ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 22 OCTOBRE 2026
La présidente-fondatrice de l’Association INSAF estime que la prise en charge des enfants constitue un levier essentiel pour permettre aux mères célibataires de conserver un emploi et de subvenir aux besoins de leur famille.
nérations et aux possibilités d’évo- lution. La présidente-fondatrice d’INSAF insiste sur l’absence de parcours adaptés à ces profils. «Il n’existe pas, dans notre pays, de forma- tions adaptées aux personnes illet- trées. Pourtant, cette population défavorisée ne demande qu’à tra- vailler, dans des conditions qui préservent sa dignité», conclut- elle. ◆
démarches et demeure détermi- nante une fois l’activité profession- nelle commencée. Meriem Othmani insiste sur la vul- nérabilité de ces femmes, confron- tées à plusieurs formes de préca- rité. «Les mères célibataires sont particulièrement exposées à ces difficultés. Elles subissent souvent un harcèlement sexuel de la part de leurs supérieurs hiérarchiques» , explique-t-elle. À cela s’ajoute la contrainte finan- cière. «Leurs faibles salaires ne leur permettent pas toujours de couvrir les dépenses essentielles, notam- ment le loyer, les transports et la nourriture des enfants, sans parler des frais de garde de leur bébé», ajoute-t-elle. Cette accumulation de dépenses peut réduire considérablement l’intérêt économique d’un emploi faiblement rémunéré. Face à ces difficultés, Meriem Othmani appelle à des mesures concrètes, à commencer par le développement des structures d’accueil pour les enfants. «Pour permettre aux femmes de travailler, il faudrait construire des crèches afin d’accueillir leurs enfants pen- dant leurs horaires de travail», affirme-t-elle. La mise à disposition de solutions de garde accessibles permettrait de lever un obstacle quotidien pour les mères qui souhaitent exercer une activité rémunérée. La présidente-fondatrice d’INSAF souligne également la nécessité de proposer des formations aux femmes qui souhaitent sortir de la mendicité et accéder à une activité professionnelle leur permettant de gagner leur vie dignement. Les femmes illettrées, laissées à l’écart des formations Le niveau d’instruction consti- tue un autre facteur déterminant dans les trajectoires profession- nelles. Les femmes qui n’ont pas été scolarisées ou qui disposent de faibles compétences de base peuvent rencontrer des difficultés supplémentaires pour accéder aux dispositifs classiques de formation et répondre aux exigences des recruteurs. Pour Meriem Othmani, l’offre de formation ne répond pas suffisam- ment aux besoins de cette popu-
lation. «Il est regrettable que les formations proposées dans notre pays s’adressent principalement aux personnes ayant atteint la qua- trième année du secondaire ou disposant d’un diplôme de niveau Bac+2», déplore-t-elle, ajoutant que «les personnes qui ont le plus besoin de travailler n’ont sou- vent accès à aucune formation et doivent se contenter de tâches subalternes».
Pour les femmes illettrées, cela peut se traduire par un accès res- treint aux emplois formels, aux postes offrant de meilleures rému-
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