ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO VENDREDI 30 OCTOBRE 2026
Selon l'Enquête nationale sur le niveau de vie des ménages de 2022 du HCP, l'alimentation absorbe 38,2% du budget des ménages.
45%, avec des pics cycliques de 60% à 70%, tandis que l'œuf s'est imposé comme l'ultime «produit refuge». Parmi les pistes pour rendre les fruits et légumes plus abordables, il cite une fiscalité à taux réduit ou nul, un chèque ali- mentation pour les plus démunis, l'encadrement des marges et le soutien aux circuits courts : mar- chés, souks hebdomadaires et coopératives agricoles. ◆
inchangé) ou la «greedflation» (des prix qui augmentent bien au-delà des coûts). L’économiste estime que la créa- tion de six sociétés régionales de distribution, annoncée dans le PLF 2027, constituerait une avancée importante contre les intermé- diaires superflus. Selon la note de présentation du projet de Loi de Finances, ces structures seront implantées dans les bassins du Souss, du Tadla, du Gharb, du Loukkos, de Doukkala-Abda et de l'Oriental, avec un rôle logistique et sans monopole d'achat ni de revente. La Banque centrale attribue d'ail- leurs la faiblesse de l'inflation, à 0,3 % en moyenne sur les huit pre- miers mois, en partie à la baisse de certains prix alimentaires. Elle a ramené sa prévision pour 2026 à 0,7% contre 1,5% en juin, et anticipe 1,5% en 2027. Le répit ali- mentaire a donc soutenu la modé- ration globale. Son essoufflement pèserait mécaniquement sur la trajectoire des prochains mois. Un effet inégal sur le pouvoir d'achat Le poids de l'alimentation dans les dépenses explique pourquoi une hausse mensuelle se ressent davantage qu'une moyenne annuelle. Selon l'Enquête nationale sur le niveau de vie des ménages de 2022 du HCP, l'alimentation absorbe 38,2% du budget des ménages. Cette part atteint 50% pour les 10% les moins aisés contre 30% pour les 10% les plus aisés. Elle s'élève à 48,6% en milieu rural contre 35,2% en milieu urbain. À titre d'ordre de grandeur, et à panier alimentaire comparable, une hausse de 1,6% des prix ali- mentaires renchérit d'environ 0,8 point le budget total d'un ménage du premier décile contre 0,5 point pour un ménage du dernier. L'écart est d'autant plus sensible que les viandes et les légumes, en tête des hausses, sont des achats fréquents dont les prix servent de repère au quotidien. La géographie ajoute une autre couche. La hausse mensuelle de l'IPC atteint 2,8% à Laâyoune et 2,4% à Béni Mellal, contre 0,6% à Casablanca et Tanger.
Khalid Doumou rappelle que l'IPC est une moyenne calculée sur douze grandes familles de pro- duits, qui «ne reflète pas le pou- voir d'achat des ménages » ni leur vulnérabilité face à la hausse des dépenses incompressibles. C'est sur ces dépenses, dont l'alimen- tation fait clairement partie, que l'érosion du pouvoir d'achat se ressent le plus. Face aux hausses, les ménages doivent procéder à
des arbitrages forcés dans leur panier. Les protéines animales en offrent l'illustration : selon ses esti- mations, la viande rouge aurait augmenté de 40% à 55% selon les morceaux entre 2021 et 2026, et la viande blanche de 35% à
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