BOURSE & FINANCES
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 5 NOVEMBRE 2026
2024. Elle n'a contribué qu'à hau- teur de 0,7 point à une croissance de 4,9%, portée surtout par l'inves- tissement, en hausse de 16,3%. Le moral des ménages se redresse, sans euphorie. L'indice de confiance des ménages calculé par le HCP s'établit à 59,2 points au troisième trimestre 2026. C'est 5,6 points de plus qu'un an plus tôt, mais en légère baisse par rap- port au trimestre précédent. Dans ce contexte, l'allègement de l'IR peut aider. Mais pour Khalid Kabbadj, «il serait excessif de lui attribuer, à lui seul, la capacité de provoquer une véritable relance de la demande des ménages». Son premier effet est « mécanique» : il augmente le salaire net. Ce gain peut toutefois aller à la consom- mation, à l'épargne, au rembourse- ment des crédits ou à une réserve de précaution. Tout dépend donc de qui en pro- fite. «Pour les ménages modestes ou intermédiaires, un allègement
2027 marque une rupture d'échelle. Avec un seuil d'exonération à 60.000 dirhams, une large part des salariés sortira du champ de l'im- pôt, et les classes moyennes ver- ront leur facture fiscale fondre d'ici 2031. Mais son effet sur le pouvoir d'achat réel et sur la consom- mation dépendra des prix, des salaires et de l'emploi. Pour Khalid Kabbadj, la mesure est «positive et nécessaire, mais elle doit être considérée comme un levier parmi d'autres» . Elle devra s'accompagner «d'une progres- sion régulière des revenus, d'une amélioration de l'emploi, d'une maîtrise des dépenses contraintes et d'un accès plus équilibré au financement». L'ambition, conclut- il, est de «construire une fiscalité qui accompagne la progression du revenu disponible, encourage le travail, soutienne la consommation et contribue, dans le même temps, à renforcer l'épargne et l'investis- sement productif». ◆
mentation des importations plutôt que par une création de valeur et d'emplois au niveau national». Pour que l'effet dure, il plaide pour un mécanisme d'indexation. En France, le barème de l'IR est régulièrement indexé sur l'inflation. Cela évite, selon lui, «que la pro- gression nominale des salaires ne conduise mécaniquement à une augmentation de la pression fis- cale». Au Maroc, le barème reste révisé par à-coups, au gré des Lois de Finances. La conjoncture invite aussi à la prudence. Bank Al-Maghrib prévoit un ralentissement de la croissance à 2,9% en 2027, après 4,4% en 2026. Et l'État devra financer le manque à gagner : la note de présentation conditionne chaque étape à l'évaluation de son coût, à l'élargissement de l'assiette et à la lutte contre l'évasion fiscale.
Avec un seuil d'exonération à 60.000 dirhams, une large part des salariés sortira du champ de l'impôt, et les classes moyennes verront leur facture fiscale fondre d'ici 2031.
fiscal peut rapidement se traduire par une amélioration de la consom- mation courante», explique l'éco- nomiste. «En revanche, pour les revenus plus élevés, une partie du gain fiscal peut être orientée vers l'épargne ou les placements finan- ciers», ajoute-t-il. Or, en valeur absolue, ce sont ces hauts reve- nus qui gagneront le plus avec la baisse du taux marginal de 37% à 30%. L'économiste soulève un autre risque : les fuites vers l'étranger. La demande doit, selon lui, trou- ver en face «une offre productive nationale suffisamment compé- titive. Sans cela, une partie de la consommation supplémentaire risque de se traduire par une aug-
Un levier parmi d'autres La réforme de l'IR inscrite au PLF
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