

0,0

15,4 -100%

0,0

15,6

0,0

(1) Immobilisations corporelles, incorporelles et financières (2) Long et CT y compris redevances leasing restant à payer Etablis sur la base des derniers chiffres provisoires connus à date.

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