FNH 978 ok

Du Jeudi 16 et Vendredi 17 avri l 2020 - 8 DH - N° 978

Directeur de la publ ication : Fatima Ouriaghl i

Marché financier

Le paradoxe des taux

P. 12

RÉSERVES EN DEVISES L'Etat joue ses dernières cartouches P. 14/15

Covid-19

POINT BOURSE HEBDO

«L’intérêt effectif des solutions de traçage

Evolution de l'indice Masi depuis avril 2019

Les investisseurs restent prudents L'hésitation et la prudence règnent dans un contexte encore incertain.

reste à démontrer» P. 8

Amal El Fallah Seghrouchni, Experte internationale en intelligence artificielle

P. 30/31

Dépôt légal : 157/98 ISSN : 1114-047 - Dossier de presse : 24/98 - Adresse : 83, Bd El Massi ra El Khadra, Casablanca - Tél. : ( 0522) 98.41.64/66 - Fax : ( 0522) 98.40.22 - Adresse web : www.fnh.ma

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S OMMAIRE

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Actualité Voyons voir : Déconfinement : Sacré casse-tête

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Ça se passe au Maroc Ça se passe en Afrique Ça se passe en dans le monde

Bourse & Finances Les investisseurs restent prudents Le paradoxe des taux Entretien avec Youssef Baghdadi : «Bank Assafa a accordé plus de 200 reports d’échéance de financement à ses clients» Réserves en devises : L'Etat joue ses dernières cartouches Boursenews 8

Editorial

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Par Fatima Ouriaghli f.ouriaghli@financenews.press.ma

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CORONAVIRUS CE MAROC IMAGINATIF

U n Maroc imaginatif, réac- tif, inventif, novateur : c’est ce qu’il nous a été donné de voir depuis que le coronavirus a contraint des millions de Marocains à rester cloîtrés entre quatre murs. Cloîtrés certes, mais l’esprit en ébullition. En quelques semaines, le Royaume s’est réinventé dans tous les domaines : économique, social, culturel… Oui, nous avons été capables de mettre en place, en si peu de temps, des mécanismes à même de pouvoir permettre à des centaines de milliers de salariés et des millions de per- sonnes opérant dans l’informel d’avoir accès à l’aide de l’Etat. Nous nous sommes mis au télétravail, confinement oblige… Nous avons aussi basculé vers l’en- seignement à distance, en permettant ainsi à des millions d’élèves de pou- voir poursuivre leur cursus scolaire. Nous avons mis au point des drones pulvérisateurs pour initier des opéra- tions de décontamination. Nous avons fabriqué des respirateurs artificiels pour renforcer le matériel sanitaire destiné à la lutte contre le coronavirus… Nous ne sommes pas dans la fiction, mais dans une réalité qui, il y a quelques semaines, aurait été pour tous improbable. Oui, le Maroc a du talent. Des talents souvent mal valorisés, et très cer- tainement ignorés, mais révélés au grand jour grâce à un malheureux

événement : la crise sanitaire. Oui, le Maroc a su apporter une réponse collective forte et immédiate à cette crise sanitaire et économique majeure. Comme le disait si bien Oscar Wilde : « L’expérience est le nom que l’on donne à ses erreurs ». De cette épreuve, le Royaume devra donc tirer deux principaux enseignements : «Le Maroc a su apporter une réponse collective forte et immédiate à cette crise sanitaire et économique majeure». • Le premier sera de porter un autre regard sur les compétences de ce pays, afin de limiter la fuite des cer- veaux. • Le second est que le dévelop- pement économique auquel nous aspirons devra désormais avoir pour socle un Maroc agile dans toutes ses composantes, pragmatique et moins procédurier. Voilà donc de quoi inspirer ceux en charge d’élaborer le nouveau modèle de développement. u

Economie Mesures de soutien : Le satisfecit du CVE Entretien avec Hammad Kassal : «Le gouvernement ne dit pas comment chiffrer les pertes du PIB» Entreprises impactées par le Coronavirus : Les experts-comptables tentent de freiner l’hémorragie Croissance : Chronique des récessions au Maroc Entretien avec Amal El Fallah Seghrouchni : «L’intérêt effectif des solutions de traçage reste à démontrer»

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Focus Agricole Coronavirus : Menace sur la sécurité alimentaire 32

L'univers des TPME Food on Demand : Plus de 4.000 repas livrés aux professionnels de santé 33

T ribune Libre Solidarité et empathie pour vaincre le coronavirus : Le Wake up call de l’Afrique à la communauté interna- tionale 34

Culture Arts plastiques : Monia Abdelali, le banal mis à nu Musiques : Un cas, cette playlist !

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Développement durable Forum régional africain du développement durable : Le coronavirus s’invite à la sixième session Solutions d’assistance respiratoire : L’IRESEN s’associe à un consortium international

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Société Lutte contre le Covid-19 : Quel sort pour les migrants ? 40

• Directeur Général responsable de la Publication : Fatima OURIAGHLI • Directeur des rédactions &Développement : DavidWilliam • Rédacteur en chef : Amine Elkadiri • Journalistes : Charaf Jaidani, Leïla Ouriaghli, Adil Hlimi, Momar Diao, Youssef Seddik, Badr Chaou, Chaimaa Abounaïm • Révision : M. Labdaouat • Directeur technique &maquettiste : Abdelillah Chamseddine •Mise en page : Zakaria Beladal • Assistantes de direction : Amina Khchai • Département commercial : Samira Lakbiri, Salma Benmakhlouf, Rania Benchaib • Administratif : Fatiha Aït Allah, Nahla Sahlal • Édition : JMA CONSEIL • Impression : Maroc Soir • Distribution : Sapress • Tirage entre 15.000 et 18.000 exemplaires • Dépôt légal : 157/98 • ISSN : 1114-047 • Dossier de presse : 24/98 • N° Commission paritaire : H.F/02-05

OYONS VOIR V

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Déconfinement Sacré casse-tête

