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Du 21 au 27 mai 2020 - 8 DH - N° 983

Directeur de la publ ication : Fatima Ouriaghl i

Gestion de la pandémie De l'urgence à la souveraineté économique P. 26/27

SORTIE DE CRISE «Il faut raisonner ‘Morocco First’»

Abdellatif Mazouz, président de l’Alliance des économistes istiqlaliens

P. 24/25

Plan de relance L'endettement, un passage obligé pour l'Etat P. 8 9594,56 9250

◆ Pensé d'abord poxw< POINT BOURSE HEBDO

Evolution de l'indice Masi depuis juin 2019

Les forces se rééquilibent entre acheteurs et vendeurs

P. 10/11

Dépôt légal : 157/98 ISSN : 1114-047 - Dossier de presse : 24/98 - Adresse : 83, Bd El Massi ra El Khadra, Casablanca - Tél. : ( 0522) 98.41.64/66 - Fax : ( 0522) 98.40.22 - Adresse web : www.fnh.ma

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S OMMAIRE

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Actualité Voyons voir : Covid-19, ce vicieux virus qui nous assigne à résidence

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Ça se passe au Maroc Ça se passe en Afrique Ça se passe en dans le monde

Bourse & Finances Point Bourse Hebdo : Les forces se rééquilibrent

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LE CHOIX ENTRE DEUX INCONVÉNIENTS Editorial Par Fatima Ouriaghli

Taqa Morocco : Des marges sous pression au premier trimestre Plan de relance : L'endettement, un passage obligé pour l'Etat Entretien avec Karim Diouri : Covid-19, Crédit du Maroc met les bouchées doubles pour accompagner les entreprises Dividendes : Quelles options pour les banques ? Entretien avec Yacine Faqir : La Data, un outil incontournable pour soutenir le crédit bancaire

Paiements : Covid-19, un catalyseur vers le Cashless Continuité d’activité : Les PCA à l’ère de la Covid-19

C onfinement ou déconfi- nement ? Le gouverne- ment devait trancher : il a choisi de prolonger l’état d’urgence sanitaire. Un choix légitimé, l’on s’en doute, par des raisons strictement sanitaires, car malgré la baisse apparente des cas de conta- mination au coronavirus, la situation épidémiologique reste encore très tendue et assez délicate. Le volet économique n’a pas pu donc faire pencher la balance. Néanmoins, prolonger le confi- nement de trois semaines, c’est continuer à asphyxier l’activité économique et à perdre des points de PIB. Selon l’argen- tier du Royaume, Mohamed Benchaâboun, le confinement coûte au Maroc 1 milliard de DH par jour. Fin avril dernier, le haut-commissariat au Plan (HCP) estimait que la crois- sance économique nationale serait amputée de 8,9 points au deuxième trimestre 2020 par rapport à son évolution d’avant crise Covid-19. Cela représenterait une perte globale potentielle d'environ 29,7 Mds de DH pour la première moitié de 2020. C’est beaucoup. Et plus l’économie nationale res- tera sous assistance respira- toire, avec un Etat providence à son chevet, plus les risques de faillites d’entreprises vont s’amplifier, et plus l’on s’expose à une aggravation du taux de chômage qui, déjà, est passé de 9,1 à 10,5%entre T1 2019 et

T1 2020. Un taux de chômage qui pourrait atteindre 12,5% au terme de cet exercice, à en croire le FMI. C’est pourquoi l’Etat dépense à tour de bras pour soutenir les entreprises en difficulté. Et il va encore continuer… à se saigner. Car, même si s’amorce le déconfinement, l’activité éco- nomique, confrontée à la fois à une crise de l’offre et de la demande, devrait reprendre en pointillé. Mais l’essentiel, diront certains, est de faire ronronner de nouveau la machine écono- mique, de redonner vie à l’ap- pareil productif, mais également de remettre en selle tous ceux qui, à cause du confinement, se sont retrouvés subitement sans aucune source de revenus du fait de l’arrêt de leurs activités. Selon la dernière enquête du HCP, 34% des ménages maro- cains sont dans ce cas figure. Des ménages sur lesquels le confinement a des effets psychologiques importants, notamment l’anxiété, la peur, la claustrophobie, la nervosité, les troubles du sommeil. Protéger la population de la Covid-19 et maintenir le coma économique, en prenant le risque de voir apparaître ou s’aggraver d’autres morbidi- tés, c’est le choix qu’à eu à faire le gouvernement. Comme disait l’homme politique fran- çais Pierre Waldeck-Rousseau, «gouverner, c’est choisir entre deux inconvénients». u

Economie Relance économique : Plus de temps à perdre !

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Entretien avec Abdellatif Mazouz : «Il faut raisonner ‘Morocco First’» Gestion de la pandémie : De l'urgence à la souveraineté économique Logistique/ Transport : En pleine crise, le secteur souhaite des mesures au plus vite Entretien avec Ludovic Subran : «Le choc sur l’économie va être sévère» Offshoring : Le secteur lutte pour sauver ses emplois Enseignement : Amzazi lève le voile sur le calendrier des examens Entretien avec Khalid Yousfi : L’ONIGT mise sur la digitalisation des prestations Accompagnement des start-up : Comment le cluster solaire s’est adapté à la crise

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Focus Agricole Produits maraîchers : La filière défie les aléas 38 L'univers des TPME L’après Covid-19 : Ces incertitudes qui pèsent 37

Higt Tech Smartphones : Les ventes n’ont jamais été aussi basses 39 Culture Portrait : Jamal Antar, the moroccan style Qu’attendent les acteurs du secteur du nouveau ministre ? 40 41

Développement durable Production d’énergies renouvelables : Du mieux aux Etats-Unis en 2020 Fortes pluies sur Casablanca : Lydec déploie les grands moyens

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Société 44 Entretien avec Lamia Fikrat : Parité, les filières scientifiques à la recherche de femmes

• Directeur Général responsable de la Publication : Fatima OURIAGHLI Contact : redactionfnh@gmail.com

