FNH 990

Du Jeudi 9 et Vendredi 10 jui l let 2020 - 8 DH - N° 990

Directeur de la publ ication : Fatima Ouriaghl i

Entretien avec Mehdi Lahlou, économiste «Le flou sape la reprise»

P. 28/29

Le gouvernement balise la relance ◆ Pensé d'abord poxw< POINT BOURSE HEBDO Bourse en ligne P. 11 Evolution de l'indice Masi depuis juin 2019 Loi de Finances rectificative

Enquête exclusive de Boursenews

Un air de vacances flotte sur le marché

P. 18 à 25

P. 9

Dépôt légal : 157/98 ISSN : 1114-047 - Dossier de presse : 24/98 - Adresse : 83, Bd El Massi ra El Khadra, Casablanca - Tél. : ( 0522) 98.41.64/66 - Fax : ( 0522) 98.40.22 - Adresse web : www.fnh.ma

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OMMAIRE S

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JEUDI 9 ET VENDREDI 10 JUILLET 2020 FINANCES NEWS HEBDO

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Actualité Voyons voir : Covid-19 : La mort cogne à nos portes… avec insistance

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Ça se passe au Maroc Ça se passe en Afrique Ça se passe dans le monde

Bourse & Finances Point Bourse Hebdo : Un air de vacances flotte sur le marché

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Créances en souffrance : La sinistralité gagne du terrain et inquiète Loi de Finances rectificative : Le gouvernement balise la relance Loi de Finances rectificative : Les 10 mesures-phares du projet Entretien avec Ali Chorfi : «L’heure est au financement de la relance de l’activité économique» Ciment : Un secteur oligopole plébiscité Entretien avec Driss Fedoul : «Salaf Click est une étape importante pour Wafasalaf» Bourse en ligne : Enquête sur un marché en effervescence

Editorial Par Fatima Ouriaghli

Entretien avec Nawfal Drari : Wafabourse.com, «Nos principales valeurs sont l'innovation, l'accessibilité et la fiabilité» Entretien avec Imaran Maniar & Mehdi Chekkouri : Direct FN, «Le trading électronique peut réduire les coûts d’environ 5,6 fois» Bourse en ligne : «BK Bourse Direct» fait valoir ses atouts Entretien avec Ghali Kettani : CDG Capital Bourse se prépare à bousculer le marché

LE PRIX À PAYER

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N ous nous sommes réjouis de la gestionde la pandémie Covid-19 par les autorités marocaines et de toutes les décisions prises pour préserver la santé et la sécu- rité des citoyens. Confinement, couvre-feu nocturne, mesures sanitaires contraignantes…, les citoyens ont tout accepté avec beaucoup de dignité. A l’heure du déconfinement, alors que l’activité économique reprend petit à petit, l’on com- mence à se rendre compte que le plus dur reste certainement à venir, particulièrement sur le plan économique. Les restrictions imposées par les autorités ont sans aucun doute permis de sauver des milliers de vies : cela ne souffre d’aucune discussion et tout le monde les a respectées, voire même soute- nues. Mais le tribut économique à payer va être très lourd. L’exemple de la compagnie Royal Air Maroc, qui a initié un plan de réduction de son personnel et de sa flotte, est un marqueur édifiant de ce qui attend moult entre- prises moins solides et moins structurées ces prochains mois. Dans plusieurs secteurs, les plans sociaux risquent de se multiplier, avec à la clé des milliers de sala- riés qui vont se retrouver à errer sur les bancs du chômage. L’Etat, malgré sa bonne volonté et tout le dispositif de soutien qu’il a mis en place, sera incapable d’empêcher ces plans sociaux. Ses points de suture ne pourront contenir cette hémorragie. D’ailleurs, en scrutant le projet

de Loi de Finances rectificative adopté mardi en Conseil de gou- vernement, un paragraphe retient l’attention et suscite des inquié- tudes légitimes : « la nécessité d’activer l'accompagnement spé- cifique des différents secteurs, dans un cadre contractuel, avec les acteurs économiques concer- nés, en conditionnant l'appui à la reprise économique à la préser- vation de plus de 80% des sala- riés déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et à la régularisation rapide de la situa- tion des employés non déclarés ». En des termes plus crus, les opérateurs économiques qui ont bénéficié du soutien de l’Etat peuvent logiquement se séparer d’au plus 20% de leurs salariés. Cela ouvre la porte à des licencie- ments massifs, surtout que cer- tains secteurs d’activité connais- saient déjà des difficultés bien avant la crise liée à la covid-19. A l’évidence, nous fonçons droit vers une crise économique et sociale aigue. u qui attend moult entre- prises moins solides et moins structurées ces prochains mois. L’exemple de Royal Air Maroc est un mar- queur édifiant de ce

Economie Equilibres macroéconomiques : Le grand écart

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Relance économique : Comment réanimer la demande intérieure ? Entretien avec Mehdi Lahlou : «Le flou et l’absence de célérité sapent la relance économique» Institutions internationales : Le multilatéralisme à l’épreuve de la Covid-19 Entretien avec Abdou Diop : «Les modèles organisationnels ont évolué, et avec eux les modèles de décision» Automarché : Une régression de 43,3% au premier semestre Marché du travail : 67% des recrutements suspendus pour 2020 Entretien avec Youssef El Hammal : Recrutement, «L'utilisation de la technologie sera au centre de toutes les démarches» Artisanat : Le secteur veut du soutien pour redémarrer Covid-19 : Faut-il maintenir Aïd Al-Adha ? Entretien avec Noureddine Harrak : Cafés et restaurants, une reprise difficile Entretien avec Jean-François Mouscadet : Covid-19/Test sérologique, Bio-Rad sur le point de lancer un nouveau produit au Maroc

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Focus Agricole Filières de niche : Une résilience face à la sécheresse 40 L'univers des TPME Risque business : Inforisk innove 39 Culture Soukaina Al Fahd : Galeriste pleine d’ardeur 42 Société Réseaux sociaux : 22,5 millions d’utilisateurs au Maroc 43

Développement durable Qualité des eaux de baignade : 370 stations conformes Sable des plages : Les déchets plastiques, «l’ennemi numéro 1»

