FNH 989

Du Jeudi 2 et Vendredi 3 jui l let 2020 - 8 DH - N° 989

Directeur de la publ ication : Fatima Ouriaghl i

Relance économique «Les entreprises marocaines ont besoin de soutien financier plus général» P. 22/23

Francis Malige, directeur des institutions financières de la BERD

Banques - Entreprises

Bras de fer persistant ◆ Le respect des normes prudentielles et la rentabilité prennent au piège les entreprises marocaines. P. 14/15

Actionnariat salarié

◆ Pensé d'abord poxw< POINT BOURSE HEBDO

Une parade contre la crise

Evolution de l'indice Masi depuis juin 2019

Le marché manque d’entrain

P. 11

P. 19 à 21

Dépôt légal : 157/98 ISSN : 1114-047 - Dossier de presse : 24/98 - Adresse : 83, Bd El Massi ra El Khadra, Casablanca - Tél. : ( 0522) 98.41.64/66 - Fax : ( 0522) 98.40.22 - Adresse web : www.fnh.ma

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OMMAIRE S

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JEUDI 2 ET VENDREDI 3 JUILLET 2020 FINANCES NEWS HEBDO

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Actualité Voyons voir : Covid-19 : Ce n’est pas encore fini !

4 5 8 9

Ça se passe au Maroc Ça se passe en Afrique Ça se passe dans le monde

Bourse & Finances Point Bourse Hebdo : Le marché manque d’entrain Banques – Entreprises : Un clivage persistant Communication financière : Modus operandi en cas de crise Communication financière et Covid-19 : Le diagnostic de Omar Amine Managem : Des enjeux nombreux à court et moyen termes Entretien avec Sara Elouadi : L’actionnariat salarié, une parade contre la crise Entretien avec Francis Malige : «Les entreprises marocaines ont besoin de soutien financier plus général en ces temps de crise» Boursenews 11 14 15 16 18 19 22

Editorial

Par Fatima Ouriaghli

MATCH TRUQUÉ CROISSANCE 2020

23

J amais prévision de crois- sance n’aura été entou- rée d’autant d’incerti- tudes au Maroc. Déjà, en temps normal, cet exercice était loin d’être évident, des écarts existants toujours entre les différentes institutions qui s’y collaient, dont notamment le haut-commissariat au Plan (HCP), Bank Al-Maghrib, le Centre marocain de conjonc- ture (CMC) ou encore les instances internationales, à l’instar du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Aujourd’hui, au regard de la situation que nous traversons, prévoir la crois- sance 2020 est autrement plus complexe. La sécheresse et la pandémie de la covid-19 ont en effet truqué le match. La première a plombé la cam- pagne agricole, ruinant les espoirs d’une croissance un tant soit peu vigoureuse. La seconde est venue enfoncer le clou, avec impacts sanitaires, économiques et sociaux consi- dérables dont on n’arrive pas encore à complètement cerner l’ampleur. Seule certitude que nous donne la combinaison de ces deux facteurs : l’économie est à genoux, l’horizon est flou et les perspectives de reprise sont entourées de grosses incertitudes. Au point que le match des prévisionnistes nous livre des scores surprenants. Bank

Al-Maghrib table sur une contraction de l’économie de 5,2% en 2020, tandis que le CMC prévoit un taux de crois- sance négatif conjecturable du PIB à prix constants de l’ordre de -3,2%. D’autre part, la Banque mondiale projette une récession de 4%, au moment où le FMI anticipe une réces- sion de 3,7% de l’économie en 2020. Et toutes ces prévisions ont ceci de commun qu’elles sont assorties de beaucoup de réserves, tant la visibilité fait défaut. Parce que nous sommes toujours en pleine crise. L’argentier du Royaume en atteste. « La crise n’est pas encore achevée, et les der- nières prévisions des orga- nismes internationaux, à l’ins- tar du FMI et de l’OCDE, le confirment », précise Mohamed Benchaâboun. Difficile donc de se projeter, surtout qu’à travers le monde la pandémie s’accélère, avec comme conséquence des mesures de reconfinement. u L’économie est à genoux et les perspectives de reprise sont entourées de grosses incertitudes.

Economie Conjoncture : Pourquoi il faut booster la demande intérieure pour assu- rer la relance Perspectives économiques : L’Afrique pourrait perdre 50 millions d’emplois ! Post covid-19 : Le marketing digital se réinvente Télécoms : Le secteur est prêt pour la 5 G, mais des incertitudes pèsent sur le marché Entretien avec Younes Bensouda Mourri : «Du côté académique, l'IA devrait pouvoir s'occuper de tout» Crise économique : Les auto-entrepreneurs en détresse 24 25 26 27 28 La communication au temps de la Covid-19 : Résilience, authenticité et audace 31 Tribune libre 30

Focus Agricole Digitalisation : Des atouts confirmés 32 L'univers des TPME Relance des TPME industrielles : La tutelle sort le grand jeu 33

Développement durable Hydrogène vert : Le Maroc à l’affût des opportunités Changement climatique post Covid-19 : Plaidoyer pour un autre paradigme 34 35

Culture Enchères : Le marché de l’art renaît de ses cendres 37

Portrait Hicham Lahlou, un doux fonceur au pinacle 38

• Directeur Général responsable de la Publication : Fatima OURIAGHLI Contact : redactionfnh@gmail.com • Directeur des rédactions &Développement : DavidWilliam • Journalistes : Charaf Jaidani, Leïla Ouriaghli, Adil Hlimi, Momar Diao, Youssef Seddik, Badr Chaou, Chaimaa Abounaim, Khalid Aourmi • Révision : M. Labdaouat • Directeur technique &maquettiste : Abdelillah Chamseddine •Mise en page : Zakaria Beladal • Assistantes de direction : Amina Khchai • Département commercial : Samira Lakbiri, Salma Benmakhlouf, Rania Benchaib • Administratif : Fatiha Aït Allah, Nahla Sahlal • Édition : JMA CONSEIL • Impression : Maroc Soir • Distribution : Sapress • Tirage entre 15.000 et 18.000 exemplaires • Dépôt légal : 157/98 • ISSN : 1114-047 • Dossier de presse : 24/98 • N° Commission paritaire : H.F/02-05

BANQUE & ENGAGÉE

30 MILLIARDS DH DE NOUVEAUX FINANCEMENTS * EN 2020 POUR RELANCER ET SOUTENIR 100000 TPME Les TPEet lesPME constituent le véritable socle de l’économie de notre pays et contribuentmassivement à la création de valeur et d’emplois. Attijariwafa bank, première banque des TPME, s’engage à soutenir la relance de leurs activités de manière volontariste et dédie une enveloppe importante à l’accompagnement de la reprise économique. Cet engagement financier sans précédent est assorti d’un dispositif de services non financiers axés sur la formation, le conseil et la mise en relation.