• Directeur des rédactions &Développement : DavidWilliam • Rédacteur en chef : Amine Elkadiri • Journalistes : Charaf Jaidani, Leïla Ouriaghli, Adil Hlimi, Momar Diao, Youssef Seddik, Badr Chaou, Chaimaa Abounaim, Khalid Aourmi • Révision : M. Labdaouat • Directeur technique &maquettiste : Abdelillah Chamseddine •Mise en page : Zakaria Beladal • Assistantes de direction : Amina Khchai • Département commercial : Samira Lakbiri, Salma Benmakhlouf, Rania Benchaib • Administratif : Fatiha Aït Allah, Nahla Sahlal • Édition : JMA CONSEIL • Impression : Maroc Soir • Distribution : Sapress • Tirage entre 15.000 et 18.000 exemplaires • Dépôt légal : 157/98 • ISSN : 1114-047 • Dossier de presse : 24/98 • N° Commission paritaire : H.F/02-05

OMMAIRE S

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Covid-19 Ce vicieux virus qui nous assigne à résidence

Par D. William

F r a n c h e m e n t , le coronavi- rus nous tape sur le système. Après deux mois de confinement, c’est reparti pour un tour. Trois semaines de plus à vivre terrés, assignés à résidence. Nous avions pourtant, jusqu’à lundi matin, le maigre espoir les mesures de confinement ne serait-ce qu’allégées, afin de nous donner un peu plus d’air. Il n’en est rien. Parce que la Covid-19 nous suit partout, nous traque, se confine avec nous et

s’invite pernicieusement dans notre intimité. Même pas un peu de compas- sion en ce mois béni de Ramadan. Elle est encore bien présente, comme en témoignent les chiffres publiés par les autorités : au total, 467 clusters ont été recensés dans pas moins de 10 régions, cau- sant 3.800 cas d'infec- tion, soit 56% du total des contaminations au coro- navirus dans le Royaume. Et pourtant, l’état d’ur- gence sanitaire semble globalement très bien res- pecté sur l’ensemble du

territoire, les Marocains faisant preuve de civisme en tentant de se confor- mer, tant bien que mal, à toutes les dispositions préconisées par les auto- rités sanitaires. Il y a eu certes des amé- liorations, mais pas suffi- samment pour amorcer le

déconfinement. Au final, ce virus vicieux nous coûte très cher. Il nous prive de notre droit le plus élémentaire : celui de circuler librement. Il nous déshumanise : on ne peut plus se serrer la main, encore moins se faire une accolade. Par son omniprésence, il nous contraint insidieuse- ment à rompre tous ces liens sociaux qui partici- paient à l’équilibre de nos vies de tous les jours. Par sa capacité de nui- sance, il a contraint l’hos- pitalité marocaine à l’exil : qui reçoit qui chez lui en

ces temps de crise sani- taire ? Enfin, elle contraint le monde entier à avancer masqué, nous rendant bien nostalgiques des fameux bals masqués. Entendons-nous bien !, le coronavirus veut nous avoir à l’usure : il nous mine psychologiquement afin que, par lassitude, l’on rompe ce pacte de respecter l’état d’urgence sanitaire et les gestes barrières. Nous avons tenu deux mois. Nous pouvons encore tenir 3 semaines. Alors, courage ! ◆

Par sa capacité de nuisance, le coro- navirus a contraint l’hospitalité maro- caine à l’exil.

oui , je souhaite m’abonner à cette offre spéciale pour 1 an BULLETIN D’ABONNEMENT Mon abonnement comprend : ❑ 52 numéros Finances News hebdo & 2 numéros du série. Voici mes coordonnées : ❑ M ❑ Mme ❑ Mlle Nom/Prénom : ...................................................................................... Adresse : .............................................................................................. Ville : ............................. Code Postal : ............................................... Tél : ........................................ Fax : .................................................... E-mail : ................................................................................................ Mon règlement ci-joint par : ❑ Chèque bancaire ou virement bancaire à l’ordre de JMA Conseil : Banque Populaire, Agence Abdelmoumen, Compte N° 21211 580 5678 0006-Casablanca - (Maroc)

A SE PASSE AU MAROC Ç

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Fonds spécial Covid-19 : 13,7 Mds de DH dépensés jusqu'à présent

A la Chambre des représentants, ce mardi 19 mai, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun, a fait le point sur les mesures financières et économiques prises pour faire face à la crise de la Covid-19. Concernant le Fonds spécial Covid-19, le ministre a indiqué que les ressources totales de ce fonds jusqu’au lundi 18 avril, ont atteint un total de 32,7 milliards de DH, tandis que ses dépenses s'élèvent à 13,7 milliards de dirhams, dont 2,2 milliards de DH ont été alloués au ministère de la Santé. Aussi, Benchaâboun a indiqué que 11,5 milliards de DH de ce fonds sont destinés à financer les mesures prises par le Comité de veille économique. Il a rappelé à cet égard que jusqu’à aujourd’hui 4,2 Mds de DH ont été alloués aux aides destinées au secteur informel, alors que 2 milliards de DH sont mobilisés mensuellement pour les affiliés à la CNSS impactés par la crise. ■

L e ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a décidé de geler en 2020 les mutations des fonctionnaires relevant des repré- sentations diplomatiques du Maroc à l'étranger. Cette initiative entre dans le cadre des mesures prises pour faire face aux restrictions de mobilité à l'internatio- nal et pour assurer une certaine stabilité professionnelle et familiale de ces fonc- tionnaires, notamment au niveau de la scolarité de leurs enfants. ■ Représentations diplomatiques du Maroc Gel des mutations en 2020 L’Intérieur accélère les chantiers de dématérialisation E-gov L e ministère de l’Intérieur, via la Direction générale des collectivi- tés territoriales, vient de démon- trer le grand intérêt accordé à la déma- térialisation des démarches et des procédures administratives menant au zéro papier. « La mise en œuvre accélérée des chantiers de dématérialisation devient d’autant plus pressante compte tenu des défis majeurs posés par la pan- démie de la Covid-19 », lit-on dans la circulaire du ministère de l'Inté- rieur, dont l’objet est d’informer les walis des régions, les gouverneurs des préfectures, provinces et préfectures d’arrondissements des chantiers pour leur permettre d’en assurer le suivi. ■

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DES OBLIGATAIRES du 22 juin 2020

Avis de Réunion

Messieurs les porteurs des obligations de la société Attijariwafa bank, émises en date du 28 juin 2019 , au titre de l’emprunt décidé par l’Assemblée Générale des Actionnaires de la société Attijariwafa bank, Société Anonyme au Capital de 2.098.596.790 DH, siège social sis 2, bd Moulay Youssef, Casablanca, inscrite au Registre du Commerce de Casablanca sous le numéro 333, sont convoqués pour le lundi 22 juin 2020 à 11h00 au siège social d’Attijariwafa bank sis à Casablanca, 2, Boulevard Moulay Youssef, en Assemblée Générale Ordinaire à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant : • Nomination du Mandataire définitif de la masse des Obligataires ; • Fixation des pouvoirs du représentant permanent de la masse des Obligataires ; • Pouvoirs en vue des formalités légales ; • Questions diverses.