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• Directeur Général responsable de la Publication : Fatima OURIAGHLI Contact : redactionfnh@gmail.com • Directeur des rédactions &Développement : DavidWilliam • Journalistes : Charaf Jaidani, Leïla Ouriaghli, Adil Hlimi, Momar Diao, Youssef Seddik, Badr Chaou, Chaimaa Abounaim, Khalid Aourmi • Révision : M. Labdaouat • Directeur technique &maquettiste : Abdelillah Chamseddine •Mise en page : Zakaria Beladal • Assistantes de direction : Amina Khchai • Département commercial : Samira Lakbiri, Salma Benmakhlouf, Rania Benchaib • Administratif : Fatiha Aït Allah, Nahla Sahlal • Édition : JMA CONSEIL • Impression : Maroc Soir • Distribution : Sapress • Tirage entre 15.000 et 18.000 exemplaires • Dépôt légal : 157/98 • ISSN : 1114-047 • Dossier de presse : 24/98 • N° Commission paritaire : H.F/02-05

COMMUNIQUÉ DE PRESSE POST ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE

Assemblée Générale Mixte des actionnaires tenue le 30 Juin 2020

ENGAGEMENT

AUDACE

SERVICE CLIENT

Les actionnaires de la société SALAFIN se sont réunis en Assemblée Générale Mixte le 30 Juin 2020, à 11 heures, par visioconférence. L’Assemblée Générale Ordinaire a approuvé l’ensemble des résolutions qui lui ont été soumises et dont le texte est présenté ci-après et a décidé à l’unanimité de distribuer un dividende de 44 dirhams par action dans un délai ne dépassant pas trois (3) mois à compter de la date de réunion de la présente Assemblée Générale. L’Assemblée Générale Extraordinaire a autorisé une augmentation du Capital social de SALAFIN, en numéraire, d’un montant maximum global de 130.000.000 dirhams (prime d’émission comprise) et a délégué au Directoire les pouvoirs les plus étendus en vue de réaliser cette opération.

L’Assemblée Générale a décidé que seul le montant des dividendes déduction faite, le cas échéant, de tout impôt ou de toute retenue à la source en application des dispositions en vigueur du code général des impôts ou des conventions fiscales de non-double imposition conclues par le Maroc, sera ažecté au paiement des nouvelles actions qui seront souscrites par les personnes physiques ou morales. Les actionnaires pourront souscrire à titre réductible et irréductible à l’Augmentation du Capital Social. L’Assemblée Générale Extraordinaire a décidé que si les souscriptions n’atteignent pas le montant maximum de l’Augmentation du Capital Social, le montant de cette dernière sera limité aux montants des souscriptions ežectives. QUATRIEME RESOLUTION : Délégation au Directoire dans le cadre de l’opération d’augmentation du Capital L’Assemblée Générale Extraordinaire, après lecture du rapport complémentaire du Directoire, lui délègue les pouvoirs les plus étendus en vue de réaliser cette opération notamment, ce qui suit : Fixer les conditions et modalités définitives de réalisation de l’Augmentation du Capital Social ainsi que leurs caractéristiques notamment : Fixer l’enveloppe définitive de l’Augmentation du Capital Social ; Décider l’Augmentation du Capital Social et fixer le prix de souscription à ladite opération dans sa globalité (nominal et prime d’émission) ; Fixer les dates d’ouverture et de clôture de la période de souscription de l’Augmentation du Capital Social ; Clôturer par anticipation la période de souscription dès lors que les souscriptions à titre irréductible et réductible le cas échéant auront été ežectuées, étant spécifié que le montant de l’Augmentation du Capital Social pourra être limité au montant ežectivement souscrit ; Constater les souscriptions et libérations de l’Augmentation du Capital Social ; Constater la réalisation définitive de l’Augmentation du Capital Social ; Modifier corrélativement les statuts de la Société en vue d’y refléter le nouveau montant du capital social ; Adopter les statuts mis à jour de la Société ; Ežectuer l’ensemble des démarches administratives, réglementaires et autres nécessaires à la réalisation de l’Augmentation du Capital Social ; Et généralement, prendre toutes mesures utiles et accomplir toutes formalités nécessaires à la réalisation définitive de l’Augmentation du Capital Social. CINQUIEME RESOLUTION : Pouvoirs en vue des formalités légales Tous pouvoirs sont conférés au porteur d'un original, d'une copie ou d'un extrait du procès-verbal de la présente Assemblée Générale Extraordinaire, pour accomplir toutes formalités qui seront nécessaires et prévues par la loi.

TEXTE DES RESOLUTIONS DE L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE

PREMIERE RESOLUTION : Aectation des résultats de l’exercice clos le 31/12/2019 L’Assemblée Générale, après avoir pris connaissance du rapport complémentaire du Directoire et après en avoir délibéré, décide à l’unanimité de distribuer un dividende total de 129 583 080 dirhams dont 64 791 540 dirhams de dividende ordinaire et un montant équivalent de dividende exceptionnel, de la manière suivante :

Projet d’aectation du résultat 2019

Dirhams

Résultat de l'exercice

130 377 002,35

Réserve légale

0

Solde Après déduction de Réserves Légale

130 377 002,35 130 377 002,35 64 791 540,00 64 791 540,00

Solde distribuable

Dividendes ordinaires Dividendes exceptionnels

Nombre d'actions

2 945 070

Dividende total par action Dividende ordinaire par action Dividende exceptionnel par action

44,00 22,00 22,00

L’Assemblée Générale décide par conséquent de distribuer un total de 129 583 080 dirhams, correspondant à un dividende de 44 dirhams par action . La mise en paiement de ces dividendes sera ežectuée dans un délai ne dépassant pas trois (3) mois à compter de la date de réunion de la présente Assemblée Générale. DEUXIEME RESOLUTION : Pouvoirs en vue des formalités légales Tous pouvoirs sont conférés au porteur d'un original, d'une copie ou d'un extrait du procès-verbal de la présente Assemblée Générale Ordinaire, pour accomplir toutes formalités qui seront nécessaires et prévues par la loi.

TEXTE DES RESOLUTIONS DE L’ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE

TROISIEME RESOLUTION : Décision d’augmentation du Capital L’Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires, après avoir pris connaissance du rapport complémentaire du Directoire et après en avoir délibéré, autorise la réalisation d’une augmentation du capital social de la Société, en numéraire, d’un montant maximum global de 130.000.000 dirhams (prime d’émission comprise), ouverte à l’ensemble des actionnaires de la Société, à libérer comme suit : Par conversion totale ou partielle de dividendes en actions ; Ou par versement des fonds dans un compte bloqué ouvert par la Société à cette fin.

