FNH N° 1244 V2 (2)

Découvrez le numéro 981 de Finances News Hebdo, premier hebdomadaire de l'information financière au Maroc

Du 31 août 2026 - 8 DH - N° 1244

PREMIER HEBDOMADAIRE DE L'INFORMATION FINANCIÈRE AU MAROC

Directeur de la publication : Fatima Ouriaghli

Scrutin de 2026

Santé mentale

La campagne législative se joue désormais en ligne

Le Maroc face à une crise déguisée

P. 32 à 34

P.22 à 29

P. 6 à 8

Le prochain gouvernement ne disposera pas d’un budget très flexible  Entretien avec Amine Sami, expert en planification stratégique et conduite de changement. Projet de Loi de Finances 2027

Grève des avocats Le coût caché d’une justice paralysée

P. 12 à 15

P. 35

Dépôt légal : 157/98 ISSN : 1114-047 - Dossier de presse : 24/98 - Adresse : 83, Bd El Massira El Khadra, Casablanca - Tél. : (0522) 98.41.64/66 - Fax : (0522) 98.40.22 - Adresse web : www.fnh.ma

SOMMAIRE

FINANCES NEWS HEBDO LUNDI 31 AOÛT 2026

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4 ACTUALITÉ

30 L'UNIVERS DES TPME

Editorial

Entretien avec Fouad Tabit : Agri 4.0 «L’agriculteur marocain n’est pas réfractaire à la technologie, il est rationnellement réfractaire au risque»

Voyons voir : PLF 2027 : De l’Etat social aux grands chantiers BOURSE & FINANCES

Point Bourse Hebdo : Ce que l’été a vraiment changé Banques : Le Maroc se dote d’un régime de résolu- tion des crises Secteur bancaire : IFC s’attaque au marché maro- cain des créances en souffrance Entretien avec Amine Sami : Projet de Loi de Finances 2027, Le prochain gouvernement ne dis- posera pas d’un budget très flexible Cartier Saada : L’activité recule au premier tri- mestre, sous pression du marché américain Taqa Morocco : Le T2 pénalisé par la maintenance et le change Label’Vie : Cap de 10 Mds de DH au S1 2026 franchi Aradei Capital : Chiffre d’affaires en hausse de 8% au S1, investissements en accélération

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Fatima Ouriaghli Directeur général, Responsable de la publication

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Scrutin de 2026 : La campagne législative se joue désormais en ligne 32 POLITIQUE

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Législatives 2026

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A Le citoyen reprend la main

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trois semaines des élections législatives, le Maroc entre dans cette étrange période où les partis redécouvrent soudain que les citoyens existent. Les poi- gnées de main se multiplient, les permanences s'animent, les réseaux sociaux chauffent, les candidats ressortent des placards électoraux et les promesses dithyrambiques commencent à fleurir. Le 23 septembre prochain, les Marocains seront ainsi appelés à renouveler les 395 membres de la Chambre des représentants. Vingt-sept partis doivent participer au scrutin, et l'administration a activé le dispositif destiné à en garantir l'intégrité. Mais cette élection pose une question autrement plus profonde : les Marocains croient-ils encore suffisamment à la politique pour croire en ceux qui leur demandent leur voix ? En 2021, les électeurs avaient provoqué un séisme. Le RNI remportait 102 sièges, tandis que le PJD, après une décennie à la tête du gouvernement, s'effondrait à 13 députés. Cinq ans plus tard, les rôles ont changé. La majorité gouvernementale (RNI, PAM et Istiqlal) ne peut plus seulement promettre. Elle doit répondre. C'est la loi élémentaire de la démocratie : on entre au gouvernement avec un programme, on retourne devant les électeurs avec un bilan. Ces trois partis ont gouverné ensemble pendant un quinquennat. Mais le 23 septembre, ils devront expliquer pourquoi l'électeur doit voter pour l'un plutôt que pour les deux autres. Exercice délicat. Comment revendiquer collectivement les réussites et individualiser les mérites ? Comment assumer solidairement les échecs tout en essayant de les déposer dis- crètement dans la valise du voisin ? Bienvenue dans les joies de la coalition gouvernementale en période électorale. Pendant cinq ans : «nous». Pendant la campagne : «moi». Et le lendemain des élections, pro- bablement «nous» à nouveau. C'est toute l'ambiguïté du scrutin. La majorité pourra mettre sur la table la généralisation de la protection sociale, les aides directes, les investissements industriels, les infrastructures, les performances touristiques, les grands chantiers ferroviaires, autoroutiers, portuaires et aéroportuaires, la préparation de la Coupe du monde 2030 et cette spectaculaire accélération de la transformation physique du Royaume. Ce bilan existe. Le nier serait intellectuellement malhonnête. Mais une élection ne se gagne pas seulement à coups de kilomètres de LGV, d’usines inau- gurées, de stades flambant neufs ou de records touristiques. Elle se joue surtout dans le quo- tidien des citoyens, notamment sur l’addition au marché, dans la quête parfois interminable d’un emploi, dans les couloirs d’un hôpital, face aux difficultés de l’école et, surtout, dans cette redoutable équation qui revient comme un leitmotiv : comment arriver à boucler ses fins de mois. C'est précisément là que commence le danger pour toute majorité sortante. Car il existe deux Maroc. Celui des indicateurs macroéconomiques, des investissements record, des infrastructures et des ambitions internationales. Et celui du portefeuille. Or, dans l'isoloir, le second peut aisément prendre sa revanche sur le premier. Pour autant, le grand adversaire du RNI ne s'appelle peut-être ni Istiqlal, ni PAM, ni PJD. Celui de l'Istiqlal n'est peut-être pas le RNI. Celui du PJD n'est pas nécessairement la majorité sortante. Le concurrent de tout le monde s'appelle la défiance. C'est là que se situe peut-être l'élection véritable. On dissertera pendant des semaines sur les chances du RNI, la poussée de l'Istiqlal, la résistance du PAM, le retour du PJD ou encore sur les ambitions de l'USFP, du PPS, du Mouvement populaire ou de l'Union constitutionnelle. On comptera les candidats, les ralliements ou encore les transfuges. Mais le personnage central de cette histoire pourrait bien être celui qui ne figure sur aucune affiche : l'électeur qui ne vote plus. Parce qu'une démocratie ne souffre pas seulement lorsque les citoyens contestent le pouvoir. Elle souffre davantage lorsqu'ils cessent de considérer que leur choix peut changer quelque chose. Car la colère peut encore nourrir le débat démocratique, mais le désintérêt, lui, finit par le tuer. u

SOCIÉTÉ

20 ECONOMIE

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Grève des avocats : Le coût caché d'une justice paralysé Du pouvoir spirituel aux polémiques de la vénération

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Campagne agricole 2026/2027 : La prochaine saison bénéficie de conditions favorables pour le démarrage

FOCUS SANTÉ MENTALE

Santé mentale : Le Maroc face à une crise invisible Entretien avec Dr Hafsa Abouelfaraj : Santé men- tale, «Au Maroc, les besoins sont aujourd’hui plus importants que les capacités d’accueil» Entretien avec Driss Moussaoui : Psychiatrie au Maroc, Le combat d’une vie de Driss Moussaoui Entretien avec Ghita El Khayat : Psychiatrie, «Quand certains patients comprennent leur mala- die, ils réussissent à la gérer»

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• Directeur des rédactions & Développement : David William • Journalistes : Charaf Jaidani, Leïla Ouriaghli, Youssef Seddik, Khalid Aourmi, Ibtissam Zerrouk • Révision : M. Labdaouat • Directeur technique & maquettiste : Abdelillah Chamseddine • Mise en page : Zakaria Beladal

• Assistantes de direction : Amina Khchai • Département commercial : Samira Lakbiri • Administratif : Fatiha Aït Allah • Édition : JMA CONSEIL

• Impression : Les imprimeries du Matin • Distribution : Sochpress • Tirage 5.000 exemplaires • Dépôt légal : 157/98 • ISSN : 1114-047 • Dossier de presse : 24/98 • N° Commission paritaire : H.F/02-05 • S.A.R.L. au capital de 5.000.000,00 DH - C.N.S.S. 600 50 62 I.F. 1022303 - Patente 35770001 - ICE N° : 001526693000021

• Directeur Général responsable de la Publication : Fatima OURIAGHLI Contact : redactionfnh@gmail.com

