Cetim infos n° 280 - Janvier-Février 2026

N° 280 JANVIER/FÉVRIER 2026 - ISSN 0399-0001

Sommaire ZOOM 2 Electromobilité - Crem, 11 e laboratoire commun du Cetim RENCONTRE 3 Carole Gratzmuller Tournons-nous vers l’avenir ! DÉCRYPTAGE 4 Fabrication additive Les procédés Sinter-Based évalués et comparés 6 Robotique, traitement de surface, décarbonation Trois études et veilles pour préparer l'avenir APPLICATION 8 Charles Lauzier - Quand la fonderie soigne son bilan carbone C AU CETIM 10 Essais, production, contrôle Des équipements hautes performances au service des industriels 12 Formations

Zoom

Électromobilité Crem, 11 e laboratoire commun du Cetim L’Université de technologie de Compiègne (UTC) et le Cetim franchissent une nouvelle étape majeure de leur partenariat stratégique en lançant le laboratoire commun Crem – Cetim Roberval électromobilité.

C’ est officiel ! Avec Crem, pour Cetim Roberval électro- mobilité, partagé avec l’Uni- versité technologique de Compiègne (UTC), le Cetim compte un onzième laboratoire commun. À travers la création de Crem, le Cetim renforce son modèle de recherche partena- riale, reconnu comme un levier de compétitivité et de souverai- neté pour les entreprises fran- çaises. En synergie avec le laboratoire Roberval de l’UTC, les équipes unissent leurs expertises pour accélérer l’innovation dans le domaine de l’électromobilité. Cette initiative s’inscrit dans les enjeux nationaux et euro- péens de transition énergé- tique pour transformer les avancées scientifiques en innovations opérationnel- les, réduire les incertitudes technologiques propres à la mobilité électrique et accompagner durablement les industriels dans leurs efforts de conception, de reconception et de décarbo- nation. Elle illustre également

Un levier stratégique pour la compétitivité Le Cetim, labellisé Institut Carnot depuis 2006, déploie depuis plus de 25 ans des laboratoires communs dédiés au ressourcement scientifique et technologique au service des entreprises mécaniques. Un dispositif unique en France au service de la filière. La création de ce 11 e labora- toire s’inscrit dans un contexte où la recherche par- tenariale apparaît comme un outil décisif de souveraineté et d’innovation industrielle. La capacité à rapprocher laboratoires académiques et besoins industriels est une condition essentielle pour transformer les avancées scientifiques en produits, procédés et technologies compétitives. Cette démarche s’inscrit en outre dans la feuille de route 2024-2027 du Contrat d’objectifs et de per- formance (COP) du Cetim, et contribue notamment à sti- muler l’innovation mécani- cienne au service des mobili- tés bas carbone. n AD

la volonté partagée de l’UTC et du Cetim d’ancrer au cœur du développement industriel la recherche partenariale, décisive en termes de coopé- rations pour transformer la recherche en valeur écono- mique et technologique. Au cœur de la transfor- mation industrielle Crem permet d’avancer sur les défis multiphysiques liés à la mobilité électrique, d’appro- fondir les enjeux vibroacous- tiques et psychoacoustiques

des véhicules électriques et d’accélérer le développement de modèles, méthodes d’essais et démonstrateurs répondant aux besoins des industriels, notamment dans les secteurs off‑road, de l’automobile, du ferroviaire ou des équipe- ments mécaniques. Crem contribue par ailleurs au projet d’investissement technologique E-Mobilité porté par le Cetim afin de développer des capacités d’in- novation et de transfert au profit des industriels.

CETIM - 52 avenue Félix-Louat - CS 80067 - 60304 Senlis Cedex - cetim.fr Directeur de la publication : Daniel Richet - Rédacteur en chef : Jean-Sébastien Scandella (06 08 77 45 01) Rédacteur en chef délégué : Akim Djouadi - Maquette/Infographie : Magali Aït Mbark (06 77 07 92 22), Guilbert Gabillot (03 44 67 47 08) Ont participé à ce numéro : Marc Tharaud Prix du n° : 16,53 € TTC (15,67 € HT) - Pour joindre vos correspondants par mel : prénom.nom@cetim.fr

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Rencontre

Carole Gratzmuller, présidente de ETNA Industrie

« Tournons-nous vers l’avenir ! »

Après un premier mandat à la présidence du Cetim, la dirigeante d’ETNA Industrie a été réélue en décembre par le conseil d’administration. Elle rempile donc pour trois ans, toujours avec le même enthousiasme et la même détermination.