SALAFIN Société Anonyme au Capital de 294 507 400.00 DH • Siège Social : Immeuble ZENITH MILLENIUM, N°8 • Sidi Maârouf • Casablanca • RC : N° 88 437 Les Etats Financiers sont disponibles sur le site institutionnel de SALAFIN : www.salafin.com

V OYONS VOIR

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Covid-19 La mort cogne à nos portes… avec insistance

Par D. William

R endons-nous à l’évidence : le coronavirus a été démystifié par la population. Au Maroc en tout cas, depuis le déconfinement, on assiste à un relâchement coupable. Si dans les entreprises on continue à respecter glo- balement les gestes bar- rières (port du masque, lavage régulier des mains, distanciation physique...), dans la rue, il nous est donné de constater tout autre chose. Il faut se pro- mener dans certains quar-

tiers de Casablanca pour s’en rendre compte. C’est comme si la Covid-19 avait subitement disparu ou, pire encore, qu’elle n’avait jamais existé. Les citoyens ont repris une vie normale, au mépris des mesures de précaution édictées par les autorités. Il semble dès lors utile de rappeler deux faits impor- tants : • Primo, il y a une aug- mentation du nombre de personnes contaminées depuis le déconfinement. Cela est certes dû à l’élar-

gissement du cercle des dépistages collectifs pré- coces, l’intensification des consultations et le suivi des personnes contacts, mais

on ne peut ignorer aussi l’apparition de foyers de contamination. C’est ce qui s’est passé notamment à Safi, où les autorités ont ini- tié des mesures restrictives fermes. • Secundo, la Covid-19 tue toujours. Cela passe presque inaperçu, mais il y a une hausse inquiétante du nombre de décès ces der- niers jours au Maroc. Entre le 29 juin et le mardi 7 juillet, un total de 15 personnes sont mortes du coronavirus. Cela va-t-il inciter les citoyens à être moins

désinvoltes et à prendre conscience de la gravité de la situation que nous traver- sons ? Il faut l’espérer. Croire que tout est fini serait une erreur gravissime. Au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne, en Italie… les autorités ont dû procé- der soit au durcissement des restrictions, soit à des confinements localisés suite à l’apparition de clus- ters. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons rester vigilants. ◆

Cela passe presque inaperçu, mais il

y a une hausse inquiétante du

nombre de décès ces derniers jours au Maroc.

oui , je souhaite m’abonner à cette offre spéciale pour 1 an BULLETIN D’ABONNEMENT Mon abonnement comprend : ❑ 52 numéros Finances News hebdo & 2 numéros du série.

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Upline Capital Management porte à la connaissance du public que la note d’information et la fiche signalétique des FCP Kenz Plus, Upline Pérennité et Upline Oblig Dynamique ont été mises à jour comme suit :

OPCVM

Disposition

Ancienne disposition

Nouvelle disposition

Upline Pérennité

Indice de référence

MBI CT tel que publié par BMCE BANK

Moroccan Bond Index Court Terme (MBI CT) tel que publié par BMCE Capital

L’objectif du FCP est de procurer aux porteurs de parts un placement à court terme rentable, liquide et sécurisant. Le fonds a aussi pour objectif de surperformer son indice de référence. Le fonds est un OPCVM «Monétaire». Dans cette optique, le FCP investira son actif en permanence, hors titres d’OPCVM «Monétaires», créances représentatives des opérations de pensions qu’il effectue en tant que cessionnaires et liquidités en titres de créances tout en respectant la réglementation en vigueur. De plus, au moins 50% de l’actif susvisé, est en permanence investi en titres de créances de durée initiale ou résiduelle inférieure à un an. Le fonds pourra investir dans : - Titres de créances Négociables ; - Obligations ; - Obligations subordonnées ; - Obligations subordonnées perpétuelles ; - Obligations subordonnées perpétuelles avec mécanisme d’absorption de pertes et d’annulation de paiement des coupons ; - Les titres de créances émis par les fonds de placements collectifs en titrisation ; - parts et actions d’OPCVM Monétaires ;

L’objectif du FCP est de procurer aux porteurs de parts un placement supérieur à celui du marché à très court terme. Le fonds a aussi pour objectif de surperformer son indice de référence Le fonds est un OPCVM «Monétaire». Dans cette optique, le FCP investira son actif en perma- nence, hors titres d’OPCVM «Monétaires», créances représentatives des opérations de pensions qu’il effectue en tant que cessionnaires et liquidités en titres de créances tout en respectant la réglementation en vigueur. De plus, au moins 50% de l’actif susvisé, hors titres d’OPCVM «monétaires», créances repré- sentatives des opérations de pension qu’il effectue en tant que cessionnaire et liquidités, est en permanence investi en titres de créances de durée initiale ou résiduelle inférieure à un an. Par ailleurs, le fonds pourra consacrer au maximum 10% de ses actifs à des opérations de place- ment en devises à l’étranger, dans les limites, règles et conditions de la réglementation en vigueur. Le fonds pourra investir dans : - Titres de créances Négociables ; - Obligations ; - Obligations subordonnées ; - Obligations subordonnées perpétuelles ; - Les titres de créances émis par les fonds de placements collectifs en titrisation ; - Titres d’OPCVM Monétaires ;

Upline Pérennité

Objectif de gestion

Upline Pérennité

Stratégie d’investissement

- Opérations de pension ; - Prêt-emprunt de titres ; - Dépôts à terme.

- Opérations de pension ; - Prêt-emprunt de titres ; - Dépôts à terme.

Par ailleurs, le fonds pourra consacrer au maximum 10% de son actif net à des opérations de placement en devises à l’étranger, dans les limites, règles et conditions de la réglementation en vigueur.

Les demandes de souscriptions et de rachats sont reçues, auprès du Crédit Populaire du Maroc (Groupe Banques Populaires : BCP et BPR), tous les jours à 10H00 au plus tard et sont exécutées sur la base de la prochaine valeur liquidative. Ladite valeur liquidative est calculée le même jour.

Les demandes de souscriptions et de rachats sont reçues, auprès du Crédit Populaire du Maroc (Groupe Banques Populaires : BCP et BPR), tous les jours à 11H30 au plus tard et sont exécutées sur la base de la valeur liquidative du jour même majorée ou minorée de la commission de souscrip- tion ou de rachat. Passé ce délai, elles seront traitées sur la base de la prochaine valeur liquidative majorée ou minorée de la commission de souscription ou de rachat.

Upline Pérennité

Modalités de souscriptions et de rachat

Kenz Plus

Indice de référence

MBI Court Terme tel que publié par BMCE.