Attijariwafa bank société anonyme au capital de 2 098 596 790 DH - Siège social : 2, boulevard Moulay Youssef, Casablanca. Agréée en qualité d’établissement de crédi t par arrêté du ministre des finances et de la pr i vat isat ion n° 2269-03 du 22 décembre 2003 tel que modifié et complété - RC 333

attijariwafabank.com

V OYONS VOIR

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Covid-19 Ce n’est pas encore fini !

Par D. William

I l y a partout dans le monde comme une forme d’insouciance collective au fur et à mesure que se mettent en place des mesures de déconfinement. L’euphorie qui a accom- pagné cette «libération», après plusieurs semaines de privation de liberté, fait presque oublier, ici comme ailleurs, que le coronavirus circule encore, et de plus belle. Au Maroc, les citoyens savourent le déconfine- ment et ont tendance à

reprendre une vie sociale normale, négligeant de plus en plus le respect des gestes barrières. Pourtant, le caractère pernicieux du virus n’autorise guère cette désinvolture qui s’installe progressivement dans nos comportements au quoti- dien. Car, rappelons-le, à travers le monde, la pandémie de la covid-19 s’accélère, traî- nant dans son sillage un bilan macabre de plus de 500.000 morts pour plus de 10 millions de cas recensés. Le mystère qui entoure

toujours la covid-19 légi- time plus que jamais la plus grande prudence. Il faut garder à l’esprit que les plus grands scientifiques de cette planète, mobilisés depuis plusieurs mois, n’ont

pas encore réussi à percer tous ses secrets. Et nombre d’interrogations relatives à son origine, son mode de propagation, sa dangero- sité, ses séquelles, … sont aujourd’hui sans réponses. Le monde scientifique se prononce dans la division, à coups d’hypothèses par- fois contradictoires, enfon- çant davantage le clou de la suspicion qui entoure le coronavirus. C’est pourquoi d’ailleurs l’Organisation mondiale de la santé a décidé d’envoyer une équipe en Chine, là

où tout a commencé, pour essayer d’étudier et com- prendre ce virus. Gardons-nous donc de croire que tout est fini ! Tester, tracer, isoler et mettre en quarantaine les cas : c’est aujourd’hui la seule manière de contenir la propagation du virus. Le Maroc s’est inscrit dans cette logique. Et l'augmen- tation récente du nombre de cas positifs s’explique justement par l'élargisse- ment du dépistage collectif précoce et actif réalisé pour contenir la pandémie. ◆

Le monde scientifique se prononce dans la division, à coups d’hypothèses parfois contradictoires.

oui , je souhaite m’abonner à cette offre spéciale pour 1 an BULLETIN D’ABONNEMENT Mon abonnement comprend : ❑ 52 numéros Finances News hebdo & 2 numéros du série.

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A SE PASSE AU MAROC Ç

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L a moyenne des délais de paiement déclarés par l'ensemble des établissements et entreprises publics (EEP) s’améliore, selon le ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration. Au niveau global, la tendance positive constatée se confirme, avec une moyenne de 40,93 jours à fin mai dernier, contre 41,7 jours en avril 2020, 42,6 jours en mars 2020, 43,03 jours en février 2020, 41,6 jours en janvier 2020 et 42 jours à fin décembre 2019, précise le ministère. ■ Délais de paiement des EEP : La moyenne passe à 40,93 jours à fin mai

La DGI proroge les échéances de paiement de l’IS et de l’IR professionnel

L’ONEE va investir 25 Mds de DH d’ici 2023

L e volume des investissements de l'Office

D ans le cadre de l’approche d’accom- pagnement et tenant compte de l'im- pact de la pandémie de coronavi- rus (covid-19) sur l’activité économique, la Direction générale des impôts (DGI) a mis en œuvre la mesure adoptée par le Comité de veille économique (CVE) le 19 mars permet- tant aux entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 20 MDH, qui le souhaitent, de bénéficier du report des déclarations fis- cales et du paiement de l'impôt, du 31 mars jusqu’à fin juin. A cet égard, concernant cette population, l’échéance du 30 juin est maintenue sans changement concernant le dépôt des décla- rations du résultat fiscal de l’exercice 2019, rappelle la DGI. S’agissant des échéances relatives au paie- ment de l’impôt dont une partie de cette population ne peut s’acquitter en raison des difficultés de trésorerie, il est admis, au vu des circonstances résultant de la pandémie précitée, de surseoir à l’application des majorations, amendes et pénalités, concer- nant les paiements spontanés des droits dus qui interviennent au plus tard le 30 sep- tembre 2020.

national de l’eau et de l’électricité (ONEE) atteindra 25 Mds de DH à l’horizon 2023, selon le ministre de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah.

le Comité de veille économique, réuni le 14 avril 2020, a adopté une mesure de bienveil- lance, à titre dérogatoire, au profit des per- sonnes physiques en permettant le report de l’échéance de la déclaration annuelle du revenu global visée à l’article 82 du CGI ainsi que du paiement des droits dus y afférents, du 30 avril au 30 juin 2020. A l’instar des personnes morales susvisées, les contribuables soumis à l’impôt sur le revenu au titre de leur revenu professionnel, relatif à l’année 2019, déterminé selon le régime du résultat net réel ou celui du résul- tat net simplifié, et/ou au titre de leur revenu agricole, peuvent bénéficier de la même mesure précitée concernant uniquement le versement de l’impôt, à condition que le paiement des droits dus intervienne au plus tard le 30 septembre 2020. Les contribuables concernés bénéficient d’office de cette mesure de bienveillance sans formalité, précise la DGI. ■

