FNH 976 ok

Du 31 mars 2020 - 8 DH - N° 976

Directeur de la publ ication : Fatima Ouriaghl i

Soutien à l’économie Bank Al-Maghrib refinance à tout-va !

P. 12

Crise du Covid-19 «Plus rien ne sera comme avant» ◆ La crise sanitaire du coronavirus révèle au grand jour les défaillances du néolibéralisme triomphant. ◆ Mohamed Berrada est confiant quant à l'avenir du Maroc car, estime-t-il, «les crises nous permettent de rebondir plus fort».

Mohamed Berrada, ancien ministre, professeur universitaire

P. 22/23

POINT BOURSE HEBDO

BOURSE DE CASABLANCA

Karim Hajji dit tout sur son mandat

Evolution de l'indice Masi depuis mars 2019

Tentative de rebond avortée Face aux annonces de suppression des dividendes, le rebond construit en début de semaine a tourné court. Le niveau de participation des opé- rateurs est toujours en baisse.

◆ Le désormais ex-patron de la Bourse fait le bilan des 10 ans passés à la tête de l'institution.

P. 10/11

P. 9

Dépôt légal : 157/98 ISSN : 1114-047 - Dossier de presse : 24/98 - Adresse : 83, Bd El Massi ra El Khadra, Casablanca - Tél. : ( 0522) 98.41.64/66 - Fax : ( 0522) 98.40.22 - Adresse web : www.fnh.ma

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OMMAIRE S

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Actualité Voyons voir : Coronavirus : Du Maroc au Bénin

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Ça se passe au Maroc Ça se passe en Afrique Ça se passe dans le monde

Bourse & Finances Point Bourse Hebdo : Tentative de rebond avortée Entretien avec Karim Hajji : Bourse de Casablanca, Karim Hajji dit tout sur son mandat

Editorial

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Soutien à l’économie : Bank Al-Maghrib refinance à tout-va Banque Centrale Populaire : L’international monte en puissance Maghreb Steel : La croissance est dans les coûts Boursenews

Par Fatima Ouriaghli f.ouriaghli@financenews.press.ma

LES CITOYENS D’ABORD, L’ÉCONOMIE APRÈS

L’ épidémie du coro- navirus nous a-t- elle davantage humanisés ? Il y a lieu de le croire, au regard notamment de l’énorme élan de solidarité qu’il nous a été donné de constater dans le Royaume ces derniers jours. Faire attention à son prochain, être solidaire dans les moments durs, aider et soutenir l’autre : nous nous concentrons aujourd’hui sur les principes fondamentaux qui régissent la société marocaine. Autrement dit, de l’humanité dans nos rapports devenus subitement plus sains, moins parasités ! Une humanité qui s’assoit sur ce qui, il y a à peine moins d’un mois, guidait la plupart des relations : les rapports d’intérêt, les calculs mesquins, l’égoïsme… A une plus grande échelle, le coronavirus a mis à nu, de façon éloquente, l’extrême fragilité du capitalisme mondialisé. Au diable les dogmes quasi établis et les convictions économiques ! Au diable cette orthodoxie financière qui s’érige souvent en rempart contre les politiques publiques ! Affranchissons-nous de tout cela et libérons le cash ! C’est ce qu’a fait l’Allemagne, qui va faire sauter ses verrous constitutionnels pour s’endetter à hauteur de 822 milliards d’euros et tenter de sauver une économie dont le PIB pourrait chuter jusqu’à 9%. C’est ce qu’a fait la France, avec la déclaration solennelle du

président Emmanuel Macron, le 12 mars : «Tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et protéger nos entreprises (…) Quoi qu’il en coûte». La facture pour soutenir les entreprises et salariés s’élève déjà à des dizaines de milliards d’euros. C’est ce qu’a fait le Maroc, dans une moindre mesure. Sauf que le Royaume va puiser de son Fonds spécial pour la gestion de la pan- démie du Coronavirus (Covid-19) mis en place sur hautes instruc- tions du Roi Mohammed VI, pour aider entreprises, salariés, secteur informel… Plusieurs mesures ont d’ores et déjà été prises dans ce sens. Au Maroc comme dans d’autres pays, l’Histoire retiendra donc que pour la première fois dans la résolution d’une crise, l’approche humaniste a primé sur cette fameuse orthodoxie budgé- taire. L’échelle des priorités a changé : les citoyens d’abord, l’économie après. u Le coronavirus a mis à nu, de façon éloquente, l’extrême fragilité du capita- lisme mondialisé.

Patrimoine Immobilier : Bien comprendre la «VEFA» Entretien avec Jad Aboulachbal : «La VEFA, si elle veut inspirer confiance, doit s'appuyer sur un méca- nisme de garantie fiable» 16 17

L'actu covid-19 Approvisionnement en masques : La course contre la montre 18

Economie Covid-19/Commerce extérieur : Les professionnels redoutent l’encombrement des ports Crise du coronavirus : Des opportunités à saisir pour les entreprises Entretien avec Mohamed Berrada : Crise du Covid-19, «Plus rien ne sera comme avant» Immobilier : Les professionnels demandent un coup de pouce fiscal 20 21 22 24

Focus Agricole Sécheresse : L’Etat au chevet des fellahs 25

L'univers des TPME Délais de paiement : Vers une dégradation dans le secteur privé ? 26

HIgh-tech Smartphone : Huawei P40 dévoile ses 3 variantes 27

Entreprise Entretien avec Chrystèle Ronceray : Comment Label’Vie s’adapte à la crise sanitaire 28

Culture Arts plastiques : Les toiles mystérieuses Musique : Un tour est fait !

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Développement durable Coronavirus et environnement : Ce triste bon ménage Casablanca : Lydec prend des engagements forts

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• Directeur Général responsable de la Publication : Fatima OURIAGHLI • Directeur des rédactions &Développement : DavidWilliam • Rédacteur en chef : Amine Elkadiri • Journalistes : Charaf Jaidani, Leïla Ouriaghli, Adil Hlimi, Momar Diao, Youssef Seddik, Badr Chaou • Révision : M. Labdaouat • Directeur technique &maquettiste : Abdelillah Chamseddine •Mise en page : Zakaria Beladal • Assistantes de direction : Amina Khchai • Département commercial : Samira Lakbiri, Salma Benmakhlouf, Rania Benchaib • Administratif : Fatiha Aït Allah, Nahla Sahlal • Édition : JMA CONSEIL • Impression : Maroc Soir • Distribution : Sapress • Tirage entre 15.000 et 18.000 exemplaires • Dépôt légal : 157/98 • ISSN : 1114-047 • Dossier de presse : 24/98 • N° Commission paritaire : H.F/02-05

V OYONS VOIR

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Coronavirus Du Maroc au Bénin Par D. William

