SAM Allons 3-2026_Chan(g/c)e

Les récits présentés dans ce numéro montrent que le changement revêt de multiples facettes. Parfois, il naît d’une vision, parfois d’une crise. Le courage n’est pas l’absence de peur, c’est faire le pas suivant malgré l’incertitude.

Édition 03 Août 2026

CHAN G C E

Ce qui nous fait avancer Organisations et individus évoluent, poussés par une souffrance ou une vision.

Le changement commence dans le cerveau

Pourquoi certaines personnes aiment le chan- gement, tandis que d’autres y sont réfractaires ?

CONTENU

04 Actuel

Oser le changement Noëmi B., Josh F. et Nicolas L.

05 Pris sur le vif

La crise comme opportunité David Leuenberger

10 Vécu

Tout le monde n’aime pas le changement Albert Zimmerli

06

11 En francophonie

Face à un mur, le change- ment devient une chance Christophe Reifsteck

Ce qui nous fait avancer Organisations et individus évoluent, pous- sés par une souffrance ou une vision. Jürg Pfister

12 SAM family

Actualités concernant nos collaborateurs à travers le monde

14 Un bout de vie

08

Le changement est un signe de vitalité Chronique de Anna B.

Le changement commence dans le cerveau Pourquoi certaines personnes aiment le changement, tandis que d’autres y sont réfractaires ? Dre Barbara Studer

15 La dernière

Pouls financier Peter Röthlisberger

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LA PREMIÈRE

Le courage commence par un pas en avant

Chère lectrice, cher lecteur,

« Fortifie-toi et prends courage ! Ne sois pas ef- frayé ni épouvan- té, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles. »

Le changement fait partie de la vie. Pourtant, il nous est souvent difficile à accepter. Tant qu’il concerne les autres, il semble passionnant, mais lorsque nous sommes nous-mêmes confron- tés à de nouvelles décisions, à des incertitudes ou à des défis, des questions surgissent rapidement : « Et si j’échouais ? » « Et si je m’engageais sur la mauvaise voie ? » « Ce pas l’inconnu en vaut-il vraiment la peine ? » Les récits présentés dans ce numéro montrent que le change- ment revêt de multiples facettes. Parfois, il naît d’une vision, parfois d’une crise. David Leuenberger raconte ainsi comment des conditions difficiles ont ouvert la voie à une remise réus- sie de l’hôpital de Macenta. Jürg Pfister montre comment tant la souffrance que la vision ont conduit à des changements importants. Les autres articles aussi parlent de changements. Noëmi B., Josh F. et Nicolas L. racontent leur engagement à l’étranger, Anna B. décrit le quotidien d’une équipe interculturelle, Albert Zimmerli nous dit comment il gère les changements et Dre Barbara Studer nous explique pourquoi le cerveau peut avoir différentes manières d’aborder la nouveauté. En lisant ce numéro, j’ai pris conscience que le courage n’est pas l’absence de peur, c’est faire le pas suivant malgré l’incerti- tude. Abraham a quitté sa patrie, Pierre est sorti de la barque, non pas parce qu’ils avaient tout compris, mais parce qu’ils faisaient confiance à Dieu. Peut-être sommes-nous nous aussi confrontés à un changement en ce moment. Nous n’avons pas besoin d’attendre que tous nos doutes se soient dissipés. Souvent, ce n’est qu’en chemin que nous découvrons les opportunités que Dieu nous réserve.

Sarah Link, Rédaction SAM Allons

Sarah Link fait partie de la rédaction du maga- zine SAM Allons depuis 2026. Forte de son expérience internatio- nale dans les domaines du marketing, de la communication et du développement de projets, ainsi que de son engagement dans divers projets humanitaires, elle aide SAM global à faire connaître des témoignages provenant des quatre coins du monde. Son objectif est d’encourager les gens et de montrer comment la foi, l’espoir et l’aide concrète peuvent transformer des vies.

Josué 1.9

Je vous souhaite beaucoup de plaisir à la lecture et le courage de faire le prochain pas.

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ACTUEL

Oser le changement Trois brefs témoignages en provenance de la Guinée et du Cambodge sur les défis, les nouvelles perspectives et la dé- couverte de ce qui donne véri­ tablement du sens à la vie.

Plus qu’une aventure

Josh F. « Bien sûr, c’est passionnant de partir à l’étranger pour un court terme. On espère vivre une aventure, accumuler de nombreuses expériences et ramener des souvenirs inoubliables. Effectivement, tout cela fait partie de l’aventure.

Mais j’ai compris que je ne suis pas au centre de tout. Ce qui compte, c’est que Dieu souhaite toucher les gens. Pour cela, j’ai dû apprendre à m’ouvrir à une autre culture et à lâcher prise par rapport à mes habitudes. Au début, cela m’a paru plus facile que je ne l’avais ima- giné, mais cela s’est compliqué par la suite. C’est surtout dans les moments difficiles que j’ai appris à faire confiance à Jésus. Il était et reste mon refuge. Avec le recul, je suis reconnaissant pour tout ce que j’ai pu vivre. Ces changements m’ont marqué et m’ont montré que Dieu reste fidèle même lorsque tout est différent de ce dont j’ai l’habitude. »

J’ai plus appris qu’enseigné

Noëmi B. Le fait d’être loin de chez moi et de découvrir une vie complètement différente m’a surtout appris une chose : tout n’est pas forcé-

Ce que le Cambodge m’a appris

ment mieux chez nous, et on a souvent besoin de moins que ce que l’on croit pour être heureux.

