FNH N° 1251

CULTURE

FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 22 OCTOBRE 2026

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s'installer durablement à Casa ?

Marrakech, la vitrine des étoilés À Marrakech, le fine dining a trouvé sa formule en s’adossant aux palaces. Dans le classement MENA’s 50 Best Restaurants 2026, la Grande table marocaine du Royal Mansour est clas- sée 19e, et cinq des six tables marocaines retenues sont à Marrakech. À sa tête, Hélène Darroze dit avoir eu «un vrai coup de foudre pour le lieu et pour les valeurs qu’il véhicule : authenticité, respect, partage» . Sa recette tient en une phrase: «l’ADN, c’est être fidèle à une cuisine marocaine tout en y amenant une touche d’élégance française» . Et la cheffe insiste sur l’échange avec ses équipes: «je rencontre des gens géné- reux, ouverts, qui ont envie d’ap- prendre, mais qui ont aussi envie de m’apprendre. C’est un vrai dialogue ». Au Selman, Jean-François Piège a lui aussi fait le pari d’un lieu d’exception. Il y voit, disait-il à son arrivée, un hôtel qui pos- sède «un supplément d’âme» , et défend «une cuisine singulière qui mêle soleil et couleurs». Ce modèle s’appuie sur une clien- tèle internationale en volume. À fin septembre 2025, Marrakech comptait 7,64 millions de nuitées dans les hébergements classés, contre 1,86 million à Casablanca: environ quatre fois plus, soit près d’un tiers des 23,58 mil- lions de nuitées du pays contre moins de 8% pour Casablanca. Les prix suivent : un restaurateur marrakchi situe le ticket moyen d’une grande table de palace autour de 1.500 dirhams, quand le guide Gault & Millau annonce 250 à 500 dirhams, un écart qui montre à quel point les repères tarifaires restent flous.

 Table III est la seule table casablancaise du palmarès MENA’s 50 Best Restaurants 2026 : 11 ème de la région, désignée meilleure table marocaine.

www.fnh.ma L Entre le sacre d’une table casablancaise au palmarès régional et le poids écrasant de Marrakech dans le tourisme de luxe, le haut de gamme gastronomique avance à deux vitesses au Maroc. À Casablanca, la clientèle est là, mais durer reste l’épreuve. Par L . Ch Fine dining Face à Marrakech, Casa cherche encore son modèle e 14 octobre, au rez-de-chaus- sée du Radisson, le restau- rant Braise ouvrait ses portes. Encore un établissement haut- de-gamme à Casablanca ? L'équipe affichait pourtant un discours sans détour : elle veut «raviver la flamme» avec une cuisine «simple, méditerra- néenne, très généreuse». Pas de menu à rallonge, mais un vrai pari de convivialité. Une promesse forte dans une ville où les tables ambitieuses s'ouvrent vite, brillent un temps, puis s'essoufflent. Car la compa- raison est inévitable : alors que Marrakech s'impose comme la vitrine du fine dining marocain en s'endossant aux palaces et à une clientèle internationale, cumulant quatre fois plus de nui- tées que la capitale économique, Casablanca peine à stabiliser ses adresses haut de gamme. Entre effets de mode, clien- tèle locale volatile et manque de constance, une question se pose : pourquoi le fine dining a-t-il tant de mal à prendre et à

Casablanca, entre effet de mode et constance

À Casablanca, la donne est dif- férente. La clientèle est locale et d’affaires, et la ville aime la nou- veauté, un aspect qui guide lar- gement le marché de la restaura- tion haut de gamme. L'ouverture

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