L es citoyens ont très souvent la critique facile. Les pouvoirs publics, régulièrement, en prennent pour leur grade. Parfois à raison. Mais assez fréquemment à tort, parce que simplement il y en a qui ne sont jamais satisfaits de rien et trouvent à redire sur tout. C’est le cas au Maroc, mais également dans pratiquement tous les pays. Et ces gens prompts à verser leur bile quand, dans leur entendement, les choses vont de travers, on ne les entend guère dans d’autres circons- tances. Comme celle que nous traver- sons actuellement, avec des autorités qui sont au taquet et font tout pour assurer la sécurité de la population marocaine. Pourtant, pour ces troublions qui glan- douillent en ce moment tranquillement, télécommande à la main, à cause du confinement, c’est le moment idéal pour l’ouvrir et remercier tous ces respon- sables, autorités, blouses blanches… qui ont perdu le sommeil depuis l’appa- rition du coronavirus. C’est le moment, surtout, de remercier leur chère patrie, le Maroc. Un pays qui n’a certes pas les moyens des nations développées, mais qui ne les envie pas pour autant dans la manière de gérer cette crise sanitaire mondiale. On ne s’aventurera pas à dire que tout est parfait. Bien sûr que non. Mais convenons que les autorités marocaines ont assez vite réagi et pris des mesures fortes pour tenter de circonscrire rapide- ment cette épidémie. Regardons ce qui se passe en France ! Regardons ce qui se passe en Italie ! Regardons ce qui se passe chez nos voisins espagnols ! Ce sont des pays qui font rêver bon nombre de Marocains. Mais, dans le contexte actuel, offrez-leur le visa et un séjour gratuit qu’ils refuse- raient de s’y rendre. Regardons maintenant ce qui se passe en Afrique, notamment au Bénin ! Le président béninois, Patrice Talon, a été clair dimanche : son pays ne dispose pas des «moyens des pays riches» pour prendre des mesures de confinement strictes dans la lutte contre la propaga- tion du coronavirus. Faute de moyens pour passer au confi- nement, les miasmes du coronavirus se répandront dans ce pays qui compte

pour le moment 6 cas confirmés. Au Maroc, on confine, on aide les entre-

prises, on aide les salariés, on aide l’informel. Alors, dites «Merci» ! Et ceux

qui ne sont pas contents peuvent tou- jours devenir… Béninois. ◆

COMMUNICATION RÉSULTATS ANNUELS 2019 Le Conseil d’Administration de la Société Nationale des Autoroutes du Maroc (SNAM), s’est tenu le 26 mars 2020 sous la présidence de Monsieur ABDELKADER AMARA, pour examiner l’activité et arrêter les comptes au terme de l’exercice 2019.

Chiffres-clés consolidés* (en MMAD) :

DEC-2018 DEC-2019 %

Chiffres d’affaires

3 449

3 712

8%

Dont * Chiffre d'affaires lié à l'exploitation de l'infrastructure

3 122

3 297

6%

* Chiffre d'affaires pour la construction des infrastructures en concession

327

415

27%

Résultat opérationnel

1 834 1 605

1 972 1 500

8%

Coût de l'endettement financier net

-6% 2%

Résultat Net

242

247

✔ Le chiffre d’affaires d’ADM a augmenté en 2019 de 8% et s’est affiché à 3 712 millions de dirhams contre 3 449 millions de la même période de l’année précédente. Cette performance a été soutenue d’une part par l’augmentation du chiffre d’affaire d’exploitation de 5.7% en conséquence de l’augmentation du trafic sur le réseau autoroutier et d’autre part par l’amélioration du chiffre d’affaires relatif à la construction des infrastructures en concession. ✔ Un résultat opérationnel positif de 1.97 milliards de dirhams, soit une hausse de 8% par rapport à 2018 en conséquence directe de la hausse du C.A. A noter que les dépenses de grosses réparations, nécessaires pour la maintenance du réseau, la pérennisation de l’infrastructure autoroutière (chaussée et ouvrages d’art) la sécurité et le confort du client usager, ont atteint 523 millions de dirhams à fin 2019, soit une augmentation de 135% par rapport à 2018, avec des réalisations de 172 millions de dirhams lors du quatrième trimestre 2019. ✔ Un coût d’endettement financier net de (1.5) milliards de dirhams contrebalançant le résultat opérationnel positif. On note une amélioration de 105 millions de dirhams par rapport à l’exercice antérieur expliqué principalement par l’impact positif de l’actualisation. ✔ Un résultat net positif de 247 millions de dirhams en conséquence des mouvements expliqués ci-dessus.

FAITS MARQUANTS DE L’ACTIVITE 2019 * Les comptes consolidés d’ADM sont établis conformément aux normes IFRS.

Sécurité : Le nombre d’accidents mortels sur le réseau autoroutier a connu un recul à fin décembre 2019, affichant une baisse de 6% en comparaison à ceux de fin décembre 2018. Le nombre de morts a également régressé de 1%. Rappelons que ADM a lancé un Plan ambitieux «AGIR : Action Globale contre l’Insécurité Routière» s’appuyant sur une approche globale touchant à la fois l’investissement en infrastructure, en nouvelles technologies, la formation des Ressources Humaines et la concertation et le renforcement des liens de partenariat avec tous les acteurs intervenants sur le réseau autoroutier. Télépéage : La multiplication des points de vente facilitant l’acquisition du Pass Jawaz et l’offre promotionnelle attractive tout au long de la saison estivale a été couronnée par une augmentation du nombre d’abonnés qui a atteint 808 milles abonnés fin 2019, contre 400 milles abonnés fin 2018, représentant ainsi environ 24 % de la recette globale.

Ce communiqué peut être consulté également sur le site web des Autoroutes du Maroc à l’adresse suivante : https://www.adm.co.ma/ADM/Communication/Pages/Communications-financieres.aspx

Société Nationale des Autoroutes du Maroc - S.A au capital de 15 715 628 500,00 Dhs BP 6526, Hay Ryad, Rabat, Maroc. - Tél. : 05.37.57.97.00 - Fax. : 05.37.71.10.59 - www.adm.co.ma

A SE PASSE AU MAROC Ç

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Education nationale Report des vacances scolaires de printemps

L e ministère de l'Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a décidé du report des vacances scolaires de printemps pour tous les cycles de formation, afin de permettre aux étudiants de continuer la formation à distance. Le ministère explique dans un communiqué que les vacances scolaires de printemps seront différées à une date ultérieure qui n'a pas été précisée, et ce pour tous les niveaux qu'il supervise. Le département souligne qu'il redoublera d'effort pour assurer l'enseignement et l'apprentissage à distance soit à travers les chaînes télé nationales ou les plateformes numériques dédiées. ■

Fitch Ratings

400.000 salariés inscrits au portail «covid19.cnss.ma»

L e ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun, a indiqué samedi 30 mars sur la chaîne Al Oula, que 80.000 sociétés se sont inscrites sur le portail «covid19.cnss.ma» à cette date, pour quelque 400.000 salariés afin de bénéficier des mécanismes d’aide mis en place par le Comité de veille économique. ■

«Le Maroc a le potentiel de surmonter la crise»

