N° 283 SEPTEMBRE / OCTOBRE 2026 - ISSN 0399-0001
À LA UNE 2 Partenariat Mecallians Florian et Anaïs au sommet de leur art
RENCONTRE 3 Julien Platel
Nous ne serions pas aussi avancés sans l’accélérateur DÉCRYPTAGE 4 D éfaillances mécaniques Anticiper pour éviter la casse 6 Capteurs, matériaux critiques, jumeaux numériques Trois études et veilles pour préparer l’avenir APPLICATION 8 Microplast - Décarboner la production concrètement C AU CETIM 10 Imagerie acoustique Vers des drones détecteurs de bruit 11 Cetim Academy Apporter de l’agilité aux entreprises 12 Formations 13 Sur les réseaux
Séance de scan 3D pour Anaïs Vincent afin de construire un modèle utilisable en simulation numérique
À LA UNE
Florian et Anaïs au sommet de leur art PARTENARIAT MECALLIANS
Titres mondiaux, européens et victoires en Coupe du monde : les athlètes soutenus par Mecallians réalisent une saison 2026 exceptionnelle, portée aussi par l’expertise technique du Cetim.
L a saison 2026 restera comme l’une des plus accomplies pour Florian Jouanny et Anaïs Vincent. Déjà vainqueurs en Coupe du monde, sacrés champions de France puis champions d’Europe, les deux paracyclistes ont confirmé leur domination aux Championnats du monde disputés du 4 au 7 septembre à Huntsville, aux États-Unis. Florian Jouanny y a remporté deux nouvelles médailles d’or, sur le contre-la-montre et la course en ligne. Avec dix titres mondiaux à son palmarès, il poursuit une trajectoire exceptionnelle parmi les sportifs français les plus titrés dans leur dis- cipline. Anaïs Vincent signe quant à elle ses premiers sacres mondiaux, avec deux médailles d’or en course en ligne et en relais mixte, auxquelles s’ajoute une médaille d’argent sur le contre-la-montre.
Ces résultats viennent couron- ner une saison remarquable mais aussi un travail de fond engagé de longue date. Car derrière les performances se joue une autre compétition, moins visible : celle de l’optimisation permanente des équipements. Matériaux, ergono- mie, aérodynamique, allègement des masses, ajustements de géo- métrie ou encore prise en compte des contraintes réglementaires font l’objet d’analyses et d’essais continus. L’expertise : l’autre pilier de la performance Dans ce domaine, les athlètes peuvent s’appuyer sur l’expertise des équipes du Cetim. Les tra- vaux menés aux côtés des cham- pions visent à explorer chaque piste de progrès, dans une logique
d’amélioration continue où le moindre gain peut faire la différence au plus haut niveau. Au-delà des médailles, cette aven- ture met en lumière une réalité sou- vent méconnue : derrière chaque performance de haut niveau se cache un travail d’innovation, d’es- sais et d’amélioration continue. Des principes qui sont aussi ceux de l’industrie mécanique au quotidien. Les succès enregistrés à Huntsville offrent ainsi une illustration concrète de cette culture de l’excellence, de la précision et du progrès portée par Mecallians. Une démonstration concrète de ce que peuvent accom- plir ensemble excellence sportive et expertise technique. n AD Contacts : Damien Guillon, Yanneck Suchier
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RENCONTRE
JULIEN PLATEL, PRÉSIDENT DIRECTEUR GÉNÉRAL DE MPH
« Nous ne serions pas aussi avancés sans l’accélérateur »
Le dirigeant de la PME spécialisée dans l’usinage fait partie de la promotion 2 de l’accélérateur Industries mécaniques de BPIfrance, dont la troisième session démarre. Son bilan à mi-parcours est très positif.
Pourquoi participer à l’accélérateur Industries mécaniques ?