Ces investissements répondront aux besoins du monde rural, au développement du réseau de transport et à la tran- sition qu’est censé connaître le secteur de la distribution. Rabbah précise par ailleurs que le ministère œuvre auprès du ministère de l’Intérieur pour la création de sociétés régionales de distribution d’électricité, avec la possibilité d’intégrer le secteur privé, tout en privilégiant les entreprises nationales et en accordant une part des actions à l’ONEE et aux régies autonomes de distribution d’eau et d’électri- cité. Le ministre rappelle, en outre, que le Royaume dispose d’un excédent d’électricité et a entamé son exportation. L’excédent a atteint 28% l'année dernière. ■

Impôt sur le revenu Dans le même contexte, il est rappelé que

L’Université du Crédit du Maroc au chevet des collaborateurs de la banque

L a crise sanitaire a poussé les entre- prises à s’adapter, à se réinventer et à faire preuve d’agilité. Dans ce contexte exceptionnel et inédit, Crédit du Maroc a pu s’adapter rapidement afin de garder le lien avec tous ses collaborateurs pour continuer à les mobiliser et les fédérer. C’est dans ce cadre que l’Université Crédit du Maroc a lancé un programme de digital learning, depuis le 22 avril dernier, destiné aux collaborateurs et ayant pour objectif l’accompagnement, le soutien et l’assistance des équipes pendant cette période. Ce dispositif, alliant classes virtuelles, webi-

naires, séries de capsules pédagogiques et ateliers santé et bien-être, a eu beaucoup de succès auprès des équipes avec plus de 500 collaborateurs inscrits et 38 sessions réalisées. ■

COMMUNICATION FINANCIÈRE

LA CONFIANCE EST LE BIEN LE PLUS PRÉCIEUX D’UN MARCHÉ AMBITIEUX

ÉTATS FINANCIERS AU 31/12/2019

BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2019

31/12/19

31/12/18

Bilan Passif (En milliers de MAD)

31/12/19

31/12/18

BILAN ACTIF (En milliers de MAD)

Montant Brut Amortissements et Provisions Montant Net

Montant Net

Immobilisations en non valeurs [A]

4 349

3 871

478

1 348

CAPITAUX PROPRES (A)

306 248

304 879

Charges à répartir sur plusieurs exercices

4 349

3 871

478

1 348

Capital social ou personnel (1)

100 000

100 000

Immobilisations incorporelles [B]

68 679

48 090

20 589

24 861

Réserve légale

3 739

3 479

Brevets, marques, droits et valeurs similaires

58 321

48 090

10 231

14 934

Autres immobilisations incorporelles

10 358

-

10 358

9 927

Autres réserves

16 510

16 510

Immobilisations corporelles [C]

147 074

57 469

89 605

61 008

Report à nouveau (2)

184 629

179 681

Terrains

28 708

-

28 708

28 708

Résultat net de l'exercice (2)

1 369

5 209

Constructions

23 109

16 132

6 977

7 868

CAPITAUX PROPRES ASSIMILES (B)

-

-

Installations techniques, matériel et outillage

10 339

5 278

5 061

6 067

Matériel de transport

1 208

853

355

516

Provisions réglementées

-

-

Mobilier, Mat. de bureau, Aménag. Divers

41 620

34 281

7 339

4 036

TOTAL I (A+B)

306 248

304 879

Autres immobilisations corporelles

2 561

925

1 636

1 632

Dettes du passif circulant (F)

31 937

39 675

Immobilisations corporelles en cours

39 530

-

39 530

12 181

Immobilisations financières [D]

53 191

-

53 191

73 791

Fournisseurs et comptes rattachés

11 561

16 832

Prêts immobilisés

-

-

-

-

Clients créditeurs, avances et acomptes

-

-

Autres créances financières

3 178

-

3 178

23 778

Personnel

2 529

1 837

Titres de participation

50 000

-

50 000

50 000

Autres titres immobilisés

13

-

13

13

Organismes sociaux

1 930

1 668

Ecarts de conversion actif [E]

-

-

-

-

Etat

10 949

12 493

TOTAL (A+B+C+D+E)

273 293

109 430

163 863

161 008

Autres créanciers

4 969

6 845

Créances de l'actif circulant [G]

43 830

7 500

36 330

41 481

Comptes de régularisation passif

-

-

Fournis. débiteurs, avances et acomptes

130

-

130

624

Clients et comptes rattachés

35 936

7 500

28 436

27 290

Autres provisions pour risques et charges (G)

2 758

2 619

Personnel

150

-

150

167

TOTAL II (F+G+H)

34 694

42 295

Etat

5 975

-

5 975

7 711

TRESORERIE PASSIF

124

-

Comptes de régularisation- Actif

1 639

-

1 639

3 158

Titres valeurs de placement [H]

139 851

-

139 851

143 093

Banques (Soldes créditeurs)

124

-

Ecarts de conversion actif [I]|Eléments circulants

25

-

25

119

TOTAL III

124

-

TOTAL II (F+G+H+I)

183 706

7 500

176 206

184 693

TOTAL GENERAL I+II+III

341 066

347 174

Trésorerie-Actif

997

-

997

1 472

(1)Capital personnel débiteur.

(2)Bénéficiaire(+).déficitaire(-).

Banques, T.G et C.C.P

977

-

977

1 462

Caisse, Régie d'avances et accréditifs

19

-

19

10

TOTAL III

997

-

997

1 472

TOTAL GENERAL I+II+III

457 996

116 930

341 066

347 174

COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES (HORS TAXES)

COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES (HORS TAXES) - Suite

OPERATIONS

OPERATIONS

TOTAUX DE L'EXERCICE PRECEDENT 4

TOTAUX DE L'EXERCICE PRECEDENT 4

TOTAUX DE L'EXERCICE 3 = 2 + 1

TOTAUX DE L'EXERCICE 3 = 2 + 1

Concernant les exercices précédents 2

Concernant les exercices précédents 2

Propres à l'exercice 1

Propres à l'exercice 1

DESIGNATION (En milliers de MAD)

DESIGNATION (En milliers de MAD)

PRODUITS D'EXPLOITATION

102 066

102 066

100 831

I

I

VII RESULTAT COURANT (III+VI)

