Baromètre Capacity Score 2026

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Baromètre Capacity Score 2026 Ce que révèle une première base d'acteurs déjà engagés dans la régénération

116 diagnostics complets · 72 entreprises · 41 consultants · 3 sans profil 6 leviers de capacités · 4 niveaux de trajectoire

À découvrir avec ce baromètre → Les comptes rendus des réunions écosystème — filières bio-régénératives et accompagnement (Regenerative Circles) → Les Lauriers de la Régénération — près de 100 produits au modèle triplement profitable, documentés cas par cas → Le livre blanc Nous Sommes Vivants — la méthodologie complète de la transformation régénérative

Tous disponibles sur noussommesvivants.co

N1 Limiter

N2 Réduire

N3 Restaurer

N4 Régénérer

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Baromètre Capacity Score 2026

La démarche et les chiffres clés Ces derniers mois, Nous Sommes Vivants a documenté la régénération sous toutes ses faces : plus de 800 acteurs cartographiés dont 200 entreprises — la moitié avec un produit régénératif —, des Regenerative Circles qui réunissent filières et accompagnants, et les Lauriers de la Régénération — près de 100 lauréats en trois éditions, des produits qui rendent la trajectoire tangible. De ce travail naît une donnée unique, qualitative et quantitative. Ce baromètre répond à une question précise : où en sont les acteurs déjà engagés dans la régénération — et qu'est-ce qui permet, à chacun, de passer au cran suivant ? L'élan est là ; le prochain cran se joue dans la preuve, le financement et la gouvernance. Il livre les premiers résultats de 116 Capacity Score complets, réalisés volontairement — une auto-sélection qui induit un biais assumé : ce sont les déjà-engagés qui se mesurent. Les dirigeants et salariés en poste décrivent leur organisation telle qu'ils la vivent ; pour les consultants, c'est plutôt un moment réflexif sur leur relation d'accompagnement avec leurs clients que sur leur propre cabinet. Repère pour qui découvre : le Capacity Score est un auto-diagnostic gratuit en ligne — 6 leviers de capacités, 4 niveaux de trajectoire de N1 Limiter à N4 Régénérer. Les Regenerative Circles sont les réunions d'état des lieux de l'écosystème ; les Lauriers, le prix annuel des produits régénératifs français.

37 pts d'écart moyen entre le levier fort et le levier faible d'un même répondant — le passage se joue sur le levier bloquant

39% se projettent Jardinier… mais 20% seulement intègrent une voix du vivant en co-décision

3 profils : consolider la preuve (53%), aligner l'intention (37%), déclencher la bascule (9%)

50% des répondants en N3 Restaurer — et pas de répondant en N1

Le résultat en une phrase L'élan est là, porté par le leadership et les collectifs ; les capacités de pilotage et de gouvernance restent en retrait — et c'est là que se joue le prochain cran. Le détail, lui, dit à chacun par où passer.

Les 4 niveaux de trajectoire du Capacity Score :

N1 Limiter

N2 Réduire

N3 Restaurer

N4 Régénérer

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Le contexte (1/2) — l'écosystème de la régénération, cartographié Avant d'évaluer les capacités, Nous Sommes Vivants a cartographié qui fait quoi : plus de 800 acteurs identifiés, dont 200 entreprises — la moitié avec un produit régénératif déjà commercialisé. Et, sur le versant de l'accompagnement, un état des lieux dressé sur deux journées de Regenerative Circle avec 90 participants.

Maillon de la chaîne d'accompagnement

Acteurs

État

60

Sensibilisation (fresques, conférences)

Saturé — l'offre déborde, la demande de « suite » n'est pas servie.

63

Conseil et stratégie

Dominant — on sait penser la transformation.

51

Accompagnement des projets, une fois la feuille de route posée

Isolés, peu documentés — la preuve ne remonte pas.

21

Communication (hors reporting) et financement

Les faibles troupes — et les financeurs ne sont pas dans les salles.