VOYONS VOIR

FINANCES NEWS HEBDO LUNDI 31 AOÛT 2026

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PLF 2027

De l’Etat social aux grands chantiers

naux doivent se développer, le réseau auto- routier poursuivre son extension et la capa- cité aéroportuaire dépasser 80 millions de passagers annuels en 2030. Réduire ces investissements à la Coupe du monde serait pourtant une erreur. Le Mondial est un accélérateur, pas une fina- lité. Une LGV, un aéroport ou une autoroute ne se rentabilisent pas pendant quelques semaines de compétition. Leur véritable rendement se mesurera après 2030, dans les gains de productivité, la mobilité, l'at- tractivité des territoires, le tourisme et les investissements qu’ils auront permis de générer. Et c’est précisément ici que commence le vrai débat budgétaire. Car les quelques économies faites ici et là, aussi nécessaires soient-elles, ne financeront évidemment pas une transformation de cette ampleur. Le Maroc aura besoin de davantage de recettes. Pas nécessairement en augmen- tant les taux d’imposition, mais en élargis- sant la base qui produit l’impôt : davantage d’entreprises formelles, d’emplois déclarés, de valeur ajoutée industrielle, d’exporta- tions, de revenus et d’investissement privé. Les 4,1% de croissance espérés deviennent alors bien davantage qu’une prévision macroéconomique et constituent, de fait, une partie du financement du modèle. Car lorsque les dépenses sociales deviennent permanentes, la croissance, elle, peut diffi- cilement rester intermittente. Une mauvaise campagne agricole, un choc énergétique, un ralentissement européen ou une crise géopolitique suffisent à réduire rapidement les marges budgétaires. C’est dire que l’Etat ne pourra durablement être à la fois le premier investisseur, le prin- cipal garant de la protection sociale, un employeur majeur et le moteur presque permanent de la croissance. L’investissement public doit donc engen- drer de l’investissement privé. Faute de quoi, la mécanique risque de tourner en cir- cuit fermé : l’Etat investira pour produire de la croissance afin de dégager les recettes lui permettant… de continuer à investir. La question est donc de savoir si ces inves- tissements généreront suffisamment de productivité, d’emplois, de recettes fiscales et de valeur ajoutée pour financer dura- blement le modèle économique et social actuel, tout en maintenant le déficit budgé- taire autour de 3%. C’est peut-être là que se jouera véritable- ment le budget 2027. ◆

l’Etat social. Quelque 4 millions de familles bénéficient du soutien social direct, pour un coût proche de 2,2 milliards de dirhams par mois, soit environ 26,4 milliards sur une année. Depuis le lancement du programme en 2023 jusqu’à fin juin 2026, plus de 64 milliards de dirhams ont déjà été transférés. Cette dépense n’a plus rien d’exceptionnel. Elle devient structurelle. La même exigence vaut pour la santé et l’éducation. Rénover des milliers d’établis- sements, généraliser les écoles pionnières ou afficher des taux élevés de scolarisation constitue une avancée. Mais le temps où le succès d’une politique publique pou- vait se mesurer uniquement au nombre de bâtiments construits ou de bénéficiaires couverts touche à ses limites. Un hôpital rénové ne garantit ni médecins disponibles, ni médicaments encore moins des délais raisonnables. Une école ouverte ne garantit pas un bon apprentissage. Le prochain test de l’Etat social sera donc celui de la qualité. L’eau, elle, impose une contrainte encore plus implacable. Le Maroc vise 1,7 milliard de mètres cubes d’eau dessalée par an à l’horizon 2030. Sans eau, moins d’agri- culture, moins d’industrie, moins de capa- cité d’accueil touristique, davantage de ten- sions sur les prix et davantage de pression sur les finances publiques. Pour dire qu’elle est devenue une infrastructure productive au même titre qu’un port ou une autoroute. Dépenser mieux Derrière presque tous ces chantiers, surgit 2030. Quelque 430 kilomètres supplémen- taires de LGV sont prévus entre Kénitra et Marrakech, les réseaux ferroviaires régio-

L

Par D. William

équation du Projet de Loi de Finances 2027 tient presque de la haute voltige, en ce sens qu’il s’agit de transformer davantage le Maroc sans déséquilibrer ses comptes. Il faut dire que le Royaume se trouve à la confluence de plusieurs calendriers. Il doit poursuivre la construction de l’Etat social, réformer la santé et l’éducation, sécuriser son approvisionnement en eau, réduire les fractures territoriales, soutenir l’emploi et l’investissement privé, monter en gamme industriellement et préparer les infrastruc- tures de demain. Avec, en toile de fond, cette échéance de 2030 qui pointe son nez. Le chiffre des 210 milliards de dirhams pré- vus sur huit ans pour la nouvelle génération de programmes de développement territo- rial intégré résume à lui seul l’ampleur de la tâche. Plus de 1.200 communes rurales et 17 millions d’habitants sont concernés par différents programmes, tandis que les transferts aux régions devront atteindre au moins 12 milliards de dirhams annuellement à partir de 2027. Le message est clair : la croissance ne peut plus seulement se lire dans les agrégats nationaux. Un point de PIB n’a pas la même traduction à Casablanca que dans une commune enclavée de l’Atlas ou dans un territoire frappé par le stress hydrique. Le développement marocain devra donc être davantage territorialisé. A cette facture s’ajoute désormais celle de

oui , je souhaite m’abonner à cette offre spéciale pour 1 an BULLETIN D’ABONNEMENT Mon abonnement comprend : ❑ 48 numéros Finances News hebdo & 2 numéros du Hors-série. Voici mes coordonnées : ❑ M ❑ Mme ❑ Mlle Nom/Prénom : ................................................................................... Adresse : ............................................................................................ Ville : ............................. Code Postal : ............................................ Tél : ........................................ Fax : ................................................. E-mail : ............................................................................................. Mon règlement ci-joint par : ❑ Chèque bancaire ou virement bancaire à l’ordre de JMA Conseil : Banque Populaire, Agence Abdelmoumen, Compte N° 21211 580 5678 0006-Casablanca - (Maroc)

BOURSE & FINANCES

FINANCES NEWS HEBDO LUNDI 31 AOÛT 2026

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Point Bourse Hebdo Ce que l’été a vraiment changé

Il y a eu deux étés dans l’été à la Bourse de Casablanca. Juillet a refroidi la cote, août lui a rendu de l’allant. Entre les deux, le MASI a changé plusieurs fois de visage, sans jamais vraiment retrouver la mécanique qui avait porté le marché au printemps.

Evolution de l'indice Masi depuis début août 2025

J Par Y . Seddik

uillet avait commencé dans le doute et s’est terminé dans la fatigue. Le MASI a abandonné 2,05% sur le mois, à 17.843,70 points, portant alors son recul annuel à 5,32%. Le 20 juillet, il était même tombé à 17.539 points, son plus bas niveau depuis début avril. Surtout, la baisse ne concernait plus seu- lement quelques poids lourds puisque le MASI Mid Cap a perdu 4,33% sur le mois, davantage que le MASI 20 (-1,50%). La cor- rection avait gagné de la lar- geur, dans des volumes souvent maigres et avec, en arrière-plan, un pétrole nerveux et un Moyen- Orient toujours capable de tendre brutalement les marchés. Ce mois morose n’a pourtant pas manqué d’événements. T2S Group a fait une entrée remar- quée à la cote : 48,1 milliards de dirhams de demande, 111.149 investisseurs et une offre sur-

souscrite 43,75 fois. Le titre a pris près de 20% pour sa première séance, avant de céder 9,55% dès le lendemain. De son côté, Managem a égale- ment occupé le terrain. Le split par dix de l’action, effectif le 27 juillet, a ramené le titre dans des zones de prix plus accessibles et relancé les échanges. Puis les chiffres ont pris le relais : 11,76 milliards de dirhams de chiffre d’affaires au premier semestre, en hausse de 166%, avec la montée en puissance de Tizert et Boto. Début août, la valeur (première capitalisation actuelle du marché) a servi d’étincelle au rebond général. Entre le 3 et le 7, le MASI a gagné 5,72% en cinq séances, sa meilleure semaine depuis avril. À 18.864 points, il avait déjà effacé ses pertes annuelles. Le mouvement s’est ensuite tassé, mais sans rendre le terrain repris.