très adapté à une PME comme la nôtre. C’est très opérationnel, très concret. Avoir des professionnels qui vous accompagnent et vous guident est très important et travail- ler avec une référence en termes de bonnes pratiques comme le Cetim est un réel avantage vis-à-vis des équipes, qui prennent au sérieux les méthodes proposées et les conseils prodigués. Un autre point fort de l’accélérateur est que l’accompagnement indivi- duel est complété par des sessions en groupe, avec d’autres indus- triels. Cela m’a beaucoup apporté de pouvoir échanger avec les autres, notamment sur les pratiques alors que je découvrais le monde de l’usi- nage. Il y a un vrai effet « promo- tion » et lorsque j’ai eu besoin de sous-traiter certains travaux, je me suis naturellement tourné vers les autres accélérés. Quel est votre bilan à mi-parcours ? Nous avons commencé en décembre 2025 et l’accélérateur dure 18 mois. Cette durée est aussi bien adaptée
à notre besoin car il faut du temps pour mettre en place les outils et les méthodes. Aujourd’hui nous avons progressé sur l’excellence opération- nelle et nous avons les certifications ISO 9001 et EN 9100, qui vont nous permettre d’accéder à de nouveaux marchés, notamment la défense et l’aéronautique. Nous ne serions sans doute pas aussi avancés sans l’accélérateur. A terme, nous visons un chiffre d’affaires de 3 à 4 millions d’euros par an pour un effectif qui passera bientôt à 15/20 personnes. Notre prochain chantier à ouvrir : le volet cybersécurité qui est un point important pour nos clients. Dans ce domaine, mon passé dans le digital devrait être un atout. n
Après 20 ans dans le monde digital, j’ai repris MPH en mai 2025. L’entreprise est spécialisée dans l’usinage de précision. Elle bénéficiait de bonnes compétences, de bons équipements, d’une bonne réputation mais avait besoin d’une nouvelle équipe diri- geante pour passer un nouveau cap vers l’excellence opérationnelle. Nous avons été accompagnés par Quatrium sur ces sujets. L’entreprise avait béné- ficié d’un accélérateur Défense et j’ai décidé d’enchaîner avec l’accélérateur Industries mécaniques. Qu’est-ce qui vous a séduit le plus dans ce dispositif ? Le caractère « bicéphale » du dis- positif est très intéressant. Le Cetim nous a permis de travail- ler sur le volet opérationnel, en particulier sur la planification de production, l’organisation… Avec BPIfrance, nous avons davantage travaillé sur la stratégie de MPH. Pour ma part, j’ai trouvé exactement ce que j’attendais. Le dispositif est
Propos recueillis par Jean-Sébastien Scandella
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En cas de casse, l’analyse du faciès de rupture permet de remonter à la cause.
DÉCRYPTAGE
Anticiper pour éviter la casse DÉFAILLANCES MÉCANIQUES
Le dispositif d’Aerosint permet de travailler avec jusqu’à trois
Les défaillances industrielles ne sont pas le fruit du hasard. Comprendre ce qui les favorise permet de mieux les prévenir.
D ans l’industrie, une défaillance peut commencer par un défaut presque invisible et finir par provoquer un accident ou, plus souvent, engen- drer des réparations coûteuses et des pertes de production. Le seul coût de la corrosion est estimé à près de 2 500 milliards de dollars par an, soit environ 3,5 % du PIB mondial. Pourtant, les moyens de concevoir, calculer et contrôler les équipe- ments n’ont jamais été aussi avan- cés : simulation numérique, calculs de la tenue mécanique, contrôles des équipements. Pourquoi, alors, des défaillances continuent-elles de survenir ? Pour Pascal Macquet, expert de justice en ingénierie méca- nique : « C’est rarement une seule cause et un seul responsable. Quand on se donne la peine de chercher, il y a souvent de multiples raisons qui conduisent au dommage, à la rupture ou au sinistre ».
Le terrain industriel est propice aux risques
grande confiance leur est accordée. Ils permettent d’aller plus vite, mais peuvent laisser moins de temps aux vérifications qui servaient de garde- fous. Certains défauts visibles sur un plan en conception 2D sont, notam- ment, moins perceptibles dans les représentations 3D désormais privilégiées. Ces évolutions ne rendent pas les défaillances inévitables. Elles montrent, en revanche, la nécessité de renforcer les bonnes pratiques capables de compenser ces angles morts. Prévenir la défaillance plutôt que subir ses conséquences Comment réduire alors le risque de défaillance ? Les outils de dérisquage les plus poussés, à commencer par l’Analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (Amdec), ont leur place lorsque la
L’industrie contemporaine crée elle- même certaines conditions favo- rables aux défaillances, à commencer par la complexité croissante des systèmes. Ils associent aujourd’hui davantage de composants et de matériaux, avec des interactions parfois difficiles à saisir dans leur ensemble. Cette complexité va de pair avec une hyperspécialisation des expertises qui contribue à frag- menter la vision du système complet. Résultat : des éléments individuelle- ment conformes peuvent, une fois assemblés, faire émerger un mode de défaillance inattendu. Une vibra- tion transmise d’une pièce à l’autre peut, par exemple, suffire à provo- quer une dégradation. Les outils numériques, devenus omniprésents, peuvent aussi créer des angles morts lorsqu’une trop
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L’IA au service de la prévention L’usage de l’intelligence artificielle en conception se démocratise. Elle permet d’élargir le champ des risques explorés en renforçant une vision système : • Multiplier les scénarios : tolérances de fabrication, températures, corrosion, interactions entre composants… • Détecter les incohérences : en croisant davantage de données, elle peut repérer des interactions ou des contradictions entre exigences. • Explorer d’autres solutions : la conception cas de chargement, situations extrêmes, générative permet de tester de nombreuses géométries et de faire varier les compromis entre performance, fiabilité et contraintes de fabrication. Mais l’IA ne valide pas la conception à la place de l’ingénieur. L’humain reste responsable des hypothèses et de la validation des résultats, avec des données fiables et une bonne compréhension des limites de l’outil.