5 349

-10

5 339

8 981

Ventes de marchandises (en l'état) Ventes de biens et services produits

VIII PRODUITS NON COURANTS

6 727

6 727

95

86 323

86 323

85 789

Produits des cessions d'immobilisations

-

-

37

Chiffres d'affaires

86 323

86 323

85 789

Subventions d'équilibre

-

-

-

Variation de stocks de produits (1)

-

-

-

Reprises sur subventions d'investissement

-

-

-

Immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même

-

-

-

Autres produits non courants

6 727

6 727

58

Subventions d'exploitation

-

-

-

Reprises non courantes ; transferts de charges

-

-

-

Autres produits d'exploitation

-

-

-

Reprises d'exploitation : transferts de charges

15 743

15 743

15 042

Total VIII

6 727

6 727

95

Total I

102 066 101 502

102 066 101 511

100 831

IX CHARGES NON COURANTES

9 549

242

9 791

5

CHARGES D'EXPLOITATION

10

97 262

II

Valeurs nettes d'amortissements des immobilisations cédées

20

-

20

-

Achats revendus(2) de marchandises

-

-

-

Subventions accordées

-

-

-

-

Achats consommés(2) de matières et fournitures

7 559

7 559

7 404

Autres charges non courantes

9 529

242

9 770

5

Autres charges externes

33 557

10

33 567

31 063

Dotations non courantes aux amortissements et aux provisions

-

-

-

-

Impôts et taxes

721

721

988

Total IX

9 549

242

9 791

5

Charges de personnel

35 654

35 654

32 225

Autres charges d'exploitation

369

369

220

RESULTAT NON COURANT (VIII-IX)

-9 549

6 485

-3 064

90

X

Dotations d'exploitation

23 641

23 641

25 362

XI RESULTAT AVANT IMPOTS (VII+X)

-4 200

6 475

2 275

9 071

Total II

101 502

10

101 511

97 262

XII IMPOTS SUR LES RESULTATS

906

-

906

3 862

RESULTAT D'EXPLOITATION (I-II)

564

-10

555

3 569 5 443

III

0

0

0

0

IV PRODUITS FINANCIERS

5 137

5 137

XIII RESULTAT NET (XI-XII)

-5 106

6 475

1 369

5 209

Produits des titres de partic. Et autres titres immobilisés

-

-

-

XIV TOTAL DES PRODUITS (I+IV+VIII)

107 203

6 727

113 930

106 369

Gains de change

998

998

248

XV TOTAL DES CHARGES (II+V+IX+XII)

112 310

251

112 561

101 161

Interêts et autres produits financiers

4 020

4 020

5 195

Reprises financières : transfert charges

119

119

-

XVI RESULTAT NET|(total des produits-total des charges)

-5 106

6 475

1 369

5 209

Total IV

5 137

5 137

5 443

CHARGES FINANCIERES

353

353

32

V

Charges d'interêts

-

-

-

Pertes de change

328

328

1

Autres charges financières

-

-

-

Dotations financières

25

25

30

Total V

353

353

32

VI RESULTAT FINANCIER (IV-V) VII RESULTAT COURANT (III+VI)

4 785 5 349

4 785 5 339

5 411 8 981

-10

1)Variation de stock : Stock final-Stock initial : Augmentation(+); Diminution(-) 2)Achats revendus ou achats consommés : Achats - variation de stock.

COMMUNICATION FINANCIÈRE ÉTATS FINANCIERS AU 31/12/2019

LA CONFIANCE EST LE BIEN LE PLUS PRÉCIEUX D’UN MARCHÉ AMBITIEUX

ETATS FINANCIERS AU 31/12/2014

ETAT DES SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION (E.S.G)

Un audit implique la mise en œuvre de procédures en vue de recueillir des éléments probants concernant les montants et les informations fournis dans les états de synthèse. Le choix des procédures relève du jugement de l’auditeur, de même que l’évaluation du risque que les états de synthèse contiennent des anomalies significatives. En procédant à ces évaluations du risque, l’auditeur prend en compte le contrôle interne en vigueur dans l’entité relatif à l’établissement et la présentation des états de synthèse afin de défi- nir des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité de celui-ci. Un audit comporte également l’appréciation du caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, de même que l’appréciation de la présen- tation d’ensemble des états de synthèse. Nous estimons que les éléments probants recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Opinion sur les états de synthèse Nous certifions que les états de synthèse cités au premier paragraphe ci-dessus sont réguliers et sincères et donnent, dans tous leurs aspects significatifs, une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que la situation financière et du patrimoine de la société MAROCLEAR S.A au 31 décembre 2019 conformément au réfé- rentiel comptable admis au Maroc. Vérifications et informations spécifiques Nous avons procédé également aux vérifications spécifiques prévues par la loi et nous nous sommes assurés notamment de la concordance des informations données dans le rapport de gestion du Conseil d’Administration destiné aux actionnaires avec les états de synthèse de la société. S’agissant des événements survenus et des éléments connus postérieurement à la date d’arrêté des comptes relatifs aux effets de la crise liée au Covid-19, la direction nous a indiqué qu’ils feront l’objet d’une communication à l’assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les comptes.

DESIGNATION (En milliers de MAD)

EXERCICE

EXERCICE PRECEDENT

TABLEAU DE FORMATION DES RESULTATS (T.F.R)

1

Ventes de Marchandises ( en l'état)

-

-

2 - Achats revendus de marchandises

-

-

= MARGE BRUTES VENTES EN L'ETAT

-

-

I

+ PRODUCTION DE L'EXERCICE (3+4+5)

86 323

85 789

II

86 323

85 789

3

Ventes de biens et services produits

-

4

Variation stocks produits

-

-

5

Immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même

- CONSOMMATIONS DE L'EXERCICE(6+7)

41 126

38 467

III

7 559

7 404

6

Achats consommés de matières et fournitures

33 567

31 063

7

Autres charges externes

= VALEUR AJOUTEE (I+II+III)

45 197

47 323

IV

-

-

8 + Subventions d'exploitation

721

988

9 - Impôts et taxes

35 654

32 225

10 - Charges de personnel

= EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION (EBE) |OU INSUFFISANCE BRUTE D'EXPLOITATION(IBE)

8 821

14 109

V

-

-

11 + Autres produits d'exploitation

369

220

12 - Autres charges d'exploitation

15 743

15 042

13 + Reprises d'exploitation, transferts de charges

23 641

25 362

14 - Dotations d'exploitation

= RESULTAT D'EXPLOITATION(+ou-)