Cetim Infos : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager dans un second mandat de présidente du Cetim ? Carole Gratzmuller : Il y a trois ans j’étais très honorée d’être élue présidente du Cetim. Je le suis toujours trois ans plus tard ! Je suis restée pour deux raisons principales. D’abord parce que j’aime cette mission. Je ne suis pas technique de formation mais je suis toujours fascinée par ce que je vois quand je visite les sites du Cetim. La deuxième raison, c’est que je suis une femme d’engagement. Je m’investis depuis 15 ans dans la maison mécanicienne, qui s’appelle désormais Mecallians, mais j’ai aussi d’autres engagements par ailleurs et je reste persuadée que quand on s’engage, c’est pour la durée. Cela permet de mesurer le

d’innover pour continuer d’exister et elles doivent pouvoir s’appuyer sur des acteurs comme le Cetim pour y parvenir. CI : Comment faire face dans un contexte particulièrement incertain ? CG : Réglementations environnementales, fluctuations des prix des matières premières, PFAS, hausse des tarifs douaniers, dumping chinois qui crée une concurrence féroce pour certaines entreprises... Le contexte économique et géopolitique est compliqué et instable, en France comme à l’étranger. Je dirige une PME mécanicienne de plus de 80 ans. Nous sommes 50 personnes et travaillons avec des géants dans le monde entier. Ces situations, on les vit depuis un certain temps et on survit !

chemin parcouru par nos entreprises et c’est comme ça qu’on peut faire bouger les lignes. CI : Quelles sont-vos priorités pour ce nouveau mandant ?

Les PME doivent être résilientes et agiles et le Cetim aussi. Quand le quotidien est incertain, il faut avoir un cap et le tenir ! Tournons-nous vers l’avenir ! Un des rôles du Cetim est d’investir dans la durée pour

Je m’investis depuis 15 ans dans la maison mécanicienne.

CG : Pour ma première mandature, j’insistais sur l’importance de privilégier une vision stratégique sur le temps long, indispensable aux cycles de R&D et d’innovation et aux résultats attendus par les industriels, tout en restant agile. Je n’ai pas changé d’avis. Le Cetim agit de multiples manières pour la réussite des entreprises. Il a connu une forte évolution de périmètre ces dernières années et est tenu à un contrat d’objectif et de performances. Celui qui court jusqu’à fin 2027 est un contrat ambitieux, qui nécessite des moyens ambitieux pour le réaliser. Le Cetim est aussi un Organisme de recherche et de diffusion des connaissances (ORDC), chargé de lever des verrous technologiques et de les transférer aux industriels. Les PME innovantes comme la mienne ont besoin

préparer les technologies de demain et accompagner les industriels dans leur mise en œuvre. Il doit s’adapter pour rester une référence et s’adresser à des entreprises qui ont des besoins et des maturités différentes. Pour cela, les transformations matérielles sont importantes mais, aussi, les transformations humaines. Depuis plusieurs années, le Cetim se modernise, attire des talents et se féminise, notamment au niveau du conseil d’administration et du comité de direction. C’est une bonne chose pour relever les défis qui nous attendent. n

Propos recueillis par Jean-Sébastien Scandella

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Décryptage

Fabrication additive Les procédés Sinter-Based évalués et comparés

Les équipes du Projet thématique transversal « Fabrication additive métallique à coût accessible », ont passé au banc plusieurs technologies de type « impression puis frittage ».

L es technologies de fabri- cation additive métal- lique dites Sinter-Based sont-elles économiquement intéressantes et comment se situent-elles les unes par rap- port aux autres ? Ces questions ont été posées aux spécialistes du Cetim dans le cadre du pro- jet thématique transversal Fabrication additive métal- lique à coût accessible (Famca), qui a pris fin en décembre 2025. Pour y répondre, ils ont tout bonnement mené une étude sur le sujet. Une fabrication en deux temps Les procédés « Sinter-Based » sont basés sur l’impression de pièces à vert, frittées dans un second temps pour obtenir les pièces finales. Intéressantes sur le papier, en particulier pour la fabrication de pièces de petites dimensions en grands nombres, elles se sont longtemps confrontées à une barrière économique. « Aujourd’hui, on observe encore une grosse barrière à l’in- vestissement due au cumul du prix des imprimantes et des fours de frittage », déclare Paul Calvez, spécialiste de ces tech- nologies au Cetim. D’où l’en- jeu de son étude : identifier des solutions (imprimante + four) économiquement abor- dables pour les PME, tout en étant capables de répondre aux exigences d’une produc- tion en série. Et en s’attardant sur un autre point crucial, la

Point commun à tous les procédés étudiés : ils génèrent des pièces qui doivent ensuite être frittées dans un four.

pièces ont été fabriquées et 3 000 éprouvettes analysées, permettant de calculer des intervalles de tolérance pour chaque technologie. La capabi- lité géométrique a également été évaluée en s’appuyant sur plusieurs démonstrateurs industriels, afin d’observer la finesse des détails et la résolu- tion obtenues. L’étude s’est également penchée sur l’évaluation des fours de frittage (avec une barrière de prix à 250000 euros). Un point essentiel car « le frittage repré- sente environ 50 % du coût de production, mais aussi 50 % du coût de l’installation », note

maîtrise de la répétabilité dimensionnelle, « talon d’Achille » de ces procédés en raison des retraits subis lors du frittage. Méthodologie de l’étude L’étude a été conçue pour être la plus neutre et complète pos- sible, en s’articulant autour de trois axes principaux. D’abord, l’évaluation des imprimantes elles-mêmes. L’équipe a testé la capabilité industrielle de plu- sieurs machines (avec un prix inférieur à 200 000 euros), à travers un protocole rigoureux. Pour mesurer la répétabilité dimensionnelle, plus de 135