PROJET DE RÉSOLUTIONS

référence à la courbe secondaire des bons du Trésor publiée par Bank Al-Maghrib, précédant la date d’anniversaire du coupon de 5 jours ouvrés. Le taux de référence ainsi obtenu sera majoré d’une prime de risque de 230 points de base et sera communiqué aux porteurs d’obligations 5 jours ouvrés avant la date d’anniversaire de chaque date de révision du taux. Après avoir rappelé qu’ils ont été regroupés de plein droit en masse dotée de la personnalité morale, en application de l’alinéa 1 de l’article 299 de la loi n° 17-95 relative aux sociétés anonyme telle que modifiée et complétée, décident de nommer en qualité de mandataire définitif de la masse des Obligataires pour une durée indéterminée commençant à courir à la date de la présente Assemblée Générale : Monsieur Mohamed HDID , Expert-Comptable, de nationalité Marocaine, titulaire de la CIN n° PA7967, domicilié à Casablanca- 4, Rue Maati Jazouli (Ex Rue Friol), Anfa ; Les frais et débours relatifs à l’exécution de la mission du représentant de la masse des Obligataires seront pris en charge par la Société. Deuxième résolution L’Assemblée Générale des Obligataires confirme que son mandataire Monsieur Mohamed HDID détient tous les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi et sous réserve des limitations qu’elle édicte, pour la défense des intérêts de la masse et notamment le pouvoir d’accomplir au nom de la masse tous actes de gestion nécessaires à la sauvegarde des intérêts communs des Obligataires. Troisième résolution L’Assemblée Générale des Obligataires confère tous pouvoirs au porteur d’un original, d’une expédition, d’une copie ou d’un extrait du présent Procès-verbal pour accomplir les formalités prescrites par la loi.

Première résolution Les porteurs d’obligations subordonnées perpétuelles d’Attijariwafa bank émises le 28 juin 2019 en deux tranches : • Tranche 1- Taux révisable chaque 10 ans : Pour les 10 premières années, le taux d’intérêt nominal est déterminé en référence au taux 10 ans déterminé à partir de la courbe des taux de référence du marché secondaire des bons du Trésor telle que publiée par Bank Al-Maghrib en date du 30 mai 2019, soit 2,98%. Ce taux est augmenté d’une prime de risque de 250 points de base, soit de 5,48%. Au-delà des 10 premières années et pour chaque période de 10 ans, le taux de référence est le taux 10 ans observé ou calculé à partir de la courbe secondaire des bons du Trésor telle que publiée par Bank Al-Maghrib, précédant la dernière date d’anniversaire du coupon de chaque période de 10 ans de 5 jours ouvrés. Le taux de référence ainsi obtenu sera majoré d’une prime de risque de 250 points de base et sera communiqué aux porteurs d’obligations, dans un journal d’annonces légales, 5 jours ouvrés avant la date d’anniversaire de chaque date de révision du taux. Dans le cas où le taux 10 ans des bons du Trésor n’est pas directement observable sur la courbe, la détermination du taux de référence se fera par méthode d’interpolation linéaire en utilisant les deux points encadrant la maturité pleine 10 ans (base actuarielle). • Tranche B : Taux révisable annuellement : Pour la première année, le taux d’intérêt nominal est le taux plein 52 semaines (taux monétaire) déterminé à partir de la courbe des taux de référence du marché secondaire des bons du Trésor telle que publiée par Bank Al-Maghrib en date du 30 mai 2019, soit 2,30%. Ce taux est augmenté d’une prime de risque de 230 points de base, soit de 4,60%. À chaque date d’anniversaire, le taux de référence est le taux plein 52 semaines (taux monétaire) déterminé en

Le Conseil d’Administration

Attijariwafa bank société anonyme au capital de 2 098 596 790DH - Siège social : 2, boulevard Moulay Youssef, Casablanca. Agréée en qualité d’établissement de crédit par arrêté du ministre des finances et de la privatisation n° 2269-03 du 22 décembre 2003 tel que modifié et complété - RC 333.

A SE PASSE EN AFRIQUE Ç

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Pétrole : Le Nigeria réduit sa

Burkina Faso Entrée en vigueur du port obligatoire du masque

Côte d'Ivoire Réouverture des écoles à partir du 25 mai

production de 23%

L es forces de défense et de sécurité du Burkina Faso entament ce lundi le contrôle du port obligatoire du masque instauré par les autorités pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Depuis le 27 avril, le gouvernement burkina- bè a rendu obligatoire le port d'un masque ou d'une protection faciale, rapportent des médias. Le gouvernement invite la population à coopérer avec les forces de sécurité pour la réussite de cette opération, a souligné le service d'information du gouvernement (SIG) dans un communiqué. ■

Afrique du Sud : Le gouvernement préoccupé par la hausse des infections dans le pays E n vue d’adhérer aux nouveaux efforts de réduction de l’offre mondiale, le Nigeria vient d’annoncer qu’il réduira la production de brut d’environ 417.000 barils par jour, soit 23% de la production actuelle. Cela devrait permettre au premier producteur africain de pla- fonner sa production à 1,41 million de bpj en mai et juin. « La réduction pour le Nigeria sera d’environ 417.000 barils par jour, ce qui représente environ 23% de notre production. Et bien sûr, à la fin du mois d’avril, nous nous sommes confor- més aux efforts de réduction du niveau de production », a indiqué la ministre du Pétrole, Timipre Sylva. Cette mesure prise par le Nigeria s’inscrit dans le cadre des nouvelles réductions de 9,7 millions de barils par jour de la production de l’OPEP et de ses alliés. ■

L es établissements d'enseigne- ment primaire, secondaire et supérieur du Grand Abidjan (Abidjan et banlieue) seront rou- verts à partir du lundi 25 mai 2020, a annoncé le Conseil national de sécurité (CNS). « Après examen de l'évolution de la pandémie, d'importantes décisions ont été prises pour le Grand Abidjan, dont la réouverture des établisse- ments d'enseignement préscolaire, primaire, secondaire et supérieur à compter du lundi 25 mai 2020 », rap- porte un communiqué sanctionnant une réunion du CNS présidée par le chef de l'Etat Alassane Ouattara.