V oilà une note qui fait du bien au moral et qui va sans doute

réjouir les autorités monétaires du Royaume en ces temps difficiles. Alors que plusieurs pays compa- rables ont vu leur note souveraine dégradée, l'agence de notation américaine Fitch Ratings main- tient la note souveraine du Royaume à BBB- avec perspective stable. L’agence a en effet publié une note où elle analyse les risques de la pandémie du Covid-19 sur l’économie marocaine, notamment sur ses finances exté- rieures. Pour l’agence, le Maroc dispose de plusieurs matelas de sécurité lui permettant de gérer ces nouvelles pressions. Ainsi, précise-t-elle « la résilience extérieure du Maroc est soutenue par un accord de précaution (LPL) de 3 milliards de dollars avec le FMI, sur lequel le gouvernement n'a pas fait appel. Le Maroc dispose également de réserves de change relativement confortables de 25,7 milliards de dollars (environ cinq mois de paiements en compte courant) ». Et d’ajouter que les restrictions sur les transactions financières à l'étranger par les résidents limitent les risques de fuite des capitaux. Pour Fitch, le dernier geste des autorités monétaires sur le régime de change (élargissement des bandes de fluctuation) est aussi en mesure d’absorber le choc actuel. ■

Les premières aides distribuées le 6 avril Soutien au secteur informel

L e Comité de veille économique (CVE) a annoncé les mesures d’accompagnement en faveur du secteur informel directement impacté par le confinement obli- gatoire. De par la complexité et l’ampleur de la problématique, il a été décidé de la traiter en deux phases, annonce le ministère des Finances. Les ménages Ramedistes opérant dans l’informel qui n’ont plus de revenus du fait du confinement obligatoire, peuvent bénéficier d’une aide de subsistance qui sera servie par le fonds Coronavirus créé par le Souverain. Les ménages de deux personnes ou moins se verront octroyés une aide de 800 dirhams, ceux formés de 3 à 4 personnes 1.000 DH, et ceux de plus de 4 personnes 1.200 DH. Le chef de ménage Ramediste devra envoyer son numé- ro de carte Ramed par SMS, à partir de son téléphone portable, au numéro court suivant 1212. Les cartes Ramed qui seront acceptées sont celles qui étaient

valides au 31 décembre 2019. Ces déclarations peuvent se faire à partir de lundi 30 mars 2020. La distribution des aides financières se fera progressivement à compter du lundi 6 avril afin de respecter les mesures préventives dictées par la pandémie. Pour les non-ramedistes, opérant dans l’informel qui ont perdu leurs revenus à cause du confinement, les mêmes montants des aides leur seront accordés. Le lancement d’une plateforme électronique dédiée au dépôt des déclarations sera annoncé incessamment. ■

La CCG lance «Damane Oxygene» pour appuyer les entreprises impactées

L e ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration a mis en place auprès de la Caisse centrale de garantie (CCG), un nouveau mécanisme de garantie appelé « Damane Oxygene ». Ce nouveau produit de garantie vise la mobilisation des ressources de financement en faveur des entreprises dont la trésorerie s’est dégradée à cause de la baisse de leur activité. Il couvre 95% du montant du crédit et permet ainsi aux banques de mettre en place rapidement des découverts exceptionnels pour financer le besoin en fonds de roulement des entreprises cibles. Ces financements bancaires qui s’ajoutent aux lignes déjà existantes, couvrent jusqu’à 3 mois de charges courantes liées à l’exploitation (notamment les salaires, les loyers et le règlement des achats nécessaires…) et peuvent aller jusqu’à 20 millions de DH. Pour les cas des entreprises ne disposant pas de lignes de financement à court terme,

ce découvert exceptionnel peut atteindre 5 millions de DH. « Damane Oxygene » s’adresse principalement aux très petites, petites et moyennes entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 200 millions de DH. Par ailleurs, et en raison du caractère exceptionnel de cette crise, les entreprises de taille intermédiaire dont le chiffre d’affaires est situé entre 200 et 500 millions de DH, peuvent bénéfi- cier de cette facilité. ■

A SE PASSE EN AFRIQUE Ç

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Covid-19 : Don de 250 millions d'euros de l’UE à la Tunisie

Afrique du Sud/Moody’s La dégradation au pire moment

Coronavirus La BAD lève 3 milliards USD pour atténuer l'impact en Afrique

L' Union européenne a décidé d'autoriser le décaisse- ment immédiat d’un don de 250 millions d’euros au profit de la Tunisie pour l’aider à lutter contre le coronavi- rus et ses conséquences socioéconomiques. Dans un communiqué, l’ambassadeur de l'Union euro- péenne à Tunis, Patrice Bergamini, a évoqué l'entretien téléphonique samedi entre le ministre tunisien des Affaires étrangères, Noureddine Erray, et le Commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique de voisinage, Oliver Varhelyi, au cours duquel la partie européenne a également affirmé qu'elle renforcera le programme «Santé/ Essaha Aziza». Dans ce sens, l’UE s’engage à tripler les fonds (dons) qui sont alloués à ce programme pour atteindre 60 millions d'euros pour l'élargir à tous les gouvernorats tunisiens au lieu de 13 actuellement. ■ Covid-19 : Macky Sall appelle à une annulation de la dette de l'Afrique

L’ agence internationale de notation, Moody’s, a décidé de dégrader la note sud-africaine de crédit au niveau spéculatif, une mesure, certes attendue, mais qui devra enfoncer davantage ce pays d’Afrique australe dans une crise qui s’aggrave avec la propagation de la pandémie du Coronavirus. Moody’s rejoint ainsi les deux autres agences Fitch et Standard & Poor’s qui avaient relégué l’Afrique du Sud dans cette catégorie en 2017, a enfoncé le clou en plaçant ce pays le plus industrialisé du continent africain sur une trajectoire négative. Moody’s ne s’attend pas que la politique actuellement mise en œuvre par le gou- vernement dirigé par le Congrès National Africain puisse redresser une situation marquée par une détérioration de la position fiscale du pays. Justifiant la perspective négative de l’Afrique du Sud, l’agence a relevé qu’elle traduit les risques qui guettent le pays notamment un affaiblissement continu de la croissance ■

L a Banque africaine de développement (BAD) a levé un montant exceptionnel de 3 milliards de dollars sur 3 ans pour atténuer l'impact économique et social du nouveau coronavirus sur les économies africaines. Cette levée a suscité l'intérêt des Banques centrales et des institutions officielles, des trésoreries bancaires et des gestionnaires d'actifs, y compris les investisseurs sociale- ment responsables, avec des offres dépas- sant 4,6 milliards de dollars, indique un communiqué de la BAD. Il s'agit, selon la Banque, de la plus importante émission à caractère social sur les marchés internatio- naux des capitaux et de la plus grande réfé- rence en dollars américains jamais émise par la Banque. Il sera remboursé à un taux d'intérêt de 0,75%.