Nicolas L. Je travaille à Lighthouse Pursat, au Cambodge de- puis fin janvier. Ce lieu accueille des jeunes issus de régions rurales afin qu’ils puissent suivre leurs études secondaires à Pursat jusqu’à l’obtention de leur diplôme.

Le quotidien en Guinée a changé ma vision de bien des choses. J’ai également redécou- vert la Bible. En marchant chaque jour, mes pieds finissent systématiquement couverts de poussière. J’ai pris conscience du geste si particulier que Jésus a accompli en lavant les pieds de ses disciples. Soudain, des récits que j’avais déjà lus maintes fois sont deve- nus beaucoup plus concrets. À l’origine, je suis partie en Guinée pour me mettre au service des autres et donner un coup de main à l’école. Mais finalement, c’est moi qui ai reçu énormément en retour. En très peu de temps, j’ai eu la chance d’ap- prendre énormément de choses sur les autres, sur moi-même et sur Dieu. Ces expériences m’ont encouragée à entre- prendre des changements dans ma vie : de- venir plus accueillante, passer du temps avec les autres de manière plus consciente et ne pas perdre de vue l’essentiel.

Ce déménagement de la Suisse au Cambodge a entraîné de nom- breux changements. Les amitiés familières, les conversations dans ma langue maternelle, la vie communautaire au sein de mon église et de nombreuses habitudes du quotidien ont soudainement disparu. C’est surtout l’éloignement de ma famille et de mes amis qui a été difficile à vivre. En même temps, j’ai remarqué à quel point les rela- tions humaines peuvent varier d’une personne à l’autre. Au Cam- bodge, on privilégie souvent le fait d’être ensemble et de passer du temps à plusieurs, tandis qu’en Europe, on accorde beaucoup d’im- portance aux conversations approfondies. Au fil du temps, j’ai pris conscience que bon nombre de mes points d’appui habituels avaient disparu. Cela m’a amené à me tourner davantage vers Dieu. J’ai commencé à passer plus de temps avec Lui et à rechercher Sa présence de manière plus consciente. Ma dépen- dance à Lui s’est renforcée. Je considère cela comme un cadeau.

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PRIS SUR LE VIF

La crise comme opportunité

Lorsque je suis arrivé en Guinée en 2010 pour mettre en place le service VIH/sida au Centre Médical de Macenta, je ne pensais pas qu’une question en particulier allait un jour me préoccuper : comment parvenir à vraiment lâcher prise ? Le Centre Médical avait été mis en place dès les années 1980 par SAM global, connue sous le nom de « Mission Philafricaine (MPA) » en Guinée. De nombreux collaborateurs étaient déjà guinéens, mais les décisions impor- tantes, les finances et les processus restaient encore largement entre les mains d’expa- triés. Certes, nous avions aidé plusieurs d’entre eux à suivre des formations conti- nues et les avions préparés à assumer des fonctions de direction, mais il n’existait pas de plan concret pour la passation de pouvoir. Puis l’épidémie d’ebola a éclaté. Parallèle- ment, notre équipe s’est réduite en raison de départs et d’arrêts maladie. Sur les trois mé- decins expatriés, il n’en est finalement resté plus qu’un. Du jour au lendemain, nous nous sommes retrouvés face à un défi que nous ne pouvions plus repousser : quel ave- nir pour l’hôpital ? Avec le recul, cette crise a été une opportu- nité. Elle nous a obligés à définir des priori- tés et à nous concentrer sur l’essentiel. Nous avons mené de nombreuses discus- sions avec le personnel, les représentants de l’Église et le ministère de la Santé. Nous avons discuté, remis en question et discuté encore. Devions-nous céder l’hôpital à l’État ? À l’Église ? Ou continuer à le gérer nous-mêmes ? En 2018, nous avons tracé ensemble une nouvelle voie. Le Centre Médical a été trans- formé en « Centre Hospitalier Régional Spé- cialisé (CHRS) Macenta ». Un conseil de