Prévenir sa responsabilité juridique
Une idée reçue a la vie dure : « ce n’est pas chez moi » n’équivaut pas à « ce n’est pas ma responsabilité ». Or, face à son client, une entreprise reste en première ligne même si le défaut vient d’un fournisseur ou d’un sous-traitant. À elle ensuite de se retourner contre eux. D’où l’intérêt de répercuter, dans ses propres achats, les engagements pris envers ses clients (délais, garanties, limites de responsabilité). Sans ce « contrat miroir », une entreprise peut devoir indemniser son client au-delà de ce qu’elle sera capable de récupérer auprès de son fournisseur. En cas de litige, la responsabilité est d’ailleurs rarement portée par un seul acteur. Les expertises judiciaires concluent de plus en plus à un « saupoudrage » des imputations techniques entre plusieurs entités. Une raison de plus pour bien encadrer contractuellement ses engagements et documenter la chaîne d’approvisionnement, et ne pas devoir indemniser plus que sa juste part.
criticité le justifie. Mais pour la plu- part des produits manufacturiers, la prévention repose moins sur l’appli- cation d’une méthode stricte que sur des réflexes de conception. Philippe Guégan, spécialiste en conception de produits nouveaux au Cetim, identifie plusieurs pra- tiques aujourd’hui sous-estimées, à commencer par la spécification du besoin. « Mal spécifier un besoin en amont, c’est se condamner à découvrir un problème une fois le produit déjà figé », résume-t-il. Il s’agit notamment de comprendre l’usage réel du produit et ses condi- tions d’utilisation avant de valider la solution technique. Deuxième réflexe : accepter l’ité- ration. « Faire bon du premier coup est un leurre autant en conception qu’en fabrication », insiste Philippe Guégan. Un produit robuste suppose parfois de revenir sur la première ver- sion pour corriger ses faiblesses. Cette démarche doit aussi conduire à rechercher la simplicité : moins il y a de pièces, de mouvements et de matériaux différents, moins les sources potentielles de défaillance sont nombreuses. La fiabilité se prépare enfin dans les choix de conception eux-mêmes : choix des matériaux, cotations, pro- cédés, possibilité de contrôler ou de maintenir l’équipement. Chaque composant doit être pensé dans son environnement, puis le système
vérifié dans son ensemble, car un pro- duit assemblé peut ne plus répondre aux hypothèses retenues au départ. Apprendre des faiblesses structurelles Dans le cas où une faiblesse structu- relle finirait malgré tout par survenir, elle peut aussi devenir un nouveau point de départ. Le cas de Steriflow, fabricant d’équipements de stérilisa- tion pour l’industrie agroalimentaire, l’illustre bien. L’entreprise disposait d’un autoclave rotatif de 1600 mm de diamètre qui fonctionnait très bien depuis 30 ans. Pour répondre à des clients demandant davantage de capa- cité, elle décide d’agrandir son tam- bour, alors même que les produits à traiter deviennent plus lourds, notam- ment avec le développement des conditionnements en verre. Après un certain temps en production la struc- ture mécanosoudée en inox finit par montrer des faiblesses. « Le problème venait des soudures. La solution la plus directe était donc de les supprimer », résume Laurent Tisserand, directeur technique de Steriflow. Avec l’appui du Cetim, l’entreprise bascule vers une structure boulon- née, avec les mêmes exigences de résistance et de durée de vie. Mais ce choix a aussi produit des effets qui dépassent largement la résolution du problème initial : fabrication simplifiée, maintenance facilitée et possibilité de sous-traiter une production jusque-là
assurée en interne. La nouvelle conception présente également un intérêt économique tel que Steriflow envisage de transférer le même prin- cipe à l’autoclave 1600 mm. « Au final, nous sommes passés d’une approche empirique du design et de la concep- tion à une démarche d’anticipation », résume Laurent Tisserand. n AC Contact : Romain Barellon
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DÉCRYPTAGE
Trois études et veilles pour préparer l’avenir CAPTEURS, MATÉRIAUX CRITIQUES, JUMEAUX NUMÉRIQUES
1 - Systèmes de perception embarquée dans les engins
D ans les mines, les carrières ou les chantiers, les engins mobiles évo- luent dans des environnements par- ticulièrement exigeants : poussière dense, vibrations, chocs, obscurité, variations brutales de luminosité ou encore absence de réseau GPS en souterrain. Dans ces conditions, détec- ter correctement un obstacle, une per- sonne ou un autre engin ne relève pas d’un simple ajout de capteurs : c’est un enjeu central de sécurité et de fiabilité opérationnelle. Pour répondre à ces contraintes, les constructeurs combinent désormais plusieurs technologies de perception. Caméras, radars, Lidar, capteurs iner- tiels ou systèmes de localisation com- plémentaires sont associés afin de compenser les limites de chaque solu- tion prise isolément. La note de veille