555

3 569

VI

+ RESULTAT FINANCIER

4 785

5 411

VII

= RESULTAT COURANT (+ou-)

5 339

8 981

VIII

+ RESULTAT NON COURANT

-3 064

90

IX

906

3 862

15 - Impôts sur les résultats

= RESULTAT NET DE L'EXERCICE

1 369

5 209

X

Casablanca, le 21 avril 2020

CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT (C.A.F) - AUTOFINANCEMENT

Résultat net de l'exercice

1 369

5 209

1

Le Commissaire aux comptes

1 369

5 209

Bénéfice +

-

-

Perte -

13 408

13 095

2 + Dotations d'exploitation (1)

-

-

3 + Dotations financières (1)

-

-

4 + Dotations non courantes (1)

-

-

5 - Reprises d'exploitation (2)

-

-

6 - Reprises financières (2)

-

-

7 - Reprises non courantes (2)

-

37

8 - Produits des cessions d'immobilisation

En notre qualité de commissaire aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées conformément aux dispositions des articles 56 à 59 de la loi 17-95 telle que modifiée et complétée. Il nous appartient de vous présenter les caractéristiques et les modalités essentielles des conventions dont nous avons été avisées par le président du Conseil d’Administra- tion ou que nous aurions découvertes à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé, ni à rechercher l’existence d’autres conven- tions. Il vous appartient, selon la loi ci-dessus, de vous prononcer sur leur approbation. Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimés nécessaires au regard des normes de la profession au Maroc. Ces diligences ont consisté à vérifier la concor- dance des informations qui nous ont été communiquées avec les documents de base dont elles sont issues. 1. CONVENTION CONCLUES AU COURS DE L’EXERCICE Le Président de votre Conseil d’Administration ne nous a donné avis d’aucune conven- tion nouvelle conclue au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2019. 2. CONVENTION CONCLUE AU COURS D’EXERCICES ANTERIEURS ET DONT L’EXE- CUTION S’EST POURSUIVIE DURANT L’EXERCICE. Le Président de votre Conseil d’Administration ne nous a donné avis d’aucune conven- tion conclue au cours des exercices antérieurs et dont l’exécution s’est poursuivie durant l’exercice 2019. RAPPORT SPECIAL DU COMMISSAIRE AUX COMPTES EXERCICE DU 1er JANVIER AU 31 DECEMBRE 2019

20

-

9 + Valeurs nettes d'amortiss. des immo. cédées

CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT (C.A.F.)

14 797

18 267

I

-

-

10 - Distributions de bénéfices

= AUTOFINANCEMENT

14 797

18 267

II

( 1 ) A l’exclusion des dotations relatives aux actifs et passif circulants et à la trésorerie. ( 2 ) A l’exclusion des reprises relatives aux actifs circulants et à la trésorerie. ( 3 ) Y compris reprises sur subventions d’investissements.

Conformément à la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l’audit des états de synthèse ci joints de la société MAROCLEAR S.A, comprenant le bilan, le compte de produits et charges, l’état des soldes de gestion, le tableau de financement et l’état des informations complémentaires (ETIC) relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2019. Ces états de synthèse font ressortir un montant de capitaux propres et assimilés de MAD 306 247 655 dont un bénéfice net de MAD 1 369 122. Ces états de synthèse ont été arrêtés par le conseil d’administration le 26 mars 2020 dans un contexte évolutif de la crise sanitaire de l’épidémie de COVID-19, sur la base des éléments disponibles à cette date. Responsabilité de la Direction La Direction est responsable de l’établissement et de la présentation sincère de ces états de synthèse, conformément au référentiel comptable admis au Maroc. Cette responsa- bilité comprend la conception, la mise en place et le suivi d’un contrôle interne relatif à l’établissement et la présentation des états de synthèse ne comportant pas d’anoma- lie significative, ainsi que la détermination d’estimations comptables raisonnables au regard des circonstances. Responsabilité de l’Auditeur Notre responsabilité est d’exprimer une opinion sur ces états de synthèse sur la base de notre audit. Nous avons effectué notre audit selon les Normes de la Profession au Maroc. Ces normes requièrent de notre part de nous conformer aux règles d’éthique, de planifier et de réaliser l’audit pour obtenir une assurance raisonnable que les états de synthèse ne comportent pas d’anomalie significative. RAPPORT GENERAL DU COMMISSAIRE AUX COMPTES EXERCICE DU 1er JANVIER AU 31 DECEMBRE 2019

Casablanca, le 21 avril 2020

Le Commissaire aux comptes

A SE PASSE EN AFRIQUE Ç

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En Côte d’Ivoire, les PME contribuent

Les frontières aériennes

Le Kenya a perdu

à 20% au PIB

et maritimes ont rouvert

50% de ses revenus touristiques annuels à cause de la Covid-19

Afrique du Sud : Contraction du PIB pour le troisième trimestre consécutif L’ économie de l'Afrique du Sud s'est contractée pour le troisième trimestre consécutif en enregistrant une baisse de 2% du produit intérieur brut (PIB) au pre- mier trimestre 2020, a annoncé mardi l'Agence nationale des statistiques (StatsSA). Le PIB de la première puissance industrielle du continent africain s'était déjà contracté de 0,8% et 1,4% respective- ment aux troisième et quatrième trimestres 2019. Les résultats annoncés mardi «courent sur la période du 1 er E n Côte d’Ivoire, les micro, petites et moyennes entre- prises (PME) dominent le secteur privé en termes de nombre (98%), mais contribuent très peu à l’économie locale, à hauteur de 20% seulement du PIB. « Un diagnostic a permis de relever que cette contre-per- formance des PME ivoiriennes est liée à des contraintes majeures, notamment l’accès insuffisant aux financements, l’accès limité aux marchés publics et privés, le climat des affaires globalement difficile, le déficit de capacité technique et managériale de la part des dirigeants et des employés des PME… », a expliqué le ministre de la Promotion des PME, Félix Anoblé. Pour aider le secteur à véritablement contribuer aux recettes de l’Etat tout en restant viable, le gouvernement a adopté une fiscalité spécifique en faveur de ces acteurs, a-t-il rappelé. ■