Par D. William

S outenir l’économie, ne pas la laisser cou- ler. Aujourd’hui, c’est la principale pré- occupation de ceux qui sont au pouvoir, partout dans le monde. Les gouvernements se sont affranchis des barrières posées par la fameuse ortho- doxie financière pour maintenir leurs économies respectives à flots et sauver les emplois. Le Maroc n’y a pas échappé. Il a cassé sa tirelire et n’a pas regardé à la dépense. Car ne rien faire aurait exposé le pays à un drame économique et

social sans précédent, alors même que le chômage struc- turel était une préoccupation bien avant la crise. Impossible de laisser exploser un taux de chômage qui flirte avec les 10%. Mais jusqu’à quand peut-on continuer à mettre l’économie sous perfusion ? L’Etat peut-il poursuivre sa politique de sou- tien en continuant à signer des chèques, alors qu’en face les recettes se tarissent à cause d’une activité économique en stand-by ? Ce n’est pas tenable à long

terme, évidemment. Alors, forcément, il va falloir faire tourner la machine écono- mique. Il faut que la production reprenne. Il faut que les usines reprennent vie. Il faut sortir l’économie de ce coma dans lequel on l’a volontairement plongée. Mais résoudre ce problème économique, c’est en soulever un autre d’ordre sanitaire, et beaucoup plus problématique: le déconfinement. Comment déconfiner ? Doit-on le faire de façon progressive et de quelle manière ? Doit-on

déconfiner d’abord les régions les moins touchées, les jeunes? Les personnes âgées et celles à risque doivent-elles rester confinées ? En réalité, partout dans le monde, le déconfinement reste un véritable casse-tête… chinois, en ce qu’il combine l’impératif de faire redémarrer l’activité économique, tout en évitant que ne se déclenche une nouvelle vague de l’épi- démie. Le Maroc se penche aussi sur la question, pour adopter la meilleure formule de déconfi-

nement possible. Mais il faudra y aller vite, car plus on tarde, plus les dégâts seront profonds et plus la fac- ture sera lourde. Le haut-commissariat au Plan (HCP) estime d’ailleurs qu’au total, les effets du confinement au cours du mois d'avril 2020 devraient amputer la crois- sance du PIB de 3,8 points au deuxième trimestre 2020, soit l'équivalent d'une perte d'en- viron 10,9 milliards de DH. Le tout maintenant est de savoir jusqu’à quand durera le confinement ? ◆

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Ç A SE PASSE AU MAROC

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ACTIVITÉ ROYALE

Covid-19 : Le Roi prône le lancement d’une initiative de chefs d’Etat africains

L e Roi Mohammed VI a eu, lundi 13 avril, des entretiens télépho- niques respectivement avec Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, et Macky Sall, président de la République du Sénégal. Ces entretiens ont porté sur l’évolution alarmante de la pandémie du Covid-19 dans le continent africain, selon un communiqué du cabinet royal.

Au cours de ces entretiens, le Roi Mohammed VI a proposé le lancement d’une initiative de chefs d’Etat africains visant à établir un cadre opé- rationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie. Il s’agit d’une initiative pragmatique et orientée vers l’action, permettant un partage d’expériences et de bonnes pratiques, pour faire face à l’impact sanitaire, économique et social de la pandémie. ■

Marchés publics L'Etat admet le cas de force majeure

Le gouvernement fait la chasse aux dépenses superflues Crise économique

L e ministère des Finances a pris plusieurs mesures en vue d’éviter aux entreprises titulaires de marchés publics de suppor- ter des pénalités pour des retards d’exécution qui ne leur sont pas imputables. Ainsi, l’impact de l’état d’urgence sanitaire et des mesures de confinement des personnes sur les délais d’exécution des mar- chés sera considéré comme étant indépendant de la volonté des entreprises titulaires de marchés publics, relevant de ce fait, des cas de force majeure. Les maîtres d’ouvrages relevant des adminis- trations de l’Etat, des collectivités

L e chef de gouvernement, Saad Eddine El Otmani, appelle à une gestion optimale des obligations des dépenses de l'Etat et des institutions publiques au cours de la période de l'état d'urgence sanitaire. Une circulaire de la primature souligne en effet la nécessité d'impliquer tous les secteurs ministériels et institutions publiques sous la tutelle de l’État, dans la rationalisation des dépenses et dans l'orientation des ressources disponibles vers les priorités impo- sées par la gestion de la crise liée à cette pandémie aux niveaux sanitaire, sécuritaire, social et économique pour la mise en œuvre des hautes direc- tives royales. Il est impératif, note la

circulaire, de réduire ou d'annuler les dépenses inutiles au cours de cette période, en particulier celles liées au transport, à la mobilité, à la gestion du parc automobile, à la location et à l'ameublement et l’aménagement des locaux et à l'organisation des conférences et colloques. ■

d’état d’urgence sanitaire et de confinement prises par les pouvoirs publics, sans tenir compte du délai de 7 jours pour l’introduction des demandes de l’espèce. ■

territoriales et des établissements publics sont donc invités à réserver une suite favorable aux demandes des entreprises invoquant la force majeure en raison des mesures

Fonds spécial Covid-19

L e Chef de gouvernement Saad Eddine El Otmani a annoncé qu'il a été décidé que les fonctionnaires et les agents de l’Etat et des collectivités territoriales, ainsi que les employés des établissements publics contribueront au profit du Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie du coronavirus (Covid-19), à hauteur de trois jours de salaire étalés sur trois mois, soit le salaire d’une journée de travail prélevée des mois d’avril, mai et juin (retenu du salaire net après déduction de l’impôt sur le revenu et des prélèvements relatifs aux cotisations de retraite et de mutuelle). ■ Les fonctionnaires mettent la main à la poche

Etat d'urgence sanitaire

Les mesures prises par le Maroc ont permis d’éviter près de 6.000 décès

L a situation épidémiologique au Maroc est maîtrisée pour le moment, puisque le Royaume est toujours dans la 2 ème étape de la propagation du coronavirus, grâce aux efforts consentis par les pouvoirs publics pour endiguer cette pandémie, a souligné, mardi à Rabat, le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb. En réponse à une question centrale sur l'évolution de la pandémie du coronavirus, à la Chambre des conseillers, Ait Taleb a indiqué que les mesures prises, sur Hautes Instructions du Roi Mohammed VI, ont permis au Maroc d'éviter 6.000 décès, selon les études. Le ministre se garde néanmoins de tout triomphalisme. Il a appelé à la vigilance car «l’épidémie peut redoubler d'inten-

sité» , et recommandé le maintien de «l'état d'urgence sani- taire jusqu'à ce que la situation épidémiologique devienne rassurante» . ■