Coronavirus : Une relance estimée à 100 milliards de dollars pour l’Afrique

L es ministres africains des Finances ont appelé à une riposte coordonnée pour lutter contre le nouveau Coronavirus (Covid-19), notant que l'Afrique a besoin d’urgence d’une relance économique à hauteur de 100 milliards de dollars américains. Les ministres se sont réunis lors d’une conférence virtuelle pour un échange d’idées sur les efforts de leurs gouvernements respectifs en vue de faire face aux impacts sociaux et économiques du Covid -19, indique un communiqué de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA-ONU). Dans le cadre d’une mesure sanitaire immédiate, une riposte coordonnée est nécessaire dans la logistique et la livraison d’équipements de test. À cet égard, les ministres soulignent la nécessité de travailler avec l’OMS et les institutions continentales existantes, en particulier l’Union africaine et le CDC en Afrique, tout en utilisant au maximum les systèmes existants et les partenaires de financement, tels que le Fonds mondial, indique le communiqué. ■ Ainsi, selon la même source, la BAD s’em- ploie à apporter des réponses souples visant à atténuer les graves répercussions éco- nomiques et sociales du Covid-19 sur ses pays membres ainsi que sur le secteur privé africain. ■

L e président sénégalais Macky Sall a plaidé pour une annulation de la dette de l’Afrique, gravement atteinte par la pandémie du covid-19. « L’Afrique à l’image du monde est gravement atteinte par la pandémie du Covid-19 qui va durablement impacter son économie. Je demande à nos partenaires bilatéraux et multilatéraux d’accompagner la résilience du continent africain, en annulant sa dette », a écrit Macky Sall sur son compte twitter. Le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont appelé, mercredi, « tous les créanciers bilatéraux publics à suspendre, avec effet immédiat et dans le respect des lois nationales des pays créanciers, les paiements au titre du remboursement de la dette des pays IDA (Association internationale de développement) qui en demandent une dispense ». ■

AVIS DE CONVOCATION SICAV

SICAV BMCI EPARGNE OBLIGATIONS Société d'Investissement à Capital Variable " SICAV" Siège social: c/o BMCI ASSET MANAGEMENT 26, Place des Nations Unies Casablanca R.C n° 81745

SICAV BMCI TRESORERIE

Société d'Investissement à Capital Variable " SICAV" Siège social: c/o BMCI ASSET MANAGEMENT 26, Place des Nations Unies

Casablanca. R.C n° 87007

Mesdames et Messieurs les actionnaires de la Société d'Investissement à Capital Variable "SICAV" dite BMCI TRESORERIE sont convoqués sont convoqués en Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra le :

Mesdames et Messieurs les actionnaires de la Société d'Investissement à Capital Variable "SICAV" dite BMCI EPARGNE OBLIGATIONS sont convoqués en Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra le :

Mercredi 15 Avril 2020 à 09 heures 30 chez BMCI Asset Management 25, Boulevard Al Massira Al khadra- Casablanca.

Mercredi 15 Avril 2020 à 08 heures 30 chez BMCI Asset Management 25, Boulevard Al Massira Al Khadra - Casablanca.

A l'effet de délibérer et de statuer sur l’ordre du jour suivant :

A l'effet de délibérer et de statuer sur l’ordre du jour suivant :

1. Approbation du rapport du Conseil d’Administration sur l’exercice clos le 31 décembre 2019 ; 2. Approbation du rapport du Commissaire aux comptes sur le même exercice ; 3. Examen et approbation des comptes arrêtés au 31 décembre 2019 ; 4. Constatation de la capitalisation des résultats ; 5. Quitus et décharge de leur gestion aux membres du Conseil d’Administration en fonction pendant l’exercice 2019 ; 6. Renouvellement et nomination de nouveaux administrateurs ; 7. Questions diverses.

1. Approbation du rapport du Conseil d’Administration sur l’exercice clos le 31 décembre 2019 ; 2. Approbation du rapport du Commissaire aux comptes sur le même exercice ; 3. Examen et approbation des comptes arrêtés au 31 décembre 2019 ; 4. Constatation de la capitalisation des résultats ; 5. Quitus et décharge de leur gestion aux membres du Conseil d’Administration en fonction pendant l’exercice 2019 ; 6. Renouvellement et nomination de nouveaux administrateurs; 7. Questions diverses. Le Conseil d'Administration

Le Conseil d'Administration

SICAV BMCI EPARGNE VALEURS

SICAV BMCI EPARGNE CROISSANCE Société d'Investissement à Capital Variable " SICAV" Siège social: c/o BMCI ASSET MANAGEMENT 26, Place des Nations Unies Casablanca R.C n° 98389

Société d'Investissement à Capital Variable " SICAV" Siège social: c/o BMCI ASSET MANAGEMENT 26, Place des Nations Unies Casablanca R.C n° 81747

Mesdames et Messieurs les actionnaires de la Société d'Investissement à Capital Variable "SICAV" dite BMCI EPARGNE CROISSANCE sont convoqués en Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra le :

Mesdames et Messieurs les actionnaires de la Société d'Investissement à Capital Variable "SICAV" dite BMCI EPARGNE VALEURS sont convoqués en Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra le :

Mercredi 15 Avril 2020 à 10 heures chez Asset Management 25, Boulevard Al Massira Al khadra - Casablanca.

Mercredi 15 Avril 2020 à 11 heures 30 chez BMCI Asset Management 25, Boulevard Al Massira Al khadra - Casablanca.

A l'effet de délibérer et de statuer sur l’ordre du jour suivant :

A l'effet de délibérer et de statuer sur l’ordre du jour suivant :

1. Approbation du rapport du Conseil d’Administration sur l’exercice clos le 31 décembre 2019 ; 2. Approbation du rapport du Commissaire aux comptes sur le même exercice ; 3. Examen et approbation des comptes arrêtés au 31 décembre 2019 ; 4. Constatation de la capitalisation des résultats ; 5. Quitus et décharge de leur gestion aux membres du Conseil d’Administration en fonction pendant l’exercice 2019 ; 6. Renouvellement et nomination de nouveaux administrateurs ; 7. Questions diverses.

1. Approbation du rapport du Conseil d’Administration sur l’exercice clos le 31 décembre 2019 ; 2. Approbation du rapport du Commissaire aux comptes sur le même exercice ; 3. Examen et approbation des comptes arrêtés au 31 décembre 2019 ; 4. Constatation de la capitalisation des résultats ; 5. Quitus et décharge de leur gestion aux membres du Conseil d’Administration en fonction pendant l’exercice 2019 ; 6. Renouvellement et nomination de nouveaux administrateurs ; 7. Questions diverses. Le Conseil d'Administration

Le Conseil d'Administration

SICAV BMCI CASH

SICAV BMCI TRESO PLUS

Société d'Investissement à Capital Variable " SICAV" Siège social: c/o BMCI ASSET MANAGEMENT 26, Place des Nations Unies Casablanca R.C n° 189327

Société d'Investissement à Capital Variable " SICAV" Siège social: c/o BMCI ASSET MANAGEMENT 26, Place des Nations Unies Casablanca R.C n° 133735

Mesdames et Messieurs les actionnaires de la Société d'Investissement à Capital Variable "SICAV" dite BMCI TRESO PLUS sont convoqués en Assemblées Générales Ordinaire qui se tiendra le:

Mesdames et Messieurs les actionnaires de la Société d'Investissement à Capital Variable "SICAV" dite BMCI CASH sont convoqués en Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra le :

Mercredi 15 Avril 2020 à partir 12 heures chez BMCI Asset Management 25, Boulevard Al Massira Al khadra - Casablanca.

