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sité. Il doit s’articuler autour de trois axes : une réglementation stricte sur l’eau et l’énergie dans l’hôtellerie, accompagnée d’incitations finan- cières pour les établissements respec- tueux de l’environnement. Ensuite, un développement affirmé de l’éco- tourisme dans les zones rurales et

montagneuses pour désengorger les destinations saturées tout en créant de la valeur locale. Enfin, une forma- tion des professionnels à la durabili- té, car le capital humain est essentiel pour toute stratégie de gestion res- ponsable des ressources dans l’hôtel- lerie».

efforts exigent des investissements conséquants. Partant du constat que les touristes sont de gros consommateurs d’eau et d’énergie, des initiatives ont été lan- cées pour aider les opérateurs dans ce domaine. On peut citer la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, le label clé verte qui a permis à des hôtels labelli- sés de réduire significativement leur consommation d’eau, et l’augmenta- tion des engagements de certification environnementale dans le secteur hôtelier haut de gamme. Cependant, ces efforts restent encore limités et partiellement intégrés dans une stratégie nationale. Said Tahiri, économiste et opérateur touristique, souligne que le Maroc s’est engagé dans le dessalement, la réutilisation des eaux usées, la construction de barrages et l’augmentation de l’ef- ficacité hydrique. Néanmoins, pré- cise-t-il, il serait judicieux de prévoir d’autres initiatives comme établir des normes obligatoires pour l’eau et l’énergie dans l’hôtellerie, envisager des incitations fiscales pour les éta- blissements durables, et promouvoir l’écotourisme dans les zones rurales, oasiennes, de montagne et saha- riennes. Et d’ajouter que «le tourisme durable n’est plus une option, mais une néces-

En vogue, l’écotourisme attire de plus en plus de visiteurs.

Sources renouvelables : Plus de 52% dans le mix énergétique national

Le Maroc lie de plus en plus ses objectifs en énergies renouvelables au domaine du tourisme pour établir un modèle durable. Il exploite sa grande capacité en énergie solaire et éolienne pour diminuer l’empreinte carbone des éta- blissements hôteliers, des maisons d’hôtes et des moyens de transport, tout en fournissant des subventions directes pour favoriser cette

transformation écologique. Le gouvernement a proposé des subventions dans le cadre du programme Go Siyaha, qui permettent de couvrir jusqu’à 40% des frais des équi- pements durables (tels que les panneaux solaires) et jusqu’à 90% des études pour les entreprises du secteur touristique. Des zones telles que le Souss-Massa intègrent l’énergie solaire pour alimenter les ins- tallations touristiques locales tout en combattant le changement climatique, particu- lièrement dans le secteur du tourisme rural. A ce sujet, il est important de souligner que la stratégie de la transition énergétique nationale prévoit une proportion supérieure à 52% de sources renouvelables dans son mix énergétique, ce qui contribue indirectement à un réseau électrique plus écolo- gique pour les utilisateurs.

81 HORS-SÉRIE N°51 / FINANCES NEWS HEBDO

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