Moroccan Bond Index Court Terme (MBI CT) tel que publié par BMCE Capital

Le FCP Kenz Plus est un OPCVM «Monétaire». Dans cette optique, le FCP investira son actif en per- manence, hors titres d’OPCVM «Monétaires», créances représentatives des opérations de pension qu’il effectue en tant que cessionnaires et liquidités en titres de créances tout en respectant la réglementation en vigueur. De plus, au moins 50% de l’actif susvisé est en permanence investi en titres de créances de durée initiale ou résiduelle inférieure à un an. De plus, le fonds pourra consacrer au maximum 10% de son actif net à des opérations de placement en devises à l’étranger, dans les limites, règles et conditions de la règlementation en vigueur. Le fonds pourra investir dans : - Titres de créances Négociables ; - Obligations ; - Obligations subordonnées ; - Obligations subordonnées perpétuelles ; Obligations subordonnées perpétuelles avec mécanisme d’absorption de pertes et d’annulation de paiement des coupons ; - Les titres de créances émis par les fonds de placements collectifs en titrisation ; - Actions et parts d’OPCVM Monétaires ; L’objectif du fonds est d’offrir aux porteurs de parts un placement rémunérateur, liquide et dont le rendement est lié à celui du marché monétaire. Le fonds a aussi pour objectif de surperformer son indice de référence.

L’objectif du fonds est d’offrir aux porteurs de parts un placement à rendement supérieur à celui du marché monétaire. Le fonds a aussi pour objectif de surperformer son indice de référence.

Kenz Plus

Objectif de gestion

Le FCP Kenz Plus est un OPCVM «Monétaire». Dans cette optique, le FCP investira son actif en permanence, hors titres d’OPCVM «Monétaires», créances représentatives des opérations de pension qu’il effectue en tant que cessionnaires et liquidités en titres de créances tout en respectant la réglementation en vigueur. De plus, au moins 50% de l’actif susvisé, hors titres d’OPCVM «monétaires», créances repré- sentatives des opérations de pension qu’il effectue en tant que cessionnaire et liquidités, est en permanence investi en titres de créances de durée initiale ou résiduelle inférieure à un an. Par ailleurs, le fonds pourra consacrer au maximum 10% de ses actifs à des opérations de place- ment en devises à l’étranger, dans les limites, règles et conditions de la réglementation en vigueur.

Kenz Plus

Stratégie d’investissement

Le fonds pourra investir dans : - Titres de créances Négociables ; - Obligations ; - Obligations subordonnées ; - Obligations subordonnées perpétuelles ; - Les titres de créances émis par les fonds de placements collectifs en titrisation ; - Titres d’OPCVM Monétaires ;

- Titres à l’international ; - Opérations de pension ; - Prêt-emprunt de titres ; - Dépôts à terme.

- Opérations de pension ; - Prêt-emprunt de titres ; - Dépôts à terme.

Les demandes de souscriptions et de rachats sont reçues, auprès du Crédit Populaire du Maroc (Groupe Banques Populaires : BCP et BPR), tous les jours à 10H00 au plus tard et sont exécutées sur la base de la prochaine valeur liquidative. Ladite valeur liquidative est calculée le même jour.

Les demandes de souscriptions et de rachats sont reçues, auprès du Crédit Populaire du Maroc (Groupe Banques Populaires : BCP et BPR), tous les jours à 11H30 au plus tard et sont exécutées sur la base de la valeur liquidative du jour même majorée ou minorée de la commission de souscrip- tion ou de rachat. Passé ce délai, elles seront traitées sur la base de la prochaine valeur liquidative majorée ou minorée de la commission de souscription ou de rachat. 65% TMP + 35% MBI MT (TMP est le taux moyen des opérations de prêt interbancaire au jour le jour, il est publié par Bank Al Maghrib - Moroccan Bond Index Moyen Terme «MBI MT» est publié par BMCE Capital) Le FCP investira son actif en permanence à hauteur de 90% au moins, hors titres d’OPCVM « Obligations Court terme », créances représentatives des opérations de pensions qu’il effectue en tant que cessionnaire et liquidités, en titres de créances émis ou garantis par l’Etat et en titres de créances émis par les banques marocaines. Le FCP ne pourra détenir ni d’actions, ni de certificats d’investissement, ni de droits d’attribution ou de souscription, ni de titres d’OPCVM «actions», ni de titres d’OPCVM «diversifiés», ni de titres d’OPCVM «contractuels», ni de titres d’organismes de placement collectif en Capital (OPCC), ni de titres de fonds de placement collectifs en titrisation (FPCT) tout en respectant la réglementation en vigueur. Par ailleurs, le fonds pourra consacrer au maximum 10% de ses actifs à des opérations de place- ment en devises à l’étranger, dans les limites, règles et conditions de la réglementation en vigueur. Le fonds pourra investir dans : • Titres de créances Négociables ; • Obligations ; • Obligations subordonnées ; • Obligations subordonnées perpétuelles ; • Obligations subordonnées perpétuelles assorties de mécanismes d’absorption des pertes et/ou d’annulation du paiement des coupons. • Titres d’OPCVM Monétaires et OCT ayant une exposition à 100%, hors créances représentatives des opérations de pension qu’ils effectuent en tant que cessionnaires et liquidités en titres de créances émis ou garantis par l’État et en titres de créances émis par les banques marocaines ;

KENZ PLUS

Modalités de souscription et rachat

65% TMP + 35% MBI MT (TMP est le taux moyen des opérations de prêt interbancaire au jour le jour, il est publié par Bank Al Maghrib - MBI MT est publié par BMCE BANK)

UPLINE OBLIG DYNAMIQUE

Indice de référence

Le FCP investira son actif en permanence à hauteur de 90% au moins, hors titres d’OPCVM «Obligations Court terme», créances représentatives des opérations de pensions qu’il effectue en tant que cessionnaire et liquidités, en titres de créances émis ou garantis par l’Etat et en titres de créances émis par les banques marocaines. Le FCP ne pourra détenir ni d’actions, ni de certificats d’investissement, ni de droits d’attribution ou de souscription, ni de titres d’OPCVM «actions», ni de titres d’OPCVM «diversifiés», ni de titres d’OPCVM «contractuels», ni de titres d’organismes de placement collectif en Capital (OPCC), ni de titres de fonds de placement collectifs en titrisation (FPCT) tout en respectant la réglementation en vigueur. Toutefois, le fonds pourra consacrer au maximum 10% de son actif net à des opérations de placement en devises à l’étranger, dans les limites, règles et conditions de la réglementation en vigueur. Le fonds pourra investir dans : • Titres de créances Négociables ; • Obligations ; • Obligations subordonnées ; • Obligations subordonnées perpétuelles ; • Obligations subordonnées perpétuelles assorties de mécanismes d’absorption des pertes et d’annulation du paiement des coupons. • Actions et parts d’OPCVM Monétaires et OCT ayant une exposition à 100%, hors créances représen- tatives des opérations de pension qu’ils effectuent en tant que cessionnaires et liquidités en titres de créances émis ou garantis par l’État et en titres de créances émis par les banques marocaines ;

UPLINE OBLIG DYNAMIQUE

Stratégie d’investissement

• Titres à l’international ; • Opérations de pension ; • Prêt-emprunt de titres ; • Dépôts à terme.

