ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 5 NOVEMBRE 2026
l’évaluation devrait porter sur le taux d’insertion à six et douze mois, sur la stabilité des contrats, sur les rémunérations et sur le coût public par inser- tion durable. Le nombre de personnes accompagnées mesure l’acti- vité du programme; leur situa- tion après accompagnement mesure son efficacité. F. N. H. : Un déficit budgé- taire autour de 3% est-il réaliste et réalisable ? S. A. : On peut dire oui, cet objectif est atteignable, mais sa réalisation reste conditionnelle. Car précisons d’abord que les 3% correspondent à un objectif de déficit rapporté au PIB. Aujourd’hui, le programme vise parallèlement une croissance réelle moyenne de 5% sur 2027-2031. Le cadrage du PLF 2027 men- tionné dans les débats parle- mentaires retient une crois- sance de 3,7% pour cette pre- mière année. Ces deux horizons doivent être distingués. La difficulté consiste à main- tenir cette trajectoire tout en finançant les engagements sociaux et l’investissement. Elle suppose que les recettes progressent effectivement et que les nouvelles dépenses soient maîtrisées dans leur calendrier. Une sécheresse, un renché- rissement énergétique ou un ralentissement des débouchés extérieurs pourraient simulta- nément réduire les recettes et accroître les besoins de sou- tien. Le gouvernement doit donc dis- poser aujourd'hui de scénarios budgétaires alternatifs et de marges de précaution. Il fau- dra aussi regarder la qualité de l’ajustement : préserver le déficit en améliorant le recouvrement et l’efficacité des dépenses est souhaitable; l’obtenir par des reports de paiement ou la réduction d’investissements essentiels fragiliserait les exer- cices suivants. Le suivi doit également intégrer les risques des entreprises publiques et les garanties de l’État.
La formation développe les compétences et assure un accès plus facile au marché de l’emploi.
Enfin, la bonne question est celle de la valeur retenue dans chaque territoire : emplois accessibles aux habitants, com- mandes aux entreprises locales et amélioration mesurable des services. ◆
F. N. H. : Les 400 milliards de DH d’investissement garantissent-ils l’équité territoriale ? S. A. : Le montant démontre un effort financier, mais il ne démontre pas, à lui seul, une répartition équitable. Les 400 milliards de DH correspondent à l’investissement global du sec- teur public prévu pour 2027. Pour juger son équité, il faut examiner sa ventilation territo- riale, son exécution et ses béné- ficiaires effectifs. On peut dire aussi que l’équité ne consiste pas à attribuer la même somme à chaque région. Mais elle sup- pose de consacrer un effort pro- portionné aux déficits d’accès à l’eau, aux soins, à la formation, à la mobilité et à l’emploi. Les territoires défavorisés ont aussi besoin d’un appui en ingé- nierie : sans projets préparés et d'équipes capables de les exécuter, une enveloppe peut rester sous-utilisée. Je préconise donc une pro- grammation combinant rattra- page des services essentiels et développement de capacités productives locales. Une route doit améliorer l’accès aux mar- chés; une zone d’activité doit accueillir des entreprises; un investissement industriel doit créer des débouchés pour les compétences et les fournis- seurs du territoire. Le programme prévoit des trans- ferts aux régions d’au moins 12 milliards de DH dès 2027 et des
contrats État-régions associés à des objectifs d’emploi, d’inves- tissement et de réduction des disparités. C’est un levier utile à apprécier dans l’ensemble des financements pour éviter les doubles comptes.
POUR NE RIEN RATER DE LA BOURSE @bourse_news @boursenews www.boursenews.ma Bourse news
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