Paul Calvez. Elle a en particu- lier cherché des alternatives aux fours industriels classiques de l’industrie MIM (Metal Injec- tion Molding), aux perfor- mances déjà validées et qui coûtent souvent entre 300000 et 500000 €. Quatre fours (des constructeurs Nanoe, Rapidia et TAV) ont été sélectionnés et testés selon un protocole com- mun (homogénéité thermique, retraits, chimie). Enfin, le troisième volet de l’étude s’est concentré sur l’analyse technico-écono- mique de chaque procédé. Une feuille de chiffrage multi- technologies a été développée

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Décryptage

une grande diversité selon les technologies. En général, les intervalles de tolérance se situent entre ceux du MIM et de la fonderie de précision, soit environ +/- 0,5 à +/- 1 % des cotes. « Les technologies les plus précises se tiennent dans un mouchoir de poche », note Paul Calvez. Pour autant, les résultats varient fortement d’une imprimante à l’autre. A noter, pour les grandes dimensions (150 mm), les tolérances s’élar- gissent, atteignant parfois le millimètre. Un cas d’application précis sur un bloc hydraulique haute pression (une pièce proposée par Liebherr France) a également mis en évidence que les procédés Sinter-Based n’atteignent pas encore les performances du procédé de fusion laser sur lit de poudre (LPBF) en sollici- tation en fatigue. Des ana- lyses de défaillance ont révélé des fissures et des porosités expliquant ces résultats. L’étude révèle que la plupart des fours testés (à l’exception des modèles de laboratoire) offrent des performances comparables aux fours de référence du MIM. Le four- nisseur américain Rapidia s’est particulièrement distin- gué par son rapport perfor- mance/prix, malgré l’absence d’option hydrogène. Un point de vigilance : le coût des fours a augmenté de 30 à 70 % en cinq ans en raison de la

pour comparer les coûts de revient en fonction des taux de charge des machines et des spécificités des pièces. Quatre procédés ont été éva- lués par les équipes du Cetim. Le premier est la fabrication métallique par lithographie (LMM, pour Lithography- based Metal Manufacturing) basé sur le principe de la photo- polymérisation : la poudre de métal est dispersée de manière homogène dans une résine photosensible et polymérisée de manière sélective par expo- sition à la lumière. Les liants polymères sont ensuite élimi- nés avant frittage. Deuxième procédé étudié, le Modjet, est mis en œuvre sur des machines disposant de plusieurs plateaux en carrousel. Sur chaque pla- teau, une couche est disposée pour créer des « moules » cor- respondant à une couche des pièces. Une pate métallique est ensuite déposée dans ces cavi- tés et chauffée pour la solidifier. Après dissolution chimique et élimination de la partie « moule », on obtient des pièces à vert prêtes à être frittées. L’étude s’est aussi penchée sur le Metal Binder Jetting (au tra- vers de deux machines), pro- cédé bien connu qui consiste à déposer de façon sélective un liant sur un lit de poudre, à la façon d’une imprimante à jet d’encre, pour former des couches solides superposées. Une fois l’impression terminée, les pièces sont dépoudrées et frittées. Enfin, dernier procédé étudié, le Cold Metal Fusion (CMF) utilise la technique de frittage sélectif sur lit de poudre, (SLS) avec des poudres composées de liant polymère et de métal pour générer des pièces à vert qui sont ensuite dépoudrées et frittées. Des procédés capables Sur le front de la capabilité dimensionnelle et géomé- trique, les résultats montrent

hausse du prix des matériaux qui constituent l’équipement et des éléments de chauffe.

caractéristiques de la poudre et peu versatile pour le chan- gement de matière. Le CMF est particulièrement pertinent pour les pièces mas- sives de plus de 20 mm sans détails extrêmement fins. Bien que présentant des porosités plus importantes, elles sont homo- gènes et la technologie offre une excellente versatilité de maté- riaux, y compris pour le titane. Le Moldjet se distingue par une excellente densité et une productivité prometteuse. Il présente cependant un effet de «stries» latérales marqué et nécessite l’usage de solvants. C’est une solution robuste pour des pièces de taille inter- médiaire avec une bonne résis- tance à l’état « vert ». Enfin, le LMM est la techno- logie de référence pour la réso- lution et l’état de surface (Ra < 3-4 μ m. Elle est idéale- ment ciblée pour les très petites pièces complexes (< 30 mm) avec des détails fins, mais pré- sente des risques de fissuration sur les sections épaisses. Le choix final dépendra donc du compromis entre le coût, la résolution souhaitée et la taille des séries envisagées, le tout pouvant être piloté par la matrice de choix et la feuille de chiffrage développées durant ce projet. n JSS Contact : Paul Calvez

Des solutions prometteuses

Toujours dans l’idée de cher- cher des solutions pour réduire les coûts, l’étude a exploré les possibilités d’automatisation de ces procédés et de certaines alternatives susceptibles de réduire les coûts de fabrication. Elle observe ainsi que des avancées ont été réalisées sur le dépoudrage, opération manuelle coûteuse et risquée. Une solution de dépoudrage automatique par ultrasons, ouvrirait ainsi la voie à un gain de productivité de plus de 50 %. Par ailleurs, l’étude a validé l’infiltration au bronze comme alternative écono- mique pour les pièces de grande dimension, permet- tant de diviser par deux les intervalles de tolérance en réduisant les déformations au frittage. « Il n’y a pas de technologie meilleure que d’autres mais elles font des choses un peu dif- férentes avec des contraintes un peu différentes », déclare Paul Calvez. Pour autant, cette étude a permis de tirer des conclusions claires sur les pro- cédés Sinter-Based. Caractéristiques des principaux procédés Le MBJ offre un bon compro- mis entre porosité et rugosité, mais reste très sensible aux

