BOURSE & FINANCES
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 22 OCTOBRE 2026
Le précédent de 2022 est particulièrement instruc- tif. Une émission program- mée cette année-là, en lien avec le remboursement d’un emprunt de 1,5 milliard de dollars arrivant à échéance en décembre, avait finale- ment été reportée au premier trimestre 2023. Le ministère des Finances expliquait ce décalage par la détérioration des conditions de finance- ment internationales, dans un contexte de tensions géo- politiques et de resserrement des politiques monétaires. Le Trésor avait donc préféré différer son placement plutôt que d’accepter les condi- tions du moment. Une attente prolongée peut néanmoins avoir des réper- cussions sur le marché local. Dans sa note du 19 octobre, CFG Research relève que
de change et les éven- tuelles couvertures entrent dans le calcul. Une matu- rité plus courte peut réduire la rémunération exigée, mais rapproche l’échéance de remboursement. À l’in- verse, emprunter longtemps sécurise les ressources tout en fixant, pour plusieurs années, le coût accepté au lancement. Les montants levés auprès des bailleurs, les rembour- sements à venir et la tréso- rerie disponible détermine- ront la capacité du Royaume à patienter. Le précédent de 2022 montre qu’un calen- drier peut être décalé. Dans le marché actuel, ce délai doit permettre d’espérer une économie suffisante pour justifier le coût des finan- cements mobilisés entre- temps. ◆
«les investisseurs intègrent l’arbitrage entre financement intérieur et levées interna- tionales dans leurs anticipa- tions de taux. Lorsqu’ils envisagent un report des sorties à l’étran- ger, jugées trop onéreuses, ils redoutent que le Trésor concentre davantage ses besoins sur le marché domestique» . Cette pers- pective contribue, selon les analystes, aux tensions sur les rendements longs maro- cains. Le recours au marché inté- rieur intervient lui-même dans un environnement de liquidité contraint. CFG Research souligne notam- ment «la concurrence des certificats de dépôt ban- caires, qui captent une par- tie des capitaux disponibles au détriment des obligations
Une maturité plus courte peut réduire la rémunération exigée, mais rapproche l’échéance de remboursement.
longues» . Les analystes estiment toutefois que les besoins bruts de finance- ment de l’État resteraient maîtrisés. Leur lecture met ainsi l’accent sur les condi- tions de mobilisation des ressources et leur répartition entre marchés, plutôt que sur une dérive des besoins budgétaires. Pour préparer une prochaine émission, le Trésor devra aussi arbitrer entre devises et maturités. Un taux facial plus faible en Euro qu’en Dollars ne suffit pas à éta- blir le financement le moins coûteux, puisque le risque
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