TÊTE — ~60% pense, forme, conseille

CŒUR — ~20% travaille les dynamiques humaines

CORPS — ~20% terrain et preuve

La lecture d'ensemble tient en une image : un écosystème qui a une tête bien faite (environ 60% des acteurs pensent, forment, conseillent), un cœur qui commence à battre (20% travaillent les dynamiques humaines) et un corps qui ne suit pas encore (20% sur le terrain et la preuve). Les acteurs eux-mêmes se décrivent « handicapés de la coopération », l'économie est reconnue centrale mais rarement assumée, et le facteur humain — socle de toutes les pratiques — n'est jamais nommé, jamais facturé. À retenir Un écosystème massif et vivant, mais déséquilibré : fort en amont (sensibiliser, conseiller), creux là où tout se joue désormais — le terrain, la preuve, le financement. C'est exactement ce que le baromètre retrouve dans les scores individuels.

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Le contexte (2/2) — ce que disent les Regenerative Circles Côté filières (Regenerative Circle Agro — une trentaine de participants, de Moët Hennessy à Decathlon en passant par les PME bio), six enjeux systémiques sont remontés :

1. Prouver l'équation économique Des coûts immédiats contre des bénéfices différés — l'arbitrage que tout Comex doit pouvoir trancher.

2. Un référentiel de preuves partagé Face au regen-washing : labels comme marchepieds, certification ROC (Regenerative Organic Certified) comme bascule.

3. Répartir la charge Elle pèse aujourd'hui d'abord sur les producteurs.

4. Diversifier les cas Sortir des trois mêmes exemples héroïques : le monde industriel a besoin de cas sectorisés.

5. Faire valoir la valeur au consommateur final La préférence marché est le chaînon manquant.

6. Passer à l'échelle Filière par filière, dans un langage qui parle aux directions.

Côté accompagnants (Regenerative Circle Écosystème), le constat central est sans complaisance : on sait sensibiliser, on sait conseiller — on ne sait pas encore prouver ni financer. Cinq chantiers collectifs en sont sortis : modèles économiques régénératifs, preuves et mesure, récits, ponts avec la finance, coopération et gouvernance de l'écosystème. Ce sont eux qui structurent la conclusion de ce baromètre.

Pour s'y retrouver — la démarche Regenerative Circles Les Regenerative Circles sont la démarche d'état des lieux de Nous Sommes Vivants : des réunions par échelle (écosystème, filière, région) dont sont issus la cartographie des acteurs et les comptes rendus cités ici. Le Capacity Score en est l'instrument d'auto-évaluation des capacités, organisation par organisation ; les Lauriers, la preuve d'arrivée. Il manquait cette évaluation individuelle : où en est chaque organisation, levier par levier ? C'est ce que les 116 diagnostics qui suivent apportent.

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1. Où en est-on ? Un écosystème installé en N3 Restaurer — et trois façons d'y être

Le gros des troupes est en N3, pas en N2 — et c'est une bonne nouvelle. Dans la grille : le N2 adapte son modèle pour réduire ses impacts ; le N3 restaure — des organisations engagées, le plus souvent sur le versant environnemental ou social, rarement les deux intégrés au modèle ; le N4 contribue sur les deux à la fois, et c'est ce qui le distingue. En croisant l'élan déclaré (leadership + dynamiques humaines) et le pilotage (gouvernance + intelligence écosystémique), trois façons d'être engagé : restauration à consolider (53% — prouver et reproduire), aspiration régénérative à aligner (37% — remonter un levier de pilotage avant d'élargir l'ambition), optimisation dominante (9% — un déclic de posture, par la preuve des pairs).

À retenir Une base déjà en mouvement : dans cet échantillon engagé, très peu partent de zéro — mais trois passages différents à accompagner : prouver, aligner ou basculer. Tout accompagnement qui ignore cette différence parle à côté.