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Les études continuent ! Après le projet thématique transversal Fabrication additive métallique à coût accessible, le Cetim prépare la prochaine étape avec le projet AM Sinter, dédié à l’industrialisation des procédés Sinter-Based, en particulier du Metal Binder Jetting (MBJ). L’objectif est de démontrer sur une unité pilote l’aptitude du MBJ à produire des pièces en série avec un niveau de tolérance optimal. Cette ligne pilote qui pourra être ensuite intégrée par l’un des industriels du projet. Pour rejoindre l’initiative ou en savoir plus, contactez-nous !

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Décryptage

Robotique, traitement de surface, décarbonation Trois études et veilles pour préparer l’avenir

Un atelier plus flexible, un procédé de traitement de surface plus durable et des outils d’évaluation du bilan carbone… l’industrie de demain est déjà dans notre nouvelle sélection.

Robots et intelligence artificielle redessinent l’atelier

V u à l’EMO 2025 : l’ate- lier du futur s’équipe de moyens de pro- duction plus flexibles, asso- ciés à des outils numériques conçus pour renforcer la fia- bilité des processus et accom- pagner l’évolution du rôle de l’opérateur. Les démonstra- tions présentées montrent des robots d’usinage capables d’assurer certaines opéra- tions d’ébauche et de finition légère, jusque-là confiées à des centres d’usinage tradi- tionnels. L’objectif ici n’est pas de concurrencer la machine- outil sur la précision ultime, mais de proposer des solu- tions plus modulables, capables de couvrir de larges enveloppes de travail et de s’intégrer dans des cellules de production reconfigurables. Cette évolution s’illustre notamment par le DBot S7 de Danobat, doté de doubles encodeurs et piloté par une commande numérique, ou par des robots d’usinage Fanuc pour des opérations de perçage ou de fraisage. Parallèlement, l’Intelligence artificielle (IA) s’impose

maîtrise des procédés sur l’ensemble du cycle de pro- duction. n Contact : David Dubois

maintenance, l’IA vise à sécuriser les réglages et à fia- biliser l’exploitation. Dans un contexte marqué par des tensions durables sur les compétences, ces outils accompagnent l’émergence d’opérateurs « augmentés », capables de monter plus rapi- dement en autonomie tout en conservant un haut niveau de

comme une couche d’assis- tance transversale, intégrée dans des outils d’aide direc- tement mobilisables par les opérateurs. Qu’elle prenne la forme de copilotes pour la programmation (comme ceux de Siemens, Heidenhain ou dans les environnements de FAO) ou d’assistants dédiés au diagnostic et à la

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Décryptage

Dry on Dry : simplifier le poudrage sans multiplier les cuissons

C omment évaluer pré- cisément l’empreinte carbone d’un engin de manutention et de levage quand les exigences régle- mentaires se multiplient et que les méthodes se super- posent ? La note de veille « Outils d’évaluation du bilan GES et émergence des normes associées » éclaire les industriels sur les bonnes pratiques à adopter pour mieux évaluer et réduire l’empreinte carbone de leurs engins, tout en répondant aux obligations réglemen- taires en vigueur ou à venir. La présentation des métho- dologies existantes distingue la Product Carbon Footprint et l’analyse de cycle de vie, deux approches complémen- taires centrées sur l’évalua- tion de l’empreinte carbone des produits. Cette mise en L e procédé Dry on Dry consiste à déposer successivement un primaire puis une finition poudre sur une pièce conductrice, sans étape de gélification ou de cuisson intermédiaire, avant un passage unique au four. L’ouvrage de la collection Performances « Poudrage Dry on Dry » (9Q538), livrable du Projet stratégique sectoriel (PSS) Traitement de surface et environnement, montre que, selon les confi- gurations, les coûts d’exploi- tation peuvent être réduits de

simple, nombre limité de teintes, application auto- matisée et couples primaire/ finition spécifiquement com- patibles. La stabilité du pro- cédé repose notamment sur le choix de finitions mates ou satinées, l’usage de peintures limitant le dégazage et un réglage précis des paramètres d’application. n Contact : Véronique Vovard

avec un système primaire + finition appliqué avec cuis- son intermédiaire incom- plète. Les observations microscopiques et les essais menés selon un système C4 haute durabilité (NF T 34-560) montrent des performances comparables en tenue à la corrosion accélérée, à l’hu- midité, en brillance et en adhérence. Au-delà de 1 500 heures de brouillard salin, les résultats du Dry on Dry sont légèrement moindres. Enfin, la mise en œuvre du Dry on Dry reste contrai- gnante : pièces de géométrie