A SE PASSE EN AFRIQUE Ç

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FINANCES NEWS HEBDO

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Pétrole : Le Nigeria s'engage

Un soutien de 405 millions d'euros du FMI au Sénégal

Afrique du Sud

à réduire sa production

La pandémie du Coronavirus atteindra son pic en septembre prochain

L e Fonds monétaire international (FMI) vient d'appor- ter un soutien financier de 405 millions d’euros au Sénégal dans le cadre de la lutte contre les effets de la pandémie de Covid-19. Ce prêt de 266 milliards de FCFA (405 millions d’euros) a été approuvé par le conseil d’administration de l’ins- titution. « Cet appui exceptionnel du FMI représente près de 27% du financement des 1.000 milliards de FCFA du Fonds Covid-19 mis en place par le Président de la République, M. Macky Sall », précise le FMI dans un communiqué. Le FMI, satisfait du cadre macroéconomique et de la maîtrise de la gestion des finances publiques au terme de l’année 2019 et des perspectives économiques favo- rables, accompagne le Programme de résilience écono- mique et social (PRES) pour juguler l’impact défavorable de la pandémie de Covid-19 sur l’économie sénégalaise, poursuit la même source. ■ Le FMI débloque 147 millions de dollars pour le Gabon

Coronavirus : La BCP contribue au Fonds de solidarité de la Côte d'Ivoire A tlantic Business International (ABI), filiale subsaharienne du Groupe maro- cain Banque Centrale Populaire (BCP), a alloué 200 millions de FCFA, soit près de 305 mille euros, au Fonds de solidarité Covid-19 de Côte d'Ivoire. Cette contribution fait partie d'une enveloppe globale de 750 millions de FCFA (environ 1,2 million d'euros), consacrée à la lutte contre le Coronavirus dans les pays de présence du Groupe BCP en zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et en République de Guinée. « Fidèle à ses valeurs de citoyenneté et de proximité avec les pays où il est installé, le Groupe BCP œuvre ainsi aux côtés des pouvoirs publics pour faire face à cette crise sanitaire mondiale », souligne la même source. L e Nigeria, premier producteur de pétrole en Afrique, s'est engagé à réduire sa production de 1,9 à 1,4 mbj, espérant un rebond de 15 dollars du prix du baril. Saluant l'accord « historique » de l'OPEP visant à réduire la production de brut à hauteur de 10 millions de barils par jour, afin d'endiguer la chute des prix sur le marché du brut, le Nigeria a affirmé sa volonté de réduire sa production. « On s'attend à ce que cette intervention historique, une fois conclue, fasse rebondir les prix du pétrole brut d'au moins 15 dollars le baril à court terme », a indiqué le ministre du Pétrole, Timipre Sylva, dans un communiqué, espérant que ce « rebond potentiel des prix pourrait rapporter environ 2,8 milliards de dollars » au pays. Les principaux producteurs de pétrole se sont entendus, sur une réduction en mai et juin de la production mondiale à hauteur de 10 millions de barils par jour, afin d'endiguer la chute des prix sur le marché du brut. ■

L a pandémie de Covid-19 devra atteindre son pic en septembre prochain en Afrique du Sud, selon des projections du gouvernement publiées récemment. Le confinement national, décrété par le pré- sident Cyril Ramaphosa et prolongé de deux semaines supplémentaires jeudi, a permis à l’Afrique du Sud de repousser le pire scénario jusqu'à septembre prochain, a dit le Directeur général du ministère sud-africain de la Santé, Anban Pillay, dans une présentation devant la commission de la santé au parlement sud- africain. Sans ce confinement, l’Afrique du Sud aurait pu connaître le pic de la pandémie le 18 août prochain, a ajouté le responsable. La présentation, qui représente le compte- rendu le plus détaillé de la situation pandémique dans le pays depuis le premier cas d’infection en Afrique du Sud, estime qu’au pire scénario, Gauteng, la province la plus peuplée du pays et qui abrite les villes de Pretoria et Johannesburg, devra enregistrer plus de 1,5 million d’infections à la fin de l’hiver australe, qui devra commencer au mois de mai prochain. ■

Un chèque de 200 millions de FCFA a été ainsi remis par le DG d'ABI, Habib Koné, au ministre ivoirien de l'Economie et des Finances, Adama Coulibaly, en présence de son homologue du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba. ■

L e Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un décaissement de 147 millions de dollars au Gabon pour répondre aux besoins urgents de financement qui découlent de la pandémie de Covid-19. « L’aide du FMI contribuera grandement à satisfaire les besoins de financements extérieurs urgents et à pré- server l’espace budgétaire nécessaire aux dépenses de santé liées au Covid-19 », a indiqué dans un communiqué l’institution financière internationale basée à Washington, relevant que la crise sanitaire et la chute simultanée des prix du pétrole devraient causer de « grandes difficultés » pour l’économie gabonaise. Le FMI rappelle qu'outre les mesures immédiates d’endi- guement, dont la fermeture des frontières et la mise en place du couvre-feu, les autorités de Libreville ont éga- lement pris des mesures importantes pour renforcer la riposte sanitaire et aider les entreprises et les ménages. ■

Ç A SE PASSE DANS LE MONDE

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Le PIB du Royaume-Uni pourrait subir une chute historique de 13% en 2020

L e Royaume-Uni pourrait subir une chute historique de 13% de son produit intérieur brut (PIB) en 2020, dans le cas d'un confinement du pays de trois mois en raison du coronavirus, selon un scénario publié par l'OBR, chargé des prévisions économiques et budgé- taires auprès du gouvernement. Cette chute de l'activité «serait bien plus élevée que les baisses annuelles observées à la fin de chaque guerre mondiale ou pendant la crise financière» de 2008, pré- vient l’institut public. Ses estimations se fondent sur un confinement qui durerait trois mois, suivi d'une autre période de trois mois au cours desquels les restrictions seraient peu à peu levées. Le pays est confiné depuis le 23 mars. L'OBR entrevoit un choc particulièrement fort au deu-

xième trimestre, période qui couvrirait l'essentiel du confinement et donc du coup d'arrêt infligé à l'écono- mie, avec un effondrement de 35% du PIB par rapport au trimestre précédent. ■