TOP Performances

FLOP Performances

Zellidja S.A S.M Monétique Sanlam Maroc

-5,14%

+5,94% +5%

Managem Label Vie Fenie Brossette

-3,95%

-3,75%

+4,81%

Le 19 août, l’indice terminait à 18.992 points, pratiquement sur les 19.000, avec une performance annuelle redevenue positive à +0,77%. Ce retour ne signifie pas que tout repart ensemble. C’est même l’in- verse. Les publications du deu- xième trimestre ont commencé à remettre de la hiérarchie dans la cote. Label’Vie a franchi 10 milliards de dirhams de chiffre d’affaires au semestre, Alliances a accéléré, Addoha a confirmé la progression de ses préventes,

Ciments du Maroc a retrouvé de la croissance au deuxième trimestre. Mais le marché attend désormais autre chose que du chiffre d’affaires : les marges, le résultat net, le cash et la dette feront la différence. Après les excès du printemps, ces deux mois d’été auront donc montré que la liquidité pou- vait revenir très vite, mais aussi qu’elle savait se retirer sans pré- venir. Septembre dira surtout quelles valeurs méritent encore d’être payées cher. À suivre. ◆

BOURSE & FINANCES

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FINANCES NEWS HEBDO LUNDI 31 AOÛT 2026

Banques Le Maroc se dote d’un régime de résolution des crises

dans l’économie nationale et les conséquences potentielles de sa défaillance sur le système finan- cier figurent parmi les critères pris en compte. L La loi 87.21, publiée au Bulletin officiel, revoit en profondeur le traitement des établissements de crédit en difficulté. Plans préventifs, nouvelle Autorité de résolution, banque-relais, transfert d’actifs et ordre d’absorption des pertes : le dispositif donne à Bank Al-Maghrib et aux autorités financières des outils pour intervenir avant qu’une défaillance bancaire ne se transforme en crise systémique. Explications. Par Y . Seddik Des plans préparés avant la crise limiter ou interdire la distribution de dividendes ou encore pla- fonner la rémunération variable lorsqu'elle apparaît incompatible avec le maintien d'une situation financière saine. La réforme couvre ainsi la phase située entre la surveillance pru- dentielle ordinaire et la défail- lance effective d'un établisse- ment, avec l'objectif d'agir avant que les difficultés ne deviennent irréversibles.

e cadre national de gestion des crises bancaires franchit une nouvelle étape. Le Bulletin offi- ciel n°7533 publie le dahir por- tant promulgation de la loi 87.21, qui modifie la loi 103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés ainsi que la loi 40.17 portant statut de Bank Al-Maghrib. Ce nouveau texte ne se limite pas à revoir les procédures appli- cables à une banque déjà en difficulté. Il organise une chaîne d’intervention qui commence en amont, avec l’identification des établissements présentant des risques particuliers ou une impor- tance systémique, et peut aller jusqu’à leur restructuration dans le cadre d’une procédure spéci- fique de résolution. Dans le détail, la liste de ces établissements est arrêtée une fois par an par le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques. Elle peut toutefois être révisée à tout moment, notamment à l’initiative du Comité, de Bank Al-Maghrib ou de l’Autorité de résolution créée par la réforme. La taille de l’établissement, son poids

Les établissements concernés devront désormais élaborer un plan préventif de redressement. Celui-ci doit prévoir les mesures permettant de restaurer ou de renforcer leur équilibre financier en cas de dégradation de leur situation. La loi cite notamment la constitution de provisions et de réserves supplémentaires, la limitation des distributions de dividendes, le renforcement des financements ou du capital, la réorganisation des structures de l’établissement, la cession ou la fermeture de filiales et la recherche de nouveaux action- naires ou partenaires. Aucun de ces plans ne peut prévoir, dès sa conception, le recours à un sou- tien financier public exceptionnel. Bank Al-Maghrib dispose paral- lèlement de pouvoirs d'interven- tion renforcés lorsque la situation d'un établissement se détériore. Le régulateur pourra notamment imposer des mesures supplé- mentaires de solvabilité ou de liquidité, réduire certaines acti- vités, demander une restructu- ration de la dette, imposer des changements de gouvernance,

Al-Maghrib assurera son secré- tariat et préparera, pour chaque établissement concerné, un plan préventif de résolution. Ce document doit identifier les obstacles susceptibles de compliquer une résolution, les moyens de les lever, les diffé- rentes options mobilisables et, le cas échéant, leur mode de finan- cement. Il doit également prévoir un plan de communication avec le public et les médias. Comme pour les plans de redressement, le recours anticipé à un soutien public exceptionnel en est exclu. Le plan doit être actualisé au moins une fois par an.

Une Autorité de résolution présidée par le wali de Bank Al-Maghrib La principale nouveauté insti- tutionnelle est la création d'une Autorité de résolution chargée d'exercer les compétences rela- tives au traitement des crises des établissements de crédit. Elle sera présidée par le wali de Bank Al-Maghrib ou son représen- tant. Elle comprendra également deux magistrats désignés par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, deux représentants de l'autorité gouvernementale char- gée des Finances, deux repré- sentants de Bank Al-Maghrib et deux membres indépendants nommés par le ministre chargé des Finances. L'Autorité décidera notamment de l'ouverture d'une procédure de résolution, des mesures à appli- quer et des orientations générales de la politique de résolution. Bank

Quand une banque entre en résolution

La procédure ne concernera que les établissements figurant sur la liste des institutions à risques particuliers ou d'importance sys- témique. Elle pourra être engagée lorsque les mesures de redres- sement n'ont pas permis de res- taurer la viabilité de la banque, que la continuité de ses fonctions essentielles est menacée et que sa situation représente un risque

La principale nouveauté institutionnelle est la création d'une Autorité de résolution chargée d'exercer les compétences relatives au traitement des crises des établissements de crédit.

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BOURSE & FINANCES

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FINANCES NEWS HEBDO LUNDI 31 AOÛT 2026

au financement de la résolution des crises bancaires. La société gestionnaire du fonds pourra, à la demande de l'Autorité de réso- lution, accorder des garanties ou des prêts à l'établissement concerné, à une banque-relais ou à une structure de gestion d'actifs. Sa contribution ne pour- ra toutefois pas dépasser 50% des avoirs du fonds et restera plafonnée au montant des pertes que le fonds aurait supportées en cas de liquidation ordinaire de l'établissement. Si les ressources disponibles deviennent insuffisantes, des contributions supplémentaires pourront être demandées aux établissements de crédit adhé- rents, selon des modalités qui seront fixées par circulaire du wali de Bank Al-Maghrib. Le soutien public n'est donc pas totalement écarté, mais il est placé en dernier recours. La loi permet au gouvernement, sur demande de Bank Al-Maghrib, d'accorder exceptionnellement un soutien financier à un éta- blissement systémique ou pré- sentant des risques particuliers lorsque sa situation menace la stabilité financière ou risque de provoquer un déséquilibre grave de l'économie nationale. La demande de Bank Al-Maghrib n'est pas contraignante pour le gouvernement. Plusieurs éléments opérationnels restent désormais à préciser par voie réglementaire ou par cir- culaires de Bank Al-Maghrib, notamment les critères permet- tant de constater la défaillance d'un établissement, le fonction- nement de l'Autorité de réso- lution, le contenu des plans préventifs et les modalités de constitution des structures de résolution. Avec la loi 87.21, le dispositif de supervision bancaire encadre désormais la préparation et l'exé- cution d'une résolution bancaire, avec une priorité clairement ins- crite dans le texte : maintenir les fonctions essentielles, protéger les dépôts garantis et conte- nir autant que possible le coût d'une crise pour les finances publiques. ◆

compromettre le fonctionnement de la banque ou réduire la valeur récupérable lors de la liquidation. Point important : ces transferts n'ont pas à recueillir l'accord pré- alable des actionnaires, associés ou créanciers. Ils produisent leurs effets immédiatement. Les struc- tures de gestion d'actifs et les banques-relais devront être déte- nues totalement ou partiellement par une ou plusieurs personnes morales de droit public et placées sous leur contrôle. Les actionnaires en première ligne Le nouveau dispositif précise également l'ordre dans lequel les pertes doivent être suppor- tées lors d'une résolution. Elles sont imputées en premier lieu aux actionnaires ou associés de l'éta- blissement, puis aux créances assorties de conditions et enfin aux créanciers ordinaires. La loi pose parallèlement le principe selon lequel aucun créancier ne peut supporter une perte supé- rieure à celle qu'il aurait subie dans le cadre d'une liquidation ordinaire. Les dépôts couverts par le méca- nisme de garantie bénéficient, eux, d'une protection intégrale. L'Autorité dispose à cet effet de pouvoirs étendus. Elle peut notamment réduire jusqu'à zéro la valeur nominale de certains titres, annuler des instruments de dette, modifier leurs échéances ou les intérêts dus, ou sus- pendre temporairement certains paiements. Plusieurs catégories sont toutefois exclues de ces mesures, notamment les dépôts couverts par les fonds de garan- tie, certaines dettes garanties, les créances liées aux relations de travail et les dettes envers les fournisseurs de biens et services.