surveillance composé de représentants du ministère de la Santé, de l’Église, du person- nel et de la MPA a pris en charge la respon- sabilité stratégique. Depuis lors, l’hôpital fonctionne de manière autonome. La passa- tion officielle des responsabilités a eu lieu lors d’une cérémonie solennelle. Aujourd’hui, plusieurs années plus tard, je suis rempli de gratitude en voyant ce que cela a donné. Le CHRS est solidement ancré, prend en charge davantage de patients qu’auparavant et continue de jouir d’une bonne réputation dans la région. La vision est restée la même : permettre aux per- sonnes, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables de trouver de l’espoir, de l’aide et l’amour de Dieu. Cette expérience m’a appris plusieurs choses : le changement prend du temps. Les bons dirigeants ne se forment pas du jour au lendemain. Ils ont besoin d’une for- mation, d’un accompagnement et de la pos- sibilité d’assumer des responsabilités. J’ai également appris que les structures sont importantes, mais qu’elles ne suffisent pas à elles seules. Ce sont des valeurs telles que l’intégrité, la confiance et le respect mutuel qui assurent la stabilité à long terme d’une organisation. Et j’ai fini par comprendre que le calendrier de Dieu diffère souvent du nôtre. À l’époque, ces crises me semblaient menaçantes. Au- jourd’hui, je vois que c’est précisément ces circonstances difficiles que Dieu a mises à profit pour faire naître quelque chose de nouveau. Ce sont parfois justement ces défis qui nous obligent à abandonner nos anciennes habitudes et à découvrir de nouvelles oppor- tunités.

David Leuenberger est médecin-chef en infectiologie et préven- tion des infections, responsable du service de conseil en matière de vaccination et de médecine tropicale, et accompagne le CHRS Macenta depuis la Suisse

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CHANGE – CHANCE

Ce qui nous fait avancer Tout change. Certaines choses lentement, d’autres rapidement. Quelques-unes changent pour le mieux, quelques-unes pour le pire, et d’autres encore ne sont ni meilleures ni pires après le changement, elles sont simplement différentes.

Là où il y a de la vie, il y a du changement. Sans changement, nous ne pouvons pas sur- vivre à long terme. Cela vaut aussi bien pour les personnes que pour les entreprises, les organisations et les églises. Il y a des années, j’ai lu le titre d’un livre : « Celui qui veut que l’église reste telle qu’elle est ne veut pas qu’elle subsiste. » À l’époque, j’avais également lancé ce défi à la SAM (an- cien nom de SAM global) : « Celui qui veut que la SAM reste telle qu’elle est ne veut pas qu’elle subsiste. » Aimons-nous le changement ? La plupart des gens réagissent d’abord avec une certaine réticence face au chan- gement, et non avec enthousiasme. J’ai

constaté cela à maintes reprises : les nou- velles idées ou visions sont souvent d’abord accueillies avec scepticisme. Certains se contentent de laisser les changements se produire, d’autres y opposent une résis- tance active. Rares sont ceux qui les sou- tiennent avec enthousiasme dès le début. Le changement est souvent perçu comme une menace plutôt que comme une oppor- tunité. Qu’est-ce qui pousse au changement ? Au cours de ma formation en développe- ment organisationnel systémique, j’ai appris une leçon importante : les organisations se comportent souvent comme des êtres hu- mains. Ce sont des systèmes vivants et par nature, plutôt inertes.

L’anatomie du changement : la gêne comme moteur

La pression de la souffrance La gêne vient de l’arrière je m’éloigne

Zone de confort Situation actuelle

L’élan visionnaire La gêne vient de l'avant je me rapproche

La pression de la souffrance (la gêne venant de l’arrière) Il faut avancer, car rester sur place est plus douloureux que de prendre le risque de l’inconnu. La pression venant de l’arrière prive de la possibilité de rester sur place.

L’élan visionnaire (la gêne venant de l’avant)

Ces deux forces poursuivent le même objectif : elles brisent l’inertie de la situation actuelle.

L’avance est volontaire, car l’image de l’ave- nir est si attrayante et inspirante que la réa- lité actuelle semble soudain « incomplète » ou « trop étriquée ». L’élan venant de l’avant incite à sortir de sa réserve.

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CHANGE – CHANCE

Pour qu’un véritable changement s’opère, il faut un élément déclencheur. Il s’agit géné- ralement soit d’une situation de souffrance, soit d’une vision. Pour qu’un véritable changement s’opère, il faut un élément déclen- cheur. Il s’agit généralement soit d’une situation de souffrance, soit d’une vision. Parfois, la pression devient si forte que le changement devient inévitable, ou bien une vision séduisante entraîne les per- sonnes et les organisations dans une nou- velle direction. En tant que visionnaire, je préfère nettement la deuxième option. Il est plus motivant de travailler à la réalisation d’un objectif en dis- posant d’une marge de manœuvre que de réagir sous la pression lorsque les possibili- tés sont déjà limitées. Ce que j’ai appris au sein de SAM global L’histoire de SAM global présente ces deux cas de figure. Au début des années 1950, lorsque tous les collaborateurs ont dû quitter la Chine, cela a donné lieu à un nouvel engagement au Japon. Plus tard, la recherche d’un nouveau pays lusophone a conduit à un engagement au Brésil, car l’Angola n’accordait plus de

Les familles Hediger, Imhof et Aeberhard ont profondément marqué les premières décennies de l’œuvre au Brésil.