5 à 35 %, principalement par l’augmentation de la produc- tivité et une consommation énergétique plus faible au niveau du four. Alors que dans le schéma classique chaque couche impose une montée en température com- prise entre 160 et 220 °C pen- dant 10 à 20 minutes, le Dry on Dry supprime cette phase intermédiaire, raccourcit les cycles et réduit l’encombre- ment des lignes. Cet ouvrage présente des essais de caractérisation menés sur plaquettes et pièces types, en comparaison

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Evaluer l’empreinte carbone des engins de manutention 

EN 16796, ISO 14083) et des cadres de reporting euro- péens (ESRS/CSRD), qui constituent des bases métho- dologiques cohérentes garantissant la comparabilité et la fiabilité des résultats. En complément des tableaux comparatifs et d’une revue de la littérature, des retours d’ex- périence industriels représen- tatifs illustrent comment les

perspective clarifie les péri- mètres couverts, les indica- teurs mobilisés et les usages possibles selon les objectifs poursuivis (comparaison de solutions techniques, aide à la conception...). Le document propose éga- lement une cartographie des principaux référentiels internationaux normatifs (ISO 14040/44, ISO 14067,

outils d’évaluation sont concrètement mis en œuvre pour analyser les choix tech- nologiques ou énergétiques et identifier des pistes de réduc- tion de l’empreinte carbone à l’échelle des produits. n Contact : Gaël Guégan

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Charles Lauzier Quand la fonderie soigne son bilan carbone

Décidée à devenir une fonderie du 21 e siècle, l’entreprise Charles Lauzier a sollicité l’accompagnement du Cetim pour travailler sur l’évaluation de son empreinte carbone. Q uand Jean-Yves Gannard parle de l’entreprise qu’il a

(Isère) depuis 2002, l’entre- prise emploie 40 personnes pour un chiffre d’affaires annuel compris entre 4 et 5 millions d’euros. 90 % de son activité est réalisée en France. « Nous travaillons pour tous les secteurs sauf l’automobile avec une spécialisation dans les petites pièces de quelques grammes à une dizaine de kilogrammes, produites en moyennes séries ». La spécifi- cité de cette fonderie iséroise certifiée ISO 9001 depuis 2008 et qui produit un millier de références par an : une intégration complète de la chaîne de production, depuis le bureau d’études, la fonde-

rie, puis le parachèvement, le traitement thermique, l’usi- nage, jusqu’à la peinture et le préassemblage de pièces. « Cette structure permet au bureau d’études de travailler très en amont avec les clients pour concevoir les pièces avec nos clients afin de les adapter à notre technologie », explique le dirigeant. Depuis le rachat par Jean-Yves Gannard, les premiers efforts ont porté sur les économies d’énergie. « La fonderie est une activité énergivore. L’électricité représente 35 à 40 % de la consommation pour la fusion de l’aluminium », précise le dirigeant. L’entreprise a déjà

lesquels cette composante est importante », explique-t-il. Pour arriver à ses fins, le chef d’entreprise a décidé de faire appel au Cetim, au tra- vers de ses accompagne- ments Quatrium, « qui me semblaient adaptés à la fois à notre structure et à notre besoin ». Un effort important sur l’énergie Fondée en 1936, Charles Lauzier est une fonderie d’aluminium spécialisée dans le moulage en coquille par gravité, complété par une activité d’usinage. Basée à Saint-Georges d’Espéranche

repris deux ans auparavant, le président de la société Charles Lauzier affiche clai- rement son ambition : « Je souhaite à mon niveau parti- ciper à la réindustrialisation en France et en faire une fon- derie du 21 e siècle », déclare- t-il. Son objectif : travailler notamment sur le volet RSE, et son bilan carbone en par- ticulier, pour qu’elle soit attractive pour les jeunes talents, pour prouver ses efforts auprès de ses clients et, à terme, « aller chercher de nouveaux marchés pour

Dans le cadre de l’accompagnement Quatrium, les équipes du Cetim ont instrumenté les équipements de l’atelier pour évaluer les consommations de l’entreprise et proposer des solutions moins énergivores.

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supprimé le gaz au profit de fours électriques. « Pour aller plus loin, nous avons un plan d’actions sur les économies d’énergie. Nous travaillons sur le paramétrage des consomma- tions des outils de production, sur l’éclairage, sur le chauffage... en amont je voulais aussi tra- vailler sur notre empreinte car- bone. » Un point essentiel pour Jean-Yves Gannard, qui consi- dère que « aujourd’hui, on ne peut pas être entrepreneur sans tenir compte de notre environ- nement, environnement social, sociétal, climatique ». Accompagné par des experts Pourquoi Quatrium ? « Ce choix a été motivé par la possi- bilité de travailler en direct avec les experts du Cetim qui réalisent eux-mêmes l’analyse, plutôt que de passer par des cabinets de conseil externes », note Jean-Yves Gannard. L’accompagnement a duré près de 4 mois, avec pour but de recueillir et structurer les données internes, solliciter les fournisseurs (notamment d’aluminium) pour obtenir leurs données d’impact, inter- préter les chiffres et mesurer un scope le plus complet pos- sible. Malgré la difficulté d’ob- tenir des informations chez certains fournisseurs et des données précises sur la fin de vie des produits chez les clients finaux, le processus a été facilité par la culture de la donnée déjà présente dans l’entreprise, avec l’utilisation d’un ERP et des relevés d’énergie fiables. Concrètement, l’accompa- gnement Quatrium a permis à l’entreprise d’accéder aux compétences de l’équipe énergie du Cetim, venue ins- trumenter les équipements énergivores de l’atelier de fonderie pour réaliser des mesures fiables. « Avec ces données, nous avons pu faire des préconisations sur une uti-