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2. Le leadership porte l'élan — le pilotage suit à distance

Le paradoxe Jardinier 39% se projettent en Jardinier (contribution explicite au vivant) — mais seuls 20% intègrent une voix du vivant en co-décision, 39% n'en intègrent aucune, et 74% pilotent des indicateurs environnementaux de niveau N1–N2 (carbone, reporting, risques). L'écart entre la posture déclarée et les capacités installées est le chiffre central de ce baromètre. Derrière le leadership (69%) et les dynamiques humaines (66%) : innovation 64% (levier le plus polarisé — 35% en N2 face à 31% en N4), chaîne de valeur 61%, puis le binôme du pilotage — gouvernance 59% et intelligence écosystémique 58%. La donnée reste descriptive plus que capacitaire ; la trajectoire ne descend pas dans les règles, budgets et droits de décision. La dynamique est logique : le leadership acquis, monte la question de la gouvernance — « moi je suis engagé, mais les autres ? comment avance-t-on ensemble ? ». Réflexe sain, à ne pas confondre avec la destination : pour une transformation profonde, d'autres leviers sont plus structurants — la chaîne de valeur, l'innovation dans l'offre, la donnée qui arbitre. La gouvernance protège la trajectoire ; ce sont eux qui la créent. À retenir Le sujet n'est plus de convaincre — il est d'équiper la conviction. Neuf points séparent l'élan du pilotage en moyenne agrégée — mais l'écart moyen entre levier fort et levier faible d'un même répondant est de 37 points : le vrai enseignement est individuel, c'est le levier bloquant qu'il faut nommer.

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3. Vue d'ensemble des 4 niveaux : freins et leviers de chaque passage

Passage

Le frein observé

Les leviers du passage

N1 Limiter ↓ N2 Réduire

La posture de survie face aux polycrises, sans vision portée.

Leadership et dynamiques humaines : le déclic est personnel et collectif.

N2 Réduire ↓ N3 Restaurer

Structurer la robustesse : sortir les données d'impact du reporting, passer des achats prix/volume/délai aux engagements réciproques, installer la gouvernance. Le déclic est opérationnel.

Tout est sous 50% sauf le leadership (54%) : chaîne de valeur à 38%, gouvernance à 39%, données cantonnées au reporting.

N3 Restaurer ↓ N4 Régénérer

Des offres régénératives « à côté » du cœur de métier ; une décision qui reste interne (gouvernance 59%, intelligence 58%).

Reconcevoir le cœur de l'offre, ouvrir la décision aux voix du vivant, relier contribution et viabilité économique. Le déclic est modèle d'affaires.

N4 Régénérer à consolider

Même chez les N4, gouvernance (78%) et intelligence écosystémique (79%) restent les derniers leviers.

Inscrire la trajectoire dans les règles, budgets et droits de décision, pour qu'elle survive aux personnes.

À retenir À chaque passage son déclic — personnel, opérationnel, modèle d'affaires, institutionnel — et un fil rouge : la gouvernance apparaît dans trois passages sur quatre. C'est elle qui transforme un élan en trajectoire.

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4. De quoi ont besoin les entreprises ? Lecture levier par levier Chaque répondant est une personne qui décrit son organisation telle qu'elle la vit. C'est la cohérence entre leviers qui fait l'enseignement individuel : un répondant N3 global dont la gouvernance traîne deux niveaux derrière son leadership lit son frein exact — l'écart moyen entre levier fort et levier faible d'un même répondant est de 37 points. De quel niveau parle-t-on ? Des 72 répondants en entreprise, majoritairement en N3 : la lecture « acquis / passage suivant » décrit pour l'essentiel le passage N3 → N4 (les répondants N2 se reportent à la ligne N2 → N3 de la grille, page précédente).

Levier

Ce qui est acquis

Le passage suivant

Les renoncements sont là : rompre avec des fournisseurs qui fragilisent, céder de la performance court terme.