Sénégal : Forte hausse des importations en mars 2020

L e ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, s’est dit préoccupé par les taux élevés d’infection au Coronavirus, qui a touché 15.515 personnes dans le pays jusqu'à présent. « Nous sommes préoccupés par la propagation du virus, qui demeure très rapide », a dit Mkhize. L'Afrique du Sud a enregistré, dimanche dernier, 1.160 nou- veaux cas confirmés d'infection au coronavirus (Covid-19). Il s’agit du nombre le plus élevé des contaminations quotidiennes dans le pays depuis le début de la pandémie. Le ministre de la Santé a, d’autre part, indiqué que son pays doit rouvrir l’économie même avant la réduction des infections. Le pays n’a de choix que d’ouvrir l’économie, en dépit de la hausse des infections, a-t-il dit. ■ Plusieurs autres décisions ont été prises, notamment la levée du couvre-feu et la réouverture des res- taurants et fameux « maquis », bars- restaurants populaires en Afrique de l'Ouest. ■

L es importations de biens du Sénégal au terme du mois de mars 2020 ont connu une forte augmentation de 176,1 milliards FCFA comparées à la même période de l'année 2019, selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Ces importations se sont établies à 486,2 milliards FCFA contre 310,1 mil- liards FCFA au mois de mars 2019, soit une progression de 56,8% en glissement annuel. Quant aux exportations, elles sont res- sorties en baisse de 6, 1 % en mars dernier, atteignant une valeur financière de 153, 4 milliards de FCFA contre 163, 4 milliards le mois précédent. ■

A SE PASSE DANS LE MONDE Ç

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L'agence Fitch abaisse la perspective de la France

L' agence de notation Fitch a abaissé de stable à négative la perspective de la France, craignant une détérioration des finances publiques et de l'économie cette année, mais sans toucher pour l'instant à sa note «AA». « L'abaissement de la perspective reflète la dégradation substantielle attendue cette année des finances publiques et de l'activité écono- mique en raison de l'épidémie de la Covid-19 », a expliqué l'agence

dans un communiqué. « La dégradation des paramètres des finances publiques se produira dans un contexte d'un niveau d'endettement déjà élevé (...), des progrès limités dans la consolidation budgétaire depuis la crise financière (de 2008) et une croissance économique modérée », a-t-elle ajouté. Début avril, une autre agence de notation, S&P, avait maintenu la note de la France à AA, sans toucher à sa perspective qu'elle avait maintenue stable. ■

L es dividendes versés par les entreprises mondiales devraient reculer d’au moins 15% cette année en raison de la pandémie de coronavirus qui affecte fortement l’ac- tivité économique, prévient lundi la société de gestion Janus Henderson. « Pour évaluer l’impact de la pandémie sur les dividendes de l’année 2020, Janus Henderson a passé au crible des entreprises représentant plus des trois quarts des paiements mondiaux en termes de valeur », explique-t-elle. Dans le cas « optimiste », seules les réductions de dividendes déjà annon- cées ou qui le seront très probable- ment sont prises en compte, les divi- dendes vont diminuer de 15% pour atteindre 1.210 milliards de dollars. Dans le cas «pessimiste», les paie- ments mondiaux pourraient chuter de 35% cette année, à 933 milliards de dollars. ■ Les dividendes mondiaux vont diminuer d'au moins 15% en 2020 FED : L'économie US pourrait se contracter de 20% au 2 ème trimestre L es données les plus importantes actuellement pour l’économie américaine sont les «paramètres médicaux» liés à la pandémie de coronavirus, a déclaré le président de la Réserve fédérale américaine. Pour lui, les dégâts économiques pro- voqués par la crise sanitaire ont déjà été importants. Il a déclaré que le taux de chômage pourrait culminer à 25% avant de baisser, et que le PIB pourrait se contracter de 20% en rythme annualisé commercé sur la période avril-juin. ■

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DES OBLIGATAIRES du 22 juin 2020

Avis de Réunion

Messieurs les porteurs des obligations de la société Attijariwafa bank, émises en date du 27 décembre 2019 , au titre de l’emprunt décidé par l’Assemblée Générale des Actionnaires de la société Attijariwafa bank, Société Anonyme au Capital de 2.098.596.790 DH, siège social sis 2, bd Moulay Youssef, Casablanca, inscrite au Registre du Commerce de Casablanca sous le numéro 333, sont convoqués pour le lundi 22 juin 2020 à 11h15 au siège social d’Attijariwafa bank sis à Casablanca, 2, Boulevard Moulay Youssef, en Assemblée Générale Ordinaire à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant : • Nomination du Mandataire définitif de la masse des Obligataires ; • Fixation des pouvoirs du représentant permanent de la masse des Obligataires ; • Pouvoirs en vue des formalités légales ; • Questions diverses.

PROJET DE RÉSOLUTIONS

référence à la courbe secondaire des bons du Trésor publiée par Bank Al-Maghrib, précédant la date d’anniversaire du coupon de 5 jours ouvrés. Le taux de référence ainsi obtenu sera majoré de la prime de risque de 230 points de base et sera communiqué par Attijariwafa bank, via son site web, aux porteurs d’obligations 5 jours ouvrés avant la date d’anniversaire de chaque date de révision du taux. Après avoir rappelé qu’ils ont été regroupés de plein droit en masse dotée de la personnalité morale, en application de l’alinéa 1 de l’article 299 de la loi n° 17-95 relative aux sociétés anonyme telle que modifiée et complétée, décident de nommer en qualité de mandataire définitif de la masse des Obligataires pour une durée indéterminée commençant à courir à la date de la présente Assemblée Générale : Monsieur Mohamed HDID , Expert-Comptable, de nationalité Marocaine, titulaire de la CIN n° PA7967, domicilié à Casablanca- 4, Rue Maati Jazouli (Ex Rue Friol), Anfa ; Les frais et débours relatifs à l’exécution de la mission du représentant de la masse des Obligataires seront pris en charge par la Société. Deuxième résolution L’Assemblée Générale des Obligataires confirme que son mandataire Monsieur Mohamed HDID détient tous les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi et sous réserve des limitations qu’elle édicte, pour la défense des intérêts de la masse et notamment le pouvoir d’accomplir au nom de la masse tous actes de gestion nécessaires à la sauvegarde des intérêts communs des Obligataires. Troisième résolution L’Assemblée Générale des Obligataires confère tous pouvoirs au porteur d’un original, d’une expédition, d’une copie ou d’un extrait du présent procès-verbal pour accomplir les formalités prescrites par la loi.