• Opérations de pension ; • Prêt-emprunt de titres ; • Dépôts à terme.

Les demandes de souscriptions et de rachats sont reçues, auprès du Crédit Populaire du Maroc (Groupe Banques Populaires : BCP et BPR), et ce au plus tard le vendredi avant 10H00 et sont réalisées sur la base de la prochaine valeur liquidative. La valeur liquidative est calculée le même jour.

Les demandes de souscriptions et de rachats sont reçues, auprès du Crédit Populaire du Maroc (Groupe Banques Populaires : BCP et BPR), et ce au plus tard le vendredi avant 11H30 et sont réalisées sur la base de la valeur liquidative calculé le vendredi (jour ouvré). Passé ce délai, elles seront traitées sur la base de la valeur liquidative du vendredi suivant.

UPLINE OBLIG DYNAMIQUE

Modalités de souscription et de rachat

Ces modifications ont obtenu le visa de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux en date du 30/06/2020, sous les références ci-après : - FCP « Upline Oblig Dynamique », sous la référence VP20061 ; - FCP « Upline Pérennité », sous la référence VP20062 ; - FCP « Kenz Plus », sous la référence VP20063. Il est porté à la connaissance des porteurs de parts que le règlement de gestion, la note d’information et la fiche signalétique des FCP susmentionnés sont mis à leur disposition, pour consultation, auprès d’Upline Capital Management et le Crédit Populaire du Maroc. Adresse : 101Bd Mohamed Zerktouni Casablanca Téléphone : +212 5 22 99 71 71 www.uplinegroup.ma

A SE PASSE AU MAROC Ç

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JEUDI 9 ET VENDREDI 10 JUILLET 2020 FINANCES NEWS HEBDO

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L e Maroc va rouvrir progressivement ses mosquées sur l’ensemble du territoire national pour l’accomplissement des 5 prières à compter de la prière d’Addohr du mercredi 15 juillet. Cette réouverture prendra en considération la situation épidémiologique locale et les conditions de contrôle sanitaire qui seront gérées par des commissions locales à l’entrée des mosquées. Les mosquées demeureront néanmoins fermées pour la prière du vendredi jusqu’à l’annonce d’une date de réouverture pour l’accomplissement de cette prière. ■ Réouverture des mosquées le 15 juillet

Redressement de l'activité industrielle et du commerce

Stress tests réussis pour les banques, les assurances et les OPCVM

L’ Etat qui a choisi de soutenir l'écono- mie depuis le début de la pandémie à travers des mécanismes de garantie portés par la Caisse centrale garantie (CCG), veut désormais la faire évoluer vers un orga- nisme plus performant. Dans ce sens, la caisse publique connaîtra une réforme insti- tutionnelle majeure les mois à venir à travers la modification et l'adaptation de la loi qui la régit. Il s'agit, selon nos informations, d'une transformation de la CCG en une société ano- nyme (S.A) pour en optimiser la gouvernance et moderniser sa gestion financière ainsi que l'adaptation de ses instances administratives, de gestion et de contrôle. «Doter la CCG d'une autonomie financière De son côté, le secteur des assurances continue, dans l’ensemble, de montrer des signes de solidité dans ses branches vie et non vie. Les exercices de stress tests réalisés en Le secteur bancaire a ainsi dégagé en 2019 un ratio moyen de solvabilité, sur base sociale, de 15,6% et un ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 de 11,5%, lar- gement supérieurs aux minimas réglemen- taires de 12% et 9% respectivement. Le risque de concentration sur les grands débiteurs auquel sont exposées les banques continue, dans le contexte de crise sanitaire actuelle, de faire l’objet d’un suivi particulier. L’exercice de macro stress test effectué par Bank Al-Maghrib en juin 2020 fait ressortir à cette date la résilience des banques au choc induit par la crise de la Covid-19. L e Comité de coordination et de surveil- lance des risques systémiques a tenu le 6 juillet sa onzième réunion au siège de Bank Al-Maghrib (BAM) à Rabat. Lors de cette réunion, il a examiné, entre autres, les risques systémiques pesant sur le système financier dans le contexte actuel. Ainsi, les banques continuent d’afficher des fondamentaux solides au regard des indica- teurs et ratios de liquidité, de rentabilité et d’adéquation des fonds propres.

L’ activité indus- trielle et le C o m m e r c e se sont redressés à fin juin, selon le ministre de l'Industrie, du Commerce, et de l'Economie verte et numérique, Moulay

mars 2020 ont fait ressortir à cette date la résilience des entreprises d’assurances aux chocs sur le portefeuille actions et immobi- lier ainsi que ceux résultant de conditions macroéconomiques et techniques défavo- rables, notamment celles en lien avec la pandémie Covid-19. De même, l’industrie des OPCVM s’est mon- trée résiliente face à la crise actuelle. Les sociétés de gestion ont mené un premier exercice de stress test qui a principalement porté sur l’évaluation de la capacité des fonds à honorer les demandes de rachats reçues dans un contexte de tensions, en tenant compte de la liquidité des actifs des fonds. Les résultats de ce premier stress test réa- lisé au cours du mois de mai 2020 ont mis en lumière un risque de liquidité et un risque de crédit maîtrisés, ainsi qu’une capacité notable à honorer les demandes de rachat reçues. ■

Hafid Elalamy. Ainsi, les indicateurs de la production indus- trielle montrent une décélération de la baisse annuelle à -20% en juin contre -30% en avril. Quant au commerce, la baisse est revenue à -15% après -25% en avril. Par ailleurs, MHE a indiqué qu'une équipe de son ministère se penche sur l'après-pandémie. L'une des pistes sérieuses à l'étude est de substituer à moyen terme quelques 43 Mds de dirhams d'importations par une produc- tion locale. Pour le moment, des businessplans équivalents à 22 Mds de dirhams ont été élaborés et sont en attente de présentation aux investisseurs. ■

Les contours de la transformation institutionnelle voulue pour la CCG

accrue améliorera son rendement et son effi- cacité» , commente une source gouvernemen- tale. Dans ce nouveau projet de budget, l'Etat veut mobiliser cinq milliards de dirhams pour l'accompagnement de la mise en œuvre des mécanismes de garantie au profit de tous les segments d'entreprises, y compris les entre- prises publiques. Ces garanties seront gérées à travers la CCG et son produit Damane Relance, qui permet aux banques d'offrir des conditions avantageuses à travers un taux d'intérêt maximum ne dépassant pas 3,5%, un délai de remboursement de 7 ans, avec deux ans de grâce, et une garantie de l'État variant entre 80% et 90% et pouvant atteindre 95% pour les très petites entreprises. ■