 Le Maroc renforce son arsenal de gestion des crises bancaires avec un dispositif dédié aux établissements systémiques.

immédiat pour la stabilité du système financier. La loi retient également comme condition l'absence d'une solution privée ou prudentielle raisonnablement susceptible d'éviter la défaillance dans des délais appropriés. Une banque est notamment considérée comme défaillante, ou susceptible de le devenir, lorsque ses actifs sont inférieurs à ses passifs ou lorsque des éléments objectifs permettent d'antici- per un tel déséquilibre à brève échéance. Les critères qualita- tifs et quantitatifs d'appréciation seront précisés par circulaire du wali de Bank Al-Maghrib. Avant de choisir les mesures à appliquer, l'Autorité de résolution doit faire évaluer les actifs et les passifs de l'établissement par un expert indépendant. En situa- tion d'urgence, Bank Al-Maghrib pourra réaliser une évaluation provisoire, qui devra être suivie d'une évaluation définitive indé- pendante. Cession, banque-relais ou séparation des actifs Trois instruments principaux sont

prévus : la cession des activités de l'établissement, le recours à une banque-relais et la sépara- tion de certains actifs. Ces instru- ments peuvent être utilisés sépa- rément ou conjointement. Ainsi, la cession peut porter sur les actions, mais aussi sur tout ou partie des actifs, droits ou enga- gements de la banque. La pro- cédure doit en principe respecter des exigences de transparence, d'absence de favoritisme entre acquéreurs, de prévention des conflits d'intérêts et de recherche du meilleur prix possible compte tenu des circonstances. La banque-relais constitue, elle, une solution temporaire. Elle peut reprendre tout ou partie des titres, actifs, droits ou engagements de l'établissement placé en résolu- tion afin d'assurer la continuité de certaines activités avant leur cession ultérieure. Elle est agréée et contrôlée par Bank Al-Maghrib. Le troisième outil permet de transférer des actifs vers une ou plusieurs structures de gestion dédiées, notamment lorsque leur liquidation immédiate pourrait perturber les marchés financiers,

Le fonds de garantie également mobilisé

La réforme élargit enfin le rôle du dispositif de garantie des dépôts

La loi permet au gouvernement, sur demande de Bank Al-Maghrib, d'accorder exceptionnellement un soutien financier à un établissement systémique.

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ments de crédit et les autorités de supervision. Le développement d’un marché secondaire permet notamment aux banques de trans- férer certains actifs à des investis- seurs spécialisés plutôt que de les conserver durablement dans leurs bilans.

EOS, spécialiste européen des créances dépréciées

Partenaire de l’IFC dans ce projet, EOS est spécialisé depuis plus de 50 ans dans l’acquisition, la valori- sation et la gestion de créances en difficulté. Basé en Allemagne et détenu à 100% par Otto Group, le groupe intervient notamment sur les porte- feuilles de particuliers ainsi que sur les créances de PME et d’entre- prises, garanties ou non garanties. Dans le cadre du projet maro- cain, EOS doit également travailler avec des gestionnaires d’actifs et cabinets juridiques locaux. L’IFC attend à ce titre un transfert de savoir-faire vers les prestataires marocains intervenant dans le recouvrement et la gestion de ces actifs. Le périmètre d’investisse- ment prévu couvre aussi bien des pools de créances d’entreprises que des créances individuelles, des NPL de particuliers et de TPE- PME, ainsi que des actifs immobi- liers détenus après réalisation de garanties. Certaines acquisitions seront toutefois soumises à des restrictions. L’IFC prévoit notam- ment l’exclusion d’activités pré- sentant des risques environnemen- taux ou sociaux élevés et encadre l’acquisition de portefeuilles dont les actifs sous-jacents ne seraient pas identifiés à l’avance. Le projet est classé FI-2, corres- pondant selon l’IFC à une expo- sition limitée aux risques environ- nementaux et sociaux. EOS devra adapter son dispositif de gestion de ces risques au contexte régle- mentaire marocain et renforcer plusieurs procédures d’ici 2027 et 2028. À ce stade, l’investissement reste donc au stade de projet. S’il obtient le feu vert de l’IFC en octobre, il introduira au Maroc un nouveau véhicule doté de capitaux internationaux spécifiquement consacré au marché des créances en souffrance. ◆

 L’IFC et EOS préparent un véhicule de 60 millions d’euros destiné à l’acquisition de créances en souffrance au Maroc.

Secteur bancaire IFC s’attaque au marché marocain des créances en souffrance L La Société financière internationale (IFC) prévoit de s’associer au groupe allemand EOS pour mettre en place au Maroc une plateforme dotée de 60 millions d’euros destinée à l’acquisition et au recouvrement de créances en souffrance. Le projet, encore soumis à approbation, constituerait le premier investissement de l’IFC dans le pays dans le cadre de son programme DARP. Par Y . Seddik

e marché marocain des créances en souffrance pourrait accueillir un nouvel acteur institutionnel. L’IFC, filiale du Groupe Banque mondiale dédiée au secteur privé, prépare avec EOS Holding GmbH la créa- tion d’un véhicule d’investissement de 60 millions d’euros consacré aux actifs en difficulté au Maroc. Le projet, baptisé DARP NPL EOS Morocco, doit encore être approu- vé. Son examen par le Conseil d’administration de l’IFC est prévu le 15 octobre 2026. La structure serait financée à parts égales par les deux partenaires, avec des engagements pouvant atteindre 30 millions d’euros pour l’IFC et autant pour EOS. Les inves- tissements prendraient la forme de fonds propres.

Le véhicule aura vocation à acqué- rir auprès d’établissements finan- ciers marocains des portefeuilles de créances non performantes (NPL) sur les particuliers, les TPE- PME et les entreprises, ainsi que certains actifs immobiliers repris dans le cadre du traitement de ces créances. Pour l’IFC, il s’agira de sa première opération au Maroc dans le cadre de son Distressed Asset Recovery Program (DARP), un dispositif consacré au traitement des actifs dépréciés.

une partie de leurs créances en souffrance. L’IFC estime que ces cessions peuvent permettre aux institutions concernées de libérer du capital et de le réallouer à de nouveaux crédits. Le dispositif doit également favoriser la res- tructuration ou la régularisation de la situation financière de certains débiteurs. Au-delà des volumes qui pourront effectivement être acquis, l’entrée de l’IFC et d’EOS vise aussi à contribuer au dévelop- pement d’un marché plus structuré des actifs en difficulté au Maroc. La question prend une importance particulière pour le secteur finan- cier, alors que le traitement des créances en souffrance constitue depuis plusieurs années l’un des sujets suivis par les établisse-

Libérer du capital dans les bilans bancaires

L’opération vise notamment à offrir aux établissements financiers un canal supplémentaire pour céder

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FCP AL IKRAM Géré par CIH Capital Management

Classification : Diversifié Politique d’affectation des résultats : Capitalisation

RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES PÉRIODE DU 1ER JANVIER AU 30 JUIN 2026

Opinion Conformément à la mission qui nous a été confiée dans le règlement de gestion du fonds commun de placement « AL IKRAM », nous avons effectué l’audit des états réglementaires et documents comptables, qui comprennent le bilan au titre de la période allant du 1er janvier au 30 juin 2026, le compte de produits et charges, l’état des soldes de gestion pour le semestre clos à cette date, ainsi que l’état des informations complémentaires (ETIC). Ces états et documents comptables font ressortir un actif net de MAD 34.615.160,71 dont un bénéfice à affecter de MAD 346.193,14. Nous certifions que les états réglementaires et documents comptables semestriels cités au premier paragraphe ci-dessus sont régu- liers et sincères et donnent, dans tous leurs aspects significatifs, une image fidèle du résultat des opérations de la période écoulée ainsi que de la situation financière et du patrimoine du fonds commun de placement AL IKRAM au titre de la période du 1er janvier au 30 juin 2026 conformément au référentiel comptable admis au Maroc. Fondement de l’opinion Nous avons effectué notre audit selon les Normes de la Profession au Maroc. Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont plus amplement décrites dans la section « Responsabilités de l’auditeur à l’égard des états semestriels » du présent rapport. Nous sommes indépendants du fonds commun de placement, conformément aux règles de déontologie qui s’appliquent à l’audit des états de synthèse et nous nous sommes acquittés des autres responsabilités déontologiques qui nous incombent selon ces règles. Nous estimons que les éléments probants que nous avons obtenus sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion d’audit. Responsabilité de la direction et des responsables de la gouvernance à l’égard des états semestriels La société de gestion est responsable de la préparation et de la présentation fidèle des états réglementaires et documents comp- tables semestriels, conformément au référentiel comptable en vigueur au Maroc, ainsi que du contrôle interne qu'elle considère comme nécessaire pour permettre la préparation d'états semestriels exempts d'anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d'erreurs.