Renoncer à la discrétion : faire de la contribution régénérative un argument commercial assumé et un potentiel économique nommé.

Leadership — 69%

Dynamiques humaines — 68%

La moitié des collectifs transforme progressivement ses pratiques internes ; un sur cinq cocrée avec son territoire.

Coopérer au-delà des murs : co-construire avec partenaires et territoires — et prendre soin de ceux qui portent, l'impuissance étant l'émotion spécifique des entreprises.

Le point de départ a basculé : le potentiel des écosystèmes d'un territoire est la 1ère source d'innovation citée.

Convertir l'inspiration en préférence marché : les effets restent l'image et la niche ; le levier commercial qui justifie le prix n'est cité que par 1 sur 5.

Innovation — 66%

Chaîne de valeur — 63%

Un tiers contractualise en engagements réciproques, un sur cinq achète sur la capacité régénérative du fournisseur.

Généraliser et prouver : étendre les engagements réciproques et documenter leur preuve de filière ou de territoire.

Financer la trajectoire déclarée : 2 sur 3 ne la financent pas (marges sans modèle, ou charge subie). Budget pluriannuel, co-investissement — et ouverture de la décision (39% sans voix du vivant). Faire peser la donnée sur les offres : la réponse dominante optimise sans toucher au modèle. De la donnée qui documente à la donnée qui arbitre — celle qui parle au DAF et au Comex.

Gouvernance — 59%

Un tiers pilote une trajectoire régénérative explicite.

Intelligence écosyst. — 58%

Les données d'impact sont collectées et suivies régulièrement.

À retenir Six leviers, un même mouvement : ce qui est acquis en interne demande à devenir externe et économique — contribution assumée commercialement, coopération au-delà des murs, preuve de filière, financement de la trajectoire. Le prochain niveau est dehors.

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5. Quatre terrains d'étude, un même signal Ce signal vient de quatre terrains d'étude aux modalités différentes : les auto-diagnostics Capacity Score — 116 questionnaires complets, en ligne, volontaires ; la cartographie — plus de 800 acteurs recensés collectivement ; les Regenerative Circles — des journées d'échanges, une centaine de participants, filières, accompagnants et région ; les cas lauréats — près de 100 dossiers documentés par candidature, jury et interviews. Quatre terrains produits par le même collectif, mais pas en vase clos : des populations qui se recoupent partiellement et racontent la même chose — la convergence est un indice sérieux, pas une preuve. Quatre enjeux, quatre recoupements :

L'enjeu

Le baromètre évalue (auto-diagnostic)

Le terrain confirme

Le point de rapprochement

Un leadership qui s'épuise

L'élan est fort (leadership 69%, dynamiques 66%) mais l'impuissance est l'émotion spécifique des entreprises. Intelligence écosystémique dernier levier (58%) : la donnée documente, elle n'arbitre pas. Gouvernance avant-dernière (59%) : 2 répondants sur 3 ne financent pas leur trajectoire, 39% sans voix du vivant. Innovation, levier le plus polarisé (35% N2 / 31% N4) : le vivant inspire les offres, mais le levier commercial n'est cité que par 1 répondant sur 5.

L'écosystème sait sensibiliser (60 acteurs, saturé) et conseiller (63) — le terrain (51, isolés) et le facteur humain, jamais facturé, restent les parents pauvres. Les filières demandent un référentiel de preuves partagé face au regen-washing — labels comme marchepieds, ROC (Regenerative Organic Certified) comme bascule — et des cas diversifiés au-delà des trois mêmes exemples héroïques. La finance compte 21 acteurs quand la sensibilisation en compte 60 — et les financeurs ne sont pas dans les salles. Les filières placent la valorisation auprès du consommateur final parmi leurs six enjeux — et demandent des récits sectorisés qui parlent au client comme au Comex.

L'énergie humaine porte tout et n'est ni outillée ni rémunérée — des deux côtés.

Des données qui n'orientent pas la décision en triple impact

La preuve est le maillon manquant, individuellement et collectivement.

