POLITIQUE
FINANCES NEWS HEBDO LUNDI 31 AOÛT 2026
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populiste de son chef Abdelilah Benkirane. L’ancien chef du gou- vernement «profite de la grogne sociale existant actuellement au Maroc et critique ouvertement le gouvernement Akhannouch» , constate Mohamed Belmir. Enjeu de participation L’enjeu principal pour les élec- tions législatives de 2026 est la participation, révèle Rachid Hammoumi, président du groupe du Parti du progrès et du socia- lisme (PPS) à la Chambre des représentants. Il poursuit que lors d’une réunion organisée récem- ment, entre le ministère de l’In- térieur et les représentants des partis politiques, le nombre des inscrits atteint 16,5 millions de personnes. Alors qu’en 2021, le chiffre était de 18,5 millions de citoyens. Pour Hammoumi «Cela veut dire que l’opération d’assai- nissement des listes a permis de supprimer près de deux millions de personnes» . Au total, ce sont près de 12 millions de citoyens qui ne sont pas inscrits pour voter. «Il est donc essentiel d’inciter les Marocains d’aller voter pour assu- rer le changement. Le taux de participation aux élections est un indicateur très attendu» , déclare le président du groupe du PPS. En 2021, les élections ont pu enre- gistrer un taux de participation de plus de 50%, soit «le niveau le plus élevé depuis le scrutin de 2022». Pour l’homme politique, cela est dû à «l ’organisation le jour même des élections communales et régionales». En 2016, ce même taux n’a pas dépassé les 43%. Par ailleurs, les statistiques issues de la révision exceptionnelle des listes électorales, arrêtées au 10 juillet 2026, révèlent que les pro- fils des électeurs ont évolué. Les moins de 35 ans ne représentent plus que 18% des électeurs, tan- dis que les 60 ans et plus pèsent désormais 30%. La situation était sensiblement différente en 2021. Les 18-24 ans représentaient alors 8% des ins- crits, tandis que les 25-34 ans totalisaient 19%. Les électeurs âgés de 60 ans et plus repré- sentent désormais 30% des ins- crits, contre 23% en 2021. ◆
Scrutin de 2026
La campagne législative se joue désormais en ligne Les élections législatives du 23 septembre approchent à grands pas. Les partis politiques marocains sont déjà entrés en campagne. Comment s’annonce cette campagne électorale ? Quels partis politiques faut-il surveiller ? Éléments de réponse. Par Z. A.
Le lancement officiel de la campagne électorale aura lieu le 10 septembre, pour une durée de treize jours.
L
a phase de précampagne enca- drée par la HACA a lieu du 15 août au 9 septembre, avant le lancement officiel le 10 septembre de la campagne électorale, pour une durée de treize jours. Juridiquement, la campagne élec- torale est strictement réglementée par la loi n° 9-97 formant code électoral. Le ministère de l’Inté- rieur, en concertation avec les partis politiques, fixe son début et sa fin. Mohamed Belmir, professeur de sciences politiques à l’université Hassan II de Casablanca, constate que certaines formations et cer- tains candidats « commencent plutôt que prévu à travers l’orga- nisation de meetings et autres
rencontres» . Ils ne lésinent pas sur les moyens et «investissent toutes les options possibles pour toucher le plus grand nombre d’électeurs». La différence notable par rapport aux précédentes échéances est que celle de septembre 2026 est marquée par un « déploiement massif des réseaux sociaux et du digital» , note Belmir. Il précise que l’objectif est de « toucher une population de plus en plus connectée, surtout les jeunes». Les partis usent de ce moyen pour dévoiler en détail leur programme. Premiers sons de cloche Les premières tendances laissent entrevoir que «les partis formant
l’actuel gouvernement gardent une marge de manœuvre assez large pour remporter facilement des voix» , explique le professeur. Ceux-ci disposent d’un avantage notable, leur «assise populaire large» et « des moyens financiers conséquents pour couvrir tout le territoire national» . Les partis de l’opposition, de leur côté, ont une chance d’assurer «un certain rebondissement à l’image de l’USFP, le PPS et sur- tout le PJD», ajoute notre interlo- cuteur. La formation de la lampe a pu être «affaiblie dernièrement» mais elle garde « une certaine aptitude pour ratisser large» . Ce parti de l’oppo- sition peut compter sur le discours
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