« Systèmes de perception embarquée pour engins mobiles hors route » fait le point sur ces évolutions et sur les briques technologiques qui rendent possible une perception plus robuste en environnement non structuré. Plusieurs exemples industriels illustrent cette tendance. Volvo Construction Equipment associe une vision à 360° à un radar capable de distinguer les personnes des objets. Caterpillar combine radar et vision embarquée pour détecter les dangers à proximité des chargeuses. Komatsu renforce son système Komvision par l’ajout d’un radar à ondes quasi milli- métriques, afin d’améliorer la détection des personnes et des obstacles autour de la machine. Mais l’enjeu ne se limite pas à mul- tiplier les capteurs. Encore faut-il
synchroniser, recouper et interpréter des données de natures très diffé- rentes pour construire une représen- tation fiable de l’environnement. C’est tout l’intérêt des architectures de fusion multi-capteurs, qui per- mettent de maintenir la perception même lorsque certaines mesures sont dégradées par la poussière, l’obscu- rité, les vibrations ou la perte du signal GPS. Les systèmes les plus récents vont également au-delà de la simple alerte de proximité. Ils intègrent le contexte de déplacement de l’engin pour adapter la détection au risque réel. Le système Newtrax APDS de Sandvik ajuste par exemple ses zones de détection en fonction de la vitesse et de la direction du véhicule. Wabtec anticipe la trajectoire des engins dans les virages afin d’identifier des risques
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2 - Sécuriser ses approvisionnements en matériaux critiques
I ndispensables aux transitions industrielles, énergétiques et tech- nologiques, les matériaux critiques constituent un enjeu industriel et géo- politique majeur. D’autant plus que les tensions géopolitiques, la concentra- tion des productions et les limites du recyclage fragilisent leur approvisionne- ment. Aussi, pour parer la dépendance accrue aux importations, le Critical Raw Materials Act de l’Union européenne vise à extraire 10 % des matières cri- tiques en Europe, à en transformer 40 %, et à en recycler 25 % d’ici à 2030. En attendant, le dossier de veille « Substitution des matériaux critiques et alliages avancés » propose un pano- rama des alternatives aux matériaux critiques, ces alliages conçus pour délivrer des performances équivalentes sans dépendance forte à un élément unique. Ainsi, le néodyme fait place à des solutions sans terres rares (aimants ferrite, technologies à base de nitrure de fer) dans les aimants permanents
des moteurs électriques. Le cobalt est progressivement remplacé par des alliages multi-éléments ou des solu- tions à base de nickel et de fer, pour les carbures et superalliages ; le béryllium par des alliages cuivre-nickel et étain ou cuivre-magnésium, dans l’aéronautique et l’électronique ; le tungstène par des solutions à base de molybdène-vana- dium ou de carbure de chrome, dans les aciers rapides ou les revêtements anti- usure. Enfin, dans les électrolyseurs pour l’hydrogène vert, des catalyseurs à base de nickel suppléent le platine. Des options déjà mises en œuvre à l’échelle industrielle dans des projets européens, tels que Métaux critiques 1 et 2 de Bpifrance, Cofree et Salema. Contact : Hasna Ambarki
TÉLÉCHARGER LE DOSSIER DE VEILLE
3 - Au cœur du jumeau numérique
U n jumeau numérique est bien plus que la réplique virtuelle d’un équi- pement. Capteurs connectés, outils de simulation, moteurs graphiques et Cloud : le dossier de veille « Les outils du jumeau numérique » en identifie les principales briques technologiques. D’abord, il faut relier le monde phy- sique et le monde numérique grâce à des automates, capteurs ou dispositifs IoT qui alimentent en continu le modèle avec des données issues du terrain. Des protocoles industriels standardi- sés (OPC UA, MQTT, Modbus, TCP/ IP) assurent les échanges entre équi- pements, plateformes logicielles et services distants. Ensuite, des outils de CAO et de modélisation 3D créent les modèles intégrés dans des envi- ronnements de visualisation capables de restituer le comportement du sys- tème en temps réel. Cette dimension immersive repose sur des moteurs graphiques issus du jeu vidéo qui per- mettent de créer des interfaces inte- ractives, d’exploiter des modèles 3D complexes ou d’intégrer des fonction- nalités de réalité augmentée.