L a Tunisie a rouvert, samedi, ses frontières aériennes et maritimes, fermées depuis la mi-mars dans le cadre des mesures de lutte contre la propagation de la Covid-19. Cette décision, qui avait été prise par le gouvernement tunisien dans le cadre des mesures de dé-confinement, vise essentiellement le sauvetage du secteur touristique gravement impacté par la crise du coronavirus (covid-19). Pour ce qui est de la réouverture des frontières terrestres, aucune date n'a encore été fixée. ■

L e Kenya a perdu 50% de ses revenus touristiques annuels en raison de la pandémie du coronavirus, ce qui se traduit par des pertes estimées à 81,8 milliards de shillings (environ 810 millions de dollars) sur la base des revenus de l'an dernier, où le secteur a généré 163,6 mil- liards de shillings (1,6 milliard de dollars), a déclaré le ministre du Tourisme, Najib Balala. « Nous avons entamé les premier et deuxième trimestres de l'exer- cice 2019/20 avec une croissance touristique énorme. Cependant, les performances ont été réduites par le coronavirus », a déploré Balala. Aussi, des données combinées du gouvernement et de la « Kenya Private Sector Alliance » indiquent que les voyages et le tourisme sont les plus touchés avec 3,1 millions d'emplois affectés. ■

Afrique subsaharienne Vers la plus forte baisse du PIB en 10 ans

janvier 2020 au 31 mars 2020, ce qui inclut le début du confinement en Afrique du Sud pour lut- ter contre la Covid-19 et le confinement de certains de ses partenaires commerciaux», a précisé StatsSA dans un communiqué. ■

L es revenus des pays d'Afrique subsa- harienne pourraient retomber à leurs niveaux d'il y a dix ans en raison de la pandémie de la Covid-19, indique le FMI. Pour 2020, la crise sanitaire, qui a forcé les autorités à décréter la fermeture des entre- prises et le confinement des populations, va se traduire par une récession de 3,2% pour ces pays, selon les projections du FMI. C'est bien pire qu'en avril quand il prévoyait encore une contraction du produit intérieur brut africain de 1,6%. La croissance devrait se redresser en 2021, mais nombre de ces pays ne progresseront pas de manière significative. ■

A SE PASSE DANS LE MONDE Ç 9 JEUDI 2 ET VENDREDI 3 JUILLET 2020 FINANCES NEWS HEBDO www.fnh.ma

BCE : Le pire est passé, mais la reprise sera irrégulière, dit Lagarde

L a zone Euro a «probablement passé» le pire de la crise provoquée par la pandémie de corona- virus, mais la reprise s’annonce incertaine, a déclaré Christine Lagarde, la présidente de la BCE. « Nous avons probablement passé le point bas et je dis cela avec une certaine appréhension car, bien sûr, une deuxième vague grave est possible », a-t-elle dit lors d’un débat en ligne. Elle a ajouté que le redémarrage de l’économie serait «irrégulier» et «incomplet» en expliquant que certains secteurs, comme le transport aérien ou les loisirs ne retrouveraient jamais la situation d’avant la crise, alors que d’autres profiteraient de la situation actuelle.

La BCE a lancé depuis mars un plan de soutien exceptionnel à l’économie de la zone Euro en s’enga- geant notamment à acheter au total pour 1.350 mil- liards d’euros d’obligations sur les marchés. ■ France : 15 milliards d’euros pour la transformation écologique de l’économie

L e

président Emmanuel Macron a annoncé une aide de

15 milliards d’euros sup- plémentaires sur deux ans qui seront injectés pour la conversion écologique de l’économie française.

L'horizon reste très sombre pour le marché du travail

L es perspectives du marché mondial du travail pour le second semestre de cette année sont «hautement incertaines» et la reprise attendue ne suffira pas à ramener l’emploi à son niveau d’avant l’éclatement de la pandémie de coronavirus, a déclaré le Bureau international du travail (BIT). Dans une nouvelle analyse, l’agence spé- cialisée des Nations unies souligne que le nombre d’heures de travail perdues dans le monde au premier semestre a été « largement supérieur à ce qui avait été prévu ». Elle estime à 14% la chute du nombre global d’heures travaillées au deuxième trimestre liée à la pandémie, soit l’équivalent de 400 millions d’emplois à temps plein (sur la base

Le chef de l’Etat, qui s’exprimait à l’Elysée devant les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), en présence notamment du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, a annoncé également la mise en place d'un fonds de transforma- tion écologique de l’économie française dans le plan de relance, « pour notamment investir dans les transports propres, rénover les bâtiments et inventer les industries de demain ». Dans son discours, Macron a en outre approuvé le prin- cipe d'un moratoire sur les nouvelles zones commerciales dans la périphérie des villes ainsi que celui de mesures d'aides pour la rénovation des bâtiments. ■

de 48 heures par semaine). Pour le quatrième trimestre, le BIT s’attend à une perte de 4,9% du volume total d’heures travaillées, soit 140 millions d’emplois à temps plein. ■

L'économie britannique connaît

sa plus forte baisse en 40 ans

La production de l'Opep au plus bas depuis vingt ans en juin

L a production de pétrole des pays de l’Opep est tombée au mois de juin à son plus bas niveau depuis vingt ans, l’Arabie Saoudite et d’autres Etats du Golfe consentant aux plus fortes réductions, montre une étude Reuters. Au total, les treize membres de l’Orga- nisation des pays exportateurs de pétrole ont pompé en moyenne 22,62 millions de barils par jour (bpj), soit 1,92 mil- lion de bpj de moins qu’au mois de mai. Le sur-engagement de l’Arabie Saoudite et d’autres a plus que compensé l’incapa- cité de l’Irak et du Nigeria à respecter leurs propres objectifs de réduction de la produc-

L’ économie britannique a connu en début d’année sa plus forte contraction depuis 1979, à la suite de la chute des dépenses des ménages, selon des données officielles qui incluent les premiers jours du confinement. Le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 2,2% entre janvier et mars, selon les services de statistiques britan- niques (ONS). Le Premier ministre Boris Johnson doit présenter mardi un plan de relance de l’économie britan- nique, qui devrait permettre d’investir cinq milliards de livres (5,47 milliards d’euros) dans les infrastructures. ■

tion. En avril, les pays de l’Opep et leurs alliés de l’Opep+ se sont mis d’accord pour une réduction historique de leur production afin de soutenir les cours du brut, en chute libre du fait de l’épidémie de coronavirus. ■