Première résolution Les porteurs d’obligations subordonnées perpétuelles d’Attijariwafa bank émises le 27 décembre 2019 en deux tranches, pour un taux facial : • Tranche 1- Taux révisable chaque 10 ans : Pour les 10 premières années, le taux d’intérêt facial est déterminé en référence au taux 10 ans calculé à partir de la courbe des taux de référence du marché secondaire des bons du Trésor telle que publiée par Bank Al-Maghrib en date du 9 décembre 2019, soit 2,73%. Ce taux est augmenté d’une prime de risque de 250 points de base, soit 5,23%. Au-delà des 10 premières années et pour chaque période de 10 ans, le taux de référence est le taux 10 ans observé ou calculé à partir de la courbe secondaire des bons du Trésor telle que publiée par Bank Al-Maghrib, précédant la dernière date d’anniversaire du coupon de chaque période de 10 ans de 5 jours ouvrés. Le taux de référence ainsi obtenu sera majoré d’une prime de risque de 250 points de base et sera communiqué aux porteurs d’obligations par Attijariwafa bank sur son site internet, 5 jours ouvrés avant la date d’anniversaire de chaque date de révision du taux. Dans le cas où le taux 10 ans des bons du Trésor n’est pas directement observable sur la courbe, la détermination du taux de référence par Attijariwafa bank se fera par méthode d’interpolation linéaire en utilisant les deux points encadrant Pour la première année, le taux d’intérêt facial est le taux plein 52 semaines (taux monétaire) déterminé à partir de la courbe des taux de référence du marché secondaire des bons du Trésor telle que publiée par Bank Al-Maghrib en date du 9 décembre 2019, soit 2,32%. Ce taux est augmenté d’une prime de risque de 230 points de base, soit 4,62%. À chaque date d’anniversaire, le taux de référence est le taux plein 52 semaines (taux monétaire) déterminé en la maturité pleine 10 ans (base actuarielle). • Tranche B : Taux révisable annuellement :

Le Conseil d’Administration

Attijariwafa bank société anonyme au capital de 2 098 596 790DH - Siège social : 2, boulevard Moulay Youssef, Casablanca. Agréée en qualité d’établissement de crédit par arrêté du ministre des finances et de la privatisation n° 2269-03 du 22 décembre 2003 tel que modifié et complété - RC 333.

B OURSE & F INANCES

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Point Bourse Hebdo

Les forces se rééquilibent entre acheteurs et vendeurs ◆ Entre les 12 et 19 mai, le Masi a progressé de 2,58% sur des volumes restreints. ◆ Les publications trimestrielles continuent de tomber.

Evolution de l'indice Masi depuis juin 2019

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les valeurs financières qui ne se sont pas encore exprimées sur le sujet. La semaine s'est terminée à la peine pour BMCI (-5,81%), CDM (-5,81%), CIH (-3,94%). Pareil pour Eqdom (-5,56%) qui a annoncé le report de son assemblée générale pour étudier la demande de BAM. Par contre BCP (+1,54%) et Attijariwafa bank (+4,65%) ont progressé dans le sens inverse, profitant de deux journées de rebond. En face, Managem a profité d'un regain d'appétit après ses résul- tats trimestriels bien qu'elle ait quitté le MSCI FM. Elle a pris 20% sur la période. Pour les publications, Label'Vie, Managem et Marsa Maroc qui ont remis leurs copies trimestrielles,

L e récent bras de fer engagé entre les opé- rateurs à la Bourse de Casablanca a pris fin. Un équilibre des forces (acheteurs & vendeurs) s'est en effet instauré cette semaine. Le marché actions sort d'une séquence hebdomadaire teintée d'hésitation. Le Masi y a avan- cé de 2,58%. Ce mouvement de rééquilibrage entre acheteurs et vendeurs intervient dans des volumes en contraction. La cote s'est contentée de 451 MDH d'échanges. En termes de variation, la suspen- sion des dividendes demandée par Bank Al-Maghrib a pesé sur Par Y. Seddik

affichent des revenus en hausse de 26%, 5% et 6% respective- ment. De leur côté, Taqa Morocco et CMT ont vu leurs chiffres d’af- faires baisser de 20% et 26% au premier trimestre 2020. À quand le déconfinement ? Tendance de fond, saisonnalité et publications ne doivent cependant pas trop éloigner loin du regard la problématique du déconfinement. Les hypothèses et les scénarios se multiplient. Or, lundi dernier, le Chef du gouvernement a annoncé un prolongement de 3 semaines de l’état d’urgence sanitaire. Une annonce qui a été sanctionnée le lendemain par une baisse de

0,68% à la Bourse, alors que les perspectives d’une reprise rapide de l’économie s’éloignent. Eléments graphiques Techniquement, le Masi évolue au sein d'une figure chartiste de consolidation en triangle descen- dant. Cette figure est délimitée par un support autour de 9.000 points et une oblique baissière qui relie les points hauts du 25 mars et du 8 mai 2020. La sortie de ce triangle devrait réanimer le marché. À moyen long terme, la tendance baissière n'est pas remise en cause. ◆

Dans un monDe qui change, la prudence n’exclut pas la performance

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BMCI TrésorErIE OPCvm monétaire noté AAAmmf (mar)*

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A BNP PAriBAs iNvestmeNt PArtNer

La banque d’un monde qui change

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Taqa Morocco

96,1% au 31 mars 2019. Dans le détail, le taux de disponibilité des unités à 1 à 4 est de 95% contre 98,7% à fin mars ◆ Les revenus et béné- fices de Taqa Morocco se sont dégradés au T1 2020 dans le sillage de la baisse des cours du charbon. Des marges sous pression au premier trimestre 2019, tenant compte de la réalisation de l’arrêt planifié de 7 jours de l’Unité 3, conformément au plan de mainte- nance. Le taux de disponibilité des Unités 5 & 6 est en hausse à 96,6% contre 90,8% à fin mars 2019. ◆

