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POLITIQUE

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FINANCES NEWS HEBDO VENDREDI 16 OCTOBRE 2026

Sahara marocain A quelques jours du vote du 31 octobre, Rabat consolide ses acquis à l’ONU L Un an après la résolution 2797, le Maroc poursuit son offensive diplomatique autour du plan d’autonomie. Actualisation de son initiative, plaidoyer à l’Assemblée générale et devant la 4 ème Commission, multiplication des soutiens internationaux : Rabat entend transformer l’inflexion de 2025 en avancée durable. Par L . Ch politiques régionaux.

e 31 octobre 2025, le Conseil de sécurité des Nations unies adop- tait la résolution 2797 par 11 voix pour, aucune voix contre et trois abstentions. Le texte, resserré à 14 paragraphes contre 43 l’an- née précédente, écartait l’option référendaire et plaçait l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté marocaine au cœur du cadre de règlement. Le Roi Mohammed VI avait salué un «changement historique ». Un an plus tard, alors que le Conseil doit se prononcer de nouveau, le 31 octobre, sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occi- dental (MINURSO), Rabat entend consolider cet acquis. Pour Mohamed Badine El Yattioui, cette évolution dépasse la portée immédiate d’un texte onusien. «Quand on parle de l’autonomie, c’est une consécra- tion diplomatique pour le Maroc, ce qui s’est passé l’année der- nière» , estime-t-il. Selon l’univer- sitaire, la résolution a consacré le plan marocain comme une solu- tion crédible et réaliste, à la fois au regard des rapports de force diplomatiques et des enjeux géo-

ment définitif». Une formulation qui traduit la volonté de Rabat de présenter la résolution de 2025 non comme un aboutissement, mais comme le point de départ d’une nouvelle phase politique. Cette lecture rejoint l’analyse de Mohamed Badine El Yattioui. Dans un environnement marqué par les tensions au Maghreb et l’instabilité de l’espace sahélo- saharien, l’autonomie représen- terait une voie de compromis entre deux exigences : la pré- servation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale revendi- quées par le Maroc, d’une part, et la recherche d’une issue poli- tique au différend, d’autre part. «Le Maroc a proposé réellement une voie médiane qui lui permet à la fois de répondre à ses exi- gences en matière de souverai- neté, d’intégrité territoriale, tout en permettant une sortie par le haut», souligne-t-il. Pour l’universitaire, cette dimen- sion régionale est essentielle. La question du Sahara ne peut être dissociée des équilibres sécu- ritaires et économiques d’un espace qui s’étend du Maghreb au Sahel. Dans cette perspective, Rabat cherche à faire valoir son

initiative non seulement comme une réponse à un différend ter- ritorial, mais aussi comme un cadre susceptible de favoriser une stabilisation régionale plus large. Les garanties de l’autonomie Si la résolution 2797 constitue un acquis diplomatique pour Rabat, sa traduction institutionnelle et politique demeure un enjeu cen- tral. Car, au-delà de la reconnais- sance internationale du cadre proposé, la crédibilité d’une solution d’autonomie dépendra aussi des mécanismes appelés à la concrétiser. Mohamed Badine El Yattioui insiste sur les garan- ties que le Maroc a, selon lui, progressivement mises en place en matière de représentation et de participation institutionnelle. Il cite notamment le Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), la repré- sentation parlementaire des pro- vinces du Sud et l’intégration de personnalités originaires de la région dans les institutions de l’État. Ces garanties institutionnelles

Une initiative actualisée Dès février, à Madrid, lors de consultations accueillies par l’ambassade américaine, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a présenté une version actualisée de l’initiative d’autonomie, en s’appuyant explicitement sur la résolution 2797. Élaborée sur instructions royales, cette proposition vise, selon le ministère, à fournir un cadre global de négociation et à favoriser un règlement politique durable. Le 23 septembre, devant la 81 ème session de l’Assemblée géné- rale des Nations unies, Nasser Bourita a réaffirmé les principes de la position marocaine. « Il n’y a pas de solution en dehors du cadre de l’autonomie sous souveraineté marocaine», a-t-il déclaré, ajoutant qu’« il ne saurait y avoir de maintien du statu quo» et que «le train de la solution politique est déjà en marche». Le ministre a également décrit un différend régional «entré dans une voie irréversible de rupture avec le passé et de projection vers l’avenir, en vue de son règle-

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