Mercredi 15 Avril 2020 à 09 heures chez BMCI Asset Management 25, Boulevard Al Massira Al khadra - Casablanca.

A l'effet de délibérer et de statuer sur l’ordre du jour suivant :

A l'effet de délibérer et de statuer sur l’ordre du jour suivant :

1. Approbation du rapport du Conseil d’Administration sur l’exercice clos le 31 décembre 2019 ; 2. Approbation du rapport du Commissaire aux comptes sur le même exercice ; 3. Examen et approbation des comptes arrêtés au 31 décembre 2019 ; 4. Constatation de la capitalisation des résultats ; 5. Quitus et décharge de leur gestion aux membres du Conseil d’Administration en fonction pendant l’exercice 2019 ; 6. Renouvellement et nomination de nouveaux administrateurs ; 7. Questions diverses.

1. Approbation du rapport du Conseil d’Administration sur l’exercice clos le 31 décembre 2019 ; 2. Approbation du rapport du Commissaire aux comptes sur le même exercice ; 3. Examen et approbation des comptes arrêtés au 31 décembre 2019 ; 4. Constatation de la capitalisation des résultats ; 5. Quitus et décharge de leur gestion aux membres du Conseil d’Administration en fonction pendant l’exercice 2019 ; 6. Renouvellement et nomination de nouveaux administrateurs; 7. Questions diverses. Le Conseil d'Administration

Le Conseil d'Administration

BMCI Asset Management - 25, Boulevard Al Mass i ra Al KHADRA, Casablanca Tél . 05 22 92 69 00 - Fax : 05 22 99 03 93 Si te internet : www.bmc i .ma/asset-management

A SE PASSE DANS LE MONDE Ç

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MARDI 31 MARS 2020 FINANCES NEWS HEBDO

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Une récession mondiale au moins aussi sévère qu'en 2008, affirme le FMI

L’ économie mondiale est entrée avec la pandémie de nouveau coronavirus dans une récession au moins aussi sévère, si ce n’est plus, que celle traversée lors de la crise financière de 2008-2009, a déclaré vendredi la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. Elle a notamment souligné lors d’un point de presse l’importance de la mise en place de mesures de confi- nement solides, indispensables pour contenir la propa- gation du virus et éviter que les difficultés de trésorerie des entreprises ne s’aggravent au point de soulever des problèmes de solvabilité, ce qui compromettrait la reprise attendue l’an prochain. Engageant les Etats à prendre des mesures énergiques pour atténuer le choc économique découlant de la crise sanitaire en cours, Kristalina Georgieva a précisé que le FMI passait en revue ses instruments de prêts pour identifier les mesures complémentaires qui feraient défaut en ces temps de crise.

Elle a par ailleurs mis en garde contre une levée préma- turée des mesures de confinement, lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision américaine CNBC. « Il sera impossible de parvenir à une reprise solide sans un confinement solide », a-t-elle prévenu. ■

La BCE demande aux

banques de suspendre les dividendes

L a Banque centrale européenne (BCE) a demandé aux banques de suspendre leurs dividendes et leurs rachats d’actions jusqu’au 1 er octobre prochain au moins pour privilé- gier leur solvabilité et leur capacité de prêt aux entreprises et aux ménages dans le contexte de la pandémie de coronavirus. Cette recommandation concerne les dividendes au titre des exercices 2019 et 2020, précise la BCE dans un communiqué. « Les banques devraient aussi s’abstenir de racheter les actions visant à rémunérer les actionnaires », ajoute-t-elle. Et de demander aux banques qui ont déjà prévu de soumettre une proposition de paiement de dividende lors de leur pro- chaine assemblée générale de l’amender pour la mettre en conformité avec sa recommandation. ■ Coronavirus : La Chine surprend en baissant un taux à court terme

La Banque mondiale prépare un plan d'aide de 160 milliards de dollars

L e Conseil d’administration de la Banque mondiale est en train de boucler un plan d’aide dont le montant pourrait atteindre 160 milliards de dollars sur les 15 prochains mois pour atténuer l’impact de la pandémie de coronavirus, a déclaré David Malpass, président de la BM. « Les objectifs sont de raccourcir le délai avant la reprise, de créer les conditions de la croissance, de soutenir les petites et moyennes entreprises et de contribuer à protéger les pauvres et les personnes vulnérables », a-t-il expliqué. La Banque mondiale a déjà approuvé 14 milliards de dollars de prêts et d’aides afin de renforcer les moyens médicaux face à la pandémie. David Malpass a précisé jeudi que la Banque avait lancé des pro- jets liés au Covid-19 dans 56 pays et qu’il encourageait d’autres

organismes multilatéraux de développement à participer à des financements en commun. ■

Face au coronavirus, le G20 promet un «front uni»

et 5.000 milliards de dollars

L a Banque centrale chinoise a surpris en baissant un taux d’intérêt à court terme très surveillé de 20 points de base pour tenter d’atténuer les effets dévastateurs du coronavirus sur la deuxième économie du monde. La Banque Populaire de Chine (BOC) a annoncé sur son site Internet avoir baissé son taux de prise en pension inversée « Reverse Repo » à 7 jours à 2,20% contre 2,40%, sans plus de précision. Il s’agit de la troisième baisse de ce taux depuis novembre dernier et de la plus forte depuis près de cinq ans. Les taux Reverse Repo sont appliqués par les Banques cen- trales pour fournir des liquidités aux banques commerciales par le biais d’accords de rachats à court terme. Cette annonce intervient alors que l’épidémie de coronavirus paraît ralentir en Chine. ■

L es vingt premières puissances économiques ont promis d'injecter plus de 5.000 milliards de dollars dans l'économie et de faire «front commun» face au nouveau coronavirus et au risque de récession, lors d'un sommet virtuel et extraordinaire du G20. Sous la présidence du roi Salmane d'Arabie Saoudite, le sommet a réuni les chefs d'Etat américain Donald Trump, russe Vladimir Poutine, français Emmanuel Macron et les autres diri- geants du G20 qui ont discuté par visio-conférence de la réponse

à apporter à la menace de récession. Face à un virus « qui ne connaît pas de frontières », les membres du G20 ont appelé dans leur communiqué final à la «solidarité», à la «transparence» et à la coopération avec les institutions internationales pour « rétablir la confiance, préserver la stabilité financière et ranimer la croissance ». À noter que ces pays devraient subir une contraction de 0,5% de leur PIB. ■

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Point Bourse Hebdo

Tentative de rebond avortée

◆ Face aux annonces de suppression des dividendes, le rebond construit en début de semaine a tourné court. ◆ Le niveau de participation des opérateurs est tou- jours en baisse.