visas en raison des troubles qui y régnaient. Ces deux évolutions sont nées de circons- tances difficiles. Il en a été autrement lors de l’intégration par SAM global des projets VIA au Cameroun, au Tchad et au Burkina Faso en 2011. Nous étions enthousiasmés par le travail de VIA et partagions avec cette organisation la vision selon laquelle une telle intégration avait tout son sens. Ce scénario s’est répété pour l’extension de notre action, alors relativement modeste, en Asie. Nous ne voulions pas nous limiter à l’Afrique, mais renforcer également notre présence en Asie. Après des temps de prière, des recherches ciblées et des voyages sur le terrain, des projets ont vu le jour au Cam- bodge, en Inde, puis au Népal. Aujourd’hui, le Cambodge fait partie des principaux pays d’engagement de SAM global. Reconnaître les opportunités Avec le recul, je me rends compte que Dieu utilise les deux. Parfois, Il permet que sur- viennent des situations difficiles, et donc des souffrances, qui nous poussent à agir. Par- fois, Il nous offre une vision qui nous permet d’avancer avec courage. Les deux mènent au changement. Dieu peut utiliser les deux pour faire naître quelque chose de nouveau et continuer à écrire Son histoire.

Texte : Jürg Pfister, s’engage chez SAM global depuis plus de 35 ans

En 2011, VIA a été intégrée à SAM pour former une seule et même organisation.

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CHANGE – CHANCE

Le changement commence dans le cerveau Pourquoi certaines personnes aiment-elles le changement alors que d’autres y résistent ? La réponse ne réside pas seulement dans le ca- ractère, mais aussi dans notre cerveau. Les neurosciences montrent comment le change­ ment s’opère et ce dont nous avons besoin pour le vivre avec succès.

En même temps, la curiosité et l’enthou- siasme stimulent la libération de dopamine. Lorsque nous percevons le changement comme une opportunité, notre système de récompense s’active. Si nous le vivons comme une menace, c’est notre système de protection qui prend le relais. Lorsque nous percevons le chan- gement comme une opportunité, notre système de récompense s’active. Si nous le vivons comme une menace, c’est notre système de protection qui prend le relais.

Ceux qui aiment le changement : ce qu’ils peuvent apprendre

Les personnes qui apprécient le changement trouvent souvent la nouveauté stimulante. C’est une grande force. Mais elles sous-esti- ment parfois ce que le changement provoque dans le système nerveux des autres. Ce qui représente pour elles un nouvel élan peut être une véritable source de stress pour d’autres. La leçon essentielle est la suivante : aller vite ne signifie pas forcément avancer. Pour entraî- ner les autres, il faut leur offrir un sentiment de sécurité plutôt que de les convaincre ou de leur mettre la pression. Le cerveau s’ouvre à la nouveauté lorsqu’il se sent en sécurité. Ceux qui résistent au changement : ce qui les aide Ressentir de la résistance face au change- ment ne signifie pas être fermé ou incapable d’évoluer. Le cerveau suit simplement un principe éprouvé : protéger ce qui fonctionne. Cette résistance exprime un besoin : « J’ai besoin d’informations, de temps et de la certitude de ne pas perdre ce qui est impor- tant pour moi. » Nommer cette résistance est déjà une aide. Mettre des mots sur ses émo- tions diminue l’activité de l’amygdale et redonne au cortex préfrontal sa capacité à réfléchir.

Certaines personnes se réjouissent des changements. D’autres en ont les mains moites. Ces deux réactions sont parfaite- ment normales et trouvent leur origine dans notre neurobiologie. Plus nous comprenons ce mécanisme, moins nous nous jugeons nous-mêmes ou les autres, et plus il devient possible d’aborder le changement de ma- nière constructive. Ce qui se passe dans le cerveau face au changement Le cerveau humain est un organe de prédic- tion. Il aime les habitudes, les routines et tout ce qui est prévisible. Ce qui est familier demande peu d’énergie. En revanche, la nouveauté sollicite le cortex préfrontal, ac- tive le système de stress et déclenche une réaction d’alarme dans l’amygdale, notre détecteur de menaces. C’est pourquoi même des changements po- sitifs peuvent provoquer du stress. Un nou- vel emploi, un déménagement ou une nou- velle structure de direction : le cerveau perçoit d’abord l’écart par rapport à ce qu’il connaît, donc un risque potentiel.

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CHANGE – CHANCE

Le changement est possible Le changement est exigeant, mais il est à notre portée : notre cerveau est conçu pour cela. Comprendre ce qui se passe en nous et chez les autres nous aide à cesser de lutter contre le changement pour commencer à le façonner. Mais comprendre ne suffit pas. Il faut aussi avoir confiance en ses capacités, en son che- min et en Celui qui nous soutient, même lorsque la prochaine étape n’est pas encore visible. Le cerveau est capable d’apprendre, de dé- passer les résistances et de développer la confiance. Pour cela, il doit se sentir en sécu- rité, reconnu et impliqué de manière por- teuse de sens. Le sentiment d’appartenance n’est pas un simple détail : il favorise l’ouver- ture et encourage le changement. Celui qui se sait accueilli ose davantage. Celui qui se sait porté va plus loin.