Un financement absent — et une gouvernance qui ne décide ni budgets ni voix Une contribution qui ne crée pas encore la préférence marché

Le financement manque des deux côtés — et la gouvernance, c'est aussi décider des budgets. La valeur perçue est le chaînon manquant entre contribution au vivant et modèle économique.

L'analyse à l'échelle de l'écosystème. À l'analyse individuelle permise par le Capacity Score s'ajoute une lecture systémique, issue de nos autres études (cartographie, Circles) croisées avec les scores. Deux constats : un décalage offre/demande — la chaîne de l'accompagnement est concentrée en amont, là où les consultants excellent (leadership 73%), quand la moitié des 200 entreprises a déjà un produit régénératif et attend l'aval (opérations, preuve, financement) ; une asymétrie d'information — 27% des consultants découvrent la grille quand 34% sont en avant-garde. Le mécanisme de correction est entre les mains des entreprises : la demande éduque l'offre — diagnostic partagé, preuves de filière, budget facteur humain. La relation d'accompagnement n'est pas un à-côté du marché de la régénération : c'est son mécanisme de structuration. Et les Lauriers apportent la preuve d'arrivée Le baromètre dit ce qui manque ; les près de 100 lauréats des trois éditions montrent ce que ça donne quand on l'a : des produits déjà commercialisés dans 21 secteurs, au modèle triplement profitable documenté cas par cas — ECOTONE 710 M€, C'est qui le Patron ?! 126 M€ sans pub ni commerciaux, ETIC 65 M€ en finance solidaire, et surtout 7 lauréats 2026 certifiés ROC : là, la preuve est sur le produit lui-même. Le palmarès confirme la mécanique du baromètre : chez les lauréats, la régénération est conçue dès l'origine ou — le cas le plus fréquent — obtenue par reconception d'une offre existante : dans les deux cas, c'est l'innovation produit qui déclenche la bascule N4, exactement le levier le plus polarisé chez les répondants.

noussommesvivants.co | p. 9

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6. Entreprises et consultants : mêmes scores, réalités différentes — comment travailler ensemble Score global identique de part et d'autre : 63%. Mais ce score recouvre deux expériences distinctes. Les entreprises parlent depuis l'opérationnel — 58% en N3, leviers solides là où l'on agit (dynamiques 68%, innovation 66%, chaîne 63%), et l'impuissance comme émotion spécifique : celle de qui porte des arbitrages réels sans en voir la portée. Les consultants parlent depuis la relation d'accompagnement — leur diagnostic décrit moins leur cabinet que les organisations qu'ils côtoient : le leadership culmine (73%, la conviction leur appartient), la chaîne de valeur décroche (59%, les opérations appartiennent au client) ; 27% en N2 découvrent la grille, 34% en N4 sont déjà alignés. Leur émotion, les contradictions discours/décisions, est celle de l'observateur.

Côté accompagnants : quatre règles

Côté entreprises : ce qu'elles sont en droit de demander au conseil

1. Partir du niveau réel, pas de l'horizon. On choisit le format après avoir nommé le levier, pas avant. 2. Nommer l'appui avant le manque. Partir de ce qui tient, puis nommer le passage — N2 vers robustesse, N3 vers contribution. 3. Adapter au profil, pas au marché. Consolider (53%), aligner (37%), déclencher (9%). Un même discours pour les trois échoue trois fois.

1. « Situons-nous avant de parler format. » L'entreprise arrive avec son niveau et son levier fragile — et regarde ce que l'accompagnant en fait : nommer le passage et des missions comparables, ou repartir vers la sensibilisation. Le diagnostic partagé fait le tri en une conversation. 2. « Montrez-moi des cas de ma filière, avec des chiffres qui parlent à mon DAF. » Une entreprise N3 n'a pas besoin d'être convaincue — elle a besoin de comparables et d'une équation en triple impact. 3. « À la fin, quelles capacités restent chez nous ? » Quel levier aura monté d'un niveau, mesurable, quand vous partirez ? En contrepartie : accès Comex, terrain, données.