Evolution de l'indice Masi depuis mars 2019

ont renoncé carrément à la rétribution de leurs actionnaires. Encore une fois, le contexte oblige. Le Conseil d'administration de Colorado, lui, a indiqué qu'il se réunira à nouveau pour examiner la possibilité de distribuer ou pas des dividendes et en fixer le montant. D’autres sociétés attendent d’y voir plus clair sur leur situation financière dans les prochaines semaines pour se déterminer. La crise du Covid-19 remet tout en cause. Les mesures de confinement mises en place asphyxient l'économie réelle. Face à une forte baisse d'activité et une visibilité quasi-absente sur les risques que porte cette crise, ces entreprises se trouvent contraintes de contrôler les coûts, réduire les investissements et pré- server les trésoreries (notamment en sabrant les dividendes) afin d’émerger au plus vite de la crise. Il faut dire que les investisseurs institu- tionnels privilégient le rendement dans leurs critères d'investissements. Ceci

Par Y. Seddik

L’ espoir d'un rebond durable s'est vite éteint cette semaine (du 23 au 27 mars) à la Bourse de Casablanca. Alors que le marché reprenait un peu du terrain perdu dans les premières séances de la semaine, les annonces de baisse de dividendes ou de rétention de cash se sont succédées chez les émetteurs. Résultats : une perspective de baisse de rendement s'est mise en place, refroi- dissant aussitôt les ardeurs des investis- seurs. En effet, beaucoup d'entreprises à haut rendement comme CMT (-1,32%), CTM (-1,32%) et BMCI (-4,16%), ont préféré réduire leurs dividendes dans un contexte où les conséquences du Covid-19 sur l'économie demeurent plus qu’incertaines. Toutes ces valeurs ont d’ailleurs fini la semaine en baisse. De leur côté, Managem, SMI, Jet Contractors, ou encore Lesieur Cristal,

risque désormais de contracter les flux destinés aux actions. Rappelons que l'année dernière, bien que leurs bénéfices agrégés étaient en baisse de 8%, les sociétés cotées ont distribué 21,4 milliards de DH de dividendes aux actionnaires. Ce montant sera nettement revu à la baisse cette année. Niveau de participation en baisse Dans ce contexte, entre lundi 23 mars et vendredi 27, seulement 1,08 milliard de DH ont changé de mains sur les actions. Un niveau de participation inférieur de

30% à celui des semaines passées, pen- dant la vague baissière, où les volumes moyens quotidiens dépassaient les 300 MDH. Si le Masi a pu grappiller 1,45% cette semaine (du 23 au 27 mars), il reste encore loin de ses niveaux de début d'année. La perspective de baisse de rendement, couplée à une activité économique atten- due en dégradation, fait qu'aucun des 24 secteurs représentés à la Bourse de Casablanca n'est épargné par la baisse. Certaines thématiques comme l'immobi- lier sont déjà à -40% de baisse moyenne en 2020. ◆

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notamment européens, seront en récession pendant au moins un trimestre. Mais au-delà de la crise et des chiffres, il faut surtout voir les opportunités d’amélioration qui en découlent. Après 2008, les marchés financiers ont gagné en transparence, en gestion des risques, en réalisme… et je n’ai aucun doute que les marchés financiers auront un rôle crucial à jouer dans la reconstruction de nos économies. F.N.H. : Pourquoi avoir choisi ce moment pour faire valoir vos droits à la retraite ? Ne craignez- vous pas qu’on vous reproche de quitter le navire en pleine tempête ? K. H. : En accord avec le Conseil d’administration, j’ai fait valoir mes droits à la retraite il y a un an, le temps qu’un successeur soit désigné par les organes de gouvernance. Je n’ai pas choisi ce moment précis pour «quitter le navire en pleine tempête». J’aurais aussi bien pu quitter la Bourse plus tôt si mon successeur avait été désigné plus tôt. Je demeure en tout cas totalement engagé jusqu’au dernier jour aux côtés des équipes de la Bourse pour assurer, en cette période difficile, la sécurité de nos col- lègues et de nos partenaires et la continuité de l’activité. F.N.H. : Quel bilan tirez-vous de cette période ? K. H. : Je suis arrivé à la tête de la Bourse de Casablanca en avril 2009, dans un contexte de crise économique et financière, mais aussi de crise de gouvernance. L’urgence

Bourse de Casablanca

immédiate était de reconstruire une équipe de direction solide et soudée, de restaurer la crédi- bilité de la Bourse mise à mal par un incident informa- tique. Il s’agissait aussi d’assurer la sécu- rité et la fiabilité de notre système d’information, qui est non seulement notre outil de pro-

Karim Hajji dit tout sur son mandat ◆ Après avoir récemment fait valoir ses droits à la retraite, Karim Hajji, désor- mais ex-Directeur général de la Bourse de Casablanca, nous dresse un bilan des plus détaillés sur ses 11 ans passés à la tête de l’institution. ◆ Il revient sur les principaux évènements et changements qu’a connus le mar- ché boursier marocain durant cette période.

Nous faisons face à une crise sanitaire d’une ampleur iné- dite, qui se trans- forme en crise éco- nomique, probable- ment plus profonde que celle de 2008.

duction, mais aussi et surtout le gage de la transparence, de l’équité et du fonctionnement ordonné du marché boursier. Enfin, il s’agissait de redynamiser le marché, de proposer de nouveaux produits et services répondant aux besoins des émetteurs et des investisseurs, de contribuer au rayonnement régional et international de notre place. Je crois pouvoir dire, sans rougir, que le premier objectif a été largement atteint : la Bourse opère aujourd’hui des systèmes d’information résilients, sécurisés et aux meilleurs standards internationaux, avec un niveau de disponibilité de 100% sur les 5 dernières années et un niveau de sécurité sanctionné par les normes les plus exigeantes en la matière. S’agissant de l’enrichissement de l’offre de produits et services par la Bourse, nous avons milité depuis de nombreuses années pour que les nouveaux produits et la modification des compartiments de la Bourse soient inscrits dans le Règlement Général de la Bourse, sous la supervision du régulateur et de l’autorité de tutelle et non dans la loi.

Bourse de Casablanca quelques mois après le pic de la crise financière de 2008. Cette crise était à l’origine une crise financière, qui est devenue une crise économique par contagion. Aujourd’hui, nous faisons face à une crise sanitaire d’une ampleur inédite, qui se transforme en crise économique, probablement plus profonde que celle de 2008, touchant directement des secteurs entiers de l’économie sur tous les continents. Les récentes prévisions économiques de l’OCDE pour l’année en cours indiquent une baisse de la croissance mondiale de 2,9% à 2,4% du fait notamment du ralen- tissement de l’économie chinoise. De nombreux pays,

Propos recueillis par A. H. et F. Z. O.