Lors de la préparation des états semestriels, c’est à la société de gestion qu’il incombe d’évaluer la capacité du FCP à poursuivre son exploitation, de communiquer, le cas échéant, les questions relatives à la continuité de l’exploitation et d’appliquer le principe comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider le FCP ou de cesser son activité ou si aucune autre solution réaliste ne s’offre à elle. Il incombe aux responsables de la gouvernance de surveiller le processus d’information financière du FCP. Responsabilité de l’auditeur pour l’audit des états semestriels Nos objectifs sont d’obtenir l’assurance raisonnable que les états de synthèse pris dans leur ensemble sont exempts d’anoma- lies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs et de délivrer un rapport de l’auditeur contenant notre opinion. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, qui ne garantit toutefois pas qu’un audit réalisé conformément aux normes professionnelles permettra toujours de détecter toute anomalie significative qui pourrait exister. Les anomalies peuvent résulter de fraudes ou d’erreurs et elles sont considérées comme significatives lorsqu’il est raisonnable de s’attendre à ce que, individuellement ou collectivement, elles puissent influer sur les décisions économiques que les utilisateurs des états de synthèse prennent en se fondant sur ceux-ci. Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes de la profession au Maroc, nous exerçons notre jugement professionnel et faisons preuve d’esprit critique tout au long de cet audit. En outre : • Nous identifions et évaluons les risques que les états de synthèse comportent des anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs, concevons et mettons en œuvre des procédures d’audit en réponse à ces risques, et réunissons des éléments probants suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative résultant d’une fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ; • Nous acquérons une compréhension des éléments du contrôle interne pertinents pour l’audit afin de concevoir des procédures d’audit appropriées aux circonstances, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne de la société

de gestion de du fonds ; • Nous apprécions le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction de la société de gestion, de la société de gestion, de même que des informations y afférentes fournies par cette dernière ; • Nous tirons une conclusion quant au caractère approprié de l’utilisation par la direction du principe comptable de continuité d’ex- ploitation et, selon les éléments probants obtenus, quant à l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou situations susceptibles de jeter un doute important sur la capacité du fonds à poursuivre son exploitation. Si nous concluons à l’existence d’une incertitude significative, nous sommes tenus d’attirer l’attention des lecteurs de notre rapport sur les informations fournies dans les états de synthèse au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas adéquates, d’exprimer une opinion modifiée. Nos conclusions s’appuient sur les éléments probants obtenus jusqu’à la date de notre rapport. Des événements ou situations futurs pourraient par ailleurs amener le fonds à cesser son exploitation ; ©2026 Fidaroc Grant Thornton. All rights reserved.​2 • Nous évaluons la présentation d’ensemble, la structure et le contenu des états de synthèse, y compris les informations fournies dans les états de synthèse, et apprécions si les états de synthèse représentent les opérations et événements sous-jacents d’une manière propre à donner une image fidèle. Casablanca, le 26 août 2026

Le Commissaire aux comptes

BILAN ACTIF

BILAN PASSIF

COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES

Semestre clos le : 30/06/2026

Semestre clos le : 30/06/2026

Semestre clos le : 30/06/2026

COUPON COURU

X

PASSIF

30/06/2026

30/06/2025

ACTIF

30/06/2026

30/06/2025

CAPITAL (A)

34 280 215,49 32 997 110,55 -421 894,30 1 559 117,97 -4 508,39 150 389,66

34 918 130,72 31 807 821,60 -473 369,32 2 586 672,61 -24 991,89 1 021 997,72

NATURE

30/06/2026

30/06/2025

IMMOBILISATIONS CORPORELLES NETTES (A) TERRAINS CONSTRUCTIONS AUTRES IMMOBILISATIONS CORPORELLES AMORTISSEMENTS PROVISIONS

CAPITAL EN DEBUT D'EXERCICE EMISSIONS ET RACHATS

Produits sur opérations financières (A)

383 305,42 31 050,28 31 629,12 180 734,82

509 055,03 28 168,30 35 177,24 256 543,92

COMMISSIONS DE SOUSCRIPTIONS & DE RACHATS VARIATIONS DES DIFFERENCES D'ESTIMATIONS

Produits sur actions Produits sur obligations

FRAIS DE NEGOCIATION

PLUS ET MOINS VALUES REALISEES

Produits sur titres de créances négociables

Produits sur titres OPCVM Produits sur BDT

REPORT A NOUVEAU (B) REPORT A NOUVEAU (B) COMPTES DE REGULARISATION (C) COMPTES DE REGULARISATION (C)

139 042,36

188 152,81

IMMOBILISATIONS FINANCIERES (B) IMMOBILISATIONS FINANCIERES

Produits sur acquisitions et cessions temporaires de titre

848,84

1 012,76

Produits sur autres titres Produits sur opérations financières à terme Intérêts sur comptes courants à terme Intérêts sur comptes courants à vue Produits sur garanties données en espèces Autres produits sur opérations financières

-11 247,92 -11 247,92

-14 403,66 -14 403,66

TOTAL I = A+B

PORTEFEUILLE TITRES ACHETEUR (C)

34 585 653,69 35 319 682,26 7 148 233,45 6 286 399,42

0,00

0,00

RESULTAT EN INSTANCE D'AFFECTATION (D) RESULTAT EN INSTANCE D'AFFECTATION (D) RESULTAT DE L 'EXERCICE A AFFECTER (E) RESULTAT DE L 'EXERCICE A AFFECTER (E)

0,00 0,00

0,00 0,00

ACTIONS

OBLIGATIONS

2 171 532,04

999 902,98

TITRES DE CREANCES NEGOCIABLES

7 862 944,80 14 890 601,62

0,00

0,00

346 193,14 346 193,14

468 232,92 468 232,92

TITRES D'OPCVM BON DE TRESOR

5 981 199,22

131 776,00

11 421 744,18 13 011 002,24

Charges sur opérations financières (B) Charges sur acquisition et cessions temp de titres Autres charges sur opérations financières de portefeuille Charges sur Operations Financieres A Terme Charges sur emprunts

1 148,02

936,73

OPERATIONS D ACQUISITION ET CESSION TEMP DE TITRES

0,00

0,00

TOTAL I = ACTIF NET = A+B+C+D+E

34 615 160,71

35 371 959,98

0,00

0,00

AUTRES OPERATIONS SUR TITRES AUTRES TITRES

OPERATIONS DE CESSION SUR VALEURS MOBILIERES OPERATIONS DE CESSION SUR VALEURS MOBILIERES OPERATIONS DE CESSION TEMPORAIRE DE TITRES

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

OPERATEURS DEBITEURS (D)

10 198,48 10 198,48

6 346,00 6 346,00

OPERATIONS TEMPORAIRES SUR TITRES OPERATEURS CREDITEURS (G)

Intérêts sur comptes courants créditeurs Charges sur garanties reçues en espèces Autres charges sur opérations financières

1 148,02

936,73

COUPONS A RECEVOIR

0,00

0,00

VENTES A REGLEMENTS DIFFERE

0,00

0,00

SOUSCRIPTIONS A PAYER ACHAT A REGLEMENT DIFFERE

OPERATEURS DEBITEURS SUR CONTRAT A TERME AUTRES OPERATEURS DEBITEURS

0,00

0,00

OPERATEURS CREDITEURS SUR CONTRATS A TERME AUTRES OPERATEURS CREDITEURS ACTIONNAIRES OU PORTEURS DE PARTS (H) ACTIONNAIRES OU PORTEURS DE PARTS (H) CREDITEURS DIVERS ET COMPTES RATTACHES (I)