À voir sur la chaîne Youtube Cetim France

La fonderie Charles Lauzier est spécialisée dans la fonderie d’aluminium en coquille gravitaire. Elle travaille pour tous les secteurs, sauf l’automobile.

l’approvisionnement en alu- minium, la sous-traitance, le transport et la gestion de l’énergie. L’entreprise a déjà lancé plu- sieurs chantiers concrets pour poursuivre sa transi- tion. « Des essais sont en cours pour augmenter l’utilisation d’aluminium de deuxième fusion recyclé, ce qui pourrait diviser l’empreinte carbone de la matière première par trois ou quatre », annonce Jean- Yves Gannard. Parallèlement, l’entreprise a signé un nou- veau contrat d’énergie pour 2026, incluant une part plus importante d’énergies renou- velables. Enfin, Charles Lauzier compte travailler plus étroitement avec ses fournisseurs sur leur propre empreinte et, à terme, impli- quer ses clients dans une démarche de co-conception durable. n JSS

lisation plus sobre des moyens et aussi des recommandations pour des investissements vers des machines moins consom- matrices », explique Alexis Dequidt, spécialiste énergie du Cetim. « Tout au long de l’accompagnement, nous avons pris soin d’échanger le plus régulièrement possible avec nos correspondants sur site pour qu’ils s’approprient les sujets d’optimisation éner- gétique et aussi la méthode bilan carbone, afin de la faire pérenniser dans la durée. » Un outil de pilotage précis Après une première étape avec le Cetim sur les données 2024, l’entreprise s’est appro- priée la méthode et l’outil et a renouvelé l’exercice elle- même avec les informations du premier semestre 2025. Pas question pour la fonderie de se fixer des objectifs pour le moment, mais elle dispose désormais d’un outil de pilo- tage précis lui permettant de mesurer l’impact de chaque action entreprise sur son empreinte carbone. En parti- culier, l’analyse a identifié des leviers de progression, dont

Pour ce projet, il y avait du recueil et de la structuration de données à faire. L’avantage de cet accompagnement c’est que l’on a pu discuter de nos cahiers des charges avec les personnes qui allaient réaliser l’action . Jean-Yves Gannard, président de Charles Lauzier

Contact : Alexis Dequidt

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c au cetim [ Une offre globale]

Essais, production, contrôle Des équipements hautes performances au service des industriels Afin de répondre au mieux aux besoins des industriels, le Cetim a investi en 2025 dans des moyens de haut niveau dans de nombreux domaines. Revue de détail. R égulièrement, le Cetim accueille de nouveaux équipements dans ses

vibratoire amplifiée qui génère des contraintes localisées oscil- lant autour d’un point d’équi- libre déterminé. Cela permet en particulier d’étudier le compor- tement en fatigue des matériaux au-delà du milliard de cycles en seulement quelques heures, au lieu de plusieurs mois sur des bancs classiques, et donc de déterminer par des essais des données auparavant extrapo- lées. Seule machine en France en configuration « indus- trielle », elle vient renforcer le parc du Cetim dans ce domaine et sera utilisée en premier lieu dans des actions de R&D col- lective avec pour objectif, de générer des courbes de fatigue complètes en combinant ses résultats à ceux obtenus sur les autres bancs du Centre. Autre nouveau moyen au ser- vice de la caractérisation des matériaux, le dilatomètre de trempe permet de multiplier les traitements thermiques, en en maitrisant parfaitement les paramètres, dans des délais très courts. La pièce cylindrique à

ateliers. Objectifs : explorer leurs capacités, faire avancer les connaissances et les transférer aux industriels, et mettre à leur disposition les technologies les plus avancées, que l’on parle d’outils de production, de contrôle ou de caractérisation et d’essais. Nouveaux moyens d’essais Dans ce domaine, ce sont des moyens inédits aux perfor- mances spectaculaires qui ont rejoint le Cetim en 2025. A l’image de la MEG20 du Français 3R. Cette machine dédiée aux essais de fatigue gigacyclique est en effet capable de réaliser des essais alternés ou ondulés à des fréquences pou- vant atteindre 20 kHz, contre 15 à 150 Hz sur les moyens habituels, grâce à une technolo- gie basée sur les ultrasons. Concrètement, l’éprouvette tes- tée est soumise à une onde

Dédiée à l’étude de la fatigue mégacyclique des matériaux, la MEG20 de 3R réalise en quelques heures des essais nécessitant des mois sur des bancs classiques.