Vers une récession mondiale de 3% en 2020

Le FMI va aider en urgence 25 pays face à la pandémie

L e Fonds monétaire international (FMI) a annoncé qu’il allait alléger immédiatement le coût de la dette de 25 de ses Etats membres par l’intermédiaire du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (ARC), afin de permettre aux pays concernés de consacrer leurs ressources à la lutte contre la pandémie de coronavirus. Le conseil d’administration a approuvé une première liste de pays bénéficiaires qui recevront des aides couvrant pour une durée initiale de six mois le montant du service de leur dette au FMI, a précisé dans un communiqué la Directrice générale de l’organi- sation internationale, Kristalina Georgieva. Parmi les pays concernés par les décisions prises lundi figurent l’Afghanistan, le Bénin, le Burkina Faso, la République centra-

«C ette crise ne ressemble à aucune autre». En annonçant une récession mondiale de 3% cette année, le FMI a prévenu que cela pourrait être bien pire tout en reconnaissant la difficulté de faire des prévisions économiques tant l'incertitude est «consi- dérable ». « Le monde a radicalement changé en trois mois (...) Nous rencontrons une sombre réalité », a résumé Gita Gopinath, l'économiste en chef du Fonds monétaire international dans le dernier rapport sur les perspec- tives économiques mondiales. « Il est très probable que cette année, l'économie mondiale connaîtra sa pire récession depuis la grande dépression » des années 30 et dépassera celle de la crise financière mondiale, a-t-elle également ajouté. Dans un effort pour endiguer la pandémie, les gou- vernements se sont résolus à confiner leur population, à fermer les commerces non essentiels, à réduire comme peau de chagrin le trafic aérien, paralysant des pans entiers de l'économie. En conséquence, le commerce international s'est effondré : le Fonds prévoit ainsi une baisse de 11% du volume d'échange de biens et services en 2020. Pour les pays avancés, la récession devrait atteindre 6,1%. Aux Etats-Unis, où il y a peu de filet de sécurité sociale et où le système de santé est défaillant, la contraction du PIB devrait être de 5,9%. Dans la zone Euro, le PIB va même dégringoler de 7,5% avec des populations en Italie, en Espagne et en France durement affectées par le coronavirus. La Chine et l'Inde devraient tirer leur épingle du jeu avec une croissance respective de 1,2% et de 1,9%. Le rebond de l'économie mondiale pourrait toutefois intervenir dès 2021, avec une croissance attendue de 5,8%. ■

fricaine, Haïti, Madagascar, le Mali, le Rwanda, le Togo et le Yémen. ■

L'or au plus haut depuis 7 ans, porté par l'affaiblissement du Dollar

L' or a évolué cette semaine au-dessus de 1.700 dollars l'once après avoir atteint un nouveau sommet en sept ans, stimulé par l'affaiblissement du Dollar et la prudence qui domine chez les investisseurs. Il a atteint 1.728,09 dollars, un niveau que l’on n’a plus observé depuis fin novembre 2012. Cette nouvelle hausse n'est pas liée à un retour rapide du risque, mais plutôt à l'énorme augmentation du bilan de la Réserve fédérale. En adoptant une politique monétaire ultra-accommodante, la Banque centrale américaine (FED) a rendu le Dollar moins attractif et l'or étant libellé en billets verts, une baisse de ce dernier rend le métal jaune moins cher pour les investisseurs utilisant d'autres devises.

Par ailleurs, si la pandémie de coronavirus continue de sévir dans le monde, avec plus de 117.000 morts, certains des pays les plus touchés entrevoient une lueur d'espoir. Cela aurait été de nature à peser sur l'or, traditionnelle valeur refuge, mais c'est surtout le Dollar qui a souffert, tandis que les investisseurs se sont rués sur le métal précieux en prévision de mouvements de prix potentiellement frénétiques dans les jours et les semaines à venir. En effet, la saison des résultats s'apprête à démarrer aux Etats- Unis et selon le cabinet FactSet, on s'attend en moyenne à un recul de 10% des bénéfices des entreprises du S&P 500 au premier trimestre. ■

B OURSE & F INANCES

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Point Bourse Hebdo

Les investisseurs restent prudents

◆ Le Masi aligne une sixième semaine de baisse consécutive. ◆ L'hésitation et la prudence règnent dans un contexte encore incertain.

Evolution de l'indice Masi depuis avril 2019

investisseurs en actions est loin de com- penser les risques économiques induits par la crise. Sur le plan sectoriel, seuls six comparti- ments des 24 représentés à la cote casa- blancaise ont terminé la semaine dans le vert, signant des performances allant de 0,02% pour celui des «Assurances» à 5,5% pour le compartiment «Électricité». A la baisse, l'indice sectoriel «Transport» a lâché 10,67%, ceux des «Loisirs et Hôtels» et «Services aux collectivités» ont accusé des pertes respectives de 7,61% et 6,49%. Cette semaine, rares sont les grandes capitalisations qui ont résisté à la baisse. Maroc Telecom (+1,98%) et Marsa Maroc (+3,32%) sont les deux seules valeurs du top 10 des volumes à avoir progressé. Marsa Maroc est particulièrement portée par des indicateurs sectoriels positifs qui devraient avoir de bonnes répercussions sur son chiffre d'affaires du premier trimestre. Durant cette période, les meilleures per- formances hebdomadaires ont été l'œuvre de Taqa Morocco (+6,14%), Sodep-Marsa

Par Y. Seddik

A ssommés par une série de mau- vaises nouvelles cette semaine (du 7 au 14 avril), dont les pers- pectives de croissance du HCP et du FMI (voir page 17), les investisseurs ont poursuivi leurs dégagements pendant les premières séances de la semaine. Le rebond marqué par la suite n'aura pas empêché le Masi d'abandonner 1,03% sur la semaine, ramenant ainsi sa performance annuelle à -23,64% (jusqu’à mardi 14 avril). Le niveau de l’engagement a été moyen avec des flux atteignant les 604 MDH sur le marché principal. Un point positif pour les actions semble être intégré par les investisseurs : le risque haus- sier sur les taux longs du Trésor, susceptible d'accélérer les sorties de flux des actions, n'est pas un sujet pour les semaines à venir. De quoi limiter, un tant soit peu, la pression sur les actions. Mais cette maigre consolation pour les

