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POLITIQUE

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FINANCES NEWS HEBDO VENDREDI 16 OCTOBRE 2026

pourrait, a-t-il estimé, ouvrir la voie à un règlement définitif et à une nouvelle étape de coopéra- tion régionale, notamment par la relance de l’Union du Maghreb. Les soutiens se sont multipliés dans la même enceinte. Le Chili a réitéré son appui au plan d’autonomie comme solution «juste, durable et mutuellement acceptée» . Le Panama, membre non permanent du Conseil de sécurité, a rappelé que son ambassade à Rabat couvre l’en- semble du territoire marocain, provinces du Sud comprises, et exprimé sa volonté de promou- voir la coopération économique et commerciale dans la région. Côté américain, l’ambassadeur à l’ONU, Mike Waltz, a écrit le 1 er octobre sur X, après une ren- contre avec des représentants du Polisario : «la base d’une solution est sur la table» . Le rapport du secrétaire général (S/2026/781), présenté les 7 et 8 octobre au Conseil par Alexander Ivanko et Staffan de Mistura, indique que les négociations, coprésidées par ce dernier et par Mike Waltz, sont passées des déclarations de principe à l’examen de dispo- sitions concrètes pour une phase de transition : conseil de tran- sition, garanties internationales, partage des ressources, amnis- tie, désarmement des combat- tants, futurs systèmes électo-

raux. Pour Rabat, c’est la preuve que l’acquis de 2025 se traduit en « architecture institutionnelle» .

Un rapport de force diplomatique favorable

Cette séquence s’inscrit dans une trajectoire plus longue que décrit le quotidien espagnol El País. La reconnaissance améri- caine de 2020 a, selon l’univer- sitaire Bernabé López García, marqué un tournant : pour la pre- mière fois, une grande puissance avalisait la position de Rabat. La résolution 2797 a ensuite bénéfi- cié du soutien de trois membres permanents du Conseil de sécu- rité, à savoir les États-Unis, la France et le Royaume-Uni. La Chine et la Russie se sont abste- nues, sans exercer leur droit de veto. Pour Lahcen Haddad, uni- versitaire marocain spécialiste des relations internationales, le texte constitue «une avan- cée diplomatique significative», et l’absence de veto confirme « l’existence d’une marge de manœuvre diplomatique pour poursuivre les discussions» sur la base du plan marocain. Le mouvement dépasse le Conseil de sécurité : retour du Maroc au sein de l’Union africaine en 2016, ouverture d’une trentaine de consulats à Laâyoune et à Dakhla, et, le 8 août dernier, reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara par la Colombie, après d’autres pays latino-américains. Reste à savoir si le vote du 31 octobre confirmera cette dyna- mique. ◆

 Mardi 13 octobre, devant la 4 ème Commission, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, a replacé la résolution 2797 au cœur du processus.

suffiront-elles ? «Ce qui reste très important, ce sont les garan- ties d’un point de vue fiscal et juridique», insiste-t-il. Selon lui, la mise en œuvre de l’autono- mie devra clarifier les relations financières entre Rabat et les ins- titutions régionales, notamment en matière de recettes fiscales et de gestion des ressources. L’enjeu est donc de passer d’une consécration diplomatique à une architecture institutionnelle opé- rationnelle. En d’autres termes, le débat ne porte plus uniquement sur le principe de l’autonomie, mais aussi sur les garanties sus- ceptibles d’en assurer le fonc- tionnement et la légitimité auprès des populations concernées. Et plusieurs questions pourraient cristalliser les divergences entre les parties, à commencer par l’éventuelle création d’un conseil de transition et les modali- tés de gestion des ressources naturelles. La question des res- sources devrait également occu- per une place importante dans les discussions. Phosphates, ressources halieutiques et autres richesses naturelles soulèvent

des interrogations sur leur ges- tion, leur exploitation et la répar- tition des revenus entre les insti- tutions nationales et les futures structures régionales : «La répar- tition entre Rabat et la région autonome» sera, selon l’expert, un véritable sujet de discussion. La 4 ème Commission, nouvelle tribune pour Rabat Mardi 13 octobre, devant la 4 ème Commission, l’ambassa- deur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, a replacé la réso- lution 2797 au cœur du proces- sus. Elle marque, selon lui, une «inflexion majeure» : les Nations unies passent d’une logique de gestion à celle du règlement du différend. Le diplomate a rap- pelé que le texte place l’initia- tive marocaine d’autonomie au centre du processus politique et appelle les parties à s’engager de bonne foi et sans conditions préalables. Il a aussi plaidé pour des solutions durables en faveur des populations des camps de Tindouf, conformément au droit international. Cette dynamique

La résolution 2797 bénéficie du soutien de trois membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir les États-Unis, la France et le Royaume-Uni.

www.fnh.ma

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