T aqa Morocco a vu son chiffre d’affaires consolidé baisser de 20,7% au premier tri- mestre. Outre l’impact d’une révision majeure de l’une de ses unités de production, et qui a duré 68 jours, l’opérateur a subi de plein fouet la baisse des cours du charbon sur le marché international à cause du confinement de l’activité économique mondiale. Au final, les ventes se sont stabilisées à 1,88 Md de DH sur les 3 premiers mois de l’année. Le résul- tat d’exploitation consolidé recule de 28,6% dans le sillage du chiffre d’affaires, provoquant une baisse du taux de marge consolidé qui passe de 27,5% au 31 mars 2019 à 24,8% en mars 2020. Le RNPG a chuté de 42,8% à 152 MDH suite à l’évolution du résul- tat d’exploitation et celle du résultat financier consécutive à la baisse de la rémunération de la trésorerie dispo- nible. Il en découle un taux de marge nette consolidé qui s’élève à 9,2% contre 14,3% en mars 2019. Le montant des investissements consolidés s’élève au 31 mars 2020 à 146 MDH alors que l'endettement consolidé a enregistré une progres- sion de 13% par rapport aux 3 pre- miers mois de 2019. Une évolution qui s’explique principalement par l’effet combiné du tirage de la dette affé- rente au paiement du droit de jouis- sance complémentaire pour un mon- tant de 1,5 Md de DH. Perçue comme valeur sûre du marché boursier, Taqa Morocco dit être confiante dans la réalisation des objectifs opérationnels et financiers de l’année 2020. Un taux de disponibilité globale de 95,6% Taqa Morocco fait état d’un taux de disponibilité global de ses six unités de production de 95,6%, comparé à

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DES OBLIGATAIRES du 22 juin 2020

Avis de Réunion

Messieurs les porteurs des obligations de la société Attijariwafa bank, émises en date du 31 décembre 2019 , au titre de l’emprunt décidé par l’Assemblée Générale des Actionnaires de la société Attijariwafa bank, Société Anonyme au Capital de 2.098.596.790 DH, siège social sis 2, bd Moulay Youssef, Casablanca, inscrite au Registre du Commerce de Casablanca sous le numéro 333, sont convoqués pour le lundi 22 juin 2020 à 11h30 au siège social d’Attijariwafa bank sis à Casablanca, 2, Boulevard Moulay Youssef, en Assemblée Générale Ordinaire à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant : • Nomination du Mandataire définitif de la masse des Obligataires ; • Fixation des pouvoirs du représentant permanent de la masse des Obligataires ; • Pouvoirs en vue des formalités légales ; • Questions diverses.

PROJET DE RÉSOLUTIONS

Le taux de référence ainsi obtenu sera majoré d’une prime de risque fixée à l’issue de l’adjudication (prime de risque comprise entre 55 et 65 points de base) et sera communiqué par Attijariwafa bank, via son site web, aux porteurs d’obligations et à la Bourse 5 jours de bourse avant la date d’anniversaire. Après avoir rappelé qu’ils ont été regroupés de plein droit en masse dotée de la personnalité morale, en application de l’alinéa 1 de l’article 299 de la loi n° 17-95 relative aux sociétés anonyme telle que modifiée et complétée, décident de nommer en qualité de mandataire définitif de la masse des Obligataires pour une durée indéterminée commençant à courir à la date de la présente Assemblée Générale : Monsieur Mohamed HDID , Expert-Comptable, de nationalité Marocaine, titulaire de la CIN n° PA7967, domicilié à Casablanca- 4, Rue Maati Jazouli (Ex Rue Friol), Anfa ; Les frais et débours relatifs à l’exécution de la mission du représentant de la masse des Obligataires seront pris en charge par la Société. Deuxième résolution L’Assemblée Générale des Obligataires confirme que son mandataire Monsieur Mohamed HDID détient tous les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi et sous réserve des limitations qu’elle édicte, pour la défense des intérêts de la masse et notamment le pouvoir d’accomplir au nom de la masse tous actes de gestion nécessaires à la sauvegarde des intérêts communs des Obligataires. Troisième résolution L’Assemblée Générale des Obligataires confère tous pouvoirs au porteur d’un original, d’une expédition, d’une copie ou d’un extrait du présent procès-verbal pour accomplir les formalités prescrites par la loi.

Première résolution Les porteurs d’obligations subordonnées d’Attijariwafabank émises le 31 décembre 2019 en six tranches, pour un taux facial : • Taux fixe avec un remboursement in fine du principal (Tranches A et C) Le taux d’intérêt facial est déterminé en référence au taux 7 ans calculé à partir de la courbe des taux de référence du marché secondaire des bons du Trésor telle que publiée par Bank Al-Maghrib en date du 9 décembre 2019, soit 2,54%. Ce taux sera augmenté d’une prime de risque comprise entre 60 et 70 points de base, soit entre 3,14% et 3,24%. La détermination du taux de référence se fait par la méthode de l’interpolation linéaire en utilisant les deux points encadrant la maturité pleine 7 ans (base actuarielle). • Taux fixe avec un amortissement linéaire constant et un différé de deux ans (Tranches E et F) Le taux d’intérêt facial est déterminé en référence au taux souverain de maturité équivalente (7 ans, fixe et amortissable annuellement) à partir de la courbe des taux de référence du marché secondaire des bons du Trésor telle que publiée par Bank Al-Maghrib en date du 9 décembre 2019, soit 2,47%. Ce taux sera augmenté d’une prime de risque comprise entre 50 et 60 points de base, soit entre 2,97% et 3,07%. • Taux révisable annuellement (Tranches B et D) Pour la première année, le taux d’intérêt facial est le taux plein 52 semaines (taux monétaire) déterminé en référence à la courbe des taux de référence du marché secondaire des bons du Trésor telle que publiée par Bank Al-Maghrib en date du 9 décembre 2019, soit 2,32%. Ce taux est augmenté d’une prime de risque comprise entre 55 et 65 points de base, soit entre 2,87% et 2,97% pour la première année. À chaque date d’anniversaire, le taux de référence est le taux plein 52 semaines (taux monétaire) déterminé en référence à la courbe des taux de référence du marché secondaire des bons du Trésor publiée par Bank Al-Maghrib, précédant la date d’anniversaire du coupon de 5 jours de bourse.