traiter (un cylindre de 4 mm de diamètre et 10 mm de long), préalablement dotée d’un ther- mocouple, est placée dans une bobine pour être chauffée par induction (de 20 à 1500°C), puis est refroidie par le biais d’une injection de gaz. La machine mesure à la fois la tem- pérature de l’échantillon et sa dilatation. Cela permet de réali- ser des traitements thermiques de type trempe-revenu beau- coup plus vite qu’avec des équi- pements plus traditionnels, mais aussi de déterminer avec précision les températures de transformation de phase du matériau, généralement induites par calcul avec d’autres moyens et d’étudier la plasticité de déformation des matériaux. Cet équipement rare dans l’hexagone est destiné tout

d’abord à des travaux de R&D, notamment dans le cadre du Projet thématique transversal « Traitement thermique et contraintes résiduelles ». Il per- mettra d’avoir accès à des don- nées matériaux précises qui nourriront des modèles de simulation. Toujours en caractérisation des matériaux, le centre dispose également depuis peu d’un nouveau diffractomètre à rayons X qui permet de réaliser des analyses de phases, des ana- lyses de texture cristallogra- phiques et des analyses de contraintes sur des matériaux massifs, de manière classique ou en « extrême surface » (en rasant). Côté R&D, il peut être employé dans le cadre d’optimi- sations des traitements ther- miques, pour la caractérisation

Le dilatomètre de trempe permet de réaliser des traitements thermiques de type trempe-revenu sur des pièces dans des temps très courts.

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CETIM INFOS N° 280 I JANVIER/FÉVRIER 2026

[ Une offre globale ] c au cetim

de pièces réalisées en fabrica- tion additive métallique ou l’analyse de couches minces. Des procédés de fabrication de pointe Côté production, le Cetim compte trois nouvelles machines à poupée mobile destinées à de la formation et à des activités de R&D, le Meteor GL XL, un centre d’usi- nage horizontal 5 axes de la gamme Meteor de PCI, dédié aux productions dans l’auto- mobile et l’aéronautique. Typé UGV et haute cadence, il a la particularité d’être équipé d’une « e-broche », broche intel- ligente développée conjointe- ment avec le Cetim durant le Projet stratégique sectoriel Machine-outil intelligente et connectée. Pas de nouvelle machine en fabrication additive, mais un dispositif innovant d’Aerosint installé sur la machine de fusion laser sur lit de poudre, permettant de travailler avec deux, voire trois matériaux simultanément et sur une même pièce. Ce dispositif est composé de trois cylindres per- mettant de maintenir les poudres métalliques par dépression et de les déposer grâce à un système d’éjection aux endroits voulus sur le lit de poudre avant fusion. Les com- binaisons sont nombreuses : acier inox - cuivre, acier à outils - bronze, inconel - acier, titane -

Avec sa nouvelle Servopresse, le Cetim compte évaluer le potentiel de cette technologie en découpage emboutissage.

de 6 mètres de haut et 25 tonnes. La particularité de cette machine dotée d’une table de 1500x1000 mm, avec une course utile de 500 mm : ses quatre actionneurs linéaires électriques totalisent une pous- sée de 200 tonnes et permettent de faire varier avec précision le profil d’application de l’effort, avec des fréquences de 20 à 120 coups par minute, selon la course adoptée. Cet équipe- ment sera étudié en profondeur dans le cadre du Projet straté- gique sectoriel « Gains et opti- misation des presses à servo- moteurs », afin d’évaluer les avantages apportés par cette technologie, les gains possibles en performance d’emboutis- sage mais aussi sur les outillages et leur durée de vie, et les possi- bilités d’utilisation de la machine en boucle fermée pour maîtriser la qualité des pièces produites à tout instant. n JSS Contact : https://www.cetim.fr

cuivre... Les travaux actuels sur cet équipement se concentrent principalement sur la recherche des paramètres optimaux selon les matériaux mis en œuvre, notamment au niveau des inter- faces entre deux matériaux afin d’obtenir les meilleurs résultats et d’éviter les défauts sur les pièces.

industriels. Cette machine à mesurer tridimensionnelle peut en effet être équipée d’un pal- peur classique (avec une préci- sion de 1,1 µ m + L/500), d’un palpeur sur tête orientable, de têtes de mesure optiques pour faire de la mesure sans contact de détails difficilement acces- sibles ou sur des pièces fragiles ou déformables, ou encore de la mesure en continu et du scan- ning. A noter, elle dispose d’un quatrième axe : un plateau tour- nant qui facilite les opérations. Sa zone de travail XXL (1600x1200x1000 mm) permet de traiter des pièces moyennes et grandes très ouvragées, notamment dans l’aéronau- tique, le nucléaire, la défense, pour des masses pouvant atteindre 2 tonnes. Elle est dis- ponible pour des prestations poussées mais est aussi utilisée sur des sujets de R&D en métro- logie, notamment sur l’évalua- tion des logiciels de simulation dans ce domaine. Le prochain équipement ins- tallé au Cetim : une servopresse

Le contrôle monte en performances

Elle s’appelle PMM-C de Leitz, mesure un peu plus de 3 mètres de haut et atteint des sommets de flexibilité au service des

Le dispositif d’Aerosint permet de travailler avec jusqu’à trois matières sur la même pièce en fabrication additive.

