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POLITIQUE

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FINANCES NEWS HEBDO VENDREDI 16 OCTOBRE 2026

Gouvernement El Mansouri

Quatre partis autour du gâteau gouvernemental La nouvelle majorité gouvernementale est constituée. En réunissant autour du PAM l’Istiqlal, l’USFP et le PPS, Fatima Ezzahra El Mansouri a fait un choix politique qui dépasse la simple addition des sièges. Elle écarte le RNI, rompt avec la configuration de la majorité sortante et s’offre la possibilité d’imprimer une nouvelle orientation à l’action gouvernementale. Reste désormais à répartir les portefeuilles ministériels. Par F. Ouriaghli C ’

est fait ! Après plusieurs jours de consultations, Fatima Ezzahra El Mansouri a choisi ses parte- naires : l’Istiqlal, l’USFP et le PPS accompagneront le PAM dans la conduite des affaires publiques. Quatre partis, 207 députés et une majorité absolue qui tient à neuf sièges près. C’est suffisant pour gouverner. Le processus de formation du nouvel Exécutif a d'ailleurs été au centre de l'audience accor- dée, mercredi 14 octobre, par le Roi Mohammed VI à Fatima Ezzahra El Mansouri, au palais royal à Rabat. La Cheffe du gou- vernement désignée a informé le Souverain des différentes étapes franchies dans la constitution de la nouvelle équipe. A cette occa- sion, le Roi lui a exprimé ses vœux de succès et de réussite dans sa mission, tout en soulignant que la prochaine étape exige «une mobilisation globale et une action gouvernementale sérieuse et res-

mière place. Reconduire la coa- lition sortante, même sous une nouvelle direction, aurait brouillé le message des urnes et laissé planer le doute sur la volonté réelle d’engager une nouvelle politique. En écartant le RNI, Fatima Ezzahra El Mansouri envoie donc un pre- mier signal : la nouvelle législature ne sera pas nécessairement une simple prolongation de la précé- dente. C’est politiquement habile. Reste à savoir si cette volonté de renouvellement se traduira dans les politiques publiques. Car une coalition différente ne fait pas automatiquement une poli- tique différente. Une majorité courte L’alliance annoncée présente une particularité intéressante. Autour du PAM, formation qui se veut moderniste et réformatrice, se retrouvent trois partis héritiers, à des degrés divers, de traditions

politiques et sociales anciennes. L’Istiqlal apporte son implanta- tion territoriale, son expérience gouvernementale et son poids parlementaire. L’USFP et le PPS donnent à cette coalition une coloration sociale plus affirmée. On pourrait y voir une forme de reconstitution de la Koutla autour d’un nouveau centre de gravité. L’image est séduisante, même si les circonstances, les rapports de force et les réalités partisanes ont profondément changé depuis l’époque où la Koutla incarnait une ambition de transformation politique. Sur le papier, cette alliance peut offrir une certaine cohérence autour de la justice sociale, de la réduction des disparités territo- riales et du renforcement des ser- vices publics. Les engagements annoncés dans le communiqué commun vont d’ailleurs dans ce sens. Mais au-delà des convergences

ponsable, eu égard à l’ampleur des enjeux, des défis et des attentes sur les différents plans» . Un message qui fixe d'emblée le niveau d'exigence auquel devra répondre la future coalition. Car au-delà de la constitution d'une majorité parlementaire, c'est bien sa capacité à agir et à produire des résultats qui sera jugée. A ce titre, le choix de l’Istiqlal, l’USFP et du PPS mérite qu’on s’y attarde. Car la solution la plus confortable, sur le plan arithmé- tique, était ailleurs. En recondui- sant l’alliance PAM-RNI-Istiqlal, la nouvelle cheffe du gouvernement aurait disposé de 228 sièges, d’une majorité plus large et de partenaires habitués à travailler ensemble. Une formule éprouvée, presque prête à l’emploi. Mais le scrutin du 23 septembre a changé le rapport de force. Les électeurs ont en effet redistribué les cartes, plaçant le PAM en tête, suivi du RNI qui a perdu sa pre-

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