I-Résultat sur opérations financières (A-B)

382 157,40

508 118,30

0,00

0,00

ACTIONNAIRES OU PORTEURS DE PARTS DEBITEURS (E) ACTIONNAIRES OU PORTEURS DE PARTS DEBITEURS DEBITEURS DIVERS ET COMPTES RATTACHES (F) PERSONNEL AUTRES DEBITEURS COMPTES DE REGULARISATION ACTIF INCIDENCE DES ENGAGEMENTS SUR OPERATIONS A TERME(G) INCIDENCE DES ENGAGEMENTS SUR OPERATIONS A TERME

Autres produits de gestion (C)

0,00 0,00

0,00 0,00

Produits accessoires Produits non courants

7 163,67

6 585,63

Frais de gestion (D) Charges externes

34 633,40 27 128,29

37 363,66 28 989,07

PERSONNEL ORGANISMES SOCIAUX ETAT AUTRES CREDITEURS

Impôts et taxes Charges de personnel Autres charges de gestion courante Dotation aux frais de gestion budgetés

5 641,69 1 521,98

5 091,96 1 493,67

COMPTES DE REGULARISATION PASSIF

0,00

0,00

7 505,11

8 374,59

INCIDENCE DES ENGAGEMENTS SUR OPERATIONS A TERME (J) INCIDENCE DES ENGAGEMENTS SUR OPERATIONS A TER POSITION DE CHANGE (K) POSITION DE CHANGE TOTAL II = F+G+H+I+J+K

CONTRE VALEUR POSITION DE CHANGE(H)

Dotation aux amortissements Charges non courantes

0,00

0,00

TOTAL II = C+D+E+F+G+H

34 595 852,17 35 326 028,26

COMPTES FINANCIERS - ACTIF (I) DEPOTS A TERME (2 ANS ET PLUS) DEPOTS A TERME (INFERIEURS A 2 ANS ) DEPOTS A VUE REMUNERES BANQUES ( SOLDES DEBITEURS )

26 472,21

52 517,35

II-Résultat net du semestre (I+C-D)

347 524,00 -1 330,86 -1 330,86

470 754,64 -2 521,72 -2 521,72

Régularisation des revenus du semestre en cours (E) Régularisation des revenus du semestre en cours (E)

7 163,67

6 585,63

0,00

0,00

COMPTES FINANCIERS - PASSIF (L) EMPRUNTS A TERME BANQUES (SOLDES CREDITEURS)

0,00

0,00

26 472,21

52 517,35

Acomptes sur dividendes du semestre (F) Produits utilisés Charges imputées

0,00

0,00

SOCIETES DE BOURSE & AUTRES INTERMEDIAIRES AUTRES COMPTES DE TRESORERIE - ACTIF

SOCIETES DE BOURSE & AUTRES INTERMEDIAIRES AUTRES COMPTES DE TRESORERIE - PASSIF TOTAL III = L

TOTAL III = I

26 472,21

52 517,35

0,00

0,00

III- RESULTAT A AFFECTER (II+/-E-F)

346 193,14

468 232,92

TOTAL GENERAL = I+II+III

34 622 324,38 35 378 545,61

TOTAL GENERAL = I+II+III

34 622 324,38

35 378 545,61

POLITIQUE DE PLACEMENT

EVOLUTION DES NOMBRES DE PARTS ET DE LA VALEUR LIQUIDATIVE DES OPCVM

TABLEAU D’ANALYSE DES REVENUS

Semestre clos le : 30/06/2025

Semestre clos le : 30/06/2026

RAPPEL DE L’ORIENTATION DE LA POLITIQUE DE PLACEMENT Le FCP AL IKRAM est un Fonds Commun de Placement "Diversifié"Indice de référence : 60% MASI (Moroccan All Shares Index) et 40% MBI Moyen Terme (Moroccan Bonds Index). INDICATION DE LA POLITIQUE DE PLACEMENT SUIVIE L'objectif de gestion est d'offrir aux souscripteurs un outil qui autoriseà moyen et long terme une perspective de rentabilité. Dans cette optique, le FCP sera investi au maximum à hauteur de 60% sans les atteindre, de ses actifs hors liquidités, en actions, en certificats d'investissement et droits d'attribution ou de souscription côtés à la bourse des valeurs de casablanca ou sur tout marché réglementé en fonctionnement régulier et ouvert au public et à aucun moment ne peut atteindre 90% de ses actifs, hors liquidités et créances représentatives des opérations de pension qu'il effectue en tant que cessionnaire, en titres de créances. Le FCP pourrait également investir une partie de ses actifs en parts ou actions d'OPCVM, d'organismes de placement en capital Risque (OPCR) et de fonds de placement collectifs en titrisation (FPCT) tout en respectant la réglementation en vigueur. Par ailleurs, le fonds pourra consacrer au maximum 10% de son actif net à des opérations de placement en devises à l'étranger, dans les limites, règles et conditions de la réglementation en vigueur. Le marché boursier a démarré l’année 2026 sur une légère phase de correction après la forte progression enregistrée en 2025 avec un MASI qui affiche une quasi-stagnation de +1,03% à 18 666,95 points. la Bourse de Casablanca a clôturé le premier semestre de l’année sur une performance de -2.46% à 18 022points. Ce repli est lié principalement au contexte géopolitique actuel, notamment la guerre en Iran, qui a débuté durant fin février et se poursuit toujours dans un climat d’incertitude, avec des tensions autour du détroit d’Ormuz. Les prix de l’énergie, notamment le Brent a ainsi connu une hausse exceptionnelle, dépassant un pic de 110$/baril. En termes de volumes, le marché a connu un flux transactionnel important de 48,5 Mds MAD, dont 46,7 Mds MAD sur le mar- ché central et 1,8 Md MAD sur le marché de blocs. ATW vient en tête des meilleurs volumes traités sur le semestre avec 5,1 Mds DH. Ce semestre a été marqué également par la décision de la BAM de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25% tout en révisant ses perspectives économiques, l’inflation est désormais attendue en hausse à 1,5% en 2026 contre 0,8% prévu en mars, tandis que la croissance est revue légèrement en baisse à 5,2% en 2026, contre 5,6% auparavant . MARCHE OBLIGATAIRE COMMENTAIRE SUR LES ACTIVITES DE L'EXERCICE MARCHE ACTION : Après une année 2025 particulièrement baissière, les taux obligataire secondaires ont fortement augmenté, de 6 pbs pour le 13w à 39 pbs pour la maturité 15 ans. Concernant la courbe primaire, les taux obligataires ont connu des hausses principalement sur le segment [5 ans ; 10 ans], 21 pbs pour la maturité 10 ans et plus 25 pbs pour la maturité 05 ans. En effet la partie MT s’est accaparé plus de 75% du montant total levé avec une demande représentant plus de 60% du montant total demandé. A l’inverse les parties CT et LT n’ont représenté que 4% et 19% respectivement du total levé. En effet, la demande des investisseurs s’est amoindri sur le segment LT, ce qui a dirigé le besoin vers le compartiment MT poussant le Trésor à concéder des rendements en adéquation avec cette demande. Parallèlement, la récente sortie à l’international en EURO du Trésor réalisée en mai dernier, dans des conditions favorables a légèrement atténué la pression sur la courbe. Par revanche, elle n’a pas eu l’effet escompté sur l’amélioration du sentiment des investisseurs. Dans le cadre du conseil de BAM tenu en juin 2026, il a été décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2.25% en raison de l’évolution de l’inflation en ligne avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, de la bonne dynamique de l’activité économique, ainsi qu’aux fortes incertitudes du contexte international. En perspectives, compte tenu de l’évolution favorable des tensions géopolitiques, la baisse des prix des carburants et d’une inflation moins importante que prévu, la pression actuelle sur la courbe devrait s’atténuer. AL IKRAM Le FCP ALIKRAM a réalisé sur le 1er semestre 2026 une performance de -1.34% contre -1.10% pour le MASI. • Nom du fonds : FCP AL IKRAM • Classification : Diversifié • N°D’agrément : AG/OP/015/2011 • Adresse SDG : 25, BD Al Massira Al Khadra Maârif Casablanca • Dépositaire : LA BMCI • Adresse Dépositaire : 26, Nations Unies Casablanca