Nouvelle détente sur les taux courts Sur les 5,52 Mds de DH de demande for- mulée par les investisseurs lors de la séance d'adjudication du 14 avril, la première en avril, le Trésor a retenu 2,5 Mds de DH. Cette levée a concerné les taux courts. Il s'agit de bons d'une maturité de 12 et 52 semaines ainsi que de 2 ans, souscrits respectivement pour 300 MDH, 1,05 MMDH et 1,15 MMDH aux taux de 2,15%, 2,313% et 2,383%. Les 3 maturités ont connu des baisses du TMP respectives de 5 pbs, 3,9 pbs et 3 pbs. ◆

Maroc (+3,32%), Stroc Industrie (+3,86%), Snep (+4,11%) et Itissalat Al-Maghrib (+1,98%). En revanche, S2M (-12,03%), CTM (-11,14%), Managem (-8,53%), Risma (-7,80%) et Résidences Dar Saada (-6,21%) ont signé les plus fortes baisses. Éléments graphiques D'un point de vue technique, l'indice évolue toujours entre un support à 8.800 points et une résistance à 10.350 points. Les indicateurs techniques sont dans une confi- guration graphique de rebond technique depuis le 23 mars. A moyen-long terme, la tendance est baissière.

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SITUATION AU 31/12/2019

BILAN PASSIF

BILAN ACTIF

en milliers de dirhams

en milliers de dirhams

COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES

ETAT DES SOLDES DE GESTION

en milliers de dirhams

en milliers de dirhams

CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT

en milliers de dirhams

HORS BILAN

en milliers de dirhams

Ces états financiers ne sont pas encore soumis à l’assemblée générale pour l’approbation

COMPTES SOCIAUX TIMAR SA AU 31 DECEMBRE 2019

COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES (HORS TAXES)

OPERATIONS

TOTAUX DE L'EXERCICE

TOTAUX DE L'EXERCICE PRÉCÉDENT

Propres à l'exercice

Concernant les exercices préc.

NATURE

I PRODUITS D'EXPLOITATION * Ventes de marchandises

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* Ventes de biens et services produits

286 024 914,00 286 024 914,00

286 024 914,00 286 024 914,00

267 765 618,08 267 765 618,08

* Chiffre d'affaires

E X P L O

* Variation de stocks de produits(+ ou -) (1)

0,00 0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00

* Immob. produites par l'entreprise pour elle-même

* Subventions d'exploitation * Autres produits d'exploitation

* Reprises d'exploitation : transferts de charges

3 585 542,99

3 585 542,99

1 435 027,43

I

Total I

289 610 456,99

0,00 289 610 456,99

269 200 645,51

T II CHARGES D'EXPLOITATION A

* Achats revendus (2) de marchandises

0,00

0,00 0,00

0,00

0,00

T

* Achats consommés (2) de matières et fournitures

151 950 910,08 66 506 256,81 2 649 426,93 50 471 705,00 1 461 720,24 5 769 712,87 278 809 731,93

151 950 910,08 66 543 302,01 2 664 781,75 50 471 705,00 1 461 720,24 5 769 712,87

133 685 381,55 74 052 920,28 3 360 921,01 49 792 195,14 235 120,85 6 643 266,99 267 769 805,82 1 430 839,69

I

* Autres charges externes

37 045,20 15 354,82

O N

* Impôts et taxes

* Charges de personnel

0,00 0,00 0,00

* Autres charges d'exploitation * Dotations d'exploitation

Total II

52 400,02 278 862 131,95

III

RÉSULTAT D'EXPLOITATION ( I-II )

10 748 325,04

IV PRODUITS FINANCIERS

* Produits de titres de participation

F

et autres titres immobilisés

1 581 964,88 3 870 172,37 1 259 275,46 625 470,57

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

1 581 964,88 3 870 172,37 1 259 275,46 625 470,57 7 336 883,28

0,00

I

* Gains de change

2 478 149,86 1 386 211,14 6 036 946,07 9 901 307,07

N A N

* Intérêts et autres produits financiers * Reprises financières ; transferts de charges

Total IV 7 336 883,28

C V CHARGES FINANCIÈRES I * Charges d'intérêts

1 949 911,43 4 937 431,84

1 949 911,43 4 937 431,84

2 011 873,25 3 186 424,18

E R

* Pertes de change

* Autres charges financières

0,00

0,00

0,00

* Dotations financières

819 699,69

819 699,69

2 632 637,63 7 830 935,06 2 070 372,01 3 501 211,70

Total V 7 707 042,96

7 707 042,96 -370 159,68 10 378 165,36

VI RÉSULTAT FINANCIER ( IV-V )

VII

RÉSULTAT COURANT ( III+VI )

COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES (SUITE)

OPÉRATIONS DE L'EXERCICE

TOTAUX DE L'EXERCICE

TOTAUX DE L'EXERCICE PRÉCÉDENT

NATURE

Propres à l'exercice

Concernant les exercices préc.

VII

RÉSULTAT COURANT ( reports )

10 378 165,36

3 501 211,70

VIII PRODUITS NON COURANTS

N O N

* Produits des cessions d'immobilisations

2 596 476,33

0,00 0,00 0,00

2 596 476,33

1 637 489,33

* Subventions d'équilibre

0,00 0,00

0,00 0,00

0,00 0,00

* Reprises sur subventions d'investissement

* Autres produits non courants

664 421,74

464 563,59

1 128 985,33

2 424 955,42

C

* Reprises non courantes ; transfert de charges

0,00

0,00

0,00

0,00

O

Total VIII

3 260 898,07

464 563,59

3 725 461,66

4 062 444,75

U IX CHARGES NON COURANTES R

* Valeurs nettes d'amortissements des immob. cédées

1 771 521,62

0,00 0,00

1 771 521,62

842 268,65

A N

* Subventions accordées

0,00

0,00

0,00

* Autres charges non courantes

793 671,84 1 800 000,00 4 365 193,46

3 383 173,89

4 176 845,73 1 800 000,00 7 748 367,35 -4 022 905,69 6 355 259,67 2 810 300,00 3 544 959,67

1 424 501,67

T

* Dotations non courantes aux amort. & aux prov°.