B OURSE & F INANCES

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Point Bourse Hebdo

Evolution de l'indice Masi depuis juin 2019

Le marché manque d’entrain

◆ Le Masi a effacé la quasi-totalité des gains de la semaine passée. ◆ Les opérateurs attendent toujours le gouvernement sur le volet du budget rectificatif.

plans de relance se fait toujours attendre.

daires ont été enregistrées par Dari Couspate (+5%), Colorado (+3,75%), Cartier Saada (+3,44%) et Label’Vie (+3,41%). En revanche, Delattre Levivier Maroc (-9,40%), Alliances (-9,07%), Auto Hall (-8,83%) et Fenie Brossette (-7,73%) ont signé les plus fortes baisses. Éléments techniques Techniquement, deux éléments plaident pour un risque baissier à très court terme : la confirmation de la formation d'une divergence baissière sur l’indicateur MACD et la sortie par le bas du canal haussier du MASI qui soutient la tendance depuis mai. A moyen terme, la tendance est toujours baissière sous 10.880 points. ◆

été observé les semaines d'avant. Sur le podium des dossiers les plus actifs de la semaine, figurent Cosumar (26,73%), Attijariwafa bank (10,31%), Taqa Morocco (9,11%) et Alliances (8,54%). Les opérateurs attendent toujours le gouvernement sur le volet du budget rectificatif. La nouvelle LF devrait donner aux investisseurs un tableau sur les orientations macroéconomiques du pays. Parallèlement, les mesures d'allè- gement du confinement décidées par les autorités ont permis à l'économie de retrouver petit à petit son rythme habituel. Les différents secteurs reprennent progressivement leurs activités, alors que la concrétisation des

L’ atterrissage a été à la hauteur de l'en- volée à la Bourse de Casablanca. En effet, tous les gains enregistrés suite aux interven- tions de Bank Al-Maghrib ont été effacés cette semaine. Le Masi revient donc vers ses derniers niveaux médians autour des 10.200/150 points. Il termine cette séquence hebdomadaire (23 au 30 juin) en retrait de 2,37% à 10.169 points En termes de flux, il ne s'est échangé que 621 MDH sur le marché principal. Des niveaux bien faibles comparés à ce qui a Par Y. Seddik

Comportement des secteurs Sur le plan sectoriel, seuls quatre compartiments des 24 repré- sentés à la cote casablancaise ont terminé la semaine dans le vert, signant des performances allant de 1,21% pour celui de «Transport» à 0,78% pour le com- partiment «Sylviculture & Papier». A la baisse, l'indice secto- riel «Participation et promotion immobilières» a lâché 7,27%, ceux des «Sociétés de porte- feuilles – Holdings» et «Ingénierie & Biens d'équipement industriels» ont accusé des pertes respec- tives de 7,12% et 4,10%. Durant cette période, les meil- leures performances hebdoma-

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BOURSE & FINANCES

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Banques - Entreprises

◆ Le respect des normes prudentielles et la rentabilité se heurtent aux besoins de financement exprimés par les entreprises marocaines. ◆ BAM déterminée à veiller à la transmission de ses décisions à l’économie réelle. Un clivage persistant L e principe de solidarité aura fortement prévalu durant la gestion de la pandémie covid-19. Une solidarité sur tous les Par D. William

Le rythme des prêts accordés aux entre- prises non financières privées s’est accéléré à 11,4% à fin avril.

plans, mais particulièrement sur les volets économique et finan- cier où il a fallu trouver les méca- nismes nécessaires pour soutenir une économie moribonde. Les acteurs financiers, particu- lièrement les banques, se sont montrés coopératifs, conformé- ment à leur mission de financeurs de l’économie. Il faut cependant dire qu’on leur a royalement bali- sé le terrain. D’un côté, le Comité de veille économique (CVE) leur a mâché le travail, grâce notamment à une panoplie d’outils de garantie mis en place à travers la Caisse cen- trale de garantie (CCG). D’un autre côté, le 16 juin cou- rant, Bank Al-Maghrib a complété le dispositif en réduisant de 50 points de base le taux directeur, pour le ramener à 1,5%, après une première baisse de 25 points de base décidée en mars dernier. Mieux encore, la Banque centrale a pris l’initiative de libérer inté- gralement le compte de réserve au profit des banques, ce qui leur permet de disposer d’un mate- las financier de 10 milliards de dirhams pour booster l’offre des crédits. Tensions apaisées ? Toutes ces mesures devraient permettre aux entreprises d’avoir un accès plus facile aux crédits, surtout dans ce contexte où elles sont malmenées par la crise.

Sauf qu’en face, quels que soient les mécanismes déployés, les établissements bancaires, qui brandissent volontiers le fait qu’ils ne sont pas des structures de bienfaisance, ont un double impératif : le respect des normes prudentielles et la rentabilité. Ce double impératif s’est toujours fortement heurté aux besoins de financement exprimés par les entreprises marocaines. Encore davantage dans cette période de crise où elles redoutent l’explo- sion des créances en souffrance. D’où les tensions permanentes. Rappelons-nous d’ailleurs la passe d’armes virulente entre la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) en mars dernier. Le président du patronat, Chakib Alj, dénonçait en gros le fossé existant entre le discours officiel du GPBM

visant à accompagner les entre- prises pour sortir de cette crise exceptionnelle, et les pratiques bancaires sur le terrain, donnant, entre autres, l’exemple des taux de refinancement des importa- tions qui sont parfois passés de 1,5% à 3,5%. Et ce, alors que BAM a réduit son taux de base et les taux de base sur le Dollar et l’Euro étaient à des niveaux historiquement bas. La CGEM reprochait aux banques de ne pas jouer le jeu. Des propos qui ont suscité l’ire de Othman Benjelloun et Mohamed El Kettani, respectivement pré- sident et vice-président délégué du GPBM, et qu’ils estiment ne pas être «à la hauteur de la res- ponsabilité nationale que nous devons tous assumer dans la sérénité et la concertation dans cette crise sanitaire mondiale que traverse notre pays». Les tensions se sont-elles apai-

On se rappelle de la passe d’armes virulente entre la CGEM et le GPBM en mars dernier.