Progressivement, les jumeaux numé- riques évoluent vers des systèmes capables d’analyser, d’anticiper et d’apprendre grâce à l’intelligence arti- ficielle qui, couplée à la simulation mul- tiphysique, renforce leurs capacités de prédiction et d’optimisation. Face à la multiplication des outils et des fournis- seurs, les standards tels qu’ISO 23247, IEC 63278 ou l’Asset Administration Shell (AAS) facilitent l’interopérabilité et les échanges entre plateformes. À noter que données, modèles et ser- vices nécessaires au fonctionnement des jumeaux numériques sont de plus en plus hébergés dans le Cloud. Une session dédiée aux jumeaux numé- riques dans laquelle Cetim présentera certains travaux est au programme de la conférence Nafems 2026. Contact : Jacques Loigerot
de collision hors du champ de vision de l’opérateur. Torsa croise en temps réel des données telles que la vitesse, la pente, la trajectoire et les informa- tions issues du Lidar 3D. Ces solutions montrent que la percep- tion embarquée devient une brique essentielle des engins hors route : elle renforce la sécurité immédiate des opérations, améliore l’aide à l’opérateur et prépare les futures fonctions d’auto- matisation. La note propose un pano- rama des capteurs, des architectures de fusion et des cas d’usage récents. Contact : Gael Guégan
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APPLICATION
Décarboner la production concrètement MICROPLAST
La PME spécialisée dans la plasturgie a bénéficié du programme Compétitivité décarbonation industrie porté par la Région Ile-de-France.
F aire rimer respect de l’environnement et performances économiques. C’est le défi que s’est lancé Microplast, entreprise spécialisée dans la plastur- gie et dirigée par un trio d’industriels : David Anger, Barthelemi Gagnon et Jacques Doumeizel, également direc- teur commercial. Et ça marche ! Depuis plus de 40 ans, la PME cultive sa différence au travers d’une double compétence : l’injection plastique mais, aussi, la conception et la fabri- cation de ses moules. « Ce qui nous caractérise, c’est que nous ne sommes pas un simple mouliste ou un simple injecteur , explique Jacques Doumeizel. Avoir cette complémentarité fait que lorsqu’on conçoit un outillage, on est déjà dans la logique de l’injection. Et quand on nous apporte un outillage, on le regarde avec un esprit critique pour
optimiser sa productivité ». Une singu- larité qui séduit de nombreux secteurs : l’automobile, qui représente un tiers de son activité, mais aussi le médical, le bâtiment, l’agroéquipement, l’aé- ronautique, la défense ou encore la cosmétique et les accessoires pour la téléphonie. Le désormais groupe Microplast réa- lise un chiffre d’affaires annuel de 15 millions d’euros par an et emploie 74 personnes sur son site historique de Périgny-sur-Yerres (Val-de-Marne) et celui implanté à Lorris (Loiret). Un focus sur le développement durable Croissance externe, agrandissement des locaux et optimisation des ins- tallations, pour rester dans la course, Microplast multiplie les projets. Elle
met également un accent particulier sur le développement durable avec sa démarche baptisée Microplast Green, qui vise à concilier excellence technique et performance environnementale. « Nos challenges sont d’arriver à pro- duire mieux, plus vite et à moindre coût, résume Jacques Doumeizel . Si ces développements peuvent se faire avec cette logique environnementale, de réduction d’énergie, et donc de réduc- tion des coûts, c’est notre volonté ». Dans ce cadre, en 2025, l’entreprise s’est engagée dans le programme Compétitivité décarbonation indus- trie porté par la Région Ile-de-France et opéré par le Cetim, en partenariat avec la CCI Ile-de-France. Un programme qui vise à accompagner les entreprises dans leur transition écologique et leur modernisation en deux temps : d’abord
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Avec le programme Compétitivité décarbonation industrie, j’ai mesuré mon empreinte carbone et j’ai mis en place les outils pour l’améliorer.
Jacques Doumeizel, directeur commercial de Microplast
complété par un système de récupé- ration de la chaleur fatale en hiver. Deuxième axe fort : l’électrification du parc machines. L’entreprise a rem- placé ses presses hydrauliques par des presses électriques robotisées. « La technologie de presse électrique nous permet de réduire considérablement notre empreinte carbone puisqu’on consomme 50 % d’énergie en moins », note le directeur commercial. Enfin, Microplast a optimisé sa gestion de la matière en injection. Auparavant assurée par une centrale unique qui distribuait la matière sur les machines, l’alimentation est désormais assurée par le biais d’équipements individuels installés au pied de chaque presse. Non seulement cette solution élimine les tuyauteries aériennes inutiles et entraîne une économie d’énergie jusqu’à 50 %, mais « cela va amélio- rer la qualité de nos produits injectés parce qu’on a une matière qui arrive plus