ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO VENDREDI 3 JUILLET 2026
Guelmim-Oued Noun «L’un des projets phare pour le développement de la région est le nouveau port de Tan Tan»
de la région. Il s’inscrit aussi dans la nou- velle génération de ports que Sa Majesté veut voir au Maroc, et Tan Tan s’y prête parfaitement de par son positionnement stra- tégique. F. N. H. : Quels obstacles freinent encore l’accès de votre région aux finance- ments internationaux ? F. A. : Guelmim-Oued Noun a signé des conventions de parte- nariat avec des institutions finan- cières internationales comme la BERD et l’Agence française de développement (AFD). Nous sommes en cours de signature avec la Société financière inter- nationale (SFI), et en discussion avec la BEI. Toutefois, le risque de change est omniprésent, d’autant que nous ne pouvons pas emprunter en Dirhams convertibles. Nous sommes en discussion avec des partenaires institutionnels, comme le ministère de l’Inté- rieur, mais aussi la Trésorerie du Royaume, pour trouver des mécanismes de couverture de change. Si nous parvenons à des accords, nous pourrons dupliquer cela sur l’ensemble des collectivités ter- ritoriales. Aujourd’hui, l’avantage des financements internationaux, c’est le partage des expériences, mais aussi le transfert des com- pétences. F. N. H. : Que veut-dire développement territorial durable pour votre région en 2026 ? F. A. : Le développement durable territorial pour notre région signi- fie d’abord exécuter tous les pro- jets dans le temps. Nous sommes à près de 10 milliards de DH d’in- vestissements en cours de réa- lisation. Une fois finalisés, nous pourrons inscrire la région dans le développement durable. J’ai un autre projet qui me tient personnellement à cœur, à dimension humaine, qui est celui de généraliser les parcs urbains à l’ensemble des communes urbaines de la région Guelmim- Oued Noun. J’espère que nous y parviendrons bientôt. ◆
A l’occasion de la 8 ème édition du Congrès mondial de l’organisation des cités et gouvernements locaux unis (CGLU), tenu à Tanger, Mbarka Bouaida, présidente de Guelmim-Oued Noun, a détaillé les ambitions de la région en matière de transition énergétique, de financement vert et d’attractivité économique. Entretien.
Propos recueillis par Z. A.
Finances News Hebdo : Pourquoi était-il important que vous soyez présente à ce panel pour parler de finance verte ? Mbarka Bouaida : Lors de ce panel, nous avons discuté et donné beaucoup d’exemples sur le modèle marocain. Ce fut l’occasion aussi de voir comment le modèle espagnol a réussi. Le panéliste espagnol a appelé à une intelligence locale, une meil- leure définition du besoin au niveau local, avec une interaction directe au niveau central pour faire converger les politiques publiques et faire aboutir les pro- jets positifs pour le futur. Ce fut d’ailleurs l’occasion de dis- cuter du modèle marocain, basé de plus en plus sur la décen- tralisation et la déconcentration. Ce modèle est doté d’un cadre institutionnel clair pour les col- lectivités territoriales afin de leur permettre de travailler sur l’ensemble de leurs projets, dont certains autour du changement
climatique et du développement durable. Le Maroc présente plusieurs pro- jets qui répondent à ces critères de financement vert. Toutefois, le principal défi consiste à trouver la meilleure manière de formuler ces projets, de les placer dans un cadre global pour répondre au changement climatique, de profi- ter des mécanismes de finance- ment vert à l’international et d’as- surer une gouvernance locale qui va nous permettre de développer un certain nombre d’expertises. Cela permettra aussi de discuter avec les partenaires internatio- naux et d’exécuter ces projets au niveau local et régional. F. N. H. : Guelmim-Oued Noun a des atouts éner- gétiques importants. Sur quels projets travaillez- vous concrètement en ce moment ? F. A. : Notre région possède plu- sieurs atouts. En termes d’éner- gies renouvelables, nous avons de quoi être fiers, vu le potentiel de
Guelmim-Oued Noun. Nous nous sommes basés sur ce potentiel pour bâtir notre plan de dévelop- pement régional. L’ambition est de pouvoir créer des emplois, rattraper le retard au niveau des infrastructures et mettre la région à niveau pour qu’elle puisse atti- rer les investissements néces- saires. Plusieurs investissements sont traités au niveau du Centre régional d’investissement, dont un signé devant Sa Majesté, porté par TotalEnergies avec un fonds souverain danois. Par ailleurs, nous avons procédé à la signature avec des investis- seurs américains pour la créa- tion d’une unité de fabrication de plaques de polysilicium. Comme nous avons pu constater un inté- rêt de plusieurs investisseurs chinois, italiens, britanniques, etc. L’un des projets phares pour le développement de la région est le nouveau port de Tan Tan. Ce port est inscrit dans la feuille de route de l’hydrogène vert, un pro- jet structurant, très attendu. Ce nouveau port va changer l’image
Nous sommes en discussion avec des partenaires institutionnels, comme le ministère de l’Intérieur, mais aussi la Trésorerie du Royaume, pour trouver des mécanismes de couverture de change.
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