sées avec le temps ? Difficile de le dire. En tout cas, du côté de la Banque centrale, on tient à la transmis- sion de la politique monétaire. BAM restant convaincue que ses nouvelles décisions prises en juin, auxquelles s’ajoutent l’élargissement du collatéral éli- gible à ses opérations de refi- nancement, le renforcement de ses programmes non convention- nels, ainsi que l’allègement tem- poraire des règles prudentielles,

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BOURSE & FINANCES

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Communication financière

devraient contribuer, avec celles prises par le CVE, à atténuer l’impact de la crise et soutenir la relance de l’économie et de l’emploi. Dès lors, BAM a averti qu’elle «veillera, plus que par le passé, à la trans- mission de ses décisions a l’économie réelle et fera le point régulièrement à ce sujet avec le plus haut management du système bancaire». Les prochains mois nous éclaireront sur les réper- cussions de ses décisions sur l’économie. Mais d’ores et déjà, les chiffres au premier trimestre montrent que les taux débiteurs ont diminué de 4 points de base à 4,87%, tirés, selon BAM, par le repli des taux assortis- sant les prêts aux entre- prises privées. «Cette baisse devrait se poursuivre au regard en particulier de la mise en place de dispositifs de garantie pour le finan- cement de la relance au taux directeur majoré d’un maximum de 200 points de base» , prévoit la Banque centrale. Par ailleurs, le crédit au secteur non financier s’est amélioré avec une augmentation de 6,7% à fin avril. Il découle notam- ment de l’accélération du rythme des prêts accor- dés aux entreprises non financières privées à 11,4%. «Malgré la contraction de l’activité prévue cette année, son évolution res- terait positive, avec une croissance de 1,9%en 2020 et de 2,6% en 2021, grâce aux différentes actions d’appui à la relance éco- nomique et aux mesures d’assouplissement de la Banque», estime Bank Al-Maghrib. ◆

◆ En ces temps de crise sanitaire, la communication financière des émetteurs s'est faite autour de leur business et non sur leurs prévisions financières. ◆ La transparence et le timing sont les deux règles d'or dans de pareilles circonstances. Modus operandi en cas de crise L a vie d'entreprise est faite de périodes de sérénité, de chahuts et parfois de crises. Chacune de ces étapes doit être accompa- gnée d'une stratégie de communica- tion sur-mesure. Il est également nécessaire d'assimi- ler la notion du timing et les risques qui en découlent. Le tout en étudiant la durée de la crise (conjoncturelle ou passagère). Par Y. Seddik

En termes de timing, cette crise est tombée comme un couperet, avec très peu (voire pas) de visibilité.

J. Palmer a donné l'exemple par la crise du boycott qui a sévi en 2018. Vient ensuite l'analyse financière des risques de la crise en question, en les comparant «aux attentes et au consensus du marché». Une fois tous les éléments rassem- blés, la cellule de crise peut passer à l'acte : la communication. «Ici, on commence à décider quoi dire, à qui et comment…» , considère l’expert. Sur la manière de faire, deux grandes possibilités sont envisageables : «être proactif ou être sur la défen- sive». Covid-19 : Cas pratique J. Palmer a préféré illustrer ses pro- pos en étudiant la crise sanitaire de la Covid-19. En termes de timing, cette crise est tombée comme un couperet, avec très peu (voire pas) de visibilité. En Europe, par exemple, le début du confinement est arrivé en plein milieu de la saison des publications trimestrielles. Dans cet environnement d'incerti- tudes et avec à la main très peu d'éléments d'analyse, la commu- nication a tourné autour de deux volets. Premièrement, «les émet- teurs ont commencé à sortir des communiqués de presse pour annu- ler leurs guidances, objectifs et pers-

Intervenant dans un webinaire à ce sujet, James Palmer, co-gérant du cabinet Orphéon Finance, explique que la majorité des entreprises dis- pose d’une cellule de communica- tion de crise. Normalement, cette «task force» doit être déjà préétablie et prête à opérer en cas de nécessité. Ceci bien sûr en fonction de la nature de la crise (informatique, production, RH, scan- dale, financière ou industrielle…), commente Palmer. Pour notre expert, la donne a changé par rapport au passé : «la gestion de crise est beaucoup plus facile aujourd’hui. Cela, grâce aux mul- titudes d'outils digitaux dont dis- posent les entreprises». La der- nière crise sanitaire en est le parfait exemple : «Nous avons tous eu ces derniers mois une grande facilité pour partager un ensemble de pré- sentations ou pour communiquer des quatre coins du monde». Étapes à suivre De ces circonstances délicates, la communication financière ne doit pas être bâclée ou faite de manière hâtive. En cela, la première chose primordiale est de déterminer les «facteurs clés et les risques». Dit autrement, il faut définir le degré d’impact sur les actionnaires, sur les clients, sur la réputation et l'image de l'entreprise… Pour le co-gérant du cabinet Orphéon Finance, «il faut communiquer sur ce que l'on sait et non sur ce que l'on pense».

pectives 2020, les dividendes le cas échéant» . Puis, « ils ont communiqué sur les plans de continuité d'acti- vité, les mesures préventives prises pour protéger les salariés ou encore les plans d'action pour préserver le cash», liste-t-il. La communication en cette période délicate a plutôt concerné le busi- ness des entreprises et non pas leurs prévisions financières. Pour J. Palmer, la règle d’or de cette communication de crise repose sur la transparence. «En Europe, les émetteurs ont pré- féré ne rien dire, parce que juste- ment ils ne savaient pas quoi dire. Et ils n'ont pas été critiqués sur ce point», constate-t-il. Selon lui, les seules entreprises qui ont effectué des prévisions chiffrées sont celles qui étaient en décalé sur les résultats annuels (en clôture 31 mai ou 30 avril). Ces derniers ont refait des guidances plus précises, tenant compte des éléments évolu- tifs. ◆

Pour une entreprise qui souhaite garder la confiance de ses investis- seurs et des acteurs du marché, émettre un profit warning en cas de crise est nécessaire. Cela permet d'ajuster les effets d'annonce du marché, qui peuvent se révéler trop optimistes par rapport à la réa- lité. Il s'agit au final d'un signe de sérieux envers les investisseurs. Nécessité des profit warnings

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