A SE PASSE EN AFRIQUE Ç

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Sénégal : «Un semestre intense de

Côte d'Ivoire : Un PIB de

Kenya/Covid-19 Le choix difficile d'ouvrir l'économie

travail» pour stabiliser et relancer l'économie

0,8% est prévu pour 2020

L a croissance économique de la Côte d'Ivoire pourrait connaître une baisse importante pour ressortir à 0,8%, si la crise liée à la Covid-19 perdure jusqu’à fin 2020, a indiqué le ministre ivoirien de l'Éco- nomie et des Finances, Adama Coulibaly. « Le taux de croissance du PIB, initialement prévu à 7,2% en 2020, pourra connaître une baisse importante pour ressortir à 0,8% si la crise perdure jusqu’en fin d’année », a dit Adama Coulibaly, lors du lancement d’un programme français d'appui à l'économie ivoirienne. ■

L e chef de l'Etat sénégalais Macky Sall a annoncé « un semestre intense de travail » pour stabiliser et relancer l'activité économique, la croissance ainsi que l'emploi dans le contexte de l'après Covid-19. Le président Sall a rappelé l'impératif pour la nation d'enga- ger, à partir du 1 er juillet 2020, « un semestre intense de travail » pour stabiliser et relancer l'activité économique, la croissance et l'emploi dans le contexte de l'après Covid-19. Il a demandé à son gouvernement d'assurer, avec le soutien de toutes les forces vives de la nation, «le renforcement» des capacités productives ainsi que « la consolidation du caractère endogène, inclusif et équitable de la croissance économique grâce à une valorisation plus soutenue du contenu local et l'ancrage durable d'une culture du produire et consommer sénégalais ». ■

L e président kényan Uhuru Kenyatta a opté pour le choix difficile d'ouvrir l'économie du pays dans un contexte marqué par une flambée de la pandémie Covid- 19, qui a enregistré ces derniers jours des records quotidiens jamais atteints. Dans une décision saluée par les acteurs économiques, mais redou- tée par les responsables de la santé publique, le président a levé conditionnellement l'ordre de ces- sation des déplacements à desti- nation et en provenance de Nairobi et d'autres comtés qui enregistrent pourtant une flambée des cas de la Covid-19. Les Kényans ont main- tenant 21 jours pour se comporter normalement, tout en se confor- mant aux mesures préventives en vigueur, au risque d'être contraints à un nouveau confinement si la crise sanitaire s'aggrave. ■

La capacité de l'Afrique

du Sud à stabiliser sa dette remise en question

Nigeria : Construction du plus grand

gazoduc du pays

L a construction du gazoduc Ajaokuta-Kaduna-Kano (AKK), le plus grand du pays avec une capacité de 2,2 milliards de pieds cube de gaz par jour pour un coût de 2,6 milliards de dollars, a été lancée mardi. Ce projet, dont les travaux dureront 24 moins, devrait stimu- ler l'utilisation domestique du gaz dans le pays, accroître le PIB et favoriser la création de 7 millions d’emplois.

D’une longueur de 614 km, l’installation fait partie de sept grands projets gaziers de la société publique du pétrole (NNPC), qui augmenteront le PIB de 50 milliards de dollars. Elle permettra l’ajout de 3.600 MW d’électricité au réseau national tout en renforçant les industries textiles qui, à elles seules, peuvent créer 3 millions d’emplois supplémentaires. ■

L’ agence de notation Standard & Poor's a exprimé des doutes quant à la capacité de l’Afrique du Sud à réduire les dépenses publiques et stabiliser l'endettement. « Il n'est pas clair comment l'Afrique du Sud compte faire pour respecter ses promesses annoncées dans le récent budget rectificatif de 2020, puisqu'on ne sait pas quels sec- teurs seront concernés par les réductions budgétaires », a indiqué l’agence. Le ministre des Finances, Tito Mboweni, avait affirmé que la lourde dette accumulée par l'Afrique du Sud reste l'un des pro- blèmes majeurs dont souffre l'économie du pays. Le gouvernement veut stabiliser la dette à 87,4% du PIB jusqu'en 2023/24. ■

A SE PASSE DANS LE MONDE Ç

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La Banque de France table sur un rebond de 14% du PIB au troisième trimestre

L’ économie française devrait rebondir au cours du trimestre en cours aussi fortement qu’elle a reculé lors des trois mois précédents, a estimé lundi la Banque de France, ajoutant qu’elle pourrait réviser sa prévision de croissance à la hausse pour 2020. Le produit intérieur brut (PIB) de la France pourrait croître de 14% au troisième trimestre si l’activité éco- nomique se maintient aux niveaux actuels. La Banque de France estime que l’économie a chuté de 14% entre avril et juin en raison du confinement mis en place pour enrayer la propagation du corona- virus, soit un peu moins que sa prévision précédente d’une contraction de 15%.

La mise en œuvre d’un confinement généralisé à la mi-mars en Europe a fait plonger l’économie fran- çaise de 5,3% sur le seul premier trimestre. La France a levé progressivement ses mesures de confinement à partir du 11 mai. ■ Seize banques annoncent un système de paiement paneuropéen pour 2022

U n groupe de seize banques de cinq pays de la zone Euro a annoncé avoir entamé un processus visant à créer un « nou- veau système de paiement

Chine : La reprise de la croissance prévue à plus de 6% au 2 ème semestre

européen unifié » (EPI) appelé à voir le jour en 2022 dans une région du globe où la moitié des paiements de détail s’effectuent encore en espèces. « L’ambition d’EPI est de créer une solution de paiement paneuropéenne unifiée s’appuyant sur les paiements instantanés/SEPA Instant Credit Transfer (SCT Inst), pro- posant une carte bancaire aux consommateurs et com- merçants à travers l’Europe, un portefeuille numérique et des solutions de paiement ‘peer-to-peer’ », disent ces seize banques dans un communiqué. Le dispositif que ces groupes ambitionnent de créer cor- respond à une volonté exprimée par l’Europe de voir se développer sur son sol des concurrents aux américains Visa et MasterCard. ■ Le gouvernement Trump signe un autre gros chèque pour un projet de vaccin

L’ économie chinoise retrouvera une croissance positive estimée à plus de 6% au deuxième trimestre de l'année 2020, selon des experts d’institutions chinoises. Li Chao, économiste de Zheshang Securities, s'attend à ce que le PIB du pays commence à augmenter au deuxième trimestre, avec une croissance de plus de 6% au troisième trimestre et au quatrième trimestre, après une contraction du PIB au premier trimestre. Du côté de l'offre, la reprise du travail et de la production est pratiquement achevée, a indiqué Li. La reprise des investissements dans les infrastructures et dans l'immobilier va conso- lider la croissance économique, tandis que

la consommation et les exportations vont également se raffermir, a-t-il ajouté. À noter que la Chine n'a pas fixé d'objectifs spécifiques pour la croissance économique de 2020. ■

