ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO VENDREDI 30 OCTOBRE 2026
régions et les employeurs confron- tés à des besoins de recrutement dans d’autres. Le document pré- voit aussi un accompagnement de la mobilité professionnelle inter- nationale des jeunes qualifiés, à travers la préparation linguistique, l’obtention de certifications recon- nues et l’accès à des contrats de travail encadrés. La réforme de l’ANAPEC constitue, à cet égard, un autre volet du PLF 2027. Le gouvernement entend moderniser la gouvernance et les capacités opérationnelles du dis- positif d’intermédiation. Le par- cours annoncé comprendrait un diagnostic individuel, une orien- tation vers les mesures adaptées et un suivi après le placement. L’offre de services aux entreprises serait également renforcée pour répondre plus rapidement à leurs besoins de recrutement, avec un recours accru aux outils numé- riques. «Chaque programme doit être caractérisé par une étude d’impact et un suivi rigoureux des réalisations» , nous disait à ce titre Youssef Guerraoui Filali, président du Centre marocain pour la gou- vernance et le management. Le PLF 2027 prévoit précisément de renforcer le suivi de la durabilité des insertions. Le pilotage serait assuré au niveau de la Chefferie du gouvernement, à travers des contrats d’objectifs conclus avec les départements, les régions et les institutions. Ces contrats pré- ciseraient les engagements, les résultats attendus, les indicateurs de performance et les respon- sabilités, tandis que les walis et gouverneurs contribueraient à la coordination locale. Combien d’emplois supplémen- taires ces aides permettent-elles de créer ? Combien de bénéfi- ciaires travaillent encore six mois ou un an après leur insertion ? Quels dispositifs donnent les meil- leurs résultats pour les femmes, les jeunes et les diplômés ? Ces indicateurs permettront de mesu- rer la portée des mesures gou- vernementales. La résorption du chômage dépendra de la conti- nuité entre les moyens mobilisés, l’activité des entreprises et les recrutements effectivement main- tenus. ◆
pose également de lever les obs- tacles qui empêchent d’accepter un emploi. Le transport, la garde des enfants, l’éloignement des bassins d’activité et l’accès à l’in- formation peuvent limiter la portée des dispositifs. Ainsi, le gouverne- ment prévoit un programme spé- cifique dédié aux jeunes femmes, combinant formation, crèches, transport, possibilités de télétra- vail et services de proximité. Un appui à la mobilité des jeunes est également annoncé, afin de réduire une partie des charges liées à un déplacement hors de leur zone de résidence pour tra- vailler ou se former. Il s’agit de faciliter la rencontre entre les can- didats disponibles dans certaines Pour les jeunes, la formation ne garantit pas encore l’accès à un emploi durable.
du PLF annonce également une plateforme nationale destinée aux 18-29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en forma- tion. L’inscription donnerait accès à un diagnostic individualisé, un accompagnement social et un contrat d’insertion. L’objectif est de proposer une réponse adaptée au profil de chaque bénéficiaire et de mieux articuler orientation, qualification et accès à l’activité. L’entrepreneuriat constitue une autre voie envisagée. Le soutien annoncé pour 2027 privilégierait les projets viables, présentant un potentiel de pérennité et de création d’emplois. Il associerait financement, incubation, accom- pagnement et suivi après la créa- tion. Un dispositif spécifique serait consacré aux jeunes agriculteurs. La sélection et l’évaluation des projets devraient ainsi davantage tenir compte de leur capacité à maintenir une activité et à générer des revenus. La lutte contre le chômage sup-
voit surtout des formations et des premières expériences, environ 200.000 par an, soit moins de 7% des jeunes concernés. Ces dispo- sitifs préparent à l’emploi; ils n’en créent pas» , analyse-t-il. L’enjeu dépasse donc la seule adaptation des compétences aux attentes des entreprises. Encore faut-il que l’économie crée suffi- samment de postes pour absor- ber ces jeunes une fois formés. A cet égard, l’économiste met en cause la faible capacité des investissements engagés à se tra- duire en emplois. «Le problème est en amont : entre 2022 et 2025, l'investissement public dans les grands chantiers a dépassé 110 milliards de dirhams par an, alors que l'économie n'a créé qu'envi- ron 94.000 emplois nets en quatre ans» , fait-il savoir. Plateforme nationale Pour atteindre les jeunes qui échappent aux dispositifs exis- tants, la note de présentation
Le PLF 2027 prévoit une nouvelle prime à l’emploi adossée au programme Formation-Insertion, qui serait versée à l’employeur en cas d’insertion définitive du bénéficiaire, sous réserve de son maintien dans le poste.
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