La Dre Barbara Studer explique comment notre cerveau s’adapte aux changements.

Texte : Dre Barbara Studer Elle est neuroscientifique, fondatrice de Hirncoach et auteure du bestseller « Hirnpower ». Hirncoach propose des programmes destinés aux entreprises, aux équipes dirigeantes et aux particuliers afin de mieux comprendre le fonc- tionnement du cerveau et d’accompagner durable- ment le changement.

Il est également utile de décomposer le changement en petites étapes : « Quel est le plus petit pas que je peux accepter au- jourd’hui ? » Chaque petite réussite active le système de récompense et renforce la confiance. Enfin, le sens joue un rôle déter- minant : le cerveau accepte plus facilement le changement lorsqu’il comprend pourquoi il est nécessaire. Trouver un terrain commun Dans les équipes, les familles et les organi- sations, les personnes enthousiastes face au changement et celles qui y résistent se cô- toient chaque jour. Les premières trouvent souvent les secondes trop prudentes, tandis que les secondes perçoivent les premières comme trop impulsives. La sécurité psychologique – le fait de pou- voir s’exprimer librement sans craindre de conséquences – est essentielle d’un point de vue neurobiologique. Elle réduit le taux de cortisol, active le cortex préfrontal et rend le cerveau plus ouvert à de nouvelles perspec- tives. Les processus de changement ont donc be- soin d’un cadre dans lequel les préoccupa- tions peuvent être exprimées et entendues. Ils nécessitent des responsables capables de reconnaître les incertitudes plutôt que de les minimiser, ainsi que du temps pour per- mettre au cerveau de passer du mode « alarme » au mode « apprentissage ».

Le changement chez SAM global « Le changement est à notre portée », affirme la neuroscientifique Barbara Studer. En tant que comité, nous nous engageons pleinement dans le processus de transformation de SAM global. Celui-ci se manifeste notamment par notre nouvelle forme d’organisation (VSM) ainsi que par l’arrivée de nouveaux collabo- rateurs, qui contribuent à faire évoluer la culture de notre organi- sation. Le changement est indispensable pour continuer à nous déve­ lopper et préparer l’avenir, afin de répondre aux attentes des prochaines générations de collaborateurs appelés à partager l’amour de Dieu dans le monde. Il implique aussi d’oser faire les choses autrement. De nouvelles méthodes de travail appa- raissent, avec parfois des erreurs, que nous souhaitons ana­ lyser afin d’en tirer des enseignements. Le changement ouvre de nouvelles opportunités que nous vou- lons saisir. De nombreux chrétiens confondent les valeurs chrétiennes, qui demeurent immuables, avec les formes et les méthodes, qui, elles, évoluent. Nous souhaitons éviter cet écueil. Notre objectif est de construire ensemble le changement, avec courage et confiance en Dieu.

Simon Reifler, Président du comité de SAM global

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VÉCU

Tout le monde n’aime pas le changement

Nous sommes dans l’un de nos restaurants préférés. Ma femme Simone étudie la carte avec enthousiasme, à la recherche de quelque chose de nouveau. Pour ma part, en revanche, je sais depuis plusieurs jours déjà ce que je vais commander. Je connais la carte depuis notre dernière visite et je sais exactement ce qui me plaît. Pourquoi donc changer mes habitudes alors que tout va si bien ? Tout le monde n’aime pas le changement. La nouveauté comporte des risques : elle pour- rait en effet s’avérer moins bonne que ce que l’on connaît déjà. Pourtant, les changements sont inévitables. Au cours des 34 années que j’ai passées chez SAM global, j’ai été confron- tée à de nombreux changements. La plupart m’ont été imposés ou se sont produits d’eux- mêmes ; rares sont ceux que j’ai activement recherchés ou co-initiés. J’aime la routine, ce qui m’est familier, cela me procure un senti- ment de sécurité. Je pense par exemple aux nombreux changements de personnel qui ont eu lieu. J’aurais volontiers conservé mes anciens collègues. Les changements sont inévitables, ils font par- tie de la vie comme le sel dans la soupe. Le philosophe grec Héraclite d’Éphèse (535 – 475 av. J.-C.) l’avait déjà compris. Il disait : « Rien n’est aussi constant que le changement. » J’apprends à quel point il est utile d’accueil- lir les changements plutôt que de les rejeter ou de les combattre. Je parle ici de l’inévi- table, ce sur quoi je n’ai aucune influence. Mon attitude est déterminante. Je peux être reconnaissant pour le temps que j’ai pu passer à travailler avec d’anciens collè- gues et me réjouir du nouveau parcours

Albert Zimmerli travaille au secrétariat et à la communication de la base au pays de SAM global depuis 1992