0,00

0,00

Total IX

3 383 173,89

2 266 770,32 1 795 674,43 5 296 886,13 1 769 169,00 3 527 717,13

X

RÉSULTAT NON COURANT

XI

RÉSULTAT AVANT IMPÔTS ( VII+X )

XII IMPÔTS SUR LES RÉSULTATS

2 786 248,00

24 052,00

XIII

RÉSULTAT NET ( XI-XII )

XIV TOTAL DES PRODUITS ( I + IV + VIII )

300 672 801,93

283 164 397,33

XV

TOTAL DES CHARGES ( II + V + IX + XII )

297 127 842,26

279 636 680,20

XVI

RÉSULTATS NET (total des produits - total des charges)

3 544 959,67

3 527 717,13

BILAN ACTIF

BILAN PASSIF

EXERCICE N

N - 1

PASSIF

EXERCICE N

N - 1

ACTIF

Amortissements

CAPITAUX PROPRES * Capital social ou personnel (1)

BRUT

& Provisions

NET

NET

30 110 000,00

30 110 000,00

IMMOBILISATIONS EN NONVALEURS (A)

4 032 889,47

2 762 147,07 1 270 742,40

357 096,33

* moins : actionnaires, capital souscrit non appelé * Capital appelé, dont versé... * Prime d'émission, de fusion, d'apport

* Frais préliminaires

0,00

0,00

0,00

0,00

* Charges à répartir sur plusieurs exercices * Primes de remboursement des obligations

4 032 889,47

2 762 147,07

1 270 742,40

357 096,33

40 826 300,00

40 826 300,00

0,00

0,00

0,00

0,00

F

* Écarts de réévaluation

0,00

0,00

A IMMOBILISATIONS INCORPORELLES (B) C * Immobilisations en recherche et développement T * Brevets, marques, droits et valeurs similaires

8 547 322,17

5 760 813,90 2 786 508,27

3 076 128,96

I

* Réserve légale * Autres réserves

2 854 067,58 633 498,83 25 986 371,57

2 677 681,72 633 498,83 23 839 440,30

0,00

0,00

0,00

0,00

N A N C

6 297 322,17 2 250 000,00

5 760 813,90

536 508,27 2 250 000,00

826 128,96 2 250 000,00

* Report à nouveau (2)

I

* Fonds commercial

0,00 0,00

* Résultats nets en instance d'affectation (2)

0,00

0,00

F * Autres immobilisations incorporelles IMMOBILISATIONS CORPORELLES (C)

0,00

0,00

0,00

* Résultats net de l'exercice (2)

3 544 959,67

3 527 717,13

34 040 597,99 12 000 000,00

16 067 686,93 17 972 911,06

3 799 664,21

E

Total des capitaux propres (A)

103 955 197,65

101 614 637,98

I

* Terrains

0,00 12 000 000,00

0,00 0,00

M CAPITAUX PROPRES ASSIMILES

(B)

0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

M * Constructions

0,00

0,00

0,00

E

* Subventions d'investissement * Provisions réglementées :

M * Installations techniques, matériel & outillage

3 047 547,95 2 863 573,54 15 696 526,50

1 230 531,17 2 266 455,37 12 531 200,39

1 817 016,78 597 118,17 3 165 326,11

371 027,17 289 405,33 3 139 231,71

N

O * Matériel de transport

T

( Provisions pour investissements : 2005 = 500.000 ) DETTES DE FINANCEMENT

B * Mobilier, matériel de bureau et aménag. divers

I

(C)

12 488 921,80

* Autres immobilisations corporelles

39 500,00 393 450,00

39 500,00

0,00

0,00 0,00

L * Immobilisations corporelles en cours I IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES (D)

393 450,00

P E

* Emprunts obligataires

0,00

82 054 391,69

33 307 838,06 48 746 553,63 51 601 261,48

* Autres dettes de financement

12 488 921,80

S * Prêts immobilisés

401 487,00

0,00

401 487,00

0,00

R M PROVISIONS DURABLES POUR RISQUES ET CHARGES

E * Autres créances financières

12 851 970,57 68 800 934,12

0,00 12 851 970,57

17 156 792,71 34 444 468,77

(D)

3 167 365,80 430 272,00 2 737 093,80

2 380 689,04 162 161,00 2 218 528,04

* Titres de participation * Autres titres immobilisés

33 307 838,06 35 493 096,06

A N

* Provisions pour risques * Provisions pour charges

0,00

0,00

0,00

0,00

ÉCARTS DE CONVERSION - ACTIF (E) * Diminution des créances immobilisées * Augmentation des dettes de financement

430 272,00 430 272,00

430 272,00 430 272,00

162 161,00 162 161,00

E N ÉCARTS DE CONVERSION - PASSIF

(E)

973,00 973,00

45 610,00 45 610,00

0,00

0,00

0,00

T

* Augmentation des créances immobilisées * Diminution des dettes de financement

TOTAL I (A+B+C+D+E)

129 105 473,32

57 898 485,96 71 206 987,36 58 996 311,98

0,00

0,00

STOCKS (F)

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

Total I (A+B+C+D+E)

119 612 458,25

104 040 937,02

A * Marchandises

C * Matières et fournitures consommables

P DETTES DU PASSIF CIRCULANT

(F)

87 281 585,27 57 568 131,14 1 435 708,00 900 911,87 2 713 043,24 12 239 742,35

84 934 985,23 57 051 006,02

T * Produits en cours

A

* Fournisseurs et comptes rattachés * Clients créditeurs, avances et acomptes

I * Produits intermédiaires et produits résiduels

S S

51 086,20 922 987,10

F * Produits finis

CRÉANCES DE L'ACTIF CIRCULANT (G) C * Fournis. débiteurs, avances et acomptes

159 967 702,31

7 883 313,78 152 084 388,53 153 819 290,65

* Personnel

707 173,96

0,00

707 173,96

1 082 686,93

I

* Organismes sociaux

2 749 052,64 12 074 736,76

I

* Clients et comptes rattachés

116 572 938,87

7 883 313,78 108 689 625,09 106 371 160,45

F

* État

R * Personnel

613 105,83

0,00

613 105,83

1 045 672,62 14 565 897,56

* Comptes d'associés * Autres créanciers

0,00

0,00

C * Etat

10 114 636,47

0,00 10 114 636,47

C

11 969 619,05

10 756 264,74 1 329 851,77

U * Comptes d'associés L * Autres débiteurs

0,00

0,00

0,00

275 575,00

I

* Comptes de régularisations - passif

454 429,62

30 082 644,26 1 877 202,92 9 869 000,00 389 427,69 170 226 130,00

0,00 30 082 644,26

28 936 182,63 1 542 115,46 5 200 000,00 460 924,10

R C AUTRES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

A * Comptes de régularisation - actif

0,00

1 877 202,92

(G) (H)