sainement dans notre machine », assure Jacques Doumeizel. Bien sûr, « toutes les machines sont connectées à une supervision et on contrôle la précision de l’injection par empreinte. En cas de dérive, la machine rejette automatiquement la pièce défectueuse. Cela a un impact tant sur la partie énergétique que sur l’empreinte carbone », précise le direc- teur commercial. Un outil simple pour suivre la progression Au-delà des économies d’énergie, le bilan carbone réalisé dans le cadre du pro- gramme CDI permet aussi aux équipes de Microplast de suivre leur progression. « Grâce au CDI, on est très proche de la situation visée aujourd’hui , se félicite Jacques Doumeizel. Malgré la complexité de la démarche, on nous a restitué un outil hyper agile et simple que l’on peut utiliser
au quotidien sans contrainte. C’était cela qui était important pour nous : ne pas créer une usine à gaz ». Et pour l’entreprise, ces données deviennent un avantage commercial et un outil de différentiation. « Nous sommes allés plus loin dans l’analyse du bilan carbone en intégrant un certain nombre d’indicateurs dans notre ERP. L’idée c’est que lorsqu’un client nous sollicite pour la conception d’une pièce, on va déjà imaginer une conception qui va intégrer la problématique d’éco- conception. Est-ce qu’on peut réduire la part matière ? Est-ce qu’on peut alléger la pièce ? Est-ce qu’on peut optimiser un certain nombre de points qui vont nous permettre d’être plus efficient techniquement et au niveau de l’im- pact d’environnemental ? », explique le directeur commercial. Avec l’objectif de fournir au client des éléments précis sur l’impact environnemental de ses exi- gences et, éventuellement, celles qui risquent d’entrer en contradiction avec leur politique RSE. Le pari est gagné. « On voulait amélio- rer la performance, on l’a acquise. On voulait évoluer positivement, on est en train d’évoluer. Tout n’est pas fait, il reste encore beaucoup à faire. Mais on avance bien », commente Jacques Doumeizel. Son objectif ultime ? Une usine encore plus automatisée et efficiente. « Notre idée, c’est que dans 4, 5, 6 ans, on arrive dans l’atelier le matin, on met la lumière et les machines tournent. Et là, on sera aussi beaucoup plus efficient parce qu’il n’y aura pas besoin d’allumer la lumière », annonce le directeur commercial. n JSS Contact : Jean-Marc Uros
Sur ses presses d’injection, Microplast a modifié son système d’alimentation en matière pour réduire son bilan carbone
un diagnostic personnalisé, puis le déploiement de solutions techniques concrètes dans l’entreprise. Trois axes travaillés en priorité A la lecture de son bilan carbone réa- lisé dans la première phase du projet, Microplast a misé sur trois leviers forts pour réduire son empreinte sur le site de Périgny. D’abord, optimiser le cir- cuit de distribution d’air comprimé. Une source de pertes importante. « Un réseau d’air comprimé fuitard coûte entre 200 et 250 euros chaque week- end alors que l’usine ne travaille pas, à cause du compresseur qui compense les fuites. Cela représente 1 000 euros par mois d’économie simplement en bouchant des trous ! », explique Jacques Doumeizel. Le réseau d’air comprimé de l’atelier mécanique et du secteur injection ont donc été entière- ment repris et un nouveau compres- seur à vitesse variable a été installé,
DÉCOUVRIR LA VIDÉO
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CETIM INFOS N° 283 SEPTEMBRE / OCTOBRE 2026
C AU CETIM
Le drône équipé par le Cetim peut détecter les fuites de gaz à 17 m de distance.
Vers des drones détecteurs de bruit IMAGERIE ACOUSTIQUE Des premiers travaux de recherche prometteurs se poursuivent dans de nouveaux projets et sur le plan normatif avec, en ligne de mire, une solution industrialisée.
E t si les drones avaient des oreilles assez performantes pour traquer les bruits dans les endroits les plus inaccessibles ou trop dangereux pour qu’un humain s’y risque ? C’est l’am- bition de Medusa, pour Microphones embarqués sur drone autonome de surveillance acoustique, un projet porté par le laboratoire Roberval de l’UTC, l’Institut Jean le rond d’Alem- bert, le laboratoire Heudiasyc, l’Institut franco-allemand de recherches Saint- Louis et le Cetim, qui vient d’être validé par le programme Accompagnement spécifique de travaux de recherches et d’innovation défense (Astrid) de l’Agence nationale de la recherche.
Ce projet trouve ses origines dans des échanges entre le Cetim et le laboratoire Heudiasyc (Heuristique et diagnostic des systèmes complexes) de l’Université de technologie de Compiègne. De ces discussions est née une thèse Cifre UTC-Sorbonne- Cetim sur la localisation autonome de sources sonores par imagerie acous- tique embarquée sur drone, menée par Camille Leblanc. Suivie d’un postdoc, elle a notamment permis de dévelop- per une technique capable d’identifier et de localiser précisément, en temps réel, des sources sonores lors de rondes autonomes d’un drone dans une plateforme d’essais.