Le Conseil d’Administration

Attijariwafa bank société anonyme au capital de 2 098 596 790DH - Siège social : 2, boulevard Moulay Youssef, Casablanca. Agréée en qualité d’établissement de crédit par arrêté du ministre des finances et de la privatisation n° 2269-03 du 22 décembre 2003 tel que modifié et complété - RC 333.

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Plan de relance

◆ Pour financer la relance de l’activité économique, le gouvernement n’a d’autre choix que de s’endetter massive- ment, rompant avec l’orthodoxie budgétaire qui a prévalu durant la dernière décennie. ◆ Risquée, cette politique de relance par la dette ne sera efficace que si elle permet de générer de la croissance vigoureuse dans les prochaines années. L'endettement, un passage obligé pour l'Etat A lors qu’elle constituait encore, durant la der- nière décennie, l’alpha et l’oméga de toute politique budgétaire du Par A. Elkadiri Sur le seul mois d'avril, le déficit budgétaire s'est creusé de près de 10 Mds de DH par rapport à mars 2020.

gouvernement, la préservation des équilibres macroéconomiques n'est aujourd’hui visiblement plus une priorité. La crise sanitaire et les crises économique et sociale qui en découlent, ont amené les autorités financières et moné- taires du pays à revoir leur logiciel économique : fini la consolidation budgétaire à l’œuvre depuis 2012 et qui aura tout de même permis au Maroc de faire passer son déficit budgétaire de 7,5% du PIB en 2012 à 3,5% du PIB en 2018 (avant une remontée à 4% en 2019 suite notamment à l’accord sur la hausse des salaires dans la fonction publique). Place désor- mais à une politique budgétaire plus expansionniste afin de sou- tenir un tissu économique natio- nal très durement touché par les effets de la crise.

dirhams en un mois. Cette détérioration s’explique par l’effort financier important de l’Etat en faveur du Fonds spécial de gestion de la pandémie Covid- 19, couplé à une baisse impor- tantes des recettes fiscales. Ainsi, les dépenses ordinaires ont aug- menté de 7,9 Mds de DH (+10,5%) par rapport à la même période de l’année 2019, tandis que les recettes ont enregistré une baisse de 4,1 Mds de DH par rapport à la même période de l’exercice 2019. Certaines recettes issues des impôts et taxes sont en forte baisse, comme celle relative à l’IR, les droits d’enregistrement, la TVA à l’importation, etc. A ce rythme, le déficit budgétaire pourrait exploser dans les pro- chains mois, et atteindre plus de 6% du PIB, voire plus, réduisant à néant tous les efforts de conso-

lidations budgétaires de ces der- nières années. Mais pouvait-il en être autrement ? Le fait est que l’intensité de la crise est telle que toute obsti- nation à vouloir maintenir coûte que coûte les fameux équilibres macroéconomiques aurait été suicidaire. Même les pays les plus farouchement attachés à l’orthodoxie budgétaire mettent en place des politiques de relance économique de grande ampleur à coup de dizaines de milliards de dollars. C’est le cas aux Etats- Unis et en Europe. Endettement massif Notons au passage que c’est pré- cisément la consolidation bud- gétaire de ces dernières années (comme par exemple la levée des subventions sur le carburant) qui permet aujourd’hui à l’Etat maro-

cain d’avoir un peu de marge de manœuvres et de s’autoriser quelques largesses avec la sacro- sainte orthodoxie budgétaire. L’amélioration des équilibres macroéconomiques durant la dernière décennie doit également permettre au Maroc de s’endetter dans des conditions relativement L’intensité de la crise est telle que toute obsti- nation à vouloir mainte- nir coûte que coûte les fameux équilibres macro- économiques aurait été suicidaire.

Vers une explosion du déficit budgétaire

Les premiers effets de cette poli- tique volontariste de l’Etat se font déjà ressentir sur les finances publiques. En effet, la situation des charges et ressources du Trésor (SCRT), telle que calculée par le Ministère de l’Economie et des Finances et de la Réforme de l’Administration, fait ressortir un déficit budgétaire de 4,9 Mds de dirhams en avril, après un excé- dent de 5,7 Mds en mars, soit une aggravation de 10,6 Mds de

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acceptables. Fort de son Investment grade confirmé par les trois agences de notation, le Maroc s’apprête à s’endetter massivement à l’inter- national afin de financer son Plan de relance post-confinement. Si les montants qui seront levés auprès des marchés et des bail- leurs de fonds internationaux sont encore inconnus, il n’en demeure pas moins qu’ils devraient se chiffrer à plusieurs dizaines de milliards de DH, eu égard aux immenses dégâts causés par la crise sur le tissu économique et industriel. La question qu’il faut dès lors se poser est : comment utiliser au Les analystes deCFGMarchés anticipent un déficit budgé- taire de 81 Mds de dirhams cette année soit -7,5% du PIB. La situation devrait être encore plus grave si le gou- vernement venait à ne pas réaliser son programme de privatisations budgétisé cette année, à ne pas lever de fonds à travers les nouveaux méca- nismes de financement, et venait à décider de poursuivre son programme d’investisse- ment initialement prévu pour sécuriser la croissance éco- nomie future. Dans le but de financer le déficit budgétaire estimé sur la base des hypothèses de CFG, le gouvernement devrait lever 38,5 Mds de DH sup- plémentaires (par rapport au niveau prévu dans la LF 2020), soit un total de 148 Mds, un niveau situé dans le haut de la fourchette des levées his- toriques sur les 5 dernières années. Ceci en supposant que seulement 11 Mrds de DH seront levés à l’international en 2020. Déficit budgétaire : Ce que prévoit CFG Marchés

mieux ces fonds ? Comment faire en sorte que cet endettement massif ne soit pas stérile ? « Une politique de relance a des pré-requis. Parmi ces derniers, figure un degré minimum de pro- tectionnisme afin d’éviter que les dépenses publiques n’aillent financer les PIB d’autres pays par le canal des importations », sou- tient l’économiste et chercheur