Photo d’équipe datant de 2003

passionnant qui s’offre à eux. Accepter et remercier, ainsi que la certitude que mon Dieu a permis cette situation, m’apportent une paix intérieure profonde. Et puis, m’opposer à de tels changement ne change- rait rien. Il en va autrement des changements sur les- quels j’exerce une influence. Je souhaite res- ter ouvert à la nouveauté, prêt à explorer d’autres voies, méthodes et façons de penser. Mieux encore : ne pas me contenter d’écou- ter et d’examiner, mais aussi essayer, jusqu’à remettre en question mes convictions pro- fondes ou, qui sait, jusqu’au menu du restau- rant. La volonté d’apprendre est importante pour moi. Parfois j’y parviens, d’autres fois moins. Je suis en chemin et j’ai le droit d’ap- prendre. De temps en temps, je trouve que devoir remettre en question mon opinion est épuisant, même si c’est très important. Je remarque que sur certains sujets, pour les- quels j’avais une conviction bien arrêtée il y a 20 ans, j’ai un avis différent aujourd’hui. Je me demande ce que j’en penserai dans dix ans. Cela me rend plus ouvert aux opinions et aux idées des autres. « Nous connaissons partiellement », dit la Bible (1 Corinthiens 13.9). Je trouve cette vérité libératrice. Je n’ai pas besoin de tout savoir ni d’avoir un avis sur tout. J’ai le droit d’être en chemin et d’apprendre.

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EN FRANCOPHONIE

Face à un mur, le changement devient une chance !

Quand j’ai commencé mon travail chez SAM global, j’ai rapidement fait le constat que le nombre de postes offerts pour nos champs d’action dépassait largement le nombre de candidats qui frappaient à la porte de nos bureaux. Au fil des années, malheureusement la ten- dance ne s’inversait pas. Pire, le nombre des candidatures s’amenuisait comme une peau de chagrin et cela malgré notre com- munication de plus en plus professionnelle et ciblée. Depuis des années, tous nos efforts et toutes nos bonnes idées, butaient inexorablement sur les mêmes problèmes. La volonté de partir à l’étranger pour faire découvrir l’amour de Dieu aux populations de nos pays d'engagement est devenue si rare que chez SAM global, nous avons dû nous serrer les coudes, faire des économies là où l’on a pu. Finalement nous avons été obligés aus- si de réduire la voilure parmi notre person- nel en Suisse. Comment donc pourvoir à nos postes vacants et continuer ainsi à être une bénédiction dans nos pays d’engagement ? La situation

semblait figée comme un mur infranchis- sable. Que faire ? Il fallait un changement !

Après un assez long processus de réflexion et de prière, le Seigneur me montra que je de- vais mettre mes jumelles sur un nouveau cap : la jeunesse. Comme cité en début d’ar- ticle, je suis convaincu que pour susciter l’engouement pour un engagement au-delà de nos frontières, nous avons besoin d’une prise de conscience claire devons retrouver de nouvelles motivations . . . pourquoi pas en commençant parmi la jeunesse. Mais pour participer moi-même à un réveil, il me fallait aussi expérimenter un renouveau. J’ai recommencé à prier pour que Dieu gué- risse les gens et agisse par Son Saint-Esprit. Très vite, j’ai pu constater que mes prières étaient exaucées. Des personnes m’ont fait part de guérisons, d’un regain d’espoir et d’une relation plus profonde avec Dieu. Ces expériences ont renforcé ma foi et changé ma façon de voir les choses. De tout ceci est sortie l’idée de proposer une formation théorique et pratique sur la per- sonne du Saint-Esprit et les dons spirituels, adaptée aux jeunes en francophonie, pour les aider à expérimenter que Dieu agit en- core de nos jours à travers des guérisons et des interventions miraculeuses. Je suis actuellement en contact avec plusieurs églises et prie que bientôt une telle formation puisse être proposée. J’espère ainsi que des jeunes, forts d’une expérience authentique avec Dieu, trouveront l’enthousiasme et le dy- namisme nécessaires pour mettre leurs talents personnels au service d’une coopération au développement holistique.

Christophe Reifsteck, Responsable de secteur Europe francophone

Distribution de fourni- tures scolaires au Cambodge à des enfants défavorisés

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SAM FAMILY

SAM global

Actualités concernant nos collaborateurs à travers le monde

Nouveaux membres de l’équipe

prends la direction du département communication, mobilisation et sen- sibilisation. Mon souhait est que les récits de notre travail touchent les gens et les incitent à agir, ici chez nous et partout où l’aide est nécessaire. Sur le plan personnel, je suis marié à Lea et papa d’un merveilleux fils. Quand je ne suis pas assis à mon bu- reau, on peut me trouver en train de faire du sport ou en pleine discussion avec des amis. Et si, en plus, je peux vivre une aventure qui fait monter mon adrénaline, je suis comblé. Je me réjouis énormément de cette nouvelle mission et j’ai hâte de faire votre connaissance ! Simon Reifler Le 18 avril 2026, j’ai été élu président ad interim de SAM global, après que Christoph Ammann a quitté ses fonctions plus tôt que prévu pour des raisons personnelles. Aupara- vant, j’avais déjà siégé pendant cinq ans au sein du comité. Je ne peux pas dire que j’aie recherché cette res- ponsabilité ni que je sois, dans ces circonstances, la personne idéale pour ce poste. Mais SAM global me tient tellement à cœur que je me suis senti appelé à soutenir l’organi- sation dans cette situation. Lorsque