Finances News Hebdo : Vous avez passé plus de 10 années à la tête de la Bourse de Casablanca, marquées par deux crises mondiales majeures, dont celle que nous vivons aujourd’hui. Quel regard portez-vous sur ces deux crises ? Karim Hajji : Avant tout propos, mes pensées vont à nos concitoyens qui sont touchés durement par cette ter- rible pandémie, que ce soit dans leur santé, leur activité ou leur emploi. Comme vous l’évoquez, je suis arrivé à la tête de la

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C’est désormais chose faite avec la nouvelle loi sur la Bourse qui est devenue opérationnelle l’été dernier, et qui accorde une plus grande flexibilité à la société gestionnaire. Nous avons aujourd’hui un compartiment alternatif dédié aux PME, un compartiment réservé aux investisseurs qualifiés, la possibilité de coter des fonds et d’offrir des services de négociation pour des instruments non cotés à la Bourse. Nous travaillons avec le régulateur et l’autorité de tutelle pour lever les derniers freins réglementaires afin de pou- voir coter des fonds indiciels ou des fonds immobiliers. Cet enrichissement de l’offre ne pouvait se faire sans la mise en place d’un écosystème, notamment à travers le programme Elite, comprenant émetteurs potentiels, investisseurs, opérateurs, conseillers…, permettant d’œuvrer ensemble pour faciliter l’accès au marché boursier. S’agissant des investisseurs, plusieurs initiatives ont été engagées afin de contribuer à leur éducation et à leur information : le développement du «e-learning» en fran- çais et en arabe, l’organisation des «championnats de la Bourse», le lancement d’une application mobile, l’offre de nombreux séminaires sur des thèmes d’actualité, le par- tenariat avec de nombreuses universités pour promouvoir la culture boursière. Au plan international, la Bourse de Casablanca a rejoint dès 2011 la Fédération mondiale des bourses (WFE), a organisé la Conférence des Bourses africaines en 2012, travaille sur le rapprochement avec d’autres marchés africains (partenariats bilatéraux, projet Linkage…) et contribue à améliorer la visibilité des émetteurs auprès des investisseurs internationaux à travers les «Morocco Capital Market Days» organisés chaque année depuis 2017 au London Stock Exchange, ou à travers la pré- sence des flux de la Bourse chez les plus importants rediffuseurs et investisseurs internationaux. Cette période a également été marquée par le processus de démutualisation de la Bourse, la mise en place d’un nouveau cahier des charges permettant à la Bourse de devenir un groupe boursier, rassemblant marché cash, des dérivés, CCP…Et là encore, face aux défis ren- contrés pour mettre en place un marché à terme, défis liés au coût rédhibitoire d’acquisition d’une solution de

compensation et à l’impossibilité légale de sous-traiter la partie informatique à une CCP 1 étrangère, nous avons décidé de développer, avec l’appui de notre Conseil, notre propre solution de compensation qui progresse de manière très satisfaisante. Je tiens à saluer ici le travail remarquable et le dévoue- ment des équipes de la Bourse, sans lesquelles nous n’aurions pu relever tous ces défis. F.N.H. : Comment se sont comportées les finances de la Bourse de Casablanca durant cette période ? K. H. : Malgré la chute importante des volumes que nous avons connue après la crise financière de 2008 et les événements qui ont perturbé notre région en 2011, la Bourse n’a pas connu un seul exercice déficitaire. Les fonds propres de la Bourse se sont même considé- rablement accrus depuis 2008, passant de 510 MDH en 2008 à plus de 700 MDH en 2019, malgré une distribu- tion exceptionnelle de réserves de 400 MDH en 2016. Cette réalisation doit beaucoup à la discipline budgétaire que nous avons mise en place, mais aussi à la diversifica- tion des revenus. En 2019, ce sont ainsi près de 20 MDH de revenus de la Bourse qui sont devenus indépendants des commissions de Bourse contre 2,2 MDH seulement en 2008, ce qui renforce la résilience de notre institution face à des crises comme celle que nous avons vécue en 2008 ou celle que nous vivons aujourd’hui. F.N.H. : Votre action s’est très vite heurtée à une certaine culture de faible transparence des chefs d’entreprises familiales réticents à rejoindre la Bourse. Le programme Elite a-t-il permis de contourner cet obstacle ? K. H. : Face à cette réticence qui est réelle, nous avons lancé, en partenariat avec le London Stock Exchange Group, le programme Elite, première initiative de ce genre en Afrique. Ce programme, qui vise à renforcer les capacités des PME pour les accompagner dans une nouvelle étape de leur croissance, a été un véritable succès opérationnel, avec 12 cohortes entre le Maroc et l’Afrique de l’Ouest et plus de 120 entreprises.

Plusieurs entreprises Elite avaient annoncé leur intention de s’introduire en Bourse en 2019 et des dossiers sont entre les mains de banques d’affaires. Nous sommes convaincus que plusieurs d’entre elles franchiront le pas de la cotation dans les années à venir. F.N.H. : Les trois dernières années ont été mar- quées par l’ouverture de la Bourse sur l’Afrique subsaharienne. Parlez-nous de ces expériences. K. H. : En effet, le rayonnement régional de la Bourse de Casablanca a été particulièrement visible durant ces trois dernières années, avec une contribution active de notre institution aux objectifs de l’Association des Bourses africaines (ASEA), dont nous avons assumé la présidence depuis novembre 2018. Afin d’améliorer la liquidité des marchés boursiers africains, l’ASEA a lancé une initia- tive, soutenue par la BAD, de connexion des 7 Bourses les plus importantes du continent. Enfin, une étude de l’ASEA, financée par la SFI, démontre l’apport des pri- vatisations au renforcement de la liquidité des Bourses africaines. Cette étude sera partagée avec les autorités de chaque pays. Nous avons aussi lancé avec succès le programme Elite en Afrique de l’Ouest, qui compte désormais 3 cohortes et une trentaine d’entreprises de la région dans le programme qui est géré en partenariat avec la Bourse de Casablanca. F.N.H. : Si vous aviez des suggestions à faire à votre successeur pour développer la Bourse de Casablanca, quelles seraient-elles ? K. H. : Mon successeur, Tarik Senhaji, connaît très bien les marchés de capitaux pour y avoir travaillé pendant plus de 20 ans, notamment à Londres. Je lui souhaite la bienvenue à la Bourse de Casablanca et ne peut que lui suggérer, dans le contexte actuel, de s’appuyer sur les équipes de la Bourse et de travailler étroitement avec les partenaires du marché pour préparer la prochaine étape de développement après la sortie de crise. ◆ (1) : Contrepartie centrale : infrastructure de marché qui s’inter- pose entre les acheteurs et les vendeurs sur le marché des capi- taux en devenant l’acheteur face aux vendeurs et le vendeur face aux acheteurs, permettant de réduire le risque de contrepartie.

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Soutien à l’économie Bank Al-Maghrib refinance à tout-va ◆ Bank Al-Maghrib annonce une série de mesures inédites pour tripler la capacité de refinancement des banques.