4. Relier ambition et preuve — pas renforcer la posture.

4. « Facturez-nous le facteur humain — et nous le budgétons. » C'est le socle jamais facturé de toutes les pratiques.

À retenir Mieux travailler ensemble commence par un langage commun : même diagnostic de départ — niveau, levier fragile, profil — et la conversation ne porte plus sur les convictions mais sur le prochain passage. C'est le rôle du Capacity Score entre une entreprise et ceux qui l'accompagnent.

noussommesvivants.co | p. 10

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En conclusion — accompagner vers la régénération : où en est-on, comment cranter ? Où en est-on ? Plus de 800 acteurs cartographiés, dont 200 entreprises — la moitié avec un produit régénératif commercialisé ; des pratiques de restauration chez un répondant sur deux ; près de 100 lauréats documentés cas par cas. La conclusion globale tient en trois phrases : l'élan est acquis et mesuré ; ce qui reste fragile a un nom — preuve, financement, gouvernance ; et pour chacun de ces manques, une solution est déjà sur la table. Comment cranter ? Même mécanique de cliquet à deux échelles : un cran = le levier bloquant qui monte d'un niveau ; et les chantiers collectifs des Circles, dépliés en sept lignes — ce qu'en disent nos études, ce que NSV y apporte, ce qui reste ouvert : Chantier Ce que disent nos études Ce que NSV y apporte Ce qui reste ouvert 1. Modèles économiques régénératifs Coché — le Business Model Régénératif et ses 5 ateliers, cadre de travail partagé pour relier vivant, chaîne de valeur, offre, marge et revenus. Rendre viables les modèles des accompagnants eux-mêmes — chantier collectif.

Innovation, levier le plus polarisé (35% N2 face à 31% N4) : le vivant est la 1ère inspiration citée, mais les effets marché restent image et niche — le levier commercial n'est cité que par 1 sur 5. Pendant que les lauréats démontrent, cas par cas, qu'un modèle régénératif — conçu dès l'origine ou obtenu par reconception d'une offre existante, le cas le plus fréquent — est triplement profitable. 74% des répondants pilotent des indicateurs de niveau reporting-risques : la donnée documente, elle n'arbitre pas. Face au regen-washing, les filières demandent un référentiel de preuves partagé — labels comme marchepieds, ROC comme bascule. 39% se projettent Jardinier : l'imaginaire est là. Mais le terrain remonte la fatigue des exemples — toujours les trois mêmes cas héroïques cités — quand le monde industriel a besoin de cas diversifiés, sectorisés, qui parlent au client final comme au Comex. Mindsets et encapacitation à coopérer : le socle de toutes les pratiques — jamais nommé, jamais facturé, jamais rémunéré. Et l'impuissance est l'émotion la plus déclarée chez ceux qui portent. Un tiers pilote une trajectoire régénérative explicite — mais 2 sur 3 ne la financent pas : marges sans modèle, ou charge subie. Côté écosystème, 21 acteurs finance contre 60 en sensibilisation — financeurs absents des salles. Des acteurs qui se décrivent « handicapés de la coopération », chacun dans son couloir, décideurs absents des salles.

2. Preuves et mesure

À mieux communiquer — le Capacity Score répond au besoin de se situer pour progresser : quelles pratiques installées, quels indicateurs, à quel niveau (pas une mesure d'impact). Les Lauriers apportent la preuve par les cas — dont 7 certifiés ROC : la preuve sur le produit. À mieux communiquer — la Fresque des Imaginaires et les cas Lauriers existent ; ils atteignent les convaincus, pas encore le client final ni le Comex.

Les référentiels de preuves par filière — dont l'AFNOR SPEC 2315, le cadre que les critiques réclament — et la généralisation des certifications produits comme ROC.