2 815 927,69 148 982,66 90 246 495,62

965 724,10 62 876,91

N TITRES ET VALEURS DE PLACEMENT (H) T ÉCARTS DE CONVERSION - ACTIF (I)

0,00 9 869 000,00

U ÉCARTS DE CONVERSION - PASSIF

389 427,69

L

Total II (F+G+H)

85 963 586,24

TOTAL II (F+G+H+I)

7 883 313,78 162 342 816,22 159 480 214,75

T TRÉSORERIE - PASSIF R * Crédits d'escompte

T TRESORERIE - ACTIF R * Chèques et valeurs à encaisser

7 062 132,49

8 403 975,19

0,00

0,00

0,00

E S

* Crédits de trésorerie

0,00

0,00

E * Banques, T.G. et C.C.P.

1 222 209,72 4 873 264,97 6 095 474,69

0,00

1 222 209,72 4 873 264,97

910 336,07 3 945 192,84 4 855 528,91

* Banques (soldes créditeurs)

22 724 191,91 29 786 324,40

24 923 557,19 33 327 532,38

S * Caisses, Régies d'avances et accréditifs

O

Total III

O

TOTAL III

0,00 6 095 474,69

TOTAL GÉNÉRAL I + II + III

239 645 278,27

223 332 055,64

TOTAL GÉNÉRAL I + II + III

305 427 078,01

65 781 799,74 239 645 278,27 223 332 055,64

BILAN PASSIF COMPTES CONSOLIDES DU GROUPE AU 31 DECEMBRE 2019

BILAN ACTIF

Passif en MAD

31.12.2019

31.12.2018

Actif en MAD

31.12.2019

31.12.2018

Capital

30 110 000 40 826 300 48 980 957 -2 931 880

30 110 000 40 826 300 36 975 836 -2 747 724

Primes d'émission et de fusion

Goodwill

11 990 327

11 990 327

Réserves

Immobilisations incorporelles

7 767 740

8 210 458

Ecarts de conversion

Résultats net part du groupe

5 905 899

5 338 880

Immobilisations corporelles

127 270 615

103 284 985

Capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires de la société mère

122 891 276

110 503 292

Intérêts minoritaires

5 865 676

6 604 859

Participation dans les entreprises associées

-728 147

-6 362 408

Capitaux propres de l'ensemble consolidé

128 756 952

117 108 151

Autres actifs financiers

4 605 681

5 586 977

Provisions non courantes Avantage du personnel

3 867 366

4 530 042

118 199

63 482

Dont Prêts et créances non courants

4 605 681

5 586 977

Dettes financières non courantes

55 601 753 18 539 626 26 065 826 10 996 301 13 215 327

38 472 156

Dont Dettes envers les établissements de crédit

7 094 332

Dont Titres disponibles à la vente

0

0

Dont Dettes liées aux contrats de location financement

30 639 001

Impôts différés actifs

396 045

137 399

Dont Autres dettes

738 823

Impôts différés passifs

13 644 761

Actifs non-courants

151 302 260

122 847 738

Autres créditeurs non courants

-804

-804

Passifs non courants Provisions courantes

72 801 842

56 709 637

Stocks et en-cours

20 403

243 357

626 500

504 800

Créances clients

186 902 861

188 536 205

Dettes financières courantes

54 644 654 39 177 325 8 030 988 7 436 341 100 697 625 38 820 695 194 789 474 396 348 269

49 363 911 37 136 803 12 227 108

Dont Dettes envers les établissements de crédit

Autres débiteurs courants

25 323 471

28 161 025

Dont Dettes liées aux contrats de location financement

Dont Autres dettes

0

Trésorerie et équivalent de trésorerie

32 799 274

26 833 511

Dettes fournisseurs courantes

101 288 980 41 646 356 192 804 048 366 621 836

Actifs courants

245 046 009

243 774 098

Autres créditeurs courants

Passifs courants TOTAL PASSIF

TOTAL ACTIF

396 348 269

366 621 836

COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE

PERIMETRE DE CONSOLIDATION

Méthode de consolidation

Filiales

Pays

% de contrôle % d'intérêt

MAD

31.12.2019 31.12.2018

TIMAR SA (maison mère)