Bank Al-Maghrib peut encore prendre de nouvelles initiatives si besoin.

a annoncé un assouplissement sans pré- cédent, à la fois monétaire et prudentiel, pour soutenir l’accès au crédit au profit des ménages et des entreprises. « La pandémie actuelle ne manquera pas d'avoir une incidence majeure sur l'éco- nomie mondiale, avec une forte incerti- tude entourant l'ampleur et la durée de

ses effets sur la majorité des secteurs au niveau national », écrit BAM dans ce communiqué «surprise», qui coïncide avec le démarrage des mesures prises par les banques pour accompagner les agents économiques frappés par la crise sani- taire. Les banques avaient d’ailleurs, dès la première réunion du Comité de veille économique, demandé à ce que le refi- nancement auprès de Bank Al-Maghrib soit assoupli. Le moins que le l’on puisse dire est que leur requête a trouvé échos auprès des autorités monétaires. Des mesures inédites Le dispositif annoncé permettra en effet de tripler la capacité de refinancenement des banques. Ce sont des mesures iné- dites. Il s’agit de la possibilité de recours par les banques à l'ensemble des instru- ments de refinancement disponibles en dirhams et en devises, avec l'extension à un très large éventail de titres et effets acceptés par BAM en contrepartie des refinancements accordés aux banques. La Banque centrale a également décidé de l'allongement de la durée de ces refinancements. Elle a également décidé du renforcement de son programme de refinancement spécifique au profit de la TPME, en y intégrant, en plus des crédits d'investissement, les crédits de fonction- nement en en augmentant la fréquence de leur refinancement. Enfin, la Banque centrale prend des mesures d'accompagnement pour les établissements de crédit au plan pruden- tiel couvrant les exigences en matière de liquidité, fonds propres et de provisionne- ment des créances à l'effet de renforcer la capacité de ces établissements à soutenir les ménages et les entreprises. Sur ce point, dans un entretien publié la semaine dernière dans nos colonnes, Bank Al-Maghrib annonçait que « au vu du caractère temporaire attendu des difficul-

tés des entreprises, les banques pourront surseoir à la constitution de la provision à caractère au titre de fin juin en attendant une mise au point à fin 2020 ». Dans son communiqué, Bank Al-Maghirb n’oublie pas de faire référence à son potentiel additionnel de soutien en concluant par cette phrase : « La Banque centrale continuera à surveiller la situation et prendrait, le cas échéant, les initiatives nécessaires pour y faire face ». Les banques en première ligne Le timing des annonces de Bank Al-Maghrib est important. Car ces annonces interviennent la veille du démar- rage des mesures entreprises par le sec- teur bancaire. Il s'agit du report, sur demande, des échéances des crédits amortissables et de leasing jusqu’au 30 juin 2020 pour les ménages et les entreprises directement impactés par le Covid-19 ainsi que de la mise en place de lignes de crédit addition- nelles de fonctionnement pour les entre- prises touchées par la pandémie en vue de leur permettre de disposer de la tré- sorerie nécessaire pour notamment faire face aux versements des salaires de leurs employés et payer leurs fournisseurs. Ces lignes couvrent jusqu’à 3 mois de dépenses courantes et dans les conditions du produit «Damane Oxygène» garanti par la CCG. Ce nouveau produit de garan- tie vise la mobilisation des ressources de financement en faveur des entre- prises dont la trésorerie s’est dégradée à cause de la baisse de leur activité. DamaneOxygène couvre 95% du montant du crédit et permet ainsi aux banques de mettre en place rapidement des décou- verts exceptionnels pour financer le besoin en fonds de roulement des entreprises cibles. ◆

Par A. Hlimi

O ubliez les Conseils trimestriels de politique monétaire. Bank Al-Maghrib veut agir hors-cadre et le fait savoir. C’est en effet dimanche 29 mars, en début de soirée, que la Banque centrale

Société Anonyme au Capital de 35.050.000,00 DH, siège social sis au 15, rue Driss Lahrizi, Casablanca RC Casablanca 60809

AVIS DE CONVOCATION

Messieurs et Mesdames les actionnaires et représentants mandatés de sociétés actionnaires de Wafacash, Société Anonyme au Capital de 35.050.000,00 DH, siège social sis au 15 rue Driss Lahrizi, Casablanca, inscrite au Registre du Commerce de Casablanca sous le numéro 60809, sont convoqués pour le Jeudi 28 Mai 2020 à 10 heures au siège social d’Attijariwafa bank sis à Casablanca, 2, Boulevard Moulay Youssef, en Assemblée Générale Ordinaire à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant : - Lecture des rapports du Conseil d’Administration et des Commissaires aux Comptes ; - Approbation des comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2019 ; - Approbation du rapport spécial des Commissaires aux Comptes relatif aux conventions réglementées visées à l’article 56 et suivants de la loi

17/95 telle que modifiée et complétée par la loi 20-05 et la loi 78-12 ; - Quitus aux Administrateurs et aux Commissaires aux Comptes ;

- Quitus aux Administrateurs Démissionnaires ; - Ratification de la Cooptation d’un Administrateur ; - Pouvoirs en vue de formalités légales ; - Questions diverses.

PROJET DE RESOLUTIONS

PREMIERE RESOLUTION L’Assemblée Générale, après avoir entendu lecture des rapports de ges- tion du Conseil d’Administration et des Commissaires aux Comptes sur les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2019, approuve les comptes et le bilan tels qu’ils lui ont été présentés ainsi que les opérations traduites dans ces comptes, se soldant par un bénéfice net comptable de 140.844.130 DH. DEUXIEME RESOLUTION L’Assemblée Générale, sur proposition du Conseil d’Administration, décide d’affecter le résultat social, soit le bénéfice net comptable de 140.844.130 DH comme suit :

QUATRIEME RESOLUTION Suite à l’adoption des résolutions précédentes, l’Assemblée Générale confère à tous les administrateurs composant le Conseil d’Administration quitus définitif, et sans réserve, de leur gestion pendant l’exercice dont les comptes ont été ci-dessus approuvés et aux commissaires aux comptes pour leur mandat durant ledit exercice. CINQUIEME RESOLUTION L’Assemblée Générale prend acte et ratifie la démission de MM. Boubker JAI et Omar GHOMARI de leurs fonctions respectives d’Administrateur et représentant d’AWB. Elle leur donne quitus définitif et sans réserve de leur gestion et les remercie vivement pour leur accompagnement éclairé durant toute la durée de leurs mandats. SIXIEME RESOLUTION L’Assemblée Générale prend acte et ratifie la cooptation de Monsieur Mouawia ESSEKELLI en qualité de représentant d’AWB en remplace- ment de Monsieur Omar GHOMARI pour la durée restant à courir du mandat de ce dernier. SEPTIEME RESOLUTION L’Assemblée Générale confère tous pouvoirs au porteur d’un exemplaire original, d’une expédition ou d’un extrait du présent procès-verbal pour accomplir toutes formalités légales. Le Conseil d’Administration

Bénéfice net 2019 Report àNouveau Dividendes à distribuer

140.844.130Dh 170.765.808Dh 140.000.000Dh

:

: :

NouveauSoldedureport ànouveau

171.609.938Dh

:

TROISIEME RESOLUTION L’Assemblée Générale, après avoir entendu la lecture du rapport spécial des commissaires aux comptes, sur les conventions relevant de l’article 56 et suivants de la loi 17-95 du 30 Août 1996, relative aux sociétés anonymes telle que modifiée et complétée par la loi 20-05 et la loi 78-12, approuve les conclusions dudit rapport et les conventions qui y sont mentionnées.

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