Ventilation des revenus du portefeuille par catégorie

Exercice/Semestre

Exercice/Semestre précédent

PORTEFEUILLE DE CLOTURE

DETAIL DES REVENUS

Nombre d'actions ou de parts en circulation à la fin de la période

950,00

969,00

Catégories de TITRES

30/06/2026

30/06/2025

30/06/2026

30/06/2025

Valeur liquidative de fin de période ETAT DES SOLDES DE GESTION

36 437,01

36 503,57

ACTIONS

7 148 233,45 7 148 233,45

6 286 399,42 6 286 399,42

31 050,28 31 050,28

28 168,3 28 168,3

Semestre clos le : 30/06/2026

ACTIONS COTEES

ACTIONS NON COTEES

0,00

0,00

0,00

0,00

VARIATIONS A-B FAVORABLES DEFAVORABLES

OBLIGATIONS

2 171 532,04 2 171 532,04

999 902,98 999 902,98

31 629,12 31 629,12

35 177,24 35 177,24

DESIGNATIONS

30/06/2026 (A)

30/06/2025 (B)

OBLIGATIONS ORDINAIRES

OBLIGATIONS CONVERTIBLES EN ACTIONS

0,00 0,00

0,00 0,00

0,00 0,00

0,00 0,00

RESULTAT SUR OPERATIONS FINANCIERES

382 157,40 347 524,00 346 193,14 3 678 466,57 150 389,66 3 528 076,91

508 118,30 470 754,64 468 232,92 4 764 834,86 1 093 032,83 3 671 802,03 2 729 994,41 71 035,11 2 633 967,41

- - - - - - - -

125 960,90 123 230,64 122 039,78 1 086 368,29

RESULTAT NET DU SEMESTRE RESULTAT A AFFECTER (A) PRODUITS CAPITALISES (B)

OBLIGATIONS AVEC BON DE SOUSCRIPTION D'ACTIONS

BON DE TRESOR

11 421 744,18 13 011 002,24

139 042,36 139 042,36 180 734,82

188 152,81 1881 52,81 256 543,92

BONS DU TRESOR

11 421 744,18

13 011 002,24

Commissions de souscriptions et de rachats

TCN

7 862 944,80 14 890 601,62

Plus Values réalisées

942 643,17 143 725,12

BILLETS DE TRESORERIE CERTIFICATS DE DEPOT

0,00

0,00

0,00

0,00

Augmentation des différences d'estimation Augmentation des différences de change

1 199 579,40 6 663 365,40 5 981 199,22 3 106 890,00 2 874 309,22

3 239 930,92 11 650 670,70

39 801,20 140 933,62

41 461,01 215 082,91

BONS DE SOCIETES DE FINANCEMENT

CHARGES CAPITALISEES (C)

4 558 678,97

2 160 117,73 71 035,11

1 828 684,56

Moins Values réalisées

TITRES D'OPCVM ACTIONS SICAV

131 776,00 131 776,00

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

Diminution des différences d'estimation

4 554 170,58

-

-1920203,17

Frais de négociation

4 508,39

24 991,89

20 483,50

PARTS FCP

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

Diminution des différences de change RESULTAT CAPITALISE (D) =(B)-(C) RESULTAT GLOBAL (E)=(A)+(D) AUTRES VARIATIONS DE L'ACTIF NET (F)

AUTRES TITRES

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

-880 212,40 -534 019,26 433 142,22

2 034 840,45 2 503 073,37 487 772,98

2 915 052,85 3 037 092,63

AUTRES TITRES

OPERATIONS TEMPORAIRES SUR TITRES

848,84

1 012,76

54 630,76

TITRES DONNES EN PENSION TITRES RECUS EN PENSION PRET ET EMPRUNT DE TITRES

0,00

0,00

Souscriptions (y compris comptes de regul des revenus) Rachats (y compris comptes de regul des revenus) Distribution des bénéfices (Exercice antérieur) ACTIF NET AU DEBUT DU SEMESTRE (G) ACTIF NET EN FIN DU SEMESTRE =(E)+/-(F)+(G)

848,84

1 012,76

433 142,22

487 772,98

54 630,76

-

0,00

0,00

35 582 322,19 34 615 160,71

33 356 659,59 35 371 959,98

2 225 662,60

TOTAL

34 585 653,69 35 319 682,26

383 305,42

509 055,03

756 799,27

Autres revenus financiers OPERATIONS FINANCIERES A TERME

Tableau d’analyse de la valeur liquidative

26 472,21 26 472,21

52 517,35 52 517,35

0,00 0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00

VARIATIONS A-B

COMPTE A VUE COMPTE A TERME

DESIGNATIONS

30/06/2026 (A) 30/06/2025 (B)

FAVORABLES DEFAVORABLES

0,00 0,00

0,00 0,00

TABLEAU DES CREANCES Dont part capital (B - A) / C Valeur liquidative de clôture Résultat à affecter (A) Actif net de clôture (B) Nombre d’actions ou de parts (C) Valeur liquidative unitaire de clôture (B / C) Dont part revenu (A / C)

36 437,01 346 193,14

36 503,57 468 232,92

66,56

AUTRES OPERATIONS FINANCIERES A TERME

122 039,78 756 799,27

34 615 160,71

35 371 959,98

950,00

969,00

19,00 66,56

TOTAL COMPLÉMENET D’INFORMATIONS RELATIVES A L’INVENTAIRE DE L’OPCVM

34 612 125,90 35 372 199,61

383 305,42

509 055,03

36 437,01 36 072,60

36 503,57 36 020,36

52,24

364,41

483,21

118,80

Montant / Quantité

Semestre clos le : 30/06/2026 MOINS ECHUES NON

Pensions livrées Actif Net

34 615 160,71

• Politique d’affectation : Capitalisation entière • Société de gestion : CIH CAPITAL MANAGEMENT

INVENTAIRES DES ACTIFS Nombre d'actions ou de parts

PLUS

950,00

CREANCE

TOTAL D'UN AN D'UN AN RECOUVRES

OPERATEURS DEBITEURS COUPONS A RECEVOIR

10 198,48 10 198,48

10 198,48 10 198,48

Valorisation par titre en DH (C)

Valorisation globale en DH (D=C*A)

Code Maroclear (1)

Quantité (A)

% par rapport au Total Actif

Emetteurs

Désignation

VENTES A REGLEMENTS DIFFERE

0,00

0,00

ADDOHA AKDITAL ALLIANCE

MA0000011512 MA0000012585 MA0000011819 MA0000012445 MA0000012767 MA0000801318 MA0000010381 MA0000012627 MA0000011454 MA0001530783 MA0000010506 MA0000012718 MA0000011850 MA0000012239 MA0002016519 MA0002018655 MA0002015545 MA0002018895 MA0002019133 MA0002018820 MA0002015354 MA0000092637 MA0000012320 MA0000012080 MA0000011801 MA0000092793 MA0000092801 MA0001009333 MA0000011058 MA0000012395 MA0001009408 MA0000011462 MA0000012783 MA0000011728 MA0000012312 MA0001009937 MA0001010174 MA0000012205 MA0000012262 MA0000012528 MA0000012759

ADDOHA GROUP

148,00 1 086,00 111,00 587,00 154,00 45,00 45,00 1 281,00 1 284,00 12,00 69,00 592,00 2 899,00

35,00

5 180,00

0,01 3,73 0,13 1,17 0,12 0,00 0,13 0,74 1,30 3,46 0,33 0,58

COMPTES FINANCIERS - ACTIF ACTIONNAIRES OU PORTEURS DE PARTS DEBITEUR ACTIONNAIRES OU PORTEURS DE PARTS DEBITEURS DEBITEURS DIVERS ET COMPTES RATTACHES PERSONNEL AUTRES DEBITEURS COMPTES DE REGULARISATION ACTIF DEPOT A TERME OPERATEURS DEBITEURS SUR CONTRAT A TERME AUTRES OPERATEURS DEBITEURS

AKDITAL ALLIANCE

1 189,00 400,00 687,90 268,00

1 291 254,00 44 400,00 403 797,30 41 272,00 43 290,00 254 854,95 451 069,20 1 199 579,40 117,00 113 298,00 202 464,00 174 809,70 116 928,00 3 519 197,28 1 352 857,09 2 049 375,40 312 760,11 1 224 814,44 201 993,64 2 760 746,22 2 104 481,62 164 970,00 269 124,00 334 400,00 67 050,42 508 930,65 256 500,00 126 616,00 1 114 574,45 336 900,00 27 166,20 44 555,00 0,00 869 994,10 1 989 325,00 3 050 535,30 92 750,00 50 660,00 1 380 744,00 51 120,00 3 106 890,00 2 874 309,22