3. Récits

Des récits qui créent la préférence marché au-delà des cercles engagés.

4. Valorisation du facteur humain

Coché — les 3 Fresques (Facteur Humain, Émotions, Imaginaires) travaillent exactement cette transformation individuelle et collective.

La mesurer et la rémunérer : mesurer l'impact du conseil lui-même — chantier du GT Impact de Conseil Regen (structure distincte), où le Capacity Score est cité comme apport possible. Un terrain d'étude et son financement pour lancer la démonstration.

5. Ponts avec la finance

À mieux communiquer — une recherche-action triple profitabilité proposée à l'écosystème : une grille opposable pour les directions comme pour les fonds ; elle attend son terrain et son financement. Coché — trois espaces, un par échelle : Circle Écosystème, Circle Agriculture (filière), équipe AURA à Lyon (entre accompagnants). Toutes les solutions sont sur la table. Non couvert — nos Fresques et le Business Model Régénératif l'adressent indirectement (collectifs, voix du vivant dans l'offre), mais l'accompagnement dédié à la gouvernance ouverte n'existe pas encore.

6. Coopération de l'écosystème

Les conditions concrètes de coopération — temps, financement, confiance, gouvernance partagée.

7. Gouvernance des organisations

39% n'intègrent aucune voix du vivant, 20% seulement en co-décision — la trajectoire ne descend ni dans les budgets ni dans les droits de décision.

Un accompagnement gouvernance — instances, budgets, voix du vivant — à construire, chez NSV ou ailleurs.

Et une question distincte de la coopération : la structuration. Souhaite-t-on s'organiser ? Coopérer dans les espaces existants est une chose ; structurer l'écosystème régénératif français — définition partagée, méthodes d'évaluation, voix commune — en est une autre. Les critiques externes (Novethic : « vague de greenwashing » faute de définition et de méthode ; et plus récemment, la régénération ne vaut que si elle transforme le modèle d'affaires) rendent la question urgente. À ce jour, soyons honnêtes, personne ne semble vraiment le souhaiter : chacun défend son couloir. Mais le contexte change la donne : le recul de la législation — qui explique la baisse d'activité que chacun constate — efface la contrainte réglementaire, et il ne reste alors que l'engagement volontaire. C'est précisément notre opportunité : tracer une autre voie pour les entreprises volontaires, et les accompagner en étant pleinement alignés sur nos valeurs. Un motif de s'organiser un jour — et de coopérer dès maintenant. Où en est ce baromètre ? En consolidation. Les chiffres du Capacity Score continuent de s'agréger et les retours des partenaires de s'intégrer. Nous Sommes Vivants n'avance pas seul et ne donne de leçons à personne — le collectif coopère au sein des réseaux existants (GT Impact de Conseil Regen, équipe AURA à Lyon, partenaires des Circles et des Lauriers) : ce baromètre est une contribution à un effort collectif. Second niveau, pour qui veut aller plus loin : rejoindre les chantiers collectifs — preuve, financement, gouvernance, récits, coopération. Merci aux 337 répondants qui ont engagé leur diagnostic et aux 116 qui l'ont mené au bout, aux participants des Regenerative Circles, aux lauréats et partenaires des Lauriers : ce qui a été accompli ces derniers mois est considérable, et il est collectif — jouez collectif, faites circuler. Prochaine édition fin 2027 Elle mesurera les avancées collectives, sur les mêmes 6 leviers, auprès d'une base élargie. Pour se situer dès aujourd'hui, quel que soit votre niveau de départ : noussommesvivants.co/capacityscore

Le Capacity Score est un outil de Nous Sommes Vivants, conçu pour être partagé : le diagnostic est ouvert à tous ; l'adhésion au collectif donne accès aux résultats et à la grille d'analyse, les analyses stratégiques approfondies restant des prestations dédiées. Chaque diagnostic enrichit la base commune.

noussommesvivants.co | p. 11

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