plusieurs personnes m’ont demandé d’assumer cette fonction, je pouvais difficilement refuser. Ma mission principale est désormais de trouver, le plus rapidement possible, une personne qui pourra me succéder. Je suis lié à SAM global depuis mon enfance. Ayant grandi au Brésil, ma famille a ensuite servi pendant treize ans dans le projet PróSERTÃO. Depuis sept ans, je suis pasteur de l’Église évangélique libre (FEG) de Langenthal, une importante com- munauté de la Fédération des FEG. Cette nouvelle double responsabilité m’inspire beaucoup d’humilité. Il est donc préférable de ne pas placer des attentes trop élevées en moi. Par ail- leurs, SAM global est engagé dans un processus de transformation que nous souhaitons poursuivre. Plusieurs défis nous attendent encore, mais nous voulons les relever avec l’aide de Dieu. Je suis très reconnaissant de pouvoir compter sur Beat Roggen- singer, un vice-président compétent et expérimenté.

Lukas Jungen Je m’appelle Lukas et il y a un mo- ment qui me passionne : celui où une personne rencontre Dieu et sent comment Il comble son vide inté- rieur. Voir quelqu’un recommencer à vivre grâce à cette rencontre est pour moi la plus belle chose qui soit. Dès mon plus jeune âge, j’avais à cœur d’aider les personnes en situa- tion de précarité. J’étais convaincu que je deviendrais un jour pilote d’hélicoptère pour venir en aide aux personnes en détresse. Je n’ai pas em- brassé cette profession, mais cette passion est restée : j’aime voir les gens s’épanouir pleinement, dans leur corps, leur esprit et leur âme. Au fil de mon parcours, j’ai eu la chance d’enrichir mon bagage : d’une formation initiale en artisanat à la psychologie économique, en pas- sant par mon expérience d’ensei- gnant et mon engagement au sein de l’église. Aussi diverses que soient ces étapes, elles m’ont appris à prendre au sérieux les personnes et leurs histoires, à les accompagner et à les motiver.

C’est exactement ce que je vais pou- voir apporter chez SAM global, où je

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SAM FAMILY

Court terme

Gioia M. partira début septembre pour un séjour de 10 mois en Guinée, où elle enseignera aux en- fants de la famille M., aux côtés de Lian R. (sep- tembre – décembre 2026) dans le cadre du projet AV Sud.

Tabea W. se rendra elle aussi en Guinée, où elle apportera son soutien à l’équipe (ses parents) de ProTIM2-2-2 dans le do- maine de la formation, pendant environ un an.

Joshua S. viendra renfor- cer l’équipe de Ligh- thouse au Cambodge pendant six mois, princi- palement dans le do- maine « informatique / enseignement ».

Nous souhaitons à ces collaborateurs/trices « Midi » (ainsi qu’aux collaborateurs/trices « Mini ») qui partiront dans les prochaines se- maines un engagement riche en bénédictions.

En route ensemble Si une mission interculturelle t’intéresse, tu es cordialement invité/e aux événements gather4 suivants :

Week-end en groupe 30.10. – 01.11.2026 Événement avec l’invité spécial Sultan A. Samedi, 28.11.2026

gather4 fellowship gather4 training gather4 action gather4 sending

Si cela t’intéresse, contacte Raphaël Pfister : raphael.pfister@sam-global.org

Nous avons besoin de toi ! Tu veux écrire l’histoire avec Dieu et avoir un impact concret ? Tu veux mettre tes dons à profit et découvrir ta vocation ? Alors nous trouverons la bonne place pour ta passion.

Événements

Mission 26 Aarau

26.09.26

Voyage en Guinée

05 –22.11.26

Voyage au Tchad

06–23.11.26

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Praise Camp 27.12.26 – 01.01.27 Voyage au Cambodge 16.01– 31.01.27

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UN BOUT DE VIE

Le changement est un signe de vitalité

Il m’arrive parfois, le matin, d’être assise au bureau et de penser que je sais assez précisément comment la journée va se dérouler. Mais à peine quelques heures plus tard, tout a changé. Un rendez-vous est reporté, un membre de l’équipe se voit confier une nouvelle tâche, une discussion spontanée modifie un planning ou une nouvelle idée voit le jour. Ces mo- ments me rappellent que le changement fait partie intégrante de la vie. Pour moi, le changement est un signe de vitalité, car ce qui vit change. Le changement est souvent source d’incertitude. Mais en même temps, il peut aussi susciter de la joie et de la curiosité. Pour moi, la question de la