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CETIM INFOS N° 280 I JANVIER/FÉVRIER 2026

c au cetim [ Formations ]

L’IA au service de la production industrielle

Une offre complète sur les plastiques et les composites

Avec sa formation intitulée « Le Machine Learning (ML) appliqué à l’ingénierie mécanique », le Cetim invite à découvrir comment l’Intel- ligence artificielle (IA) peut s’appli - quer à l’optimisation des concep- tions et à l’exploitation des données des équipements. Dispensée sur deux jours par un spécialiste du ML développé sous le langage de pro- grammation Python, elle s’adresse plus particulièrement aux ingé- nieurs R&D, bureaux d’études de fabricants d’équipements et tech- niciens supérieurs en maintenance ou contrôle, dotés de connais- sances de bases en programma- tion. Son objectif : appréhender l’utilisation de l’IA dans des cas d’usage, l’exploiter pour anticiper les pannes des équipements mé- caniques, l’utiliser pour diagnosti- quer des anomalies de fonctionne- ment, automatiser la détection des défauts grâce à une inspection ac- crue par son utilisation, optimiser la conception et les réglages grâce à elle et savoir déployer un modèle de ML sur un cas industriel. Tout cela

au moyen de questionnaires, quiz, réflexions de groupe et travaux in - teractifs sur ordinateurs basés sur des cas pratiques. La première journée est consa- crée aux fondamentaux et pre- miers cas d’usage à travers trois modules : « De la donnée à l’infor- mation – Introduction à l’IA et au ML en industrie », « Anticiper les pannes – Maintenance prédictive des équipements mécaniques » et « Diagnostiquer les anomalies – Dé- tection et classification de pannes ». Le lendemain sont abordés des cas avancés et la mise en œuvre indus- trielle par le biais de trois modules complémentaires : « Contrôler la qualité – Inspection automatisée et détection de défauts », « Optimiser la conception et les réglages – Le ML au service de la performance des systèmes » et « De l’essai pilote au déploiement – Méthodologie de projet ML industriel ». n Cliquez pour découvrir cette formation

L e Catalogue Cetim Academy consacre plus d’une vingtaine de formations à l’ensemble de la chaîne de valeur « plastiques et composites », adaptées aux différents besoins des industriels. Ils peuvent ainsi, dans un premier temps, apprendre à mieux connaître ces matériaux et leurs caractéristiques en optant pour une simple initiation ou en privilégiant plutôt un focus sur les matières recyclables et biosourcées, les applications en mécanique ou encore la découverte des composites à matrice thermoplastique. Ceux qui le souhaitent peuvent s’intéresser de plus près à la conception, à la fabrication et au contrôle de pièces pour ces matériaux, en appréhendant notamment leur durabilité, leur dimensionnement ou encore le problème du stockage de l’hydrogène. Les procédés de fabrication font aussi l’objet de modules dédiés au sein desquels sont, entre autres, abordées les exi- gences des réglementations Reach et RoHS, la découverte des méthodes de contrôle non destructif et la caractérisation mécanique et physico-chimique des composites. Enfin, la finition et l’analyse de défaillances sont au cœur de trois formations, la première à travers un module intitulé « Peinture et décoration des pièces plastiques et compo- sites », la deuxième via « Pratique d’analyse d’avaries sur plastiques, composites… » et « Endommagements et méca- nismes de rupture des matériaux industriels ». n

Modifier une machine dans le respect de la réglementation

Face à une réglementation en constante évolution, le Cetim se tient aux côtés des industriels. En témoigne la formation intitulée « Sécurité des machines : modifi - cations de machine déjà mise en service ». Elle permet en effet d’ap - pliquer de façon réaliste, dans un tel cas de figure, les exigences de la directive « utilisateur » 2009/104/CE relative aux équipements de travail. Dispensée sur une journée par un expert intervenant dans des missions de conseils et d’assis- tance technique en entreprise, elle s’adresse plus particulièrement, sans aucun prérequis technique, aux chefs d’entreprises, cadres dirigeants, commerciaux, ache- teurs, chefs de projets, ingénieurs et techniciens de bureau d’étude et

des services sécurité et qualité. Ils peuvent ainsi se familiariser avec ce texte et ses conséquences par le biais de travaux de groupe, d’une présentation émaillée d’exemples issus de l’expérience du formateur et d’échanges destinés à mettre en perspective des cas concrets qu’ils pourront eux-mêmes présenter. A son issue, sanctionnée par un quiz, ils sont capables d’appliquer à la fois la réglementation en vigueur pour respecter les obligations et responsabilités des utilisateurs, mais aussi de mettre en œuvre la démarche de modifications de ma - chines déjà en service. n Cliquez pour découvrir cette formation

Cliquez pour découvrir ces formations

Contact : Pascal Roger

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International Metal Additive Manufacturing Conference

3 rd Edition 25 & 26 March 2026 Cetim Senlis France

metal-ams.com | #MetalAMS A conference by Additive Manufacturing Synergy

60 ANS D’ENGAGEMENT AU SERVICE DE L’INDUSTRIE FRANÇAISE

Le Cetim est labellisé Carnot, membre du réseau CTI

Co-fondateur de

Mecallians est la bannière commune des Industries Mécaniques,créée à l’initiative de la FIM, du CETIM, de l’UNM, de SOFITECH et de CEMECA.

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