Dans les télécoms, Huawei face au mur européen de la souveraineté

H uawei semblait avoir fait le plus dur en Europe pour préserver sa présence dans les réseaux 5G à venir, mais la crise de la Covid-19 et le grand retour des préoccupations de souveraineté technolo- gique, bousculent les ambitions du géant chinois. En France, par exemple, le directeur de l'Agence nationale de la sécurité des sys- tèmes informatiques (Anssi), Guillaume Poupard, expliquait que Huawei ne fera pas l'objet d'un «bannissement total», mais que les opérateurs français l'utilisant vont, au mieux, recevoir des autorisations d'exploita- tion limitées à huit ans maximum. Loin donc du minimum de dix à quinze ans

L e gouvernement de Donald Trump a annoncé avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech améri- caine Novavax pour son projet de vaccin contre la Covid-19, garantissant aux Etats-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d'efficacité prouvée. L'administration de Donald Trump a lancé l'opération «Warp Speed» (au-delà de la vitesse de la lumière) pour tenter de produire 300 millions de doses d'un vaccin d'ici janvier 2021, afin de vacciner les Américains en priorité. ■

habituellement appliqué dans le secteur. Pour le groupe chinois, le scénario le plus redouté serait celui d'un effet domino à travers l'Europe, avec des Etats qui, les uns après les autres, décideraient de se passer de lui. ■

B OURSE & F INANCES

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Point Bourse Hebdo

Evolution de l'indice Masi depuis juin 2019

Un air de vacances flotte sur le marché ◆ La première partie de l’année 2020 s’est soldée par une contreperformance de 16,45%. ◆ Engagement a minima et volatilité réduite : les effets de la saisonnalité commencent à se faire sentir en ce début juillet.

haussier sur la période hebdo- madaire écoulée (30 juin au 7 juil- let). Aidé par quelques grosses valeurs, le Masi a grignoté 112 points pour achever la semaine à 11.225 points (+1,11%) sur 433 MDH d'échanges. Un 2 ème semestre sous haute incertitude Les contours de la reprise écono- mique sont encore incertains. Les investisseurs prennent leur mal en patience et attendent toujours le gouvernement sur le volet bud- gétaire et sur d’autres mesures pour stimuler la demande inté- rieure. Ils restent néanmoins concen- trés sur la reprise des indica- teurs macroéconomiques, signe d'un retour progressif à la nor-

male. Rappelons que l'économie nationale se serait contractée de 13,8% au deuxième trimestre 2020, après une hausse de 0,1% le trimestre précédent, selon les premières estimations du HCP. Éléments techniques À court terme, le Masi latéralise autour du seuil pivot de 10.200 points. La MM20 J s'aplatit pour indiquer l'absence de tendance sur un horizon court. Elle joue aussi le rôle de support pour le moment. En donnés hebdomadaires, la MM 20s fait office de résistance dynamique. Elle coiffe les cours du Masi depuis début mai. A moyen terme, la tendance est toujours baissière sous 10.880 points. ◆

giques (+15,77%) et de distribu- tion (+9,18%). En somme, une période inédite que le marché boursier marocain n'est pas prêt d'oublier. Saisonnalité Les lourdeurs de la saison esti- vale commencent à se faire sentir sur le marché casablancais en ce début juillet, où la moyenne des volumes quotidiens n'a été que de 31 MDH. Les opérateurs plongent petit à petit dans la torpeur, alors que la Bourse est repassée vers ses horaires de négociations habituels. Le parcours emprunté par l’in- dice a toutefois été relativement

Par Y. Seddik

L’ année 2020 bas- cule dans sa deu- xième moitié après un parcours bour- sier historique et atypique sur les six premiers mois de l'année. Dans cette pre- mière partie de l'année, le Masi a perdu 16,45% dans des volumes d'affaires avoisinant les 28 mil- liards de DH. Seuls trois secteurs des 24 cotés ont bouclé le premier semestre sur des variations positives. Il s'agit des compartiments phar- maceutiques (+3,04%), technolo-

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Créances en souffrance ◆ A fin mai, le portefeuille des créances en souffrance détenu par les banques atteint 73,74 milliards de DH. ◆ BAM s’empare de la problématique en étudiant plusieurs options pour la financiarisation des prêts douteux. La sinistralité gagne du terrain et inquiète L e niveau des créances en souf- france est intime- ment lié à l’envi- ronnement éco- Par Y. Seddik

Au Maroc, le taux de sinis- tralité du sec- teur bancaire a atteint 8% à fin mai 2020.

nomique. L’allongement des délais de paiement, les défaillances des entreprises et l’aggravation de la sinis- tralité sur les secteurs les plus sensibles n’arrangent pas les choses. Au Maroc, le taux de sinis- tralité du secteur bancaire tourne autour de 8%. Selon les statistiques moné- taires publiées par Bank Al-Maghrib à fin mai 2020 (tenant en compte deux mois et demi de confine- ment), le portefeuille des créances en souffrance détenu par les banques atteint 73,74 milliards de DH. La hausse est de 5,5% par rapport à l’encours de janvier, et de 8,9% par rap- port à mai 2019. Sur l’encours total, et en Year-to-date, les créances en souffrance ont aug- menté pour les ménages de +9,9% à 32,05 milliards de DH. Chez les entreprises, l'évolution est dispa- rate : les sociétés finan- cières affichent une varia- tion stable (0,00%) sur les créances en souffrance, qui se chiffrent à 658 MDH. En glissement annuel, ces der- niers ont baissé de 22%. Pour les sociétés non finan- cières privées, le porte- feuille sinistré augmente de

2,3% à 41 milliards de DH. Sur l'année glissante, ce solde progresse de 5,8%. Bref, le constat est clair : le secteur bancaire marocain ploie sous un stock de cré- dits en souffrance, lequel a un coût certain. Car, d’un côté, il pèse sur sa rentabi- lité, et de l’autre, il entrave sa capacité à financer pro- prement l’économie. Des solutions à l’étude Sur le front de la supervision bancaire, Bank Al-Maghrib fait toujours montre d’une proactivité. Avant même le déclenchement de la crise sanitaire, le régulateur se penchait sur le projet de la création d’une structure de défaisance. Objectif : épon- ger ces prêts non-perfor- mants. « S’agissant de la défai- sance et des solutions pou- vant alléger les bilans des banques d'une partie des