Anna Buess est responsable de communication à Lighthouse Battambang (Cambodge)

confiance est généralement déterminante. Là où il y a de la confiance, il est plus facile d’oser la nouveauté. Là où la confiance fait défaut, surgissent des inquiétudes, voire de la peur. Je connais bien ces deux expériences. Nous les avons délibérément choisis ou contribué à les façonner certains changements. D’autres s’immiscent dans notre vie sans que nous les ayons sollicités. Ils peuvent nous surprendre, nous apporter des bienfaits ou nous mettre au défi. Il m’arrive parfois de percevoir un change- ment comme un fardeau dans un premier temps, et de ne réaliser que plus tard tout le bien qui en a découlé. Dans ces moments-là, je suis reconnaissante de la promesse de Dieu selon la- quelle Il reste présent, même lorsque j’ai l’impression que tout vacille. Chez Lighthouse, le changement fait partie du quotidien. Les gens vont et viennent, les tâches, les activités et les structures évoluent. Nous souhaitons offrir un espace où ils peuvent vivre, apprendre et grandir. Cela signifie également que nous devons nous-mêmes être prêts à accueil- lir sans cesse la nouveauté. J’apprécie tout particulièrement la collaboration au sein de notre équipe interculturelle. Lorsqu’une journée se déroule de manière totalement différente de ce qui était prévu et qu’il faut s’adapter au pied levé, je suis souvent impressionnée par le sang-froid et la flexibilité spontanée de nos collaborateurs locaux. En même temps, je constate à quel point les collaborateurs expatriés planifient avec joie et aisance les développements à long terme et font avancer de nouvelles idées.

C’est dans ces moments-là que l’on voit à quel point nous nous complétons. Nous appor- tons chacun nos atouts, nos perspectives et nos expériences. Cela nous pose parfois quelques problèmes, tout en nous enrichis- sant. Ainsi, nous apprenons les uns des autres et redécouvrons sans cesse que le changement n’est pas forcément syno- nyme de difficulté, mais qu’il peut aussi être une opportunité de grandir ensemble.

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SAM ALLONS 3 | 2026

LA DERNIÈRE

Pouls financier au 30.06.2026

La moitié de l’année est déjà derrière nous. Grâce à deux legs, nos recettes issues des dons au 30 juin 2026 se situent pratique- ment au même niveau que l’année der- nière. Les dons individuels restent toutefois inférieurs d’environ 9 % (105 000 CHF) à la moyenne pluriannuelle. La baisse est particulièrement marquée pour les dons sans affectation spécifique, qui ont reculé de 22 % par rapport à l’année précé- dente. Les cercles de soutien de nos expa- triés de retour au pays enregistrent égale- ment une baisse de 10 %. Heureusement, les dons destinés à des projets ont quant à eux augmenté de 8 %. Au cours du premier semestre, nous avons reçu jusqu’à présent 37 % du volume de dons prévu au budget. Un défi de taille nous at- tend donc encore pour pouvoir clôturer l’an- née avec un équilibre financier.

rendons grâce à Dieu pour Sa provision au cours des derniers mois et des dernières an- nées. Dans le même temps, nous tenons à vous remercier du fond du cœur, chers do- nateurs et donatrices. Votre fidèle soutien financier tout au long de l’année rend notre travail possible et nous aide à continuer à remplir notre mission.

Peter Röthlisberger, Co-responsable finances

Dons et legs 2026

Objectif Entrées

Nous restons néanmoins confiants et pour- suivons notre travail comme prévu. Nous

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Impressum

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Rédaction Sarah Link et team Graphisme Uftritt GmbH, uftritt.ch Impression Jordi AG, Bern-Belp Traduction et relecture M. Deriaz, P. Deriaz, C. Reifsteck Diffusion du SAM Allons 2000 exemplaires / 4x par année Banques d’images Archives SAM global, Magnific

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Du reste, nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés conformément à son plan.

Romains 8.28

Beaucoup de personnes de mon entourage tra- versent actuellement des changements importants, voulus ou non. Moi aussi, j’aspire au changement. Même si j’ai du mal à m’adapter rapidement, j’ai en- core plus de mal à accepter des circonstances et des situations qui pourraient évoluer de manière po- sitive. La question se pose toutefois toujours de savoir s’il m’appartient d’initier ce changement ou si le mo- ment est propice pour le faire. Quelle consolation de savoir que Jésus ne nous abandonne jamais, que le Saint-Esprit nous guide et nous conduit, que Dieu est le Père immuable et éternel, et qu’Il nous pro- met que tout concourt au bien de ceux qui L’aiment.

Ainsi, lorsque je me trouve dans une situation dif­ ficile mais que je sais que c’est Dieu qui m’y a placée, je peux alors m’accrocher avec confiance à l’idée que cette situation concourt à mon bien. Qu’il s’agisse d’un changement actuel ou futur. Je pense que la clef réside dans le fait d’être à l’écoute de la voix de Dieu et d’accepter avec confiance, hu­ milité et gratitude Son dessein pour notre vie. À cet égard, je pense qu’il est important de ne pas trop regarder à droite ou à gauche. Car, comme Jésus l’a dit à Pierre : « Si je veux qu’il vive jusqu’à ce que je revienne, en quoi cela te concerne-t-il ? Toi, suis-moi. »

Sandra Gerber, engagée au Cambodge

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