Concrètement, des tests en condi- tions réelles avec une antenne com- posée de 110 micros et portée par un drone industriel a permis de réaliser des détections de fuites d’air cali- brées de 10 l/min à 17 m de distance horizontale. Pour aller plus loin, des travaux sont menés dans le cadre d’un Projet thématique transver- sal avec une antenne dotée de 500 microphones MEMS, pour carto- graphier des sources industrielles à partir de la technologie utilisée dans le cadre de la thèse. L’expérience acquise devrait également per- mettre d’évaluer l’imagerie acous- tique dans les méthodes normées
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Apporter de l’agilité CETIM ACADEMY
normées pour la détection de zones émergentes sur des composants industriels. L’aventure se poursuit aussi désor- mais avec Medusa, porté au Cetim par les équipes qui ont travaillé sur le drone précédemment et celles impli- quées dans Detect’air, un projet de la plateforme Factorylab visant à identi- fier, éliminer et prédire les fuites d’air comprimé sur les équipements de production, notamment en hauteur. « Le démonstrateur académique était limité par le bruit propre du drone qui réduit ses capacités de détection et par la prise en compte de sources statiques uniquement. Nous souhai- tons lever ces deux verrous en travail- lant à la fois sur l’acoustique et sur le contrôle du drone », explique Thibaut Gras, en charge du projet au Cetim. Au programme : mettre en place des stratégies de vol silencieuses pour réaliser de meilleures mesures acoustiques, optimiser le « débrui- tage » du signal, notamment grâce à l’intelligence artificielle, et déve- lopper une méthode permettant de suivre des sources en mouvement. Vers une solution industrialisée Un autre projet, interne au Cetim, démarre avec pour objectif de déve- lopper un système de détection de fuite de gaz sur drone industriel pou- vant être testé chez des industriels. « Cette solution permet de couvrir de grandes zones rapidement sans équipement lourd comme des nacelles. Pour les industriels on parle d’économies de plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d’euros réalisables en supprimant les fuites d’air comprimé », assure Thomas Lapoire, du Cetim, qui participe aux projets sur ce sujet. Des débouchés sont également envisagés dans les applications liées à l’hydrogène ou à d’autres gaz. Et les pistes à explorer sont nombreuses ! « On peut ima- giner de coupler la reconnaissance d’image et les signaux acoustiques pour affiner la détection, ou encore de travailler avec des essaims de drones équipés de micros consti- tuant des antennes virtuelles », déclare Thibaut Gras. n JSS Contact : Thibaut Gras, Thomas Lapoire
P ascal Roger, responsable de l’acti- vité Formation Cetim Academy en est convaincu : « investir dans le capital humain, c’est investir dans la perfor- mance et la pérennité d’une industrie souveraine ». Et cela devient une néces- sité vitale dans une industrie qui change plus vite que jamais. Aujourd’hui, les entreprises font face à un environne- ment économique instable et doivent se transformer en permanence sur le plan technique et organisationnel pour rester compétitives. Dans ce contexte, le capital humain, les compétences deviennent un enjeu stratégique majeur, au même titre que l’innovation technologique ou la perfor- mance économique et « la formation ne peut plus être envisagée comme une simple transmission de savoirs. Elle doit permettre aux entreprises d’anticiper, de s’adapter et de transformer leurs or- ganisations. Elle devient un levier stra- tégique de performance, d’attractivité et de compétitivité durable », explique Pascal Roger. C’est dans cet esprit qu’a été construite l’offre Cetim Academy, qui propose des formations à forte va- leur ajoutée, directement connectées aux enjeux des entreprises industrielles et aux réalités du terrain. Adossée à ses experts techniques et pédagogiques, elle évolue pour offrir des parcours plus modulaires, plus interactifs, plus indivi- dualisés combinant présentiel, digital et mises en situations concrètes. Le catalogue 2027, disponible en lec- ture directe ou en téléchargement sur notre site, incarne cette ambition. Il présente plus de 500 formations dans
différents domaines, dont bon nombre de nouveautés, regroupées par chaînes de valeurs, par briques technologiques, par thématiques, ou encore au travers de parcours de spécialisation. Autant de façon de trouver les modules dis- ponibles en présentiel, en ditanciel, en intra-entreprises, en France ou à l’in- ternational, adaptés aux besoins et à la situation des entreprises. Aller plus loin avec l’ingénierie de formation Au-delà des modules au catalogue, cette vision se traduit également par une approche où l’ingénierie pédago- gique est centrale, au service du dé- veloppement des compétences et du capital humain. Alliant expertise tech- nique de haut niveau et conception pédagogique éprouvée, « nos forma- tions sont construites pour répondre à des enjeux stratégiques à forte valeur ajoutée, directement opérationnels et ancrés dans les réalités industrielles », explique Fadila Berrabah-Mourier, res- ponsable de l’ingénierie pédagogique. Les parcours proposés s’appuient sur une approche blended learning, com- binant présentiel, digital et mises en si- tuation, afin de favoriser l’engagement des apprenants et l’ancrage durable