Maroc

100,00% 100,00%

-----

Chiffre d'affaires

496 723 327 464 898 046

TIMAR INTERNATIONAL

France

100,00% 91,08% Intégration globale

Autres produits de l'activité

-43 526

-207 157

TIMAR TANGER MEDITERRANEE

Maroc

35,00% 35,00% Mise en équivalence

Produits des activités ordinaires

496 679 801 464 690 889

CANET LEVAGE

Maroc

66,00% 64,00% Intégration globale

TIMAR TUNISIE

Tunisie

100,00% 80,00% Intégration globale

Achats

-305 381 995 -270 211 008

TIMAR MALI

Mali

100,00% 100,00% Intégration globale

Autres charges externes

-61 752 063

-77 855 047

TIMAR CÖTE D'IVOIRE

Côte d'ivoire

75,00% 75,00% Intégration globale

Frais de personnel

-76 569 868

-76 354 152

TIMAR AO

Sénégal

70,00% 70,00% Intégration globale

Impôts et taxes

-3 536 842

-3 950 360

MAGHREB TRANSPORT SERVICES MADRID Espagne

55,00% 49,28% Intégration globale

Amortissements et provisions d'exploitation

-27 449 849

-13 101 159

MAGHREB TRANSPORT SERVICES IRUN Espagne

71,42% 71,42% Intégration globale

GRUPOLIS TRANSITARIOS

Portugal

69,35% 69,35% Intégration globale

Autres produits et charges d'exploitation

-577 065

-3 979 674

TIMAR MAURITANIE

Mauritanie

83,34% 83,34% Intégration globale

Charges d'exploitation courantes

-475 267 682 -445 451 399

TIMAR TUNISIE ON SHORE

Tunisie

50,00% 40,00% Intégration globale

Résultat d'exploitation courant

21 412 118 19 239 488

TIMAR MALI TRANSIT

Mali

100,00% 100,00% Intégration globale

Cessions d'actifs

633 689

1 140 275

Cessions de filiales et participations

-12 300

0

Autres produits et charges d'exploitation non courants

-2 968 733

-1 549 210

Autres produits et charges d'exploitation

-2 347 344

-408 934

Résultat des activités opérationnelles

19 064 774 18 830 554

Coût de l'endettement financier net

-6 057 827

-5 642 735

Autres produits financiers

5 553 375

2 932 693

Autres charges financières

-5 781 958

-3 171 990

Résultat financier

-6 286 410

-5 882 032

Résultat avant impôts des entreprises intégrées

12 778 364 12 948 522

Impôts sur les bénéfices

-5 582 221

-3 640 305

Impôts différés

687 807

-1 482 904

Résultat net des entreprises intégrées

7 883 951

7 825 314

Part dans les résultats des sociétés en équivalence

-1 044 889

-1 655 324

Résultat de l'ensemble consolidé

6 839 061

6 169 990

Intérêts minoritaires

-933 162

-831 109

Résultat net - Part du groupe

5 905 899

5 338 880

12

BOURSE & FINANCES

FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 16 ET VENDREDI 17 AVRIL 2020

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Marché financier

◆ Malgré les anticipations de déficit budgétaire, un consensus vers une poursuite de la baisse des taux s’installe. Le paradoxe des taux

Par A. Hlimi

La courbe des taux devrait s’orienter à la baisse, pour la deuxième année consé- cutive.

L a recherche de CDG Capital vient de publier une étude de 24 pages sur les perspectives des taux en 2020 dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19 et la sécheresse. Signée par l'économiste de la banque, Ahmed Zhani, cette note de recherche revient sur la conjoncture particulièrement difficile que nous traversons, marquée d'une part, par la pan- démie Covid-19 et son impact considérable sur l'économie mondiale, avec un manque de visibilité sur l'horizon de reprise de l'activité dans l'ensemble des pays affectés, et d'autre part, par la succession de deux années de sécheresse au niveau national. Sans surprise, il est attendu une dégradation des équilibres macroéconomiques en 2020 malgré les efforts des acteurs du public et du privé pour soute- nir l'activité. Par ailleurs, cette crise excep- tionnelle devrait générer des effets de « second tour », parti- culièrement pour la stabilité du

système financier et monétaire national. « Les séquelles du blocage de l’appareil productif auront certai- nement des effets sur la qualité du portefeuille des crédits des banques, qui devraient assister à une hausse des créances en souffrance », prévient l’auteur de la note. Parallèlement, «la dépréciation de la valeur des actifs, notam- ment financiers et immobiliers,

devrait accentuer le déséquilibre des caisses de retraite et dés- tabiliser l’équilibre ressources/ engagements des compagnies d’assurances, particulièrement pour la branche Vie ». Inflation monétaire Pour ce qui est de la sphère monétaire, l’accentuation du déficit de liquidité, sous l’effet de la hausse tendancielle de la monnaie fiduciaire et le recul

des réserves de change d’un côté et, l’engagement de Bank Al-Maghrib dans une politique expansionniste de l’autre, « pour- raient alimenter une inflation d’ordre monétaire ». La baisse des taux de rende- ment devrait rendre la masse monétaire en circulation plus fluide « avec une hausse des dépôts à vue au détriment des placements à terme ». «La courbe des taux devrait s’orienter à la baisse» La recherche de CDG Capital se base sur un ensemble d’hypo- thèses pour se projeter dans l’évolution des taux en 2020 : baisse du pouvoir d’achat des ménages, baisse prévue des recettes du Trésor face à des dépenses courantes à carac- tère exécutif, mais également engouement des opérateurs sur les titres BDT, considérés comme valeurs refuges en cette période d’instabilité, et ce après le contrôle de la propagation de la pandémie par les autorités. De plus, « une ou plusieurs

baisses supplémentaires du taux directeur par Bank Al-Maghrib en vue de soutenir l’économie nationale en cette période de crise », sont à prévoir. En cas de réalisation des diffé- rentes hypothèses, « la courbe des taux devrait s’orienter à la baisse pour la deuxième année consécutive sur l’ensemble des segments avec une cadence déterminée d’une part, par l’équilibre offre/demande sur le marché et, d’autre part, par les décisions de la Banque centrale concernant le taux directeur », conclut la note. ◆ «La dépréciation de la valeur des actifs, notamment finan- ciers et immobiliers, devrait accentuer le déséquilibre des caisses de retraite».

CDG Capital primée par Thomson Reuters GESTION D'ACTIFS C DG Capital, la banque de financement et d'investissement du groupe CDG, a récemment été primée par le prestigieux prix de Thomson Reuters* LipperAward «Overall MENA Markets Domestic Funds» récompensant la meilleure gestion de la zone MENA au titre de l'édition 2020, et cela pour la deuxième année consécutive. «Ce prix vient confirmer une nouvelle fois l'expertise des équipes de gestion d'actifs, la solidité des processus de prise de décision, et la rigueur de la gestion des risques à CDG Capital», indique-t-on dans un communiqué. Aussi, la gestion obligataire et diversifié a été primée à travers les 2 fonds «CDG Rendement» et «CDG Multigestion» élus meilleurs fonds dans leurs catégories respectives sur une période de 10 ans. Cette distinction vient confirmer les efforts continus et la volonté de CDG Capital, en tant que leader de la gestion d'actifs au Maroc, à délivrer à ses clients une performance responsable et régulière. Les prix Thomson Reuters Lipper récompensent les fonds et les sociétés de gestion de fonds qui se sont distingués en matière de performances ajustées aux risques, relativement à leurs pairs du secteur. ◆ ENBREF

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