Khalid Achachi. En outre, afin de limiter l’infla- tion, ces dépenses doivent être « canalisées exclusivement vers des investissements productifs, s’inscrivant dans le cadre d’une grande stratégie de développe- ment multisectorielle et coordon- née », estime-t-il. En définitive, cette politique de relance par le budget et la dette

n’aura de sens que si elle permet de générer de la croissance vigou- reuse dans les prochaines années (après une phase de récession inéluctable). Il ne faudra donc pas se tromper sur les choix qui seront fait en matière d’allocation des ressources et de stratégie de relance. Dans le cas contraire, notre économie court au devant de grandes difficultés. ◆

Communiqué N° 4/20

COMMUNICATION FINANCIÈRE - INDICATEURS DU 1 ER TRIMESTRE 2020

COMMENTAIRES SUR L'ACTIVITÉ ET FAITS SAILLANTS

Face à la pandémie du Covid-19, le groupe Delta holding a placé la sécurité de ses collaborateurs et de ses partenaires au centre de ses préoccupations en initiant dès le début de la crise, une série de mesures dont l’objectif principal est de préserver leur sécurité sanitaire tout en maintenant dans la mesure du possible la continuité de l’activité. Dans ce contexte de crise sanitaire mondiale, le groupe Delta holding a enregistré sur le 1 er trimestre de l’exercice 2020 un repli de son chiffre d’affaires consolidé de -14% par rapport à la même période en 2019, dû essentiellement à ses activités liées à l’export. Toutefois, avec un carnet de commande bien fourni et une assise financière solide, le groupe reste confiant dans sa capacité de résilience face à cette crise. Les dépenses d’investissement ont atteint 25 millions MAD et l’endettement financier brut a été réduit de -12 %.

INDICATEURS FINANCIERS

Cumul au 31/03/2020

Variation du trimestre

Comptes consolidés (Millions MAD)

Cumul au 31/12/2019

1 er T 2019

1 er T 2020

-14% 47% -12% -10%

2 953 134 1 109 755

535 25 929 761

624 17 1 053 846

535 25 929 761

Chiffre d'affaires Investissements (1)

Endettement financier brut (2) Endettement financier net (3)

(1) Immobilisations corporelles, incorporelles et financières (2) Long et CT y compris redevances leasing restant à payer (3) Déduction faite des titres et valeurs de placement et trésorerie actif

Comptes sociaux delta holding (Millions MAD)

Cumul au 31/03/2020

Variation du trimestre

Cumul au 31/12/2019

1 er T 2019

1 er T 2020

24% 100% -17% -12%

79 1

21 1

17 0

21 1

Chiffre d’affaires Investissements (1)

322 312

293 288

355 327

293 288

Endettement financier brut (2) Endettement financier net (3)

Etablis sur la base des derniers chiffres provisoires connus à date.

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pour mettre à la disposition de nos clients les solutions nécessaires pour leur permettre de traverser cette crise : solutions de banque à distance, alimentation suffisante des guichets bancaires, report d’échéances, découverts exceptionnels, nouvelles lignes de crédit, dis- tribution des aides sociales… Cela a nécessité une très forte mobilisation de nos équipes qui sont pleinement engagées et mesurent l’importance de leurs missions d’accompagnement de nos clients pendant cette crise. C’est avec courage et abnégation qu’elles se rendent tous les jours au travail pour assurer la continuité d’activité, qu’elles contactent pro-activement nos clients pour leur proposer des solutions adaptées à leurs situations et qu’elles participent avec fierté à l’effort national. J’aimerais aujourd’hui leur rendre un vibrant hommage et les remercier pour leur engagement et leur mobilisation. C’est ainsi que se concrétise notre raison d’être, qui prend tout son sens aujourd’hui «Agir chaque jour dans l’intérêt des clients et de la société». F.N.H. : Vous avez annoncé l’acceptation du report de près de 15.000 dossiers de crédits dans le cadre des mesures de place pour soutenir les entreprises et les ménages durant la crise sanitaire. Parlez- nous du dispositif mis en place par Crédit du Maroc pour gérer ce flux de demandes (Qui prend la décision du report, quels sont les délais de réponse, quel a été le taux de rejet, combien de dossiers en leasing...) ? K. D. : Crédit du Maroc a rapidement donné la possibilité à ses clients dont les revenus ont été impactés par la crise de reporter leurs échéances de crédits amortissables et leasing. Nous avons en effet accordé près de 14.500 demandes de reports de crédits habitat et à la consommation correspondant à un encours de près de 3,4 Mds de DH et à un volume d’échéances reportées de 130 MDH. S’agissant des entreprises, nous avons accor- dé près de 1.500 dossiers totalisant un encours de 3,1 Mds DH. Le total des échéances repor- tées à ce stade est de plus de 240 millions de dirhams. Nous avons traité jusqu’à 1.000 reports par jour avec un taux d’acceptation de 99,4% pour les particuliers et près de 98% pour les PME et les grandes entreprises. Nous accompagnons également nos clients dans le choix des options de report qui leur sont offertes, en mettant à leur disposition des simulations de l’impact du report sur leurs échéances de crédit et/ou leurs durées et en expliquant les tenants et aboutissants de

Covid-19

Crédit du Maroc met les bouchées doubles pour accompagner les entreprises ◆ Jusqu’à 1.000 dossiers de reports de crédits par jour et des centaines de cré- dits Damane Oxygène placés auprès de la clientèle, le Crédit du Maroc est mobi- lisé auprès de ses clients depuis le début de la crise. ◆ Le point sur le dispositif massif mis en place par la banque avec Karim Diouri, Membre du Directoire en charge du Pôle développement.

Nous avons réagi très vite face à ce contexte difficile en mettant en place des mesures sani- taires et préventives et une organisation de travail adaptée (rotation des équipes, travail à distance…) pour rendre le meilleur service possible à nos clients. Le déclenchement de notre plan de continuité d’activité nous a ainsi permis de maintenir toutes nos agences ouvertes dès le déclenche- ment de la crise. Par ailleurs, nous nous sommes organisés

Propos recueillis par A. Hlimi

Finances News Hebdo : Comment le Crédit du Maroc s’est-il mobilisé auprès de ses clients pendant cette crise inédite ? Karim Diouri : Crédit du Maroc s’est mobilisé depuis le début de cette pandémie avec un double objectif : assurer la sécurité de ses collaborateurs et soutenir et accompagner ses clients impactés par la Covid-19 pour les aider à passer ce cap difficile en étant à leurs côtés.

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