des compétences. n JSS Contact : Pascal Roger
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CETIM INFOS N° 283 SEPTEMBRE / OCTOBRE 2026
C AU CETIM
Du sur mesure pour votre transformation FORMATIONS
L’usinage 4.0 à portée de tous Machines-outils connectées, IA, robo- tique, simulation…, les nouveautés technologiques ne manquent pas en usinage ! Pour aider les industriels à mieux appréhender ces évolutions, le catalogue Cetim Academy propose une formation spécifique intitulée « Découvrir les technologies 4.0 en usi- nage ». Elle s’adresse à tous les profes- sionnels, sans prérequis technique. Cette opération, soutenue par l’État dans le cadre du volet Territoires d’in- novation pédagogique du Programme d’investissements d’avenir, prend la forme d’un stage, disponible également en intra, d’une durée totale de 14 heures. Il alterne théorie, mise en situation et explications en atelier ou par le biais de divers médias. Dispensée par un forma- teur expert et validée par un quiz, elle aborde ce thème de manière exhaus- tive de la présentation du processus d’industrialisation jusqu’aux problé- matiques de la connectivité et de l’IA…
DÉCOUVRIR LA FORMATION
L orsque les enjeux de transfor- mation deviennent stratégiques, les solutions standardisées ne suf- fisent plus. Pour accompagner les industriels face à ces défis, le Cetim conçoit et déploie des programmes de formation entièrement personna- lisés, alignés à la fois sur les ambitions de l’entreprise et les compétences à développer chez ses collaborateurs. Grâce à son expertise en ingénierie de formation et en ingénierie péda- gogique, Il construit des parcours sur mesure à partir d’une analyse appro- fondie des besoins, des objectifs opérationnels et des priorités straté- giques de l’organisation. Chaque dis- positif est pensé dans sa globalité : définition des compétences cibles, conception de parcours adaptés, choix des modalités d’apprentissage les plus pertinentes, évaluation des acquis et mesure de l’impact. Développés dans le respect des exi- gences Qualiopi, gages de qualité et d’efficacité, ces programmes peuvent
être animés par les experts du Cetim ou transmis aux équipes internes afin d’assurer une montée en com- pétences durable et autonome. Au-delà de la formation, cette démarche fait des compétences un véritable moteur de performance et de transformation. Associer expertise métier, innovation pédagogique et accompagnement terrain, permet en effet aux industriels de préparer dès aujourd’hui les talents dont ils auront besoin demain. Cette approche séduit déjà de grands acteurs de l’industrie. Safran Aero Engines et Technip Energies s’appuient notam- ment sur cette offre pour accom- pagner leurs projets stratégiques. Technip Energies a ainsi confié au Cetim le déploiement international d’un ambitieux programme de for- mation consacré au Design to Cost et à la Productization, deux leviers majeurs pour renforcer la compétiti- vité et accélérer la mise sur le marché de solutions à forte valeur ajoutée.
Simuler la fonderie La simulation est aujourd’hui un outil incontournable d’aide à la décision en fon- derie. Si les logiciels actuels permettent d’appréhender la qualité des pièces, la pertinence de ces prédictions repose avant tout sur les hypothèses retenues et la qualité des données utilisées. Identifier les paramètres essentiels, comprendre les limites de ces outils et savoir inter- préter les principaux indicateurs devient incontournable. La formation « Simulation en fonderie : les clés pour comprendre et dialoguer » apporte les bases nécessaires. Illustrée par des exemples concrets, elle permet d’acquérir le vocabulaire, les repères et le recul nécessaires pour intégrer plus sereinement la simulation dans les choix techniques. Cette formation peut être enrichie par un module complémentaire consacré aux transferts thermiques.
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12 CETIM INFOS N° 283 SEPTEMBRE / OCTOBRE 2026
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180 participants, 10 conférences, 18 exposants : merci pour votre participation massive à cette journée Défense et fabrication additive à Bourges !
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C’est vous qui le dites : prendre des temps en commun, partager vos préoccupations entre pairs et participer, ensemble, à une réflexion ont pour vous de la valeur !
Un nouvel émulateur moteur haute puissance pour tester rapidement plusieurs configurations sans changer de moteur !
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Un assemblage vissé qui se desserre, cela peut être juste irritant... mais aussi avoir des conséquences désastreuses.
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- CETIM - 52 avenue Félix-Louat - CS 80067 - 60304 Senlis Cedex - cetim.fr Directeur de la publication : Daniel Richet - Rédacteur en chef : Jean-Sébastien Scandella (06 08 77 45 01) - Rédacteur en chef délégué : Akim Djouadi - Maquette/Infographie : Magali Aït Mbark (06 77 07 92 22), Guilbert Gabillot (03 44 67 47 08) - Ont participé à ce numéro : Anaïs Culot, Marc Tharaud - Prix du n° : 16,53 € TTC (15,67 € HT) - Pour joindre vos correspondants par mel : prénom.nom@cetim.fr
Rencontres Internationales de l’Usinage
9 et 10 décembre 2026 - Senlis intercut-expo.com
Un événement organisé par le Cetim et le consortium Intercut Network
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