En Europe, par exemple, le marché est embryonnaire, non régulé et atomisé. Sur les 1.000 milliards d’euros d’actifs toxiques logés dans les banques européennes, seuls 130 Mds d’euros y sont vendus. D’ailleurs, l’Union euro- péenne, dans le but de favo- riser le rachat et la gestion de ces prêts non-perfor- mants, va créer un système électronique de négoce, qui permettrait de diminuer les coûts de transaction et d'attirer un nombre plus important d'acteurs. BAM aurait donc pensé au même plan : délester les bilans bancaires et faire émerger un marché secondaire des créances douteuses. Car, finalement, leur accumula- tion ne ferait que planer des besoins de recapitalisation et fragiliserait la transmis- sion de la politique moné- taire du régulateur. ◆

créances en souffrance, les schémas envisageables peuvent porter notamment sur des opérations de titri- sation, de cession directe de créances ou de restruc- turations industrielles et financières. La finalité de ces mesures est de résorber une par- tie de l’encours de prêts non performants en vue de permettre aux banques de consentir de nouveaux cré- dits », nous expliquait Bank Al-Maghrib fin mai dernier. Rappelons que les opé- rations de défaisance ont permis à nos voisins espa- gnols d'éviter des faillites bancaires lorsque le pays était frappé de plein fouet par la crise immobilière de 2011-2012. D'ailleurs, les professionnels estiment que ce modèle serait le plus scruté dans le cadre de l’étude la ncée par BAM. «Bank Al-Maghrib suit avec

les banques les discussions pour la mise en place d'une structure de gestion spé- cialisée dans le recouvre- ment des créances et l'op- tion de création d'un fonds de reprise des créances en souffrance », a-t-on appris. Elle a parallèlement lancé une étude avec l'appui de la Société financière inter- nationale (SFI), filiale du groupe de la Banque mon- diale, pour examiner les options et les freins aux plans légal, réglementaire et opérationnel. Marché secondaire Pourquoi donc ne pas vendre directement ces actifs «toxiques» au lieu de créer une bad bank ? C’est une autre possibilité étu- diée par le régulateur. En effet, le concept du marché secondaire de la gestion des créances dou- teuses est assez récent.

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Loi de Finances rectificative

◆ Les grands axes du projet de Loi de Finances rectificative dévoilés. ◆ Pour certains observateurs, cette situation de crise est une opportunité pour mener à bien les réformes. Le gouvernement balise la relance F ace à une conjoncture de crise, un projet de Loi de Finances rectifica- tive (LFR) s’est imposé. L’objectif est de réviser Par C Jaidani

Le soutien à l’entreprise et à l’emploi permettra d’éviter une vague de contesta- tions mas- sive.

les différentes projections et de lancer une série de mesures per- mettant de relancer la machine économique, tout en faisant des arbitrages budgétaires. Les finances publiques sont mises à rude épreuve. D’une part, l’Etat est appelé à jouer son rôle de sta- bilisateur à coup de fonds injec- tés dans l’économie pour soute- nir les secteurs les plus impac- tés et, d’autre part, les recettes publiques seront chahutées à cause de la crise économique. «Ce projet de LFR se distingue par le recentrage des orienta- tions autour de trois éléments clés, alors que dans la LF 2020, on recense pas moins de 21 élé- ments. La première orientation vise à relancer l’économie rapi- dement à travers la contractua- lisation des secteurs impactés. La deuxième a pour objectif de préserver l’emploi avec les aides aux entreprises qui gardent plus de 80% de leurs effectifs, et le troisième élément se focalise sur la réforme de l’administration» , souligne Driss Effina, président de Directoire du Centre indépendant des analyses stratégiques. «Excepté les trois objectifs prio- ritaires de ce projet, les autres seront décalés dans le temps et seront programmés dans la Loi de Finances 2021 si les cir- constances économiques le per- mettent» , ajoute Effina. L’Etat devrait accompagner les secteurs impactés à travers des mécanisme de financement adé-

quats qui ciblent aussi bien les entreprises privées que publiques. Pour l’informel, le projet de LFR a prévu d’alimenter le fonds Covid- 19 afin de financer et soutenir les activités non organisées. Ce dispositif devrait être maintenu jusqu’à fin 2020. Face à cette situation de crise mettant une forte pression sur les finances publiques, des inter- rogations se posent quant à la capacité de l’Etat à répondre à tous les besoins. «Il est prévu que le déficit budgé- taire soit porté à 7,5% et il peut être accentué davantage s’il le faut, surtout que la conjoncture internationale n’est pas favorable et plusieurs secteurs ou indica- teurs sont fortement secoués, comme le tourisme ou les trans- ferts des MRE», explique Youssef Oubouali, professeur de droit fis- cal. « Le gouvernement n’a pas assez de marges de manœuvre. Depuis le début de la crise, des mesures sont prises pour le court terme, car la situation évolue rapidement

fustigeant notamment la politique de l’Exécutif qui, sous l’effet du cumul de plusieurs lacunes durant les dernières années, met l’économie nationale et une bonne partie des Marocains dans une situation délicate. «Notre pays a perdu beaucoup de temps et d’énergie avec des stra- tégies incohérentes et peu effi- caces. Cette crise est le moment ou jamais de mener les réformes nécessaires, surtout celle de l’Ad- ministration» , indique Noureddine Médiane, du Parti de l’Istiqlal. Pour sa part, Samir Aboulkacem, du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), «le gouverne- ment doit assumer ses respon- sabilités. Il faut soutenir massi- vement l’économie et les popu- lations défavorisées, pour écarter le risque d’une grogne sociale de grande ampleur, avec une vague massive de chômage et de faillites d’entreprises. Les équi- libres macroéconomiques tant prônés par l’Exécutif ne doivent pas se faire au détriment des Marocains» . ◆

et il faut prendre en considé- ration les différentes évolutions afin d’ajuster les décisions. Le plus important est de maintenir le tissu économique en état de relance. Dans ces conditions, une nouvelle amnistie fiscale générale est souhaitable. Elle permettra de rassurer les entrepreneurs et le monde des affaires» , précise Oubouali. Chez la classe politique, les com- mentaires sont mitigés à propos du projet de LFR. Pour Abdallah Bouanou, président de la commis- sion de l’Intérieur à la Chambre des représentants et membre du Bureau politique du PJD, lequel conduit le gouvernement, «les trois orientations déclinées dans le texte viennent répondre aux besoins urgents du pays» . «Le projet de LFR est excep- tionnel pour une situation d’ex- ception. Le plus important est de soutenir les populations et les secteurs les plus impactés» , ajoute-t-il. Du côté de l’opposition, les voix qui s’élèvent sont plus critiques,

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