ATTIJARIWAFA BANK

ATTIJARIWAFA BANK

CASH PLUS

CASH PLUS

CDM

Droit de souscripion CDM 5/73 2026

2,60

CDM

962,00 198,95 351,30

CFG CIH

CFG BANK

CIH

CD CIH 5Y 30 avril 2030 2.92% CIMENTS DU MAROC

99 964,95 1 642,00 342,00

CIMAR

CMGP GROUP DELTA HOLDING ESPACE SAADA

CMGP GROUP DELTA HOLDING ESPACE SAADA

60,30 174,00

0,50 0,34 10,16 3,91

672,00 36,00 13,00 20,00 3,00 12,00 2,00 27,00 59,00 94,00 123,00 88,00 10,00 6,00 15,00 19,00

ETAT

BDT 10 Y 16 JUIN 2031 2.30% BDT 11 Y 18 JUIN 2035 3.55% BDT15Y 16JUIL35 03% BDT 5Y 14 OCTOBRE 2030 2.85% BDT 2 Y 20 septembre 2027 2.20% BDT 2Y 15 MARS 2027 2.65% BDT 10Y 18JUIN29 03.35 OBL FEC 15 Y 13 JUILLET 2030 4.60

97 755,48 104 065,93 102 468,77 104 253,37 102 067,87 100 996,82 102 249,86 35 669,18 1 755,00 2 188,00 3 800,00 11 175,07 33 928,71 13 500,00 238,00 0,00 101 324,95

0,00

0,00

0,00

5,92 0,90 3,54 0,58 7,97 6,08 0,48 0,78 0,97 0,00 0,19 1,47 0,74 0,37 3,22 0,97 0,08 0,13 2,51 5,75 8,81 0,27 0,15 3,99 0,15 8,97 8,30 0,00 0,00 0,03 0,08

Semestre clos le : 30/06/2026

FEC

30/06/2026

30/06/2025

HOLCIM JET ALU LABEL VIE

Holcim Maroc S,A JET CONTRACTORS

DEPOTS A TERME (2 ANS ET PLUS) DEPOTS A TERME (INFERIEURS A 2 ANS )

LABEL VIE

MAGHREB STEEL

OBL MAGHREB STEEL DU 31/12/202 OBL MAGHREB STEEL DU 31/12/203 BSF MAGHREBAIL 3Y 08/03/2027 TF

0,00

0,00

MAGHREBAIL MANAGEM MUTANDIS SCA

DEPOTS A VUE REMUNERES BANQUES ( SOLDES DEBITEURS )

MANAGEM MUTANDIS SCA

532,00 11,00 1 000,00 38,00 133,00 1 021,00

26 472,21

52 517,35

RCI FINANCE MAROC

BSF RCI 3 Y 10 MAI 2027 3.91%

RISMA SGTM SNEP

RISMA SGTM SNEP

336,90 714,90 335,00 852,10

SOCIETES DE BOURSE & AUTRES INTERMEDIAIRES AUTRES COMPTES DE TRESORERIE - ACTIF TOTAL

SODEP-MARSA MAROC SOFAC CREDIT

MARSA MAROC

TABLEAU DES DETTES

26 472,21

52 517,35

BSF SOFAC 5 Y 13 JUIN 2030 2.80% BSF SOGELEASE 4 Y 30 OCTOBRE

25,00 30,00 53,00 34,00

79 573,00 101 684,51 1 750,00 1 490,00

sogelease

TAQA

TAQA MOROCCO TOTAL MAROC

TOTAL MAROC

Semestre clos le : 30/06/2026

Travaux Généraux de Construction de Casablanca

TGCC

1 812,00 142,00 18 500,00 1 644,26

762,00 360,00 167,94 1 748,09

VICENNE

VICENNE

BMCI TRESO PLUS CIH PATRIMOINE

3073 4247

BMCI TRESO PLUS CIH PATRIMOINE

DETTES

TOTAL

PLUS

MOINS DE 1 AN

ECHUES ET NON PAYEES

%

%

%

%

Dépot à terme (plus de 2 ans)

0,00 0,00

Créances représentatives des titres reçus en pension

DE 1 AN

Autres actifs (4)

10 198,48 26 472,21

OPERATEURS CREDITEURS SOUSCRIPTIONS A PAYER ACHAT A REGLEMENT DIFFERE

0,00 0,00

0,00 0,00

TABLEAU DES MOUVEMENTS D’ACTIFS Liquidité Total actifs

34 622 324,38

100%

0,00

0,00

Semestre clos le : 30/06/2026

0,00 0,00

0,00 0,00

OPERATEURS CREDITEURS SUR CONTRATS A TER AUTRES OPERATEURS CREDITEURS ACTIONNAIRES OU PORTEURS DE PARTS ACTIONNAIRES OU PORTEURS DE PARTS CREDITEURS DIVERS ET COMPTES RATTACHES

0,00

0,00

Numéro de compte Montant début de semestre

Acquisitions

Cessions

Variation différence d'estimation Variation intérêts courus

Montant fin de semestre

Structure en %

0,00 0,00

0,00 0,00

1.IMMOBILISATIONS

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

0,00

0,00

0,00 0,00

0,00 0,00

2.ACTIONS

8 516 108,74 8 516 108,74

360 050,00 360 050,00

861 649,56 861 649,56

-866 275,73 -866 275,73

7 148 233,45 7 148 233,45

20,65 20,65

ACTIONS COTEES

ACTIONS NON COTEES

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00 6,27 0,00 0,00 6,27

7 163,67 0,02

7 163,67 0,02

3.OBLIGATIONS

148 543,86

2 023 344,23

110 115,50

22 514,97

87 244,48

2 171 532,04

PERSONNEL

0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00

OBL AC BON DE SOUS D ACT

0,00 0,00

0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00

0,00 0,00

0,00 0,00

ORGANISMES SOCIAUX

OBL CONV EN ACT

OBLIGATIONS ORDINAIRES

148 543,86 9 219 495,27 9 219 495,27 14 673 822,48 11 397 200,76 3 276 621,72 2 984 030,49 0,00

2 023 344,23 2 323 663,57 2 323 663,57

110 115,50

22 514,97 -56 845,94 -56 845,94 -26 706,13 -16 702,61 -10 003,52 -98 780,84 10 940,43 0,00 -109 721,27

87 244,48 -64 568,72 -64 568,72 -184 171,60 -117 132,80 -67 038,80 0,00

2 171 532,04 11 421 744,18 11 421 744,18 7 862 944,80 6 663 365,40 1 199 579,40 5 981 199,22 3 106 890,00 0,00 2 874 309,22

ETAT

4.BON DU TRESOR BON DU TRESOR

32,99 32,99 22,71

AUTRES CREDITEURS

5 641,69 0,02 1 521,98 0,00

5 641,69 0,02 1 521,98 0,00

COMPTES FINANCIERS - PASSIF COMPTES DE REGULARISATION PASSIF

5.TCN

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

6 599 999,95

BILLETS DE TRESORERIE BONS DE SOCIETES DE FINA CERTIFICATS DE DEPOT

0,00

0,00

Semestre clos le : 30/06/2026

4 599 999,95 2 000 000,00 1 801 793,43 1 801 793,43

19,25

3,46

6.TITRES D'OPCVM ACTIONS SICAV

4 897 743,00 4 897 743,00

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

17,28

30/06/2026

30/06/2025

0,00

8,97 8,30 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,08 0,03 0,03

PARTS FCP

2 984 030,49

0,00 0,00 0,00 0,00

7.AUTRES TITRES AUTRES TITRES

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

EMPRUNTS A TERME BANQUES (SOLDES CREDITEURS)

0,00

0,00

8.TITRES DONNES EN PENSI

9.CREANCES

5 278 825,21

5 278 825,21

SOCIETES DE BOURSE & AUTRES INTERMEDIAIRES AUTRES COMPTES DE TRESORERIE - PASSIF TOTAL

10.DEPOTS A TERME

0,00

0,00

11.LIQUIDITE

46 961,79

15 467 120,47 7 923 921,03 7 923 921,03 38 274 667,51

15 487 610,05 7 913 722,55 7 913 722,55 38 053 716,25

26 472,21 10 198,48 10 198,48

0,00

0,00

12.AUTRES ELEMENTS DE L AUTRES ELEMENTS DE L AC

Total

35 588 962,63

-1 026 093,67

